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Kirjailija

Gustave Planche

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 54 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2009–2025, suosituimpiin kuuluu Benoît Fogelberg. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

54 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2009–2025.

Salon de 1833

Salon de 1833

Gustave Planche

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2017
nidottu
... Je n'ai rien dire de la peinture historique, au moins de celle qui doit peupler les galeries. Si le salon doit offrir notre curiosit de grandes pages pittoresques emprunt es l'histoire, je ne les connais pas. Il faut excepter de cette n gation les plafonds du mus e Charles X., qui, par leur tendue, les sujets de composition, leur place, et le nom des artistes qui les ont sign s, ont une r elle importance. Mais la consigne du Louvre est trop s v re, pour que nous ayons pu contempler loisir l'oeuvre de MM. Eug ne Dev ria, Schnetz, Allaux, Gros, etc. Les privil gi s, ceux qui ont t assez heureux pour p n trer, s'accordent vanter l' l gance et la richesse de ces d corations. Il faut remercier l'administration d'avoir consult pour le choix des ornements, pour le style des voussures, pour le caract re des m daillons, des hommes sp ciaux, tels que M. Visconti. Les coquetteries maigres et mesquines du go t imp rial ont bien fait de s'effacer devant les tudes s rieuses et pr cises. - Nous avons toujours t d'avis qu'il fallait restituer ou inventer en pareil cas. Les dessins de M. Percier, malgr la finesse et la sobri t qu'on ne peut leur refuser, n'auraient pas signifi grand'chose dans les salles qui pr tendent reproduire les diff rents ges de l'art. Or, toutes les fois que les ornements ne concourent pas l'effet, il arrive qu'ils font tache...
Léopold Robert

Léopold Robert

Gustave Planche

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2017
nidottu
L opold Robert est n le 13 mai 1794, la Chaux-de-Fonds, village du canton de Neufch tel. Destin d'abord au commerce par sa famille, il vint Paris, en 1810, pour tudier la gravure en taille-douce, sous M. Girardet, fr re d'un graveur c l bre qui nous devons plusieurs ouvrages remarquables, entre autres la reproduction d'un beau cam e antique, et une planche de petite dimension, d'apr s l'Enl vement des Sabines, de Nicolas Poussin. Quoique L opold Robert, son arriv e Paris, f t loin de poss der compl tement les principes du dessin, il s'aper ut bient t, cependant, que les le ons de son ma tre ne pourraient lui suffire. Aussi tout en continuant de s'exercer la pratique de la gravure, sous les yeux de M. Girardet, il fr quenta l'atelier de David, o il eut pour condisciples MM. Schnetz et Navez, qu'il devait plus tard retrouver Rome, et dont les conseils et l'amiti lui furent si utiles. En 1814, il obtint le second grand prix de gravure; le premier chut M. Forster. L'ann e suivante, il concourut, dans l'esp rance d'obtenir le premier prix; mais, apr s la chute de Napol on, en 1815, le comt de Neufch tel ayant t rendu la Prusse, L opold Robert n'appartenait plus la France, et perdait le droit d'exposer son ouvrage...
La peinture monumentale

La peinture monumentale

Gustave Planche

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2017
nidottu
Les peintures achev es r cemment par MM. Eug ne Delacroix et Hippolyte Flandrin m ritent d' tre tudi es avec le plus grand soin, et compteront certainement parmi les ouvrages les plus recommandables qui aient t ex cut s en France depuis longtemps. Nous voyons avec plaisir que le minist re de l'int rieur et l'administration municipale ont enfin adopt le parti qui seul peut contribuer efficacement aux progr s de la peinture historique. Au lieu de demander MM. Delacroix et Flandrin un tableau qui, en sortant de l'atelier, n'aurait peut- tre jamais rencontr un jour convenable, le minist re et le conseil municipal ont voulu, pour la biblioth que de la chambre des pairs et pour l' glise Saint-Germain-des-Pr s, des peintures monumentales, ex cut es sur place, et par cons quent compos es selon le jour qu'elles re oivent. Nous les en f licitons sinc rement. Le bon sens et le go t r clamaient depuis longtemps ce qui vient enfin de s'accomplir...
Le Musée du Louvre

Le Musée du Louvre

Gustave Planche

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2017
nidottu
La d coration du Mus e par M. Duban donne lieu aux plus s v res r flexions. L' tat, il faut lui rendre justice, ne s'est pas fait prier pour fournir l'architecte les moyens d'embellir dignement les salles consacr es aux chefs-d'oeuvre de toutes les coles. Toute la question se r duit savoir comment M. Duban a us des moyens que l' tat mettait sa disposition. Personne coup s r ne peut contester l' clat et la magnificence du salon carr , de la salle dite des sept chemin es. Reste savoir si ces deux salles, si magnifiquement d cor es, sont d cor es selon leur destination; c'est ce que je me propose d'examiner. Je me h te de d clarer que la grande galerie, dont plusieurs parties, condamn es depuis longtemps l'obscurit , portaient parmi les artistes le nom de catacombes, ont t rendues la lumi re par des trou es faites la vo te. C'est l sans doute un service r el rendu la peinture. Je dois dire seulement que M. Duban, en acceptant cette t che, n'a pas sembl en comprendre toute l'importance. Il a fait des trou es la vo te pour clairer les tableaux: c'est bien; mais la t che de l'architecte ne s'arr tait pas l . Le plus simple bon sens prescrivait de mettre ces trou es d'accord avec la d coration g n rale de la vo te. Or, c'est pr cis ment ce que M. Duban a n glig . Il a clair les tableaux, et je l'en remercie; mais son devoir allait plus loin...
Les Voix intérieures de Victor Hugo

Les Voix intérieures de Victor Hugo

Gustave Planche

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2017
nidottu
Plus d'une fois d j il nous est arriv d'insister sur le caract re exclusivement lyrique des ouvrages de M. Hugo; ce caract re, nous l'avons retrouv dans ses drames aussi bien que dans ses romans, et comme le drame est plus loin de l'ode que le roman, nous avons t naturellement amen dire que nous pr f rons les Feuilles d'Automne Notre-Dame de Paris, et Notre-Dame de Paris Hernani. Il nous semble que cette affirmation est assez claire, assez vidente par elle-m me, et pourrait se passer de d monstration; mais comme un grand nombre d'esprits sinc res, et familiaris s par l' tude avec la discussion litt raire, ont cru voir dans cette affirmation plut t un parti pris d'avance, un avis pr con u, que l' nonc rigoureux de notre conviction, nous nous croyons forc de donner notre opinion de nouveaux d veloppements. Si la r flexion e t entam notre premier avis, nous ne r pugnerions aucunement dire comment et pourquoi notre avis aurait chang ; mais chaque nouvelle oeuvre de M. Hugo nous affermit dans le premier jugement que nous avons port sur l'ensemble de ses facult s, et notre devoir se r duit chercher, pour l'expression de notre pens e, des formules de plus en plus claires, de plus en plus pr cises...
Le Panthéisme et l'histoire

Le Panthéisme et l'histoire

Gustave Planche

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2017
nidottu
Le panth isme sort aujourd'hui du domaine de la philosophie pure pour entrer dans le domaine de l'histoire et de la critique litt raire. C'est M. Taine qui s'est charg de le conduire sur ce nouveau terrain. Le jeune crivain entre en campagne arm de toutes pi ces. Il s'est pr par la t che qu'il entreprend aujourd'hui par de longues tudes. Histoire, philologie, philosophie, il n'a rien n glig pour se rompre tous les genres de discussion. Il s'agit de savoir si l' rudition dont il dispose est gouvern e par un esprit droit, si la rectitude de ses jugements gale l' tendue de ses connaissances, s'il ne c de jamais l'attrait du paradoxe, si le d sir d' tonner ne l'entra ne pas au-del de la v rit . Les premi res pages sign es de son nom ont t accueillies avec faveur. L'Acad mie Fran aise a couronn son Essai sur Tite-Live. Ses tudes sur les Philosophes fran ais du dix-neuvi me si cle ont soulev des objections nombreuses; mais ceux m mes qui ne partageaient pas son avis se sont plu reconna tre qu'il ne parlait pas l' tourdie, et qu'il tait en mesure de soutenir son dire, sinon de le justifier. Il a donc pris d s pr sent une position tr s digne d'envie; il a conquis en quelques ann es l'attention et la sympathie des lecteurs, qui souvent se font longtemps attendre. A-t-il conquis l'autorit ?...
Salon de 1840

Salon de 1840

Gustave Planche

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2017
nidottu
Chaque ann e le jury du Louvre soul ve des plaintes nombreuses; sans admettre que tous les ouvrages refus s par le jury aient des droits l'estime publique, nous sommes forc cependant de croire qu'il se trouve parmi ces ouvrages plus d'un morceau recommandable Il est arriv , en effet, des artistes minents, qui ne partagent pas les convictions du jury, de se voir exclus des galeries du Louvre. Il y aurait un moyen bien simple d'imposer silence toutes les plaintes, ce serait d'admettre indistinctement tous les ouvrages pr sent s; et pour circonscrire l'exposition dans des bornes raisonnables, on ne permettrait pas aux peintres et aux statuaires de pr senter plus de deux ouvrages. Tant qu'on n'adoptera pas le syst me que nous indiquons, les artistes seront expos s d'in vitables injustices. Il est impossible en effet que M. Blondel approuve la peinture de M. Delacroix, et pourtant, malgr ses d fauts, M. Delacroix est un peintre minent, tandis que M. Blondel est un peintre absolument nul, bien qu'il si ge dans la quatri me classe de l'Institut. M. Bidauld ne peut approuver les paysages de M. Huet ou de M. Rousseau, et pourtant MM. Huet et Rousseau ont une valeur incontestable, tandis que M. Bidauld ne signifie rien dans l'histoire de son art, quoiqu'il si ge dans la quatri me classe de l'Institut. Le syst me que nous indiquons est donc le seul que la raison avoue, le seul qui puisse contenter tout le monde, et qui soit sans danger pour le d veloppement de l'art...
Le Théâtre moderne en France

Le Théâtre moderne en France

Gustave Planche

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2017
nidottu
De toutes les parties de la po sie contemporaine, le th tre est assur ment celle que la critique semble surveiller avec le plus de vigilance; mais il faut bien le dire, et la franchise en cette occasion n'a pas le m rite de la nouveaut , de toutes les parties de la critique litt raire, la critique dramatique est tout la fois la plus bruyante et la plus paresseuse. Chaque semaine voit clore d'innombrables feuilletons qui dressent le proc s-verbal des pi ces repr sent es du lundi au samedi; mais il est bien rare que le feuilleton aille au-del du proc s-verbal. Quand il a fait l'inventaire des entr es et des sorties; quand il a racont acte par acte, sc ne par sc ne, la fable d'une pi ce, il croit sa t che accomplie, et se repose comme s'il venait d'achever le plus laborieux des chapitres. A proprement parler, le feuilleton, ainsi con u, ne m rite ni bl me ni loge; car il n'a rien d m ler avec la litt rature s rieuse, il enregistre les succ s et les chutes, mais il se d clare incapable de juger; ou lorsqu'il lui arrive d' noncer un avis, il le motive si singuli rement, il l'explique si lestement, qu'il ne peut obtenir aucune autorit . Le public vient en aide cette paresse du feuilleton, et comme s'il tait impossible d' crire sur une pi ce de th tre quelque chose de sinc re et d' lev , il se contente du proc s-verbal, et se d fie volontiers des hommes qui se proposent une t che plus difficile...
Le Salon de 1847

Le Salon de 1847

Gustave Planche

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2017
nidottu
On parlait depuis deux ans du tableau de M. Couture comme d'une oeuvre capitale, qui devait r g n rer la peinture fran aise. Que dis-je ? il ne s'agissait pas seulement de r g n rer l' cole fran aise, il s'agissait de la cr er. Poussin et Lesueur taient comme non avenus; le nom de Lebrun n' tait pas m me prononc . L' cole fran aise devait commencer avec M. Couture. Que reste-t-il aujourd'hui de tout le bruit qui s'est fait autour des Romains de la d cadence ? Sans tenir compte des louanges exag r es dont l'auteur n'a pas r pondre, que devons-nous penser de cette oeuvre capitale, si pompeusement annonc e ? La partie sens e du public commence d j revenir de son engouement; tous ceux qui s' taient press s d'admirer sur parole l chent pied de jour en jour et osent peine d fendre leur premier sentiment. Il est permis maintenant la critique impartiale et d sint ress e d'exprimer son opinion sans s'exposer au sort de saint tienne. Nous pouvons, sans courir le risque d' tre lapid , signaler franchement les d fauts et les qualit s du tableau de M. Couture. Le dessin, il faut bien le dire, ne se distingue ni par l' l gance, ni par l' l vation, ni m me par la correction. Toutes les figures sont vulgaires; l'expression des visages manque de vari t ...
Léonard de Vinci

Léonard de Vinci

Gustave Planche

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2017
nidottu
L onard de Vinci tait le fils naturel de ser Piero de Vinci, notaire de la r publique florentine. Amoretti, biblioth caire de l'Ambrosienne, qui nous devons le travail le plus complet sur la vie et les travaux de L onard, se donne une peine infinie pour d montrer que l'auteur de la Joconde, fils ill gitime de ser Piero; a t n cessairement l gitim . Sans s'attacher cette question plus d'importance qu'elle n'en m rite, puisqu'il s'agit d'un artiste minent dont j'ai juger les oeuvres et non pas la g n alogie, j'avoue que les arguments produits par Amoretti me semblent sans r plique. Il est vident, en effet, que L onard, s'il n'e t pas t l gitim , n'e t pas t admis au partage des biens de ser Piero. Son p re s'est mari trois fois, et nous savons d'une fa on certaine qu'aucune de ses trois femmes n'est la m re de L onard. Nous savons d'ailleurs qu'apr s la mort de ser Piero il a soutenu un proc s contre ses fr res consanguins, et les notions les plus l mentaires du droit civil nous d montrent que, s'il n'e t pas t l gitim , le proc s f t tomb de lui-m me, et n'e t pas trouv un tribunal dispos l'accueillir...
Le Salon de 1852

Le Salon de 1852

Gustave Planche

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2017
nidottu
... Je sais que l'expression de la beaut compte encore de fervents adorateurs: je connais des peintres, des sculpteurs, s v res pour eux-m mes, qui s'efforcent de produire des oeuvres durables; mais il serait trop facile de les compter. Quant au plus grand nombre, on m'accordera sans peine qu'ils ne songent gu re la renomm e. Or n'y a-t-il aucun moyen de r veiller l' mulation, de substituer l'ardeur industrielle une ardeur plus g n reuse ? Il suffirait, mon avis, pour rendre aux expositions la meilleure partie de leur importance, de les s parer l'une de l'autre par un plus long intervalle. Si l'on choisissait le terme de deux ans, j'aime penser que nous verrions rentrer dans la lice ceux m mes qui ont d j obtenu de nombreux applaudissements. D s qu'ils sentiraient le r veil de l' mulation dans la g n ration nouvelle, ils quitteraient leur retraite pour lui disputer la popularit . Chacun alors se pr senterait au salon, je ne dis pas avec une oeuvre accomplie, mais du moins avec une oeuvre capable de soutenir la discussion. Les vieilles renomm es d fendraient pied pied le terrain que les renomm es nouvelles essaieraient d'envahir. L'industrie de la peinture, si florissante aujourd'hui, languirait peut- tre, mais l'art se rel verait. Et n'est-ce pas ce que le public d sire, ce que l'administration doit se proposer ? On m'objectera peut- tre les plaintes prof r es sous la restauration: je r pondrai que ces plaintes ne s'adressaient pas tant la raret qu' l'incertitude des expositions, car souvent l'intervalle s' tendait jusqu' cinq ans. D s que les artistes seraient assur s de pouvoir, tous les deux ans, produire en public l'oeuvre qu'ils auraient achev e, ils n'auraient plus le droit de se plaindre...
Les Contemplations de Victor Hugo

Les Contemplations de Victor Hugo

Gustave Planche

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2017
nidottu
Avant de parler des Contemplations, je veux essayer de caract riser le d veloppement lyrique de M. Victor Hugo de 1822 1840. Je laisse de c t ses romans et ses drames, qui reproduisent fid lement ses tentatives dans la po sie pure, mais qui n'offrent peut- tre pas le m me int r t au point de vue intellectuel, et qui d'ailleurs compliqueraient la question. En voyant ce qu'il a fait, ce qu'il a voulu, depuis l' ge de vingt ans jusqu' l' ge de trente-huit ans, le lecteur comprendra plus facilement comment il est arriv au style, au ton, la mani re des Contemplations. Ceux qui aiment cr er des analogies entre les hommes c l bres se plaisent dire que les Contemplations marquent dans la vie du po te une troisi me mani re. Je pense qu'ils se trompent, et j'esp re le d montrer en rappelant sommairement les efforts et les oeuvres de cette puissante intelligence entre l'adolescence et la virilit . Ce retour sur le pass n'est pas un passe-temps, mais une n cessit . Que voulait M. Victor Hugo en 1822 ? Ceux qui ont tudi attentivement ses premiers essais lyriques ne conservent aucun doute cet gard. Il ne songeait pas encore changer le fond de la po sie, introduire dans l'ode, dans la ballade, dans l' l gie, des id es nouvelles, des sentiments nouveaux...
L'Art grec et la sculpture réaliste

L'Art grec et la sculpture réaliste

Gustave Planche

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2016
nidottu
" Mon dessein n'est pas d' tudier la nature de la beaut , ni de montrer en quoi consiste le sentiment du beau. Je laisse aux philosophes ces questions difficiles. La t che que j'entreprends est beaucoup plus modeste. Je veux recueillir mes souvenirs et comparer les ouvrages les plus excellents de la statuaire antique, mutil s ou complets, que j'ai pu contempler loisir, et dont l' tude attentive forme, mon avis, les fondements de toute critique s rieuse. Parmi les d bris sculpt s de l'ancienne Gr ce et de la vieille Italie, tout ne m rite pas une gale attention. Il y a des ouvrages longtemps admir s comme le type de la perfection, et dont la valeur est aujourd'hui contest e pour des motifs tr s l gitimes. Depuis que nous avons sous les yeux les fragments du Parth non et la V nus de Milo, les questions de go t ont chang d'aspect pour ceux qui sont en mesure de comprendre l'autorit de ces pr cieuses conqu tes. Il n'est plus permis aujourd'hui d'imputer la Gr ce les doctrines troites enseign es en France et en Europe dans un si grand nombre d' coles. Il me semble opportun de rendre vident pour la foule ce qui est vident pour les hommes vou s l'examen de ces questions. Parmi ceux qui maudissent la Gr ce, et je ne cr e pas un fant me pour me donner le plaisir de le combattre, combien y en a-t-il qui la connaissent, qui sachent discerner une oeuvre romaine d'une oeuvre grecque ? En pareille mati re, les clairvoyants ne sont pas tr s nombreux..."
Théodore Géricault

Théodore Géricault

Gustave Planche

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2016
nidottu
"... Pour bien comprendre le r le de G ricault dans la peinture fran aise, il ne suffit pas de l' tudier en lui-m me; une telle m thode ne conduirait qu' une v rit incompl te. L'analyse la plus attentive ne nous apprendrait pas ce qu'il a voulu renverser, ce qu'il a voulu difier. G ricault, r duit lui-m me, s par de son ma tre, isol du mi lieu o il s'est produit, ne laisse dans l'esprit qu'une notion st rile. Pour marquer sa place, pour caract riser nettement l'influence qu'il a exerc e sur l' cole fran aise, il faut commencer par d terminer les principes qui pr sidaient l'enseignement de la peinture, quand G ricault, malgr la r sistance de sa famille, quitta les livres pour le pinceau. Sans l'accomplissement de cette condition pr liminaire, il est impossible d'expliquer pourquoi, dans la plupart de ses oeuvres, l'ex cution ne s'accorde pas avec la conception, pourquoi la main est plus habile que la pens e n'est savante. Si G ricault n'e t pas rencontre dans Pierre Gu rin un adorateur fervent, un disciple fid le et obstin des principes proclam s par David, s'il n'e t pas trouv dans ce ma tre habile la ferme r solution de bl mer avec d dain, de proscrire sans piti tous les caprices de la fantaisie, s'il n'e t pas eu soutenir des luttes sans nombre contre la tradition, qui pr tendait poss der seule le secret de la beaut , il est probable que son talent n'aurait pas pris le caract re de violence et de r action qui clate dans ses moindres tudes, et qui se r v le tout entier dans son dernier ouvrage..."
Abel-François Villemain

Abel-François Villemain

Gustave Planche

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2016
nidottu
"... M. Villemain a labour dans tous les sens le terrain de l' rudition. Dou d'une m moire prodigieuse, habile saisir des rapports inattendus, il tonne le lecteur par la multitude des rapprochements en m me temps qu'il le charme par la gr ce du langage, par le choix des images, par l' l vation constante de la pens e: si parfois il se laisse aller la malice de son esprit, il n'en abuse jamais, et sait toujours s'arr ter temps: preuve inestimable de mod ration qu'on ne peut trop louer. Il ne veut pas amuser, il veut instruire. Il ne se contente pas de nous r v ler sa pens e, de nous la pr senter sous une forme claire et pr cise; il ne s'attache pas avec moins de soin, avec moins de constance d poser dans l' me du lecteur le germe des id es qu'il s'abstient d'exprimer. Il se pla t exciter l'intelligence, lui d signer des voies nouvelles. On dirait qu'il prend plaisir tromper son lecteur sur la vraie mesure de ses forces, en lui laissant croire qu'il peut marcher seul et sans secours, et plus d'une fois en effet le lecteur s'abuse et prend pour siennes les id es et les sentiments que M. Villemain vient de lui sugg rer. Qui oserait lui reprocher cet innocent artifice ? N'est-ce pas l une des applications les plus merveilleuses de l' loquence ? Associer l'auditoire l'accomplissement de sa t che, n'est-ce pas un des plus beaux triomphes de l'orateur ? ..."
Rembrandt: sa vie et ses oeuvres

Rembrandt: sa vie et ses oeuvres

Gustave Planche

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2016
nidottu
..". Si je raconte avec tant de d tails cette premi re aubaine de Rembrandt, c'est qu'elle exer a sur sa destin e une action d cisive. D'apr s le t moignage de ses contemporains, son premier voyage La Haye veilla en lui une passion nouvelle qui n'a rien d m ler avec l'art et qui ne devait plus sommeiller un seul jour: d s qu'il eut compt cent florins, il devint avare. Que voyait-il dans l'or ? Il est assez difficile de le dire. L'or ne repr sentait pas pour lui toutes les jouissances qui peuvent s'acheter, car au temps de sa plus grande richesse, il n'a jamais chang la premi re simplicit de ses habitudes. Ni ses v tements ni sa table ne r v laient son opulence. Il est donc permis de croire que l'or avait pour lui une autre signification. Peut- tre n'y voyait-il que le t moignage irr cusable de l'estime accord e son talent. Quelle que soit la valeur de cette derni re conjecture, il est hors de doute que la vie de Rembrandt s'est partag e entre deux passions, celle de l'art et celle de l'or..."
Victor Cousin

Victor Cousin

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2016
nidottu
" N Paris, le 28 novembre 1792, dans une famille d'artisans, Victor Cousin re ut l'instruction primaire, dans les coles gratuites de son quartier; son enfance se passa entre Notre-Dame et la tour Saint-Jacques. Son p re tait voltairien, sa m re pieuse: elle voulut que son fils f t baptis la cath drale, par un pr tre non asserment , et ne cessa d'entretenir et de d velopper dans son coeur le germe religieux qu'elle y avait d pos . Les premiers succ s de l'enfant d cid rent sa famille s'imposer de p nibles sacrifices pour compl ter son ducation. En quittant l' cole municipale, il fut plac d'abord chez un abb Le Clerc, qui lui enseigna les premiers l ments de la langue latine. Ce, digne abb exer ait ses l ves traduire le latin en fran ais, et regardait comme inutile de les exercer traduire le fran ais en latin. Aussi, quand Victor Cousin fut envoy au coll ge Charlemagne, pour suivre le cours complet des tudes scolaires et se mettre en tat d'aborder les professions lib rales, il se trouva d'abord la queue de sa classe, car le sujet de la premi re composition tait un th me, et l'abb Le Clerc ne connaissait et n'enseignait que la version. tonn , honteux de son chec, Victor Cousin prit sa revanche la semaine suivante en version latine..."
Titien: sa vie et ses oeuvres

Titien: sa vie et ses oeuvres

Gustave Planche

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2016
nidottu
"... L' cole de Venise, dont je n'ai pas encore parl , est repr sent e par les noms glorieux de Giorgione, de Titien, de Paul V ron se. Cependant la post rit a fait un choix, et son choix est tomb sur Titien. Si, dans quelques parties purement techniques, Paul V ron se et Giorgione l'emportent sur Titien, la pr f rence accord e ce dernier n'en est pas moins pleinement justifi e, et c'est de lui que je veux m'occuper aujourd'hui..."
François Guizot

François Guizot

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nidottu
" L' ducation de M. Guizot nous donne la cl de tous ses travaux. proprement parler, il n'a pas eu de jeunesse. N deux ans avant la convocation des tats-g n raux, lev dans la religion protestante, qui se voyait exclue de toutes les fonctions publiques, il fut men Gen ve par sa m re pour tudier librement, sans renoncer la foi de sa famille. Son p re tait mort sur l' chafaud. Il montra de bonne heure une avidit remarquable pour toutes les parties de la science humaine. Dans l'espace de quatre ans, il apprit non-seulement les langues grecque et latine, mais les quatre langues vivantes qui se parlent autour de nous, je veux dire les langues allemande, anglaise, italienne et espagnole. Il ne se contentait pas de les lire, il les parlait famili rement, si bien que d s son adolescence il ne s parait pas l'Europe de la France, et, lorsqu'il eut achev le cours de ses tudes, envoy Paris pour suivre les le ons de l' cole de droit, il recommen a seul et sans conseil toutes les tudes de ses premi res ann es. Les succ s qu'il avait obtenus, les couronnes qu'il avait recueillies, loin de l'enorgueillir et de l'aveugler, lui montraient plus clairement toutes les lacunes de son ducation. Il voulait savoir plus nettement, plus compl tement, ce qu'il tait cens savoir, et, pour r soudre les doutes qu'il avait amass s dans sa m moire, il n'h sita pas reprendre successivement tous les l ments des connaissances humaines..."
Antoine-Louis Barye

Antoine-Louis Barye

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2016
nidottu
"... Le lion expos au Louvre en 1833 excita un cri g n ral d' tonnement parmi les partisans de la sculpture acad mique. Bient t l' tonnement fit place la col re, car le public, en d pit des remontrances que lui adressaient les professeurs et tous ceux qui juraient d'apr s leurs maximes, s'obstinait louer M. Barye comme un artiste aussi hardi qu'habile. On avait beau lui r p ter que ce n' tait pas l de la sculpture; il ne tenait aucun compte de ces bruyantes d clamations, et r pondait au reproche d'ignorance en se pressant autour de l'oeuvre nouvelle. Quand le mod le, achet par la liste civile et fondu la cire par Honor Gonon avec une rare pr cision, fut plac aux Tuileries, on raconte qu'un artiste, connu depuis longtemps par l'in branlable fermet de ses principes, s' cria avec une col re pleine de na vet . Depuis quand les Tuileries sont-elles une m nagerie ? ..."