Kirjailija
Charles Louandre
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 74 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2009–2025, suosituimpiin kuuluu Le diable. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
74 kirjaa
Kirjojen julkaisuvuodet: 2009–2025.
Les sorci res continuent de hanter notre imaginaire occidental mais que connaissons-nous de leur histoire au cours des ges ? Charles Louandre, historien fran ais r put , nous claire sur ce sujet en nous contant, dans ce court essai, les faits marquants de cette science occulte de l'antiquit jusqu'au XXIe si cle en passant par la p riode passionnante du Moyen ge. L'auteur explore, de mani re int ressante, la psychologie de cette poque o le fanatisme et l'intol rance ont conduit de multiples proc s en sorcellerie, des pers cutions r currentes l'encontre des femmes ainsi qu' de nombreux massacres de masse. EXTRAIT: La croyance aux pactes infernaux fut, pour ainsi dire, universelle au Moyen ge. Tandis que les mystiques, les mes tendres et r veuses, se tournaient par l'extase et l'aspiration religieuse vers les joies et les clart s du ciel, ceux qui blasph maient et qui souffraient, les m chants qui r vaient le crime, les mes souill es qui r vaient de monstrueux plaisirs, s'envolaient aussi vers les r gions de l'inconnu, mais en se tournant vers l'autre p le, et les proscrits de cette soci t incompl te et barbare demandaient au Proscrit de l'ab me les biens que le monde leur refusait, les joies coupables qu'ils ne pouvaient demander Dieu. Chaque fois qu'un homme s' levait par son g nie ou sa fortune au- dessus de la foule, cette foule ignorante et effray e l'accusait d'avoir contract avec Satan. On disait qu'Albert le Grand lui avait demand le mot des secrets de la nature; l'abb Trith me, le mot du myst re humain; Virgile, le don de l'harmonie des vers; Faust, la science universelle.
Oeuvres Politiques
Nicolas Machiavel; Charles Louandre; Jean-Vincent Périès
Hachette Livre - BNF
2020
pokkari
Oeuvres Politiques
Nicolas Machiavel; Charles Louandre; Jean-Vincent Périès
Hachette Livre - BNF
2020
pokkari
La Statistique et l'Archéologie dans l'Afrique française
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
" L'histoire en France reste volontiers dans les limites de nos fronti res, et quand elle les franchit, ce n'est en g n ral que pour faire campagne la suite de nos arm es. Nos plus belles colonies, l'Inde, le Canada, la Louisiane, Ha ti, occupent peine quelques pages dans les volumineuses compilations de nos annalistes, et tout ce qui touche cette France d'outre-mer, perdue sans retour, se borne quelques dates, quelques noms et de st riles regrets. Non contents d' tre oublieux, nous nous montrons encore injustes envers nous-m mes, et nous calomnions notre pays en disant qu'il n'a ni le g nie des voyages, ni le g nie des d couvertes, ni le g nie de la colonisation. C'est l chez nous une opinion profond ment enracin e dans un grand nombre d'esprits, mais, tr s heureusement, aussi fausse qu'elle est populaire, car il est remarquer que, sauf les questions d'honneur et de gloire militaire, nous sommes toujours pr ts, dans les grandes choses, nous d pr cier et dans les bagatelles exag rer notre valeur. Qu'on examine en effet notre histoire, et l'on verra combien les reproches dont nous venons de parler sont peu fond s..."
Les Latinistes français au XIXe siècle
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
" On a dit avec raison que les langues, comme les peuples, ont leur ge d'or, leur ge d'argent, leur ge d'airain et leur ge de fer: il y a un idiome qui plus qu'aucun autre justifie cette remarque, c'est la langue latine. Elle r gne d'abord avec les Romains sur le monde antique; elle reste durant de longs si cles, dans la barbarie m me du moyen ge, la langue officielle du gouvernement, de la religion, de la science, de la po sie; elle unit, comme un lien fraternel, les nations chr tiennes: c'est l son ge d'argent. Puis cet idiome se retire peu peu devant les langues nouvelles, dont quelques-unes sont tout la fois ses rivales et ses filles. Au moment m me o la renaissance semble vouloir le ramener sa puret primitive, les r form s le bannissent de leurs temples, les gouvernements de leur diplomatie et de leurs lois. C'est l' ge de fer qui commence pour la langue latine. La science elle-m me, en se vulgarisant, la chasse de ses livres, la po sie remplace par la rime ses dactyles et ses spond es, et seul le catholicisme, dans son immobilit surhumaine, lui garde toujours au fond du sanctuaire un inviolable asile..."
" En 1638, un th ologien, dont la vie enti re s' tait absorb e dans la m ditation des myst res de la foi, mourut en Hollande en l guant ses h ritiers un volumineux manuscrit qu'il avait, diff rentes reprises, refait, corrig , recopi de sa main. Le th ologien recommandait ses ex cuteurs testamentaires de soumettre son oeuvre l'examen du Saint-Si ge, et de la faire dispara tre, si la sagesse des pr lats romains y trouvait quelques doctrines contraires aux enseignements de l' glise. Malgr cette volont supr me, qui t moignait d'un respect profond pour la tradition catholique, le livre fut donn au public tel qu'il avait t crit. Le th ologien, c' tait Corneille Janssen ou Jansenius, v que d'Ypres. Le livre, c' tait l'Augustinus, commentaire obscur et diffus des opinions de saint Augustin sur la gr ce, ouvrage aride et d'autant plus inextricable que saint Augustin n'avait point, toujours t d'accord avec lui- m me. Peu de gens devaient lire l' norme in-folio de Jansenius; personne n'en avait saisi d s l'abord le v ritable sens, personne n'avait p n tr avec assurance au fond des subtilit s qu'y avait entass es l'auteur, et, cependant, ce volume allait occasionner en France une agitation qui devait se prolonger pendant tout un si cle. Il allait tout la fois diviser le clerg , provoquer d'odieuses pers cutions, branler la royaut , soulever contre elle des haines violentes, r v ler de nobles caract res et donner le triste spectacle d'un grand peuple tomb au niveau des ergoteurs de Sorbonne..."
L'Église et les évêques de Paris
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
" C' tait l'orgueil des rois de la vieille monarchie fran aise d' tre les fils a n s de l' glise, et c' tait aussi l'orgueil des cath drales de Reims, de Notre-Dame et de l'abbaye de Saint-Denis d' tre les glises et l'abbaye des rois. Dans les jours croyants et forts o la France se regardait comme le royaume aim de Dieu, o l'id e abstraite de la patrie s'incarnait dans la royaut , o le sacre tait la formule d'une adoption divine, Reims gardait le sceptre, embl me de la force, la main de justice, embl me du droit, et l'huile qui donnait au monarque, avec son caract re sacr , l'esprit d' quit et le don des miracles. Saint-Denis gardait l'oriflamme, cette banni re la fois religieuse et chevaleresque qu'un ange, suivant une l gende populaire, avait apport e du ciel comme un gage offert par le dieu des arm es au chef des arm es de la France. Notre-Dame, dans les solennit s nationales, r unissait, pour les actions de gr ce de la victoire ou les pri res des grandes calamit s, le roi de France et le peuple de Paris. C' tait l que Philippe-Auguste faisait b nir ses armes; c' tait l qu'au retour de la victoire de Mons, Philippe-le-Bel venait, tout arm et mont sur son cheval de bataille, remercier Dieu de son triomphe; c' tait l que Louis XIV suspendait les troph es de Steinkerque et de Fleurus. Illustres parmi toutes nos glises, Reims, Saint-Denis et Notre-Dame appartiennent notre histoire, - qu'on nous pardonne cette comparaison toute pa enne, - comme le temple du Capitole l'histoire de Rome..."
Histoire et Statistique morales de la France
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
"... Les arch ologues en province ne sont ni moins nombreux ni moins actifs que les numismates. Le mouvement a commenc , surtout en ce qui touche l'arch ologie nationale, par la Normandie, et MM. de Gerville, de Caumont, Le Pr vost en ont t les v ritables promoteurs. Chacun, dans cette sp cialit m me, a pris une sp cialit distincte, en s'attachant toujours quelque province ou quelque ville; mais, par malheur et force de particulariser, on est arriv aux infiniment petits: apr s avoir fait plusieurs volumes sur un seul monument, on a fait des volumes sur un clocher, de gros articles sur de petites cloches, des m moires sur des sonnettes de sacristie, t moins MM. Eloy Johanneau, Vergniaud Romagnesi et A. Dufaur de Pibrac. La faute, du reste, n'en est pas seulement aux rudits, mais bien aussi au comit des Arts de Paris, qui a encourag les tudes microscopiques en leur attribuant une importance exag r e. Cette r serve faite, il est juste de reconna tre qu'il s'est produit d'excellentes choses, et comme preuve il suffit de jeter les yeux sur les travaux de M. F. de Vernheil Nontron, l'abb Texier Clermont, Le Pr vost vreux, Duval et Jourdain Amiens, Mallet en Auvergne, Deville Alen on, Voiliez Beauvais, l'abb Greppo Belley, l'abb Godard dans la Ni vre. Il y a l un ensemble d' tudes s rieuses, d sint ress es, et qui m ritent d'autant plus d' loges qu'elles ont t poursuivies avec pers v rance, sans le secours des biblioth ques et des grandes collections de la capitale, sans les encouragements du gouvernement, sans les fanfares de la critique..."
Le Travail et les classes laborieuses dans l?ancienne France
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
Le moyen- ge pr sente un singulier ph nom ne. La soci t est assaillie par des maux sans nombre; une plainte am re et profonde sort de chaque si cle: cette plainte, d' ge en ge, est r p t e par l'histoire, et jusqu' la renaissance, parmi ceux qui souffrent, qui discutent et qui pensent, personne ne cherche dans la constitution sociale et les lois, la cause et le rem de des mis res et des douleurs qui frappent fatalement chaque g n ration. L'esprit humain, dompt par la foi, accepte le mal comme le ch timent in vitable d'une faute h r ditaire, et, en pr sence des r alit s les plus d sastreuses, son activit se concentre tout enti re sur les abstractions de la m taphysique religieuse. Ce n'est point la soci t , mais au dogme ou l' glise que s'attaquent les novateurs et les utopistes. Chaque r formateur s'annonce comme un proph te: la lutte des id es est, pour ainsi dire, transport e dans l'infini, et le moyen- ge, dans la sph re intellectuelle, n'est qu'un long tournoi th ologique; mais au XVIe si cle le g nie de la controverse, puis par Luther et Calvin, retombe brusquement du ciel sur la terre; la th ologie se retire de la sc ne active du monde pour se r fugier dans l' cole; le probl me du bonheur terrestre remplace peu peu le probl me du bonheur ternel, et l'inqui tude des esprits, limit e aux int r ts positifs, se rejette violemment dans les controverses sociales...
Savonarole et le radicalisme mystique
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
... J r me Savonarole naquit Ferrare, le 21 septembre 1452, d'une famille qui existe encore aujourd'hui. Destin d'abord la m decine, il se livrait l' tude de cette science tout en s'appliquant la lecture d'Aristote et de saint Thomas, lorsqu'un jour, en se promenant Faenza, il entra dans une glise o pr chait un moine augustin. Quelques paroles du pr dicateur le frapp rent vivement; il crut entendre la voix m me de Dieu qui le conviait se faire moine, et d s ce moment il r solut de chercher dans le clo tre un repos qu'il ne devait jamais y trouver. Le 23 avril 1475, il quitta furtivement sa famille, en laissant sur sa table de travail un trait du m pris du monde et une lettre par laquelle il expliquait son p re les motifs de sa r solution. Empreinte d'une foi ardente et d'une sombre col re contre la perversit du si cle, tendre, loquente et triviale tout la fois, cette lettre fait d j pressentir le mystique exalt qui ne peut supporter la grande m chancet de certains peuples d'Italie - et le moine enthousiaste qui craint de voir le diable lui sauter sur les paules, et qui refuserait de retourner dans le si cle lors m me qu'il pourrait y devenir plus grand que C sar-Auguste. Fr re J r me, en quittant la maison paternelle, s' tait retir Bologne, dans un couvent de l'ordre de saint Dominique. Il y remplit pendant un an les fonctions de tailleur et de jardinier, et prit l'habit en 1476. Ces premi res ann es de sa vie claustrale ne sont marqu es par aucun incident notable. Comme tous les autres moines, il tudie Aristote, saint Thomas, l' criture sainte; il instruit les novices, il parcourt les villes et les campagnes pour pr cher et pour confesser, sans que rien le fasse encore distinguer, et il attend Jusqu' l' ge de trente-quatre ans, c'est- -dire jusqu' l'ann e 1486, avant de commencer sa mission proph tique...
Bibliothèque Des Campagnes. Dictionnaire Usuel Des Sciences
Charles Louandre
Hachette Livre - BNF
2018
pokkari
Histoire de la Littérature Française Par Les Monuments Depuis Ses Origines Juqu'à Nos Jours. Tome II
Charles Louandre
Hachette Livre - BNF
2017
pokkari
Histoire de la Littérature Française Par Les Monuments Depuis Ses Origines Juqu'à Nos Jours. Tome I
Charles Louandre
Hachette Livre - BNF
2017
pokkari
Le travail et les classes ouvrières dans l'ancienne France
Les Pages de L'Histoire; Charles Louandre
Editions Le Mono
2017
nidottu
Quelles taient dans l'ancienne France les lois qui r gissaient le travail ? A quels pouvoirs les gens de m tiers, consid r s comme travailleurs, taient-ils soumis ? Quelle influence le syst me corporatif a-t-il exerc e sur la condition des classes ouvri res ? Quelle est dans la constitution de ce syst me la part de la d mocratie et la part du christianisme ? L'histoire du travail, dans l'ancienne France, peut se diviser en quatre p riodes nettement tranch es. Dans la premi re, partir de la conqu te romaine jusqu'aux invasions barbares, nous trouvons l'esclavage, mais l'esclavage d j adouci. Dans la seconde p riode, c'est- -dire depuis la chute de l'empire d'Occident jusqu' la fin du r gne de Charles-le-Chauve, l'esclavage est remplac par la servitude domestique. L'esclave est propri taire de sa vie, et se trouve, dans une certaine limite, usufruitier du travail de ses bras. Plus tard, la fin du IXe et dans le cours du Xe si cle, la servitude se transforme en servage. Dans cette condition nouvelle, l'homme, moyennant l'abandon d'une certaine partie des revenus de sa terre, d'un certain nombre de journ es de travail, se poss de soi-m me, ainsi que la terre qu'il cultive ou les objets qu'il fabrique; il n'est plus qu'un tributaire. Enfin, dans la quatri me p riode, que nous appellerons la p riode d'affranchissement, et qui commence au XIIIe si cle, on voit na tre, avec un nouvel ordre dans l' tat, une nouvelle constitution de l'industrie, ou plut t on voit na tre l'industrie elle-m me. Le serf devient l'homme des m tiers; il travaille pour lui-m me, per oit pour lui-m me et sa famille le prix de son labeur. Le noble n'est plus le ma tre absolu qui s'empare de tout ce qui se trouve sa convenance; ce n'est plus l'homme arm qui pille, c'est le consommateur qui paie. Les classes laborieuses, r gies par des lois fixes, comptent pour la premi re fois parmi les forces sociales...
Jeanne d'Arc dans l'histoire et dans la poésie
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" C' tait au moyen- ge une croyance de la chr tient , et pour ainsi dire un dogme traditionnel, que Dieu honorait la France d'une protection particuli re et qu'il l'avait choisie pour son royaume terrestre. Cette croyance clate dans l'interpr tation des faits historiques, et se traduit en merveilleuses l gendes. Les rois de France sont les fils a n s de l' glise, et, comme symbole de cette adoption, Dieu envoie dans la cath drale de Reims, par la colombe qui porte les messages c lestes, l'huile du couronnement. La fiole de saint Remi trouverait aujourd'hui peu de croyants, m me parmi les plus fervents soutiens du droit divin: le scepticisme moderne avait d truit le prestige longtemps avant que les terroristes eussent bris le vase du sacre de Clovis; mais, quoi qu'il en soit de la sainte ampoule, on ne peut douter que cette l gende n'ait exerc une puissante influence sur les destin es de la royaut fran aise, et par cela m me sur les destin es du pays. Le couronnement de nos rois n'est pas un vain c r monial d'investiture, c'est une solennit mystique dans laquelle Dieu leur conf re des gr ces particuli res: l'esprit de justice, car dans l'ancienne monarchie toute justice d coule du roi; le don des miracles, car le roi de France, comme les saints, gu rit les malades en les touchant. Il y a donc l d s l'origine, pour les faits merveilleux, une source qui ne tarira pas dans les ges de foi..."
" C'est une croyance g n rale, et pour ainsi dire une tradition native des temps fabuleux, que l'homme et les animaux, aux premiers jours du monde, partageaient paisiblement entre eux l'empire de la terre. Les tigres, dans l' ge d'or, jouent avec les agneaux, et, sur les gazons du paradis terrestre, les lions et les ours forment un cort ge inoffensif au p re du genre humain. Les aboiements du chien, l chant des oiseaux, le sifflement des reptiles, ne sont que les dialectes de cette langue universelle des premiers ges qui tablit entre les tres une communaut de rapports et d'id es. Les animaux parlent, et l'homme leur r pond. La po sie c l bre cette fraternit de toutes les cr atures dans la premi re jeunesse de la terre, et la science antique elle-m me, par son repr sentant le plus illustre, par Aristote, admet entre l'homme et l'animal une parent myst rieuse, des facult s communes, des facult s voisines, des facult s analogues; quelquefois m me elle admet la sup riorit de ce dernier. L'homme, dit en termes expr s le philosophe de Stagyre, a tant t plus, tant t moins que la b te, et dans ces mots se trouve l'explication d'une foule de l gendes et de fables qui forment ce qu'on peut appeler l'histoire id ale des animaux..."
Le Diable: Sa Vie, ses Moeurs et son Intervention dans les choses humaines
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" Quel est donc cet esprit de t n bres, homme, serpent ou dragon, qui plane tous les horizons du pass ? Dans le ciel, il blasph me et se bat avec les anges; sur la terre, il se sert de l'homme comme d'un cheval qu'il pique et monte sa volont ; il l'afflige, le tourmente, l'excite au p ch , et, dans l'ab me, il le punit d'avoir p ch . Il habite, avec les juifs, les carrefours tortueux des villes sombres du moyen- ge; il se perche, comme les hiboux, sur les toits aigus des couvents, se glisse, la nuit, dans la cellule des nonnes, et va voler pour les magiciens des hosties dans les calices, des os dans les cercueils. Les saints en ont peur, Dieu s'en d fie. Le grimoire enseigne comment on l' voque, le rituel comment on le chasse. L' glise le maudit, la sorcellerie l'adore. Cet esprit de t n bres, c'est le d mon de la th ologie, le diable du conte monacal et de la tradition populaire. Le moyen- ge avait trop peur du diable pour en parler raisonnablement. Pour nous, qui ne sommes ni obs d s, ni poss d s (et c'est sans doute, h las le seul avantage que nous ayons sur les moines et sur les saints), nous trouverons peut- tre quelque int r t faire appara tre Satan, non pour lui demander, comme les sorciers, le bonheur, la science, l'amour sans inqui tude et sans larmes, tout ce que l'homme poursuit sans l'atteindre, mais simplement pour le prier de nous conter son histoire, histoire multiple et difficile, qui remonte la source m me des jours, sombre biographie d'un fant me qu'il faut reconstituer d'apr s des r ves. Il s'agit d'une biographie, claircissons d'abord le myst re des origines..."
Du mouvement catholique en France depuis 1830
Charles Louandre
Createspace Independent Publishing Platform
2017
nidottu
" Chaque si cle, comme chaque homme, a ses exag rations, ses contrastes. Sous ce rapport, nous n'avons rien envier aux g n rations qui nous ont pr c d s, et ce serait une trange histoire que celle des opinions et des id es extr mes qui ont eu cours dans l' poque troubl e o nous vivons. Le peuple qui tuait son roi, qui proscrivait son Dieu, il y a tant t cinquante ans, s'est agenouill devant les autels qu'il avait bris s nagu re. C'est l , part l'imprescriptible puissance du sentiment religieux, une loi ternelle des choses de ce monde, un reflux in vitable qui nous ram ne toujours au point que nous avons quitt , pour nous emporter de nouveau et nous y ramener encore. L'outrage r volutionnaire, en tombant sur les choses saintes, avait pr par une r action religieuse, comme le r gicide avait pr par une restauration. L' glise de France eut bient t cicatris ses plaies: de grands esprits, de grands crivains se ralli rent la cause du catholicisme et la d fendirent, les uns par la logique, les autres par la po sie, Dieu fut, pour ainsi dire, rappel de l'exil..."
L'Art de la Guerre: Suivi de Vie de Machiavel par Charles Louandre
Charles Louandre; Nicolas Machiavel
Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
S' loignant d'une conception id ologique h rit e de la culture chr tienne visant faire de la guerre une activit moralement r pr hensible, Machiavel porte un regard novateur sur le sujet et replace la guerre au coeur de l'histoire politique en la percevant comme un l ment indispensable la construction de l'Etat, allant jusqu' d montrer que la guerre est un gage de libert . Il faut en effet que l'Autorit Publique se dote d'une milice nationale afin de d fendre la R publique et ses institutions. Ouvrant la voie la pens e politique moderne, L'Art de la Guerre devient ici un Art de la Libert . Le texte est suivi d'une biographie de Nicolas Machiavel par Charles Louandre.