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Kirjailija
Daniel Nguyen
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 9 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2010–2019, suosituimpiin kuuluu La performance. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Conclusion: s ance tr s contrainte et intense, autant physiquement que psychiquement, forte lib ration au retour au sol, malgr le hog-tie. Les limites ont t effleur es, la vuln rabilit largement ressentie. La session a dur 1h15. Conclusion: session very constrained and intense, both physically and psychically, strong release back to the ground, despite the hog-tie. The limits have been touched, the vulnerability largely felt. The session lasted 1:15.
Paul, ancien flic controvers de la Crime, est journaliste ind pendant au sein du Poil, Web TV, pour lequel il d veloppe une chronique criminelle. Il est en couple avec Alicia, qui termine une th se sur le crime parfait et porte son enfant. Ils vivent chez elle, dans un deux pi ces au dernier tage d'un immeuble ancien au coeur du Quartier Latin. Ils se sont rencontr s gr ce Willy, ancien coll gue de Paul, qui l'avait appel l'aide dans l'enqu te pineuse de "La Performance". Cependant, le couple s'est fait pi ger par l'addiction un produit dont la mati re premi re est particuli rement difficile se procurer. Bien qu'ayant r solu l'affaire de "La Performance" avec brio, les criminels ont t acquitt s pour vice de forme. De quoi enrager. Bien avant le jugement, Willy a p t un plomb et s'est acharn sur Paul qui lui a piqu son ex, Alicia. Il devient de plus en plus g nant pour le couple qui va tr s vite se retrouver en manque du produit. Sommes-nous tous des serial-killer en puissance ? A quelles conditions ? Dans quels contextes ? Comment le supporter au quotidien ? La psychopathie existe-t-elle vraiment ou est-ce un alibi judiciaire pour rassurer la soci t ? Le crime parfait est-il un art ? Quel rapport au plaisir et l'addiction ?
Au travers de mes quelques exp riences d'initiation, j'en suis venu la conclusion que l' ge n'a que peu d'importance. Une jeune femme de vingt ans peut tre aussi ouverte cette voie qu'une femme de quarante, qui se red couvre apr s une vie bien rang e, d di e sa famille et sa carri re professionnelle. C'est avant tout une question de curiosit , d'ouverture, soi et l'autre, autant au niveau sensoriel que psychique, pour arriver un l cher-prise commun, dans une combinaison improbable et impr visible. Cela veut dire accepter les risques d'un tel niveau d'implication, dans une relation bien plus intime qu'une simple relation sexuelle dite normale, accepter de se montrer tel que l'on est, se d couvrir et se r v ler mutuellement avec l'autre, en toute confiance, au plus profond de soi. Les sc narios labor s dans les avants ne sont pas strictement respecter. Ils constituent une trame, une ligne directrice. En r sum , cette voie ne saurait se r duire des pratiques plus ou moins originales. Elle rel ve la fois du jeu et de l'intime au sens le plus profond qui soit. Elle est le fruit d'un apprentissage, d'un accompagnement, avec ou sans amour, ce qui n'exclut pas des sentiments, du respect, de la compassion, de l'empathie et de l' coute dans l' change. Comme pour toute relation qui se construit, elle demande de l'entretien et du temps y consacrer. Je remercie Florence de m'avoir ouvert cette voie si riche d'enseignements et d' panouissements.
Neuf nouvelles rotiques hors-s rie, dont une in dite. - La lecture: deux auteurs rotiques se rencontrent pour enregistrer leurs textes. - Churros: une jeune fille en fleur est initi e aux plaisirs par un couple. - Napol on: une plage naturiste P ques. - Space Oddity: faire l'amour en apesanteur. - Les Deux Tours: dominer la situation 360 . - Le D fi: apprendre, servir, subir. - Le vieux moulin: du d tournement de certains objets de la vie courante. - Le spaghetti: de l'usage des nouvelles technologies. - TGV 6911: une rencontre internet. Pour un public averti
Un meurtre dont le mort n'a pas conscience de son tat, dans le milieu de l'art contemporain parisien, avec pour enqu teur un journaliste ind pendant la d rive, ancien inspecteur du Quai des Orf vres. Les th mes principaux sont l'art au sens conceptuel et v nementiel, la performance artistique, et l'addiction. En effet, les morceaux du corps sont mis en sc ne et retrouv s un un. Certains organes deviennent la base chimique d'une nouvelle drogue dont la principale propri t est de permettre l'enqu teur de dialoguer avec la victime et d'acc der sa m moire. L'effet ind sirable en est l'addiction instantan e du sujet. Extrait: Ma t te. Que m'arrive-t-il ? Je n'y vois rien. J'ai si chaud. Et cette odeur bizarre qui semble s'impr gner partout autour de moi, en moi, ces aromates qui me rappellent l'Asie, l'Indon sie pour tre pr cis. Ces voyages me manquent. Que s'est-il pass ? Il fait si noir. Et cette affreuse migraine. Enfin, c'est plus diffus et ent tant qu'une migraine normale. Suis-je vraiment l ou est-ce un mauvais r ve qui va bient t se terminer ? Et cette chaleur si moite, j'en sue litt ralement, j' touffe. Je devrais me pincer, mais je sens mes membres et ne les ressens pas. Difficile expliquer, comprendre. En tout cas, je ne les contr le plus, ils ne r pondent plus mes commandements. Et ces aromates, ce bruit lancinant de bouillonnement. J' touffe. J'aimerais crier, me r veiller. Rien ne sort de mes cordes vocales et pourtant, je m'entends parfaitement dans ma t te. Je ne dois pas paniquer. Concentre-toi. J'entends des bruits, des voix famili res, feutr es, si lointaines, assourdies et cet cho que je reconnais, comme si j' tais dans sa cuisine, mais l'obscurit est totale. Je voudrais me gratter l'oreille, ponger mon front qui n'en finit pas de d gouliner dans mes yeux. Ils me br lent. Je n'y parviens pas. Mais pourquoi ? Rassemble tes souvenirs r cents. J'ai besoin de comprendre, reconstituer le film de cette soir e, ce qui m'a amen l . D'ailleurs, je ne sais m me pas o je suis et cette obscurit m'angoisse. Concentre-toi Oublie cette migraine insupportable. Comme si tout mon cerveau enflait et se r tractait sur mon cr ne. Je n'arrive m me pas localiser pr cis ment cette douleur. Elle enserre toute ma t te. Je dois me concentrer. O tais-je la derni re fois que j'ai t conscient ? A cette f te, chez elle. Qui, elle ? Calme-toi. Elle, Ciara, la brune irlandaise, ma ch re et tendre. Ma t te. Et ces chos, ce sont les m mes que ceux de sa cuisine toute bleue. Concentre-toi. La f te. Je les entends rire dans cette cuisine si famili re. Rire n'est pas le mot, mais les changes sont endiabl s. Ils ne sont pas en train de s'engueuler. La musique de leurs mots assourdis est rythm e, survolt e m me. Ouvre les yeux Peine perdue. C'est toujours aussi noir. M me pas sombre, noir. Alors la f te, chez elle. Aurais-je pris quelque chose ? Ils savent bien que je ne joue pas avec ces substances. Elle m'avait bien parl de pilules, de rails de coke, mais c'est leur truc eux. A moins qu'ils m'en aient donn mon insu. C' tait une de ces f tes qu'ils organisent chez elle presque tous les mois. De toute fa on, c'est toujours chez elle. C'est le QG du groupe. Oh ma t te. Mon dieu, mais donnez-moi une aspirine ou quelque chose pour faire passer cette migraine affreuse Personne ne m'entend. Evidemment. Et il fait si chaud l -dedans. J'ai soif et sue comme jamais. Ca pue Peut- tre suis-je l'h pital. Pas possible. Si c' tait le cas, j'entendrais d'autres sons, d'autres voix. Et cette odeur d'aromates, comme dans un bouillon. Oui, c'est cela, un bouillon qui mijote pendant des heures. Il faut vraiment que j'arr te de d lirer, que je reprenne pied, que je me r veille au fond de son lit, sous sa couette trop chaude. C'est a, je dois tre sous sa coue
UMD. Unit pour Malades Difficiles. Mon nom de bapt me, Martin. J'ai entre 25 et 30 ans, originaire de Toulouse. Je crois que j'ai 26 ans. Je n'avais pas de passion, que des d sirs simples, peu d'ambition. Je n'ai pas fait d' tudes. J'aimais trop me laisser vivre. J'ai commenc comme gar on de caf . J'aimais les checs. J'aime peut- tre encore. Et puis, je suis mont la capitale et j'ai d couvert l'amour. L'amour, le vice et la perversion. Tout a en m me temps. J'ai aim et j'aime toujours Marion. Ca, je le sais. On me l'a enlev . La Confr rie me l'a enlev . J'ai d la punir. Devant ses membres, on m'a forc . Je me suis alors jur de la lib rer. D capiter la Confr rie. Vaincre la cousine de Marion, Marie, la pr tresse. J'ai d jouer serr . J'ai bais , soumis Isabelle, la ni ce de Marie. Cette derni re a appr ci et m'a enseign . J'avais un bon potentiel. Lors de la c r monie du solstice d' t , j'ai perdu la t te. J'ai gorg Marie, Mademoiselle Jacquemin comme les fr res l'appelaient. Ai-je lib r Marion pour autant ? Je ne sais pas. Me suis-je lib r ? Peut- tre en partie. Enfin, l , je suis enferm . Le psychiatre m'a diagnostiqu comme parano aque. On m'a jug irresponsable au moment des faits. Le psychiatre m'a assur qu'on s'occuperait de moi. Il en fait partie lui aussi. La Confr rie est partout. Je ne sais pas si Marion a recouvr la libert . Je commence tout juste me souvenir, par bribes d sordonn es. Je suis sous halop ridole depuis six mois. Six mois que je suis en UMD. Unit pour Malades Difficiles. Six mois que j'y suis. Dans les environs de Bordeaux. Enfin. C'est ce qu'on m'a dit ou ce que j'ai entendu. De toute fa on, comment savoir ? Je suis enferm avec des fous. De vrais fous. Ici on parle de malades ou de patients. Des fous dangereux. Dangereux pour eux-m mes ou pour la soci t . On m'a rang dans la seconde cat gorie. Je suis parano aque. On me dit que la Confr rie n'existe pas. On ne me croit pas. Je n'ai pas dit que le psy en fait partie. A qui le dire ? Ils sont tous fous ici et je n'ai pas confiance dans le personnel soignant. J'ai tu . J'ai tu Mademoiselle Jacquemin. J'ai voulu lib rer Marion. Je ne sais pas si j'ai r ussi. Je croyais avoir d capit la Confr rie. Pourtant, le psychiatre qui m'a examin avant mon transfert en fait partie. J'en suis certain. J'ai du mal me souvenir et ordonner mes pens es. J'ai du mal faire la part des choses entre le r el et l'imaginaire. Six mois que je suis KO. Six mois que je prends de l'halop ridol matin, midi et soir. Je prends d'autres choses aussi. C'est s r. J'ai retenu ce nom, mais il y en a d'autres. Il y a des comprim s de diff rentes couleurs et tailles, des g lules aussi. On nous les donne dans un petit gobelet en plastique. Il faut tout avaler d'un coup. Depuis que j'en prends, j'ai du mal marcher. J'ai des tics aussi. Mes muscles du visage se contractent sans que je les commande. Je ne me reconnais plus. J'ai grossi. On mange beaucoup ici.
"Dur m tier que celui de r ceptionniste. Mon nom de bapt me, Martin. J'ai 25 ans, originaire de Toulouse, la ville rose. Je n'ai pas de passion, des d sirs simples, peu d'ambition. Je n'ai pas fait d' tudes. J'aimais trop me laisser vivre. J'ai commenc comme gar on de caf , puis gar on de salle Toulouse dans une brasserie la place du Capitole. Et puis, j'ai eu envie de d couvrir autre chose. Je suis mont la capitale, il y a trois ans. La r alit m'y a vite rattrap . Trouver un boulot pas trop contraignant, un logement douillet et pas trop loin, dans un quartier anim . J'ai mis un an m'habituer aux parisiens. Chez moi, on sourit, on discute, on prend le temps. Ici, les gens passent, font la gueule, surtout ne s'adressent pas la parole. J'aime le contact et j'en suis un peu frustr . J'ai commenc dans ma branche, gar on de caf dans le quartier latin, au Lutetia, un petit caf de quartier. J'y suis rest presque un an. C' tait sympathique, le patron et sa femme compr hensifs, les clients pour la plupart des habitu s, mais peu de pourboires. Dans ce m tier, c'est tr s important. J'ai ensuite trouv une place de serveur dans un restaurant non loin de l , chez Momo. Pas facile le midi. Les clients sont trop press s, ne discutent pas, et laissent peu de pourboire, part les touristes trangers. Il y avait pourtant des habitu s diff rents, dont mon patron actuel, Jean-Marc. Il tient l'H tel D-Lys." Un jeune homme anonyme, ordinaire, monte sur Paris. Gar on de caf , puis serveur dans un restaurant, il finit par trouver une place de r ceptionniste dans un petit h tel familial du quartier latin, l'h tel D-Lys. Ses quelques instants de libert sont consacr s aux checs, dans les jardins du Luxembourg. D couvrant le sexe, puis l'amour, il sera, malgr lui, confront au pouvoir, ses tentations et ses perversions. C'est avec une distance certaine, comme au travers du prisme d'une cam ra de vid o surveillance que l'on suit les m saventures de Martin d couvrant un monde clos et souterrain.
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