Kirjailija
Ernest Renan
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 482 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1991–2026, suosituimpiin kuuluu JÃ(c)sus. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
482 kirjaa
Kirjojen julkaisuvuodet: 1991–2026.
Spinoza: Life and Death of the Philosopher
Abraham Wolf; Ernest Renan
Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
"On a souvent accus de pr occupations troites et d'id es fixes ceux qui signalaient, en dehors de toute vue dogmatique int ress e, les p rils que la question religieuse peut faire courir la paix du monde en cette seconde moiti du XIXe si cle, qui r serve aux esprits superficiels tant de surprises. Quand des personnes inform es venaient dire: Prenez garde, les raisonnements que vous faites sur la France, sur son indiff rence religieuse, sur sa routine et sa passivit en fait de croyances, pourraient bien ne pas s'appliquer au reste de l'Europe, et surtout au monde germanique et slave, elles ne recueillaient d'ordinaire qu'un sourire incr dule. Des hommes qui se croyaient habiles leur reprochaient d'agiter le pr sent par des r miniscences d'un autre ge. Quelques faits r cents sont venus troubler cette qui tude, la possibilit d'une guerre religieuse s'est r v l e tout coup; on a vu que les id es mod r es et les convenances particuli res de notre pays ne s'appliquent qu' un monde tr s r duit. Il importe d'envisager avec froideur une situation que la France n'a pas faite, mais qui s'impose elle. Ces grandes luttes religieuses ne sont qu' leurs d buts; elles tiennent ce qu'il y a de plus profond dans l'histoire des soci t s modernes. Se tromper m me l g rement sur le parti qu'il convient d'y prendre, c'est s'exposer un cart funeste qui pourrait mener dans l'avenir aux cons quences les plus graves..." Ernest Renan a t professeur au Coll ge de France. Philosophe et Historien, il est aujourd'hui consid r comme un intellectuel de r f rence.
Jesus in the History of the World
Arthur Drews; Ernest Renan
Createspace Independent Publishing Platform
2016
nidottu
Lettres intimes: précédées de Ma soeur Henriette
Ernest Renan
Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
En 1883, dans la pr face de ses Souvenirs d'Enfance et de Jeunesse, Ernest Renan s'exprimait ainsi propos de sa soeur Henriette: La personne qui a eu la plus grande influence sur ma vie, je veux dire ma soeur Henriette, n'occupe ici presque aucune place. En septembre 1862, un an apr s la mort de cette pr cieuse amie, j' crivis, pour le petit nombre des personnes qui l'avaient connue, un opuscule consacr son souvenir. Il n'a t tir qu' cent exemplaires. Ma soeur tait si modeste, elle avait tant d'aversion pour le bruit du monde, que j'aurais cru la voir, de son tombeau, m'adressant des reproches, si j'avais livr ces pages au public. Quelquefois, j'ai eu l'id e de les joindre ce volume. Puis, j'ai trouv qu'il y aurait en cela une esp ce de profanation. L'opuscule sur ma soeur a t lu avec sympathie par quelques personnes anim es pour elle et pour moi d'un sentiment bienveillant. Je ne dois pas exposer une m moire qui m'est sainte aux jugements rogues qui font partie du droit qu'on acquiert sur un livre en l'achetant. Il m'a sembl qu'en ins rant ces pages sur ma soeur dans un volume livr au commerce, je ferais aussi mal que si j'exposais son portrait dans un h tel des ventes. Cet opuscule ne sera donc r imprim qu'apr s ma mort. Peut- tre pourra-t-on y joindre alors quelques lettres de mon amie, dont je ferai moi-m me par avance le choix.
De la part des peuples sémitiques dans l'histoire de la civilization
Ernest Renan
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2015
nidottu
" Le r sultat le plus important auquel les sciences historiques et philologiques sont arriv es depuis un demi-si cle, a t de montrer dans le d veloppement g n ral de l'humanit deux l ments en quelque sorte, qui, se m lant dans des proportions in gales, ont fait la trame du tissu de l'histoire. D s le dix-septi me si cle et presque d s le moyen ge, on avait reconnu que les H breux, les Ph niciens, les Carthaginois, les Syriens, Babylone, au moins depuis une certaine poque, les Arabes, les Abyssins, avaient parl des langues tout fait cong n res. Eichhorn, au si cle dernier, proposa d'appeler ces langues s mitiques, et ce nom, tout inexact qu'il est, peut continuer d' tre employ . Dans les premi res ann es de notre si cle, on fit une d couverte autrement importante et d licate. Gr ce la connaissance du sanscrit, due aux savants anglais de Calcutta, les philologues de l'Allemagne, en particulier M. Bopp, pos rent des principes s rs au moyen desquels on d montra que les anciens idiomes de l'Inde brahmanique, les diff rents dialectes de la Perse, l'arm nien, plusieurs dialectes du Caucase, les langues grecque et latine, avec leurs d riv s, les langues slaves, germaniques et celtiques, forment un vaste ensemble, profond ment distinct du groupe s mitique, et qu'on appela indo-germanique ou indo-europ en..."
" J'avais d'abord pens que ce sixi me livre terminerait la s rie des volumes que j'ai consacr s l'Histoire des origines du christianisme. Il est certain qu' la mort d'Antonin, vers l'an 160, la religion chr tienne est une religion compl te; elle a tous ses livres sacr s, toutes ses grandes l gendes, le germe de tous ses dogmes, les parties essentielles de sa liturgie; aux yeux de la plupart de ses adh rents, elle est une religion part, s par e du juda sme, oppos e m me au juda sme. Il m'a sembl pourtant convenable d'ajouter aux livres ant rieurs un dernier livre contenant l'histoire eccl siastique du r gne de Marc-Aur le. Le r gne de Marc-Aur le, dans un sens tr s-v ritable, appartient encore aux origines du christianisme. Le montanisme est un ph nom ne de l'an 170 peu pr s; or le montanisme est un des v nements les plus notables du christianisme naissant. Apr s plus d'un si cle coul depuis les tranges hallucinations du c nacle des ap tres de J rusalem, on vit rena tre tout coup, dans quelques cantons perdus de la Phrygie, la proph tie, la glossolalie, les charismes que l'auteur des Actes des Ap tres raconte avec tant d'admiration. Mais il tait trop tard: la religion, sous Marc-Aur le, apr s les manifestations d sordonn es du gnosticisme, avait bien plus besoin de discipline que de dons miraculeux..."
" On a souvent accus de pr occupations troites et d'id es fixes ceux qui signalaient, en dehors de toute vue dogmatique int ress e, les p rils que la question religieuse peut faire courir la paix du monde en cette seconde moiti du XIXe si cle, qui r serve aux esprits superficiels tant de surprises. Quand des personnes inform es venaient dire: Prenez garde, les raisonnemens que vous faites sur la France, sur son indiff rence religieuse, sur sa routine et sa passivit en fait de croyances, pourraient bien ne pas s'appliquer au reste de l'Europe, et surtout au monde germanique et slave, elles ne recueillaient d'ordinaire qu'un sourire incr dule. Des hommes qui se croyaient habiles leur reprochaient d'agiter le pr sent par des r miniscences d'un autre ge. Quelques faits r cens sont venus troubler cette qui tude, la possibilit d'une guerre religieuse s'est r v l e tout coup; on a vu que les id es mod r es et les convenances particuli res de notre pays ne s'appliquent qu' un monde tr s r duit. Il importe d'envisager avec froideur une situation que la France n'a pas faite, mais qui s'impose elle. Ces grandes luttes religieuses ne sont qu' leurs d buts; elles tiennent ce qu'il y a de plus profond dans l'histoire des soci t s modernes. Se tromper m me l g rement sur le parti qu'il convient d'y prendre, c'est s'exposer un cart funeste qui pourrait mener dans l'avenir aux cons quences les plus graves..."
Marc Aurèle ou la Fin du monde antique
Ernest Renan
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2015
nidottu
" Ce volume termine la s rie des essais que j'ai consacr s l'histoire des origines du christianisme. Il contient l'expos des d veloppements de l' glise chr tienne durant le r gne de Marc-Aur le et le tableau parall le des efforts de la philosophie pour am liorer la soci t civile. Le iie si cle de notre re a eu la double gloire de fonder d finitivement le christianisme, c'est- -dire le grand principe qui a op r , la r formation des moeurs par la foi au surnaturel et de voir se d rouler, gr ce la pr dication sto cienne et sans aucun l ment de merveilleux, la plus belle tentation d' cole la que de vertu que le monde ait connue jusqu'ici. Ces deux tentatives furent trang res l'une l'autre et se contrari rent plus qu'elles ne s'aid rent r ciproquement; mais le triomphe du christianisme n'est explicable que quand on s'est bien rendu compte de ce qu'il y eut dans la tentative philosophique de force et d'insuffisance. Marc-Aur le est cet gard le sujet d' tude auquel il faut sans cesse revenir. Il r sume tout ce qu'il y eut de bon dans le monde antique, et il offre la critique cet avantage de se pr senter elle sans voile, gr ce un crit intime d'une sinc rit et d'une authenticit incontest es..."
" Apr s les trois ou quatre ans de la vie publique de J sus, la p riode que le pr sent volume embrasse fut la plus extraordinaire de tout le d veloppement du christianisme. On y verra, par un jeu trange de ce grand artiste inconscient qui semble pr sider aux caprices apparents de l'histoire, J sus et N ron, le Christ et l'Ant christ oppos s, affront s, si j'ose le dire, comme le ciel et l'enfer. La conscience chr tienne est compl te. Jusqu'ici elle n'a gu re su qu'aimer; les pers cutions des juifs, quoique assez rigoureuses, n'ont pu alt rer le lien d'affection et de reconnaissance que l' glise naissante garde dans son coeur pour sa m re la Synagogue, dont elle est peine s par e. Maintenant, le chr tien a de quoi ha r. En face de J sus, se dresse un monstre qui est l'id al du mal, de m me que J sus est l'id al du bien. R serv comme H noch, comme lie, pour jouer un r le dans la trag die finale de l'univers, N ron compl te la mythologie chr tienne, inspire le premier livre saint du nouveau canon, fonde par un hideux massacre la primaut de l' glise romaine, et pr pare la r volution qui fera de Rome une ville sainte, une seconde J rusalem. En m me temps, par une de ces co ncidences myst rieuses qui ne sont point rares aux moments des grandes crises de l'humanit , J rusalem est d truite, le temple dispara t; le christianisme, d barrass d'une attache devenue g nante..."
" Les quinze ou seize ann es dont ce volume comprend l'histoire religieuse sont, dans l' ge embryonnaire du christianisme, celles que nous connaissons le mieux. J sus et la primitive glise de J rusalem ressemblent aux images d'un lointain paradis, perdues dans une brume myst rieuse. D'un autre c t , l'arriv e de saint Paul Rome, par suite du parti qu'a pris l'auteur des Actes de clore ce moment son r cit, marque pour l'histoire des origines chr tiennes le commencement d'une nuit profonde, dans laquelle la lueur sanglante des f tes barbares de N ron et le coup de foudre de l'Apocalypse jettent seuls quelque clart . La mort des ap tres en particulier est envelopp e d'une obscurit imp n trable. Au contraire, le temps des missions de Paul, surtout de la deuxi me mission et de la troisi me, nous est connu par des documents de la plus grande valeur. Les Actes, jusque-l si l gendaires, deviennent tout coup assez solides; les derniers chapitres, compos s en partie de la relation d'un t moin oculaire, sont le seul r cit compl tement historique que nous ayons sur les premiers temps du christianisme. Enfin, par un privil ge bien rare en un pareil sujet, ces ann es nous offrent des documents dat s, d'une authenticit absolue, une s rie de lettres dont les plus importantes r sistent toutes les preuves de la critique, et n'ont jamais subi d'interpolations..."
Les Évangiles et la seconde génération chrétienne
Ernest Renan
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2015
nidottu
" Ainsi que je l'ai dit, l'objet le plus important de ce volume est d'expliquer d'une mani re plausible la fa on dont se sont form s les trois vangiles appel s synoptiques, qui constituent, si on les compare au quatri me vangile, une famille part. Certes, beaucoup de points restent impossibles pr ciser dans cette recherche d licate. Il faut avouer cependant que la question a fait, depuis vingt ans, de v ritables progr s. Autant l'origine du quatri me vangile, de celui qu'on attribue Jean, reste envelopp e de myst re, autant les hypoth ses sur le mode de r daction des vangiles dits synoptiques ont atteint un haut degr de vraisemblance. Il y a eu en r alit trois sortes d' vangiles: 1 les vangiles originaux ou de premi re main, compos s uniquement d'apr s la tradition orale et sans que l'auteur e t sous les yeux aucun texte ant rieur (selon mon opinion, il y eut deux vangiles de ce genre, l'un crit en h breu ou plut t en syriaque, maintenant perdu, mais dont beaucoup de fragments nous ont t conserv s traduits en grec ou en latin par Cl ment d'Alexandrie, Orig ne, Eus be, piphane, saint J r me, etc.; l'autre crit en grec, c'est celui de saint Marc); 2 les vangiles en partie originaux, en partie de seconde main, faits en combinant des textes ant rieurs et des traditions orales (tels furent l' vangile faussement attribu l'ap tre Matthieu et l' vangile compos par Luc); 3 les vangiles de seconde ou de troisi me main, compos s froid sur des pi ces crites, sans que l'auteur plonge t par aucune racine vivante dans la tradition (tel fut l' vangile de Marcion; tels furent aussi ces vangiles, dits apocryphes, tir s des vangiles canoniques par des proc d s d'amplification)..."
"... Tel est le sujet de ce deuxi me livre, que nous intitulons les Ap tres, parce qu'il expose la p riode d'action commune, durant laquelle la petite famille cr e par J sus marche de concert, et est group e moralement autour d'un point unique, J rusalem. Notre livre prochain, le troisi me, nous fera sortir de ce c nacle, et nous montrera presque seul en sc ne l'homme qui repr sente mieux qu'aucun autre le christianisme conqu rant et voyageur, saint Paul..."
" Ce n'est donc pas ici un nouveau livre. C'est la Vie de J sus, d gag e de ses chafaudages et de ses obscurit s. Pour tre historien, j'avais d chercher peindre un Christ qui e t les traits, la couleur, la physionomie de sa race. Cette fois, c'est un Christ en marbre blanc que je pr sente au public, un Christ taill dans un bloc sans tache, un Christ simple et pur comme le sentiment qui le cr a. Mon Dieu peut- tre est-il ainsi plus vrai. Qui sait s'il n'y a pas des moments o tout ce qui sort de l'homme est immacul ? Ces moments ne sont pas longs; mais il y en a. C'est ainsi du moins que J sus apparut au peuple; c'est ainsi que le peuple le vit et l'aima; c'est ainsi qu'il est rest dans le coeur des hommes. Voil ce qui a v cu en lui, ce qui a charm le monde et cr son immortalit ." E. R.
De la Métaphysique et son avenir
Ernest Renan
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2015
nidottu
"... La philosophie semble ...] aspirer redevenir ce qu'elle tait l'origine, la science universelle; mais au lieu d'essayer de r soudre le probl me de l'univers par de rapides intuitions, on a vu qu'il fallait d'abord analyser tous les l mens dont l'univers se compose, et construire la science du tout par la science isol e des parties. Au milieu de ce vaste mouvement, continu avec courage par d'ardens esprits, travers des circonstances si contraires, que devient la m taphysique ? Reste-t-il une place pour elle dans la classification nouvelle des sciences laquelle le si cle semble amen ? Y a-t-il une science des v rit s premi res, dont toutes les autres soient tributaires, ou bien la m taphysique n'est-elle que le r sultat g n ral de toutes les sciences, et le jour de son grand av nement sera-t-il justement le jour o elle dispara tra du nombre des sciences particuli res? C'est l un probl me qui se pr sente chaque jour tout homme r fl chi, et sans la solution duquel on ne peut se faire une id e de l'avenir r serv aux sp culations de l'entendement humain..."
De l'avenir religieux des sociétés modernes
Ernest Renan
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2015
nidottu
"... Quelles sont les formes que rev tira l' ternel discord dont Dieu m me a sem les germes dans l'humanit ? Si les religions ont un avenir, quel est cet avenir ? Comment limiter sans l' teindre le foyer d'incendie que toute grande soci t porte en son sein ? Comment les proportions des familles religieuses qui se partagent le monde peuvent-elles tre modifi es ? ..."
Du Peuple d'Israël et de son histoire
Ernest Renan
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2015
nidottu
"... nulle histoire n'est plus populaire que celle d'Isra l, et pourtant nulle histoire n'a tard plus longtemps tre comprise. C'est le sort des litt ratures qui deviennent la base d'une croyance religieuse de contracter la rigidit du dogme, et de perdre leur physionomie r elle et vivante pour devenir une sorte de symbolique convenue, o l'on va chercher des argumens pour toutes les causes..."