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Kirjailija

Alexandre Dumas

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 4 124 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1845–2026, suosituimpiin kuuluu The Count of Monte Cristo. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

4 124 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 1845–2026.

Le comte de Monte-Cristo VI

Le comte de Monte-Cristo VI

Alexandre Dumas

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
Le Comte de Monte-Cristo est un roman d'Alexandre Dumas, crit avec la collaboration d'Auguste Maquet et achev en 1844. Il est partiellement inspir de faits r els, tr s lointainement emprunt s la vie de Pierre Picaud. Le livre raconte comment, au d but du r gne de Louis XVIII, le 24 f vrier 1815, jour o Napol on quitte l' le d'Elbe, Edmond Dant s, jeune marin de dix-neuf ans 1], second du navire Le Pharaon d barque Marseille pour s'y fiancer le lendemain avec la Catalane Merc d s. Trahi par des amis jaloux, il est d nonc comme conspirateur bonapartiste et enferm dans une ge le du ch teau d'If, au large de Marseille. Apr s quatorze ann es, d'abord r duit la solitude et au d sespoir puis r g n r et instruit par un compagnon de captivit , l'abb Faria, il r ussit s' vader et prend possession d'un tr sor cach dans l' le de Monte-Cristo et dont l'abb , avant de mourir, lui avait signal l'existence. Riche et puissant d sormais, Dant s se fait passer pour le comte de Monte-Cristo et entreprend m thodiquement de se venger de ceux qui l'ont accus tort et fait emprisonner. Ce roman est, avec Les Trois mousquetaires, l'une des oeuvres les plus connues de l' crivain tant en France qu' l' tranger. Il a d'abord t publi en feuilleton dans le Journal des d bats du 28 ao t au 19 octobre 1844 (1re partie), du 31 octobre au 26 novembre 1844 (2e partie), enfin du 20 juin 1845 au 15 janvier 1846 (3e partie). Marseille Edmond Dant s, jeune officier, revient d'un voyage bord du Pharaon, navire appartenant l'armateur Pierre Morrel. Il a d remplacer le capitaine Lecl re, d c d durant le voyage, des suites d'une fi vre c r brale. Le 24 f vrier 1815, c'est donc lui qui ram ne le Pharaon dans le port de Marseille. son arriv e, il est accueilli par Morrel qui lui promet de le nommer capitaine. Dant s est au comble du bonheur: il va ainsi pouvoir aider financi rement son vieux p re et pouser sa belle fianc e, la Catalane Merc d s. Mais ce bonheur suscite la jalousie. Il y a tout d'abord Danglars, le comptable du bateau qui brigue le poste de capitaine du Pharaon, et aussi Fernand Mondego, un p cheur d'origine catalane amoureux de Merc d s et repouss par elle. Aid s de Caderousse, voisin et ami de Dant s, Danglars et Fernand vont comploter pour se d barrasser d'Edmond. Profitant d'une escale que Dant s a faite l' le d'Elbe pour satisfaire une des derni res volont s du capitaine Lecl re, ils vont le faire passer pour un dangereux bonapartiste. Edmond Dant s est ainsi arr t le jour de son mariage et interrog par le substitut du procureur du roi, G rard de Villefort. M. le Procureur du roi est pr venu, par un ami du tr ne et de la religion, que le nomm Edmond Dant s, second du navire le Pharaon, arriv ce matin de Smyrne, apr s avoir touch Naples et Porto-Ferrajo, a t charg , par Murat, d'une lettre pour l'usurpateur, et, par l'usurpateur, d'une lettre pour le comit bonapartiste de Paris. On aura la preuve de son crime en l'arr tant, car on trouvera cette lettre ou sur lui, ou chez son p re, ou dans sa cabine bord du Pharaon 2]. La lettre est crite par Danglars et relue par Fernand devant un Caderousse de plus en plus ivre mais qui proteste n anmoins. Danglars lui affirme alors qu'il ne s'agit que d'une plaisanterie et fait semblant de froisser la lettre, que Fernand r cup re pour la faire parvenir au Procureur. Edmond Dant s est donc porteur d'une lettre qu'il ne sait pas compromettante et adress e M. Noirtier, le p re bonapartiste du substitut du procureur. S'en apercevant et quoique convaincu de l'innocence de Dant s, le substitut envoie Dant s directement au ch teau d'If, comme prisonnier d' tat. Villefort r ussit ainsi viter la compromission que lui faisait courir le courrier bonapartiste adress son p re et par la m me occas
Le comte de Monte-Cristo I

Le comte de Monte-Cristo I

Alexandre Dumas

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2015
nidottu
Le Comte de Monte-Cristo est un roman d'Alexandre Dumas, crit avec la collaboration d'Auguste Maquet et achev en 1844. Il est partiellement inspir de faits r els, tr s lointainement emprunt s la vie de Pierre Picaud. Le livre raconte comment, au d but du r gne de Louis XVIII, le 24 f vrier 1815, jour o Napol on quitte l' le d'Elbe, Edmond Dant s, jeune marin de dix-neuf ans 1], second du navire Le Pharaon d barque Marseille pour s'y fiancer le lendemain avec la Catalane Merc d s. Trahi par des amis jaloux, il est d nonc comme conspirateur bonapartiste et enferm dans une ge le du ch teau d'If, au large de Marseille. Apr s quatorze ann es, d'abord r duit la solitude et au d sespoir puis r g n r et instruit par un compagnon de captivit , l'abb Faria, il r ussit s' vader et prend possession d'un tr sor cach dans l' le de Monte-Cristo et dont l'abb , avant de mourir, lui avait signal l'existence. Riche et puissant d sormais, Dant s se fait passer pour le comte de Monte-Cristo et entreprend m thodiquement de se venger de ceux qui l'ont accus tort et fait emprisonner. Ce roman est, avec Les Trois mousquetaires, l'une des oeuvres les plus connues de l' crivain tant en France qu' l' tranger. Il a d'abord t publi en feuilleton dans le Journal des d bats du 28 ao t au 19 octobre 1844 (1re partie), du 31 octobre au 26 novembre 1844 (2e partie), enfin du 20 juin 1845 au 15 janvier 1846 (3e partie). Marseille Edmond Dant s, jeune officier, revient d'un voyage bord du Pharaon, navire appartenant l'armateur Pierre Morrel. Il a d remplacer le capitaine Lecl re, d c d durant le voyage, des suites d'une fi vre c r brale. Le 24 f vrier 1815, c'est donc lui qui ram ne le Pharaon dans le port de Marseille. son arriv e, il est accueilli par Morrel qui lui promet de le nommer capitaine. Dant s est au comble du bonheur: il va ainsi pouvoir aider financi rement son vieux p re et pouser sa belle fianc e, la Catalane Merc d s. Mais ce bonheur suscite la jalousie. Il y a tout d'abord Danglars, le comptable du bateau qui brigue le poste de capitaine du Pharaon, et aussi Fernand Mondego, un p cheur d'origine catalane amoureux de Merc d s et repouss par elle. Aid s de Caderousse, voisin et ami de Dant s, Danglars et Fernand vont comploter pour se d barrasser d'Edmond. Profitant d'une escale que Dant s a faite l' le d'Elbe pour satisfaire une des derni res volont s du capitaine Lecl re, ils vont le faire passer pour un dangereux bonapartiste. Edmond Dant s est ainsi arr t le jour de son mariage et interrog par le substitut du procureur du roi, G rard de Villefort. M. le Procureur du roi est pr venu, par un ami du tr ne et de la religion, que le nomm Edmond Dant s, second du navire le Pharaon, arriv ce matin de Smyrne, apr s avoir touch Naples et Porto-Ferrajo, a t charg , par Murat, d'une lettre pour l'usurpateur, et, par l'usurpateur, d'une lettre pour le comit bonapartiste de Paris. On aura la preuve de son crime en l'arr tant, car on trouvera cette lettre ou sur lui, ou chez son p re, ou dans sa cabine bord du Pharaon 2]. La lettre est crite par Danglars et relue par Fernand devant un Caderousse de plus en plus ivre mais qui proteste n anmoins. Danglars lui affirme alors qu'il ne s'agit que d'une plaisanterie et fait semblant de froisser la lettre, que Fernand r cup re pour la faire parvenir au Procureur. Edmond Dant s est donc porteur d'une lettre qu'il ne sait pas compromettante et adress e M. Noirtier, le p re bonapartiste du substitut du procureur. S'en apercevant et quoique convaincu de l'innocence de Dant s, le substitut envoie Dant s directement au ch teau d'If, comme prisonnier d' tat. Villefort r ussit ainsi viter la compromission que lui faisait courir le courrier bonapartiste adress son p re et par la m me occ
Fernande

Fernande

Alexandre Dumas

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2015
nidottu
R sum La baronne de Barth le, quadrag naire encore belle, re oit ce matin-l son vieil ami et amant le comte de Montgiroux, pair de France. Elle lui apprend qu'elle compte le garder pour toute la journ e et la nuit car son fils Maurice se meurt de fi vre c r brale. Maurice est mari la ni ce du comte. Cet ordre de la baronne indispose le comte qui pr texte avoir des affaires politiques r gler en soir e, mais on devine vite que c'est plut t une galanterie qui l'attend. A la suggestion du m decin de Maurice, la baronne a accept de faire venir son ch teau une certaine madame Ducoudray qui pourrait apaiser la fi vre du mourant. Deux amis de Maurice ont t charg s de l'amener. A son arriv e, la dame cr e une commotion car elle apprend ce moment seulement le but de sa visite. Quand on lui raconte que c'est pour sauver Maurice, elle se crispe. Le comte est estomaqu car il constate que madame Ducoudray n'est nulle autre que Fernande, la courtisane qu'il s'est attach e pour ma tresse et avec qui il a rendez-vous l'op ra le soir m me. Sur l'entrefaite, arrive Mme de Neuilly, parente de la baronne, veuve envieuse qui reconna t Fernande comme une ancienne consoeur d'orphelinat et dont elle veut tout apprendre de son riche mariage qui lui a apport le nom de Ducoudray et la fortune. Elle r v le, malgr l'opposition de la principale int ress e, que Fernande est de sang noble, fille de la famille de Mormant. Par son entremise, Fernande apprendra son tour que Maurice est en fait le fils du baron. Fernande se sent doublement victime. En plus d'avoir aim passionn ment Maurice jusqu' ce qu'elle sache qu'il tait mari , elle d couvre qu'elle entretient d sormais une relation qu'elle juge incestueuse. Entre temps Maurice revient la vie car il souhaite renouer avec Fernande malgr la pr sence de sa femme. On d couvre le secret de Fernande, sa naissance noble, la perte de ses parents en jeune ge, le viol qu'elle a subi par son tuteur qui lui a fait renoncer porter son nom. Vite, elle appara t la personne la plus droite dans ce milieu aristocratique dont elle devient l'ange r dempteur.
Le comte de Monte-Cristo III

Le comte de Monte-Cristo III

Alexandre Dumas

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2015
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Le Comte de Monte-Cristo est un roman d'Alexandre Dumas, crit avec la collaboration d'Auguste Maquet et achev en 1844. Il est partiellement inspir de faits r els, tr s lointainement emprunt s la vie de Pierre Picaud. Le livre raconte comment, au d but du r gne de Louis XVIII, le 24 f vrier 1815, jour o Napol on quitte l' le d'Elbe, Edmond Dant s, jeune marin de dix-neuf ans 1], second du navire Le Pharaon d barque Marseille pour s'y fiancer le lendemain avec la Catalane Merc d s. Trahi par des amis jaloux, il est d nonc comme conspirateur bonapartiste et enferm dans une ge le du ch teau d'If, au large de Marseille. Apr s quatorze ann es, d'abord r duit la solitude et au d sespoir puis r g n r et instruit par un compagnon de captivit , l'abb Faria, il r ussit s' vader et prend possession d'un tr sor cach dans l' le de Monte-Cristo et dont l'abb , avant de mourir, lui avait signal l'existence. Riche et puissant d sormais, Dant s se fait passer pour le comte de Monte-Cristo et entreprend m thodiquement de se venger de ceux qui l'ont accus tort et fait emprisonner. Ce roman est, avec Les Trois mousquetaires, l'une des oeuvres les plus connues de l' crivain tant en France qu' l' tranger. Il a d'abord t publi en feuilleton dans le Journal des d bats du 28 ao t au 19 octobre 1844 (1re partie), du 31 octobre au 26 novembre 1844 (2e partie), enfin du 20 juin 1845 au 15 janvier 1846 (3e partie). Marseille Edmond Dant s, jeune officier, revient d'un voyage bord du Pharaon, navire appartenant l'armateur Pierre Morrel. Il a d remplacer le capitaine Lecl re, d c d durant le voyage, des suites d'une fi vre c r brale. Le 24 f vrier 1815, c'est donc lui qui ram ne le Pharaon dans le port de Marseille. son arriv e, il est accueilli par Morrel qui lui promet de le nommer capitaine. Dant s est au comble du bonheur: il va ainsi pouvoir aider financi rement son vieux p re et pouser sa belle fianc e, la Catalane Merc d s. Mais ce bonheur suscite la jalousie. Il y a tout d'abord Danglars, le comptable du bateau qui brigue le poste de capitaine du Pharaon, et aussi Fernand Mondego, un p cheur d'origine catalane amoureux de Merc d s et repouss par elle. Aid s de Caderousse, voisin et ami de Dant s, Danglars et Fernand vont comploter pour se d barrasser d'Edmond. Profitant d'une escale que Dant s a faite l' le d'Elbe pour satisfaire une des derni res volont s du capitaine Lecl re, ils vont le faire passer pour un dangereux bonapartiste. Edmond Dant s est ainsi arr t le jour de son mariage et interrog par le substitut du procureur du roi, G rard de Villefort. M. le Procureur du roi est pr venu, par un ami du tr ne et de la religion, que le nomm Edmond Dant s, second du navire le Pharaon, arriv ce matin de Smyrne, apr s avoir touch Naples et Porto-Ferrajo, a t charg , par Murat, d'une lettre pour l'usurpateur, et, par l'usurpateur, d'une lettre pour le comit bonapartiste de Paris. On aura la preuve de son crime en l'arr tant, car on trouvera cette lettre ou sur lui, ou chez son p re, ou dans sa cabine bord du Pharaon 2]. La lettre est crite par Danglars et relue par Fernand devant un Caderousse de plus en plus ivre mais qui proteste n anmoins. Danglars lui affirme alors qu'il ne s'agit que d'une plaisanterie et fait semblant de froisser la lettre, que Fernand r cup re pour la faire parvenir au Procureur. Edmond Dant s est donc porteur d'une lettre qu'il ne sait pas compromettante et adress e M. Noirtier, le p re bonapartiste du substitut du procureur. S'en apercevant et quoique convaincu de l'innocence de Dant s, le substitut envoie Dant s directement au ch teau d'If, comme prisonnier d' tat. Villefort r ussit ainsi viter la compromission que lui faisait courir le courrier bonapartiste adress son p re et par la m me occas
Le comte de Monte-Cristo V

Le comte de Monte-Cristo V

Alexandre Dumas

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2015
nidottu
Le Comte de Monte-Cristo est un roman d'Alexandre Dumas, crit avec la collaboration d'Auguste Maquet et achev en 1844. Il est partiellement inspir de faits r els, tr s lointainement emprunt s la vie de Pierre Picaud. Le livre raconte comment, au d but du r gne de Louis XVIII, le 24 f vrier 1815, jour o Napol on quitte l' le d'Elbe, Edmond Dant s, jeune marin de dix-neuf ans 1], second du navire Le Pharaon d barque Marseille pour s'y fiancer le lendemain avec la Catalane Merc d s. Trahi par des amis jaloux, il est d nonc comme conspirateur bonapartiste et enferm dans une ge le du ch teau d'If, au large de Marseille. Apr s quatorze ann es, d'abord r duit la solitude et au d sespoir puis r g n r et instruit par un compagnon de captivit , l'abb Faria, il r ussit s' vader et prend possession d'un tr sor cach dans l' le de Monte-Cristo et dont l'abb , avant de mourir, lui avait signal l'existence. Riche et puissant d sormais, Dant s se fait passer pour le comte de Monte-Cristo et entreprend m thodiquement de se venger de ceux qui l'ont accus tort et fait emprisonner. Ce roman est, avec Les Trois mousquetaires, l'une des oeuvres les plus connues de l' crivain tant en France qu' l' tranger. Il a d'abord t publi en feuilleton dans le Journal des d bats du 28 ao t au 19 octobre 1844 (1re partie), du 31 octobre au 26 novembre 1844 (2e partie), enfin du 20 juin 1845 au 15 janvier 1846 (3e partie). Marseille Edmond Dant s, jeune officier, revient d'un voyage bord du Pharaon, navire appartenant l'armateur Pierre Morrel. Il a d remplacer le capitaine Lecl re, d c d durant le voyage, des suites d'une fi vre c r brale. Le 24 f vrier 1815, c'est donc lui qui ram ne le Pharaon dans le port de Marseille. son arriv e, il est accueilli par Morrel qui lui promet de le nommer capitaine. Dant s est au comble du bonheur: il va ainsi pouvoir aider financi rement son vieux p re et pouser sa belle fianc e, la Catalane Merc d s. Mais ce bonheur suscite la jalousie. Il y a tout d'abord Danglars, le comptable du bateau qui brigue le poste de capitaine du Pharaon, et aussi Fernand Mondego, un p cheur d'origine catalane amoureux de Merc d s et repouss par elle. Aid s de Caderousse, voisin et ami de Dant s, Danglars et Fernand vont comploter pour se d barrasser d'Edmond. Profitant d'une escale que Dant s a faite l' le d'Elbe pour satisfaire une des derni res volont s du capitaine Lecl re, ils vont le faire passer pour un dangereux bonapartiste. Edmond Dant s est ainsi arr t le jour de son mariage et interrog par le substitut du procureur du roi, G rard de Villefort. M. le Procureur du roi est pr venu, par un ami du tr ne et de la religion, que le nomm Edmond Dant s, second du navire le Pharaon, arriv ce matin de Smyrne, apr s avoir touch Naples et Porto-Ferrajo, a t charg , par Murat, d'une lettre pour l'usurpateur, et, par l'usurpateur, d'une lettre pour le comit bonapartiste de Paris. On aura la preuve de son crime en l'arr tant, car on trouvera cette lettre ou sur lui, ou chez son p re, ou dans sa cabine bord du Pharaon 2]. La lettre est crite par Danglars et relue par Fernand devant un Caderousse de plus en plus ivre mais qui proteste n anmoins. Danglars lui affirme alors qu'il ne s'agit que d'une plaisanterie et fait semblant de froisser la lettre, que Fernand r cup re pour la faire parvenir au Procureur. Edmond Dant s est donc porteur d'une lettre qu'il ne sait pas compromettante et adress e M. Noirtier, le p re bonapartiste du substitut du procureur. S'en apercevant et quoique convaincu de l'innocence de Dant s, le substitut envoie Dant s directement au ch teau d'If, comme prisonnier d' tat. Villefort r ussit ainsi viter la compromission que lui faisait courir le courrier bonapartiste adress son p re et par la m me occas
Ascanio I

Ascanio I

Alexandre Dumas

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2015
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R sum Fuyant l'Italie o sa fougue lui a valu des ennuis avec le pape Paul III, Benvenuto Cellini c l bre sculpteur et orf vre, arrive la cour de France sur l'invitation de Fran ois Ier. Il est accompagn entre autres de son jeune apprenti Ascanio qu'il aime comme un fils et dont la redoutable duchesse d'Etampes, alors ma tresse du roi, est tomb e amoureuse. Bien que l gitime, l'installation par la force de Cellini dans le Grand Nesle lui attire la haine de Mme d'Etampes et de son prot g le pr v t de Paris Robert d'Estourville. En m me temps, il rencontre l'amour en la personne de la douce et charmante Colombe, la fille du pr v t, qui malheureusement pour lui aime et est aim e d'Ascanio... La rivalit entre le ma tre et l'apprenti pourrait tre terrible sans la grandeur d' me de Cellini qui, touch par la force et la puret de leur amour et surmontant sa douleur, renonce Colombe et d cide de tout mettre en oeuvre pour faire chouer le mariage que la duchesse d'Etampes par jalousie, et le pr v t de Paris par cupidit , ont d cid pour Colombe. Pour cela il va devoir faire face la haine et la fourberie de Mme d'Etampes et de ses alli s, mais Benvenuto Cellini, fort de son art et de ses amis, trouvera le moyen de faire triompher l'amour de Colombe et d'Ascanio.
Acte

Acte

Alexandre Dumas

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2015
nidottu
En mai 57, de nombreux concurrents affluent dans la ville de Corinthe pour participer aux jeux n m ens. Parmi eux, Lucius, un beau jeune homme venu de Rome que rencontre Act , une ravissante jeune fille qui vit avec son p re. Celle-ci ne peut r sister longtemps aux avances de Lucius et devient sa ma tresse un peu malgr elle. Aur ol du titre de vainqueur des trois preuves disput es, il repart pour Rome avec Act qui, par amour mais avec regret, abandonne son p re et sa patrie. Ce n'est qu'arriv e Rome que la jeune fille se rend compte avec pouvante que Lucius n'est autre que N ron, l'empereur la r putation terrible. Tr s vite, elle ne peut supporter la vie de d bauche et d'orgies que m ne son amant. Elle essaye alors de s'assurer la protection d'Agrippine, la m re de N ron. Mais celle-ci, en d licatesse avec son fils, chappe de justesse avec Act au naufrage de son bateau avant d' tre assassin e sur ordre de N ron. Act est recueillie par Paul, ap tre du Christ, qui la conduit dans les Catacombes de Rome, endroit d'asile pour les opprim s de toutes sortes. La cruaut de N ron s'accentue encore avec l'assassinat de son pouse, puis de sa ma tresse, l'incendie de Rome... Les pers cutions des chr tiens s'intensifient. Paul emprisonn , Act essaye en d pit des risques d'intervenir aupr s de N ron mais arrive au moment o il pouse son esclave Sabina qui, comme le d couvre Act avant d' tre arr t e, n'est autre que Sporus, son eunuque favori... Se rendant compte que son amour est irr m diablement sans espoir, elle se fait baptiser par Paul avant qu'il ne meure, ce qui lui vaut de se retrouver dans l'ar ne pour servir de nourriture aux animaux. Elle a la chance de s'en sortir et retourne dans les catacombes aupr s des chr tiens. Quelques temps plus tard, le peuple et l'arm e se r voltent contre le tyran. Abandonn de tous, y compris de Sporus, condamn au supplice par le s nat, N ron se donne la mort. C'est Act seule qui s'occupera de ses fun railles et qui pendant quinze ans encore fleurira sa tombe..
Aventures de John Davys I

Aventures de John Davys I

Alexandre Dumas

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2015
nidottu
I Il y a peu pr s quarante ans, l'heure o j' cris ces lignes, que mon p re, le capitaine Edouard Davys, commandant la fr gate anglaise la Junon, eut la jambe emport e par un des derniers boulets partis du vaisseau le Vengeur, au moment o il s'ab mait dans la mer plut t que de se rendre. Mon p re, en rentrant Portsmouth, o le bruit de la victoire remport e par l'amiral Howe l'avait pr c d , y trouva son brevet de contre-amiral; malheureusement, ce titre lui tait accord titre d'honorable retraite, les lords de l'amiraut ayant, sans doute, pens que la perte d'une jambe rendrait moins actifs les services que le contre-amiral Edouard Davys, peine arriv l' ge de quarante-cinq ans, pouvait rendre encore la Grande-Bretagne, s'il n'avait point t victime de ce glorieux accident. Mon p re tait un de ces dignes marins qui ne comprennent pas trop de quelle n cessit est la terre si ce n'est pour se ravitailler d'eau fra che et y faire s cher du poisson. N bord d'une fr gate, les premiers objets qui avaient frapp ses yeux taient le ciel et la mer. Midshipman quinze ans, lieutenant vingt-cinq ans, capitaine trente, il avait pass la plus belle et la meilleure partie de sa vie sur un vaisseau, et, tout au contraire des autres hommes, ce n' tait que par hasard, et presque son corps d fendant, qu'il avait parfois mis le pied sur la terre ferme; si bien que le digne amiral, qui aurait retrouv son chemin, les yeux ferm s, dans le d troit de Behring ou dans la baie de Baffin, n'aurait pu, sans prendre un guide, se rendre de Saint-James Piccadilly. Ce ne fut donc point sa blessure en elle-m me qui l'affligea, ce furent les suites qu'elle entra nait apr s elle: c'est que, parmi toutes les chances qui attendent un marin, mon p re avait souvent song au naufrage, l'incendie, au combat, mais jamais la retraite, et la seule mort laquelle il ne f t pas pr par tait celle qui visite le vieillard dans son lit.
La boule de neige

La boule de neige

Alexandre Dumas

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2015
nidottu
Extrait Quarante degr s de chaleur l'ombre. La voix triste et sonore du muezzin se faisait entendre, comme le chant de mort d'une splendide journ e de mai qui venait de s'envoler dans l' ternit . - Par Allah il fait chaud Derbend Monte sur le toit, Kassime, et regarde de quelle fa on le soleil se couche derri re la montagne. L'occident est-il rouge ? Y a-t-il des nuages au ciel ? - Non, mon oncle; l'occident est bleu comme les yeux de Kitchina; le soleil descend dans tout son clat; il semble une rose de flamme sur la poitrine du soir, et le dernier regard qu'il jette sur la terre n'a pas la peine de percer le plus petit brouillard. La nuit a d pli son ventail toil ; l'obscurit est venue. - Monte sur le toit, Kassime, dit la m me voix, et regarde si tu ne vois pas tomber la ros e de la corne de la lune. Ne se cache-t-elle pas dans l'arc-en-ciel nocturne, comme une perle dans sa brillante caille ? - Non, mon oncle; la lune nage dans un oc an d'azur; elle verse des traits de feu dans la mer. Les toits sont secs comme les steppes du Mogan, et les scorpions s'y jouent gaiement. - Allons, dit le vieillard avec un soupir, cela signifie qu'il fera aussi chaud demain qu'aujourd'hui. Ce qu'il y a de mieux faire, Kassime, c'est de dormir.
Le capitaine Paul

Le capitaine Paul

Alexandre Dumas

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2015
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R sum Octobre 1779: la fr gate L'Indienne s'arr te en Bretagne. Son capitaine, sous un d guisement, descend au port et fait la rencontre d'Emmanuel d'Auray, lequel souhaite confier au capitaine, sur ordre du roi, le prisonnier Lusignan afin de le conduire Cayenne. Le fougueux capitaine Paul accepte. En chemin, son bateau est attaqu par un navire anglais. C'est l'abordage, pendant lequel le prisonnier prend une part active la d fense du navire. L'Indienne victorieuse, le capitaine coute l'histoire de Lusignan et noue avec lui une amiti qui l'am nera prendre sa d fense. On les retrouve six mois plus tard, de retour en Bretagne. Paul d tient une lettre de son p re, qu'il n'a gu re connu, lui commandant de se rendre, le soir de ses 25 ans, aupr s du vieil Achard, lequel vit sur les terres d'Auray, afin d'apprendre la v rit sur sa naissance. La d fense de Lusignan ram ne aussi Paul en ces lieux: en effet, celui-ci a t fait prisonnier pour avoir os aimer la soeur d'Emmanuel, Marguerite, dont il a eu un enfant. Le fr re et la m re de Marguerite lui ont retir son enfant et veulent l'obliger pouser un personnage influent la cour... Et qu'en est-il du marquis d'Auray? L se rejoignent les deux histoires. Jeune mari e, la marquise a eu une aventure avec le comte de Morlaix; un enfant est n et a t lev secr tement par son p re et par Achard. Au bout de quelques ann es, le marquis a appris cette tromperie et a provoqu le p re en duel. Celui-ci s'est laiss tuer; le marquis est devenu fou. Son pouse, de peur que son infid lit ne soit r v l e au grand jour, a entretenu et encourag cette folie du comte, en le gardant enferm . Le jeune enfant, quant lui, a t envoy en Angleterre, o l'on a perdu sa trace: voil ce qu'Achard apprend Paul qui est, bien s r, l'enfant en question. La marquise retire son mari de sa retraite afin qu'il signe le contrat de mariage de sa fille. mu par la peine de celle-ci, il a l'impression de sortir de sa folie et h site... Paul se pr sente alors, portrait vivant de son p re: le marquis croit sa victime revenue pour se venger et succombe une crise d'apoplexie, non sans avoir tout avou son confesseur. Marguerite, dissimul e, apprend tout... Elle rejoint Paul et observe, avec lui, une derni re sc ne: Achard se meurt; il d tient les papiers authentifiant l'origine de Paul, mais qui ne doivent lui revenir qu' la mort du marquis. La marquise assiste l'agonie du vieillard et se tient pr te lui prendre la cl de la cachette des papiers. A l'instant o il meurt et o elle s'appr te voler... Paul intervient. Toute la v rit est r v l e. Mais Paul ne veut que le bien de sa famille: il a obtenu un r giment pour Emmanuel; il permet le mariage de ses prot g s, qui retrouvent leur enfant, et fait accorder au jeune poux le poste de gouverneur de la Guadeloupe. Paul gardera toujours le silence sur ses origines et la marquise finira ses jours apais e... mais seule. Analyse Fenimore Cooper tait aux yeux de Dumas un crivain de pr dilection. Il lui semblait donc tout naturel, comme il l'a fait pour d'autres auteurs, d'enrichir son oeuvre en la compl tant... Apr s avoir lu le roman Pilote de Cooper, Dumas a souhait imaginer la vie du h ros, capitaine de fr gate, en dehors de la courte p riode rapport e par l' crivain. Au cours d'une visite en Bretagne, Dumas est donc all fureter du c t de Lorient, o le capitaine Paul Jones aurait vraisemblablement s journ , afin d'enrichir sa connaissance du marin. A partir de l , Dumas disposait de tout ce qu'il lui fallait pour crire son drame: l'ouvrage d'un autre auteur, des renseignements glan s et l , et son imagination d bordante. Le r sultat, remani apr s une premi re version sous forme de la pi ce de th tre Paul Jones (1836), est une r ussite.
Chroniques de France

Chroniques de France

Alexandre Dumas

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2015
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Notre pauvre histoire de France, gr ce MM les historiographes patent s, a acquis, pr s des femmes surtout, une r putation d'ennui, qui depuis deux si cles soutient avec avantage la comparaison contre toute r putation de ce genre. La paresse qui leur est naturelle, et qui, comme presque tous leurs d fauts, est encore un de leurs charmes, le peu de temps qui leur reste entre la toilette du matin, les courses ou le rendez-vous de la journ e, et le bal du soir, trangle toute occupation s rieuse, et leur fait n gliger d'aller chercher le vrai et le pittoresque dans ces merveilleux m moires du moyen ge, o d s la premi re page elles craignent de rencontrer une fatigue...
Ammalat-Beg

Ammalat-Beg

Alexandre Dumas

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2015
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Avant-propos Un mot sur la fa on dont l'histoire que l'on va lire est tomb e entre mes mains. J' tais Derbend, la ville aux portes de fer, chez le commandant de la forteresse, o nous d jeunions. La conversation tomba sur le romancier Marlynsky, lequel n'est autre que le Bestucheff, condamn aux mines, en Sib rie, pour la conspiration de 1825, et dont le fr re fut pendu la citadelle de Saint-P tesbourg, avec Pestel, Mouravieff, Kalkovsky et Ryl ief. Graci de ses travaux des mines en 1827, Bestucheff avait t fait soldat et envoy l'arm e du Caucase. Brave et se jetant en d sesp r au milieu de tous les dangers, il avait bient t reconquis le grade d'enseigne, et c'est avec ce grade qu'il habita pendant une ann e la forteresse de Derbend. On verra, dans mon Voyage au Caucase, quelle nouvelle catastrophe lui fit prendre en d go t la vie, et comment, dans une rencontre avec les Lesghiens, il se fit tuer par eux d'une mort aussi volontaire qu'un suicide. Au nombre des papiers qu'il laissa dans sa chambre, au moment de sa mort, se trouvait un manuscrit. Ce manuscrit avait t lu, depuis, par diff rentes personnes, et, entre autres, par la fille du commandant actuel, qui m'en parla comme d'une nouvelle pleine d'int r t. Sur sa recommandation, je la fis traduire, et, trouvant comme elle, non seulement un grand int r t, mais encore une couleur locale tr s remarquable dans ce petit roman, je r solus de le publier. Je le pris, en cons quence, des mains de mon traducteur; je le r crivis pour le rendre compr hensible des lecteurs fran ais, et, tel qu'il tait, sans y rien changer, je le publie, convaincu qu'il produira sur les autres le m me effet qu'il a produit sur moi. C'est en outre, un curieux tableau de la guerre, telle qu'elle se fait entre les Russes, ces repr sentants de la civilisation du Nord, et les sauvages et f roces habitants du Caucase. Alex. Dumas Tiflis, le 22 octobre 1858.
Ascanio II

Ascanio II

Alexandre Dumas

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R sum Fuyant l'Italie o sa fougue lui a valu des ennuis avec le pape Paul III, Benvenuto Cellini c l bre sculpteur et orf vre, arrive la cour de France sur l'invitation de Fran ois Ier. Il est accompagn entre autres de son jeune apprenti Ascanio qu'il aime comme un fils et dont la redoutable duchesse d'Etampes, alors ma tresse du roi, est tomb e amoureuse. Bien que l gitime, l'installation par la force de Cellini dans le Grand Nesle lui attire la haine de Mme d'Etampes et de son prot g le pr v t de Paris Robert d'Estourville. En m me temps, il rencontre l'amour en la personne de la douce et charmante Colombe, la fille du pr v t, qui malheureusement pour lui aime et est aim e d'Ascanio... La rivalit entre le ma tre et l'apprenti pourrait tre terrible sans la grandeur d' me de Cellini qui, touch par la force et la puret de leur amour et surmontant sa douleur, renonce Colombe et d cide de tout mettre en oeuvre pour faire chouer le mariage que la duchesse d'Etampes par jalousie, et le pr v t de Paris par cupidit , ont d cid pour Colombe. Pour cela il va devoir faire face la haine et la fourberie de Mme d'Etampes et de ses alli s, mais Benvenuto Cellini, fort de son art et de ses amis, trouvera le moyen de faire triompher l'amour de Colombe et d'Ascanio.
Le capitaine Pamphile

Le capitaine Pamphile

Alexandre Dumas

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Introduction l'aide de laquelle le lecteur fera connaissance avec les principaux personnages de cette histoire et avec l'auteur qui l'a crite. Je passais, en 1831, devant la porte de Chevet, lorsque j'aper us, dans la boutique, un Anglais qui tournait et retournait en tous sens une tortue qu'il marchandait avec l'intention d'en faire, aussit t qu'elle serait devenue sa propri t , une turtle soup. L'air de r signation profonde avec lequel le pauvre animal se laissait examiner, sans m me essayer de se soustraire en rentrant dans son caille, au regard cruellement gastronomique de son ennemi, me toucha. Il me prit une envie soudaine de l'arracher la marmite, dans laquelle taient d j plong es ses pattes de derri re; j'entrai dans le magasin, o j' tais fort connu cette poque, et, faisant un signe de l'oeil madame Beauvais, je lui demandai si elle m'avait conserv la tortue que j'avais retenue, la veille, en passant. Madame Beauvais me comprit avec cette soudainet d'intelligence qui distingue la classe marchande parisienne, et, faisant glisser poliment la b te des mains du marchandeur, elle la remit entre les miennes, en disant, avec un accent anglais tr s prononc , notre insulaire, qui la regardait la bouche b ante: - Pardon, milord, la petite tortue, il tre vendue monsieur depuis ce matin. - Ah me dit en tr s bon fran ais le milord improvis , c'est vous, monsieur, qu'appartient cette charmante b te ? - Yes, yes, milord, r pondit madame Beauvais. - Eh bien, monsieur, continua-t-il, vous avez l un petit animal qui fera d'excellente soupe; je n'ai qu'un regret, c'est qu'il soit le seul de son esp ce que poss de en ce moment madame la marchande. - Nous have la espoir d'en recevoir d'autres demain matin, r pondit madame Beauvais. - Demain, il sera trop tard, r pondit froidement l'Anglais; j'ai arrang toutes mes affaires pour me br ler la cervelle cette nuit, et je d sirais, auparavant, manger une soupe la tortue. En disant ces mots, il me salua et sortit.
Le capitaine Richard

Le capitaine Richard

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Un h ros qui n'est pas celui de notre histoire dix-huit lieues peu pr s de Munich, que le Guide en Allemagne de MM. Richard et Quetin d signe comme une des villes les plus lev es non seulement de la Bavi re, mais encore de l'Europe; neuf lieues d'Augsbourg, fameuse par la di te o M lanchthon r digea, en 1530, la formule de la loi luth rienne; vingt-deux lieues de Ratisbonne, qui, dans les salles obscures de son h tel de ville, vit, de 1662 1806, se tenir les tats de l'Empire germanique, s' l ve, pareille une sentinelle avanc e, dominant le cours du Danube, la petite ville de Donauwoerth. Quatre routes aboutissent l'ancienne cit o Louis le S v re, sur un injuste soup on d'infid lit , fit d capiter la malheureuse Marie de Brabant: deux qui viennent de Stuttgart, c'est- -dire de France, celles de Nordlingen et de Dillingen, et deux qui viennent d'Autriche, celles d'Augsbourg et d'Aichach. Les deux premi res suivent la rive gauche du Danube; les deux autres, situ es sur la rive droite du fleuve, le franchissent, en arrivant Donauwoerth, sur un simple pont de bois. Aujourd'hui qu'un chemin de fer passe Donauwoerth et que les steamers descendent le Danube d'Ulm la mer Noire, la ville a repris quelque importance et affecte une certaine vie; mais il n'en tait point ainsi vers le commencement de ce si cle.
Le chateau d'Eppstein

Le chateau d'Eppstein

Alexandre Dumas

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R sum En 1789, le ch teau d'Eppstein est habit par le comte Rodolphe, son pouse et leurs fils: Maximilien, l'a n , vil et ambitieux, d j veuf; et Conrad, r veur, fr le, sympathique. Ce dernier a pous en secret la fille du garde forestier, No mie. La mort dans l' me, les parents le condamnent l'exil. De son c t , Maximilien pouse en secondes noces Albine, fille d'un ami de son p re, influent Vienne et fort riche. Albine se retrouve seule au ch teau avec Maximilien: rapidement, il se r v le despotique. Albine, pouse mod le, accepte son sort. En 1793, lorsque la France menace d'envahir l'Allemagne, le comte quitte le ch teau pour se cacher. Peu apr s, Albine recueille un soldat fran ais bless , le capitaine Jacques; ils deviennent amis. son retour, le comte l'apprend et br le de jalousie. Lorsque Albine, toute heureuse, lui apprend qu'elle est enceinte, il est convaincu de son adult re et l'oblige vivre enferm e dans sa chambre. No l, Albine confronte le comte. Celui-ci la repousse brutalement et elle meurt; le chapelain parvient toutefois mettre au monde son enfant. Mais une l gende raconte que si une comtesse d'Eppstein d c de pendant la nuit de No l, elle reviendra hanter le ch teau L'enfant, verard, est confi Wilhelmine, seconde fille du garde forestier, amie d'Albine, qui vient galement d'accoucher d'une enfant, Rosemonde. Par une nuit d'orage, le comte s'impatiente en entendant son fils pleurer dans la chambre au-dessus de la sienne. En col re, il monte... et trouve, aupr s de l'enfant calm , Albine le ber ant. Mort de peur, il entend Albine clamer son innocence et l'aviser de bien prendre soin de l'enfant, sinon elle reviendra le punir. Le comte, perdu, quitte le ch teau pour Vienne, o il rejoint Albert, fils qu'il a eu de son premier mariage. Wilhelmine et son mari, Jonathas, l vent les deux enfants. Douze ans plus tard, Wilhelmine d c de. Rosemonde est conduite au couvent de Vienne o Albine a grandi. verard se retrouve seul avec Jonathas et avec le p re de Wilhelmine. Il d veloppe alors la relation privil gi e qu'il a gard e avec sa m re: il lui parle comme si elle tait l et il est convaincue qu'elle lui r pond. Au bout de cinq ans, le vieux p re, mourant, demande son gendre d'aller chercher Rosemonde, pour la revoir avant de mourir. Il met galement le souhait d'avoir des nouvelles de sa fille No mie. Tandis que Jonathas va Vienne, verard rencontre, dans le bois, un homme triste qui semble le conna tre. Rosemonde revient; verard est merveill Le vieillard retrouve sa petite-fille et apprend de la bouche de l' tranger qu'il est Conrad, l' poux de sa No mie, h las d c d e. Conrad annonce verard qu'il est le capitaine Jacques et qu'il a connu Albine. Conrad parti, verard rencontre au ch teau Maximilien, qui est de retour. Celui-ci s'emporte contre un fils qui r pond trop promptement et il le frappe. Au cours de la nuit, le comte se tord de peur. Ce qu'il craint arrive: Albine vient le hanter et le menace de mort s'il touche nouveau son fils. Au matin, le comte laisse une lettre verard, lui affirmant qu'il le renie et lui abandonne le ch teau. Rosemonde entreprend alors d'enseigner verard tout ce qu'elle a appris pendant ses tudes. verard, l'esprit ouvert, devient rapidement tr s savant. Trois ans s' coulent. Un soir, coutant le r cit de l'histoire d'amour de Conrad et de No mie, les jeunes sentent vibrer en eux l'amour dont on leur parle. Rosemonde demande pourtant verard de ne pas en reparler avant deux ans. verard, plein d'espoir, rentre au ch teau et y trouve le comte; trangement, celui-ci se fait tout c lin. C'est que son fils Albert, dont il avait arrang le mariage avec une ma tresse influente de l'empereur, vient subitement de mourir. Le p re reporte donc ses espoirs sur son second fils
Catherine Blum, suivi de, La colombe

Catherine Blum, suivi de, La colombe

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R sum Nous sommes en mai 1829, dans la for t de Villers-Cotter ts, sur les lieux de l'enfance de l'auteur. Guillaume Watrin, chef des gardes-chasse du duc d'Orl ans, a de son pouse Marianne un fils, Bernard, garde-chasse lui aussi. Ils ont galement lev Catherine, fille de Rose Watrin, la soeur de Guillaume, et d'un prisonnier allemand bless , Fr d ric Blum, qui fut recueilli par la famille en 1808. Catherine et Bernard s'aiment, d'abord comme fr re et soeur, puis comme des amants. Mais Mathieu, enfant abandonn et recueilli par le couple Watrin, est f rocement envieux, et cherche faire chouer le projet de mariage de Catherine et Bernard. Mathieu parvient rendre Bernard follement jaloux de Louis Chollet, un jeune et riche Parisien qui s'est promis de s duire Catherine. Mathieu, qui a un fond m chant, a su se faire passer pour idiot depuis son enfance, neutralisant ainsi toute d fiance. Il organise alors un pi ge machiav lique pour inciter Bernard tuer Louis; mais Bernard, profond ment honn te, renonce in extremis au meurtre. C'est Mathieu lui-m me qui tire alors sur Louis avec le fusil de Bernard, pour faire accuser le jeune homme. Il esp re ainsi se d barrasser du m me coup de ses deux rivaux. Fran ois, fin pisteur la chasse et ami de Bernard, parvient par une habile suite de d ductions prouver l'innocence de Bernard et d masquer Mathieu, d nonc par sa cupidit m me. On apprend en m me temps que Louis n'est que l g rement bless . Catherine et Bernard vont pouvoir s'aimer et se marier. Mathieu est condamn au bagne de Toulon, et meurt quelque temps apr s lors d'une tentative d' vasion.
Le batard de Mauleon I

Le batard de Mauleon I

Alexandre Dumas

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2015
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Comment messire Jehan Froissard fut instruit de l'histoire que nous allons raconter. Le voyageur qui parcourt aujourd'hui cette partie du Bigorre qui s' tend entre les sources du Gers et de l'Adour, et qui est devenue le d partement des Hautes-Pyr n es, a deux routes prendre son choix pour se rendre de Tournai Tarbes: l'une, toute r cente et qui traverse la plaine, le conduira en deux heures dans l'ancienne capitale des comtes de Bigorre; l'autre, qui suit la montagne et qui est une ancienne voie romaine, lui offrira un parcours de neuf lieues. Mais aussi ce surcro t de chemin et de fatigue sera bien compens pour lui par le charmant pays qu'il parcourra, et par la vue de ces premiers plans magnifiques qu'on appelle Bagn res, Montgaillard, Lourdes, et par cet horizon que forment comme une muraille bleue les vastes Pyr n es du milieu desquelles s' lance, tout blanc de neige, le gracieux Pic-du-Midi. Cette route, c'est celle des artistes, des po tes et des antiquaires. C'est donc sur celle-l que nous prierons le lecteur de jeter avec nous les yeux. Dans les premiers jours du mois de mars 1388, vers le commencement du r gne du roi Charles VI, c'est- -dire quand tous ces ch teaux, aujourd'hui au niveau de l'herbe, levaient le fa te de leurs tours au-dessus de la cime des plus hauts ch nes et des pins les plus fiers, - quand ces hommes l'armure de fer et au coeur de bronze qu'on appelait Olivier de Clisson, Bertrand Duguesclin, le Captal de Buch, venaient peine de se coucher dans leurs tombes hom riques, apr s avoir commenc cette grande Iliade dont une berg re devait faire le d nouement, - deux hommes chevauchaient suivant cette route troite et raboteuse qui tait alors la seule voie de communication qui exist t entre les principales villes du Midi.