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Kirjailija

Henri Blaze De Bury

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 76 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2010–2025, suosituimpiin kuuluu Vérone et le Maréchal Radetzky. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

76 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2010–2025.

Goethe et la Comtesse Stolberg

Goethe et la Comtesse Stolberg

Henri Blaze De Bury

Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
Il existait au XVIIIe si cle un sentiment que nous ne connaissons plus aujourd'hui: on avait alors avec une femme d'esprit une liaison tout intellectuelle, pistolaire, si je puis m'exprimer ainsi, et cela sans que personne songe t le trouver mauvais, pas m me le mari, qu'on admettait tout le premier dans les secrets de la correspondance. C' tait un attachement qu'on ne d finit gu re, de l'amiti si l'on veut, mais plus tendre et plus chaleureuse, de l'amour qui pr tendait n' tre que de l'amiti , quelque chose enfin qui rappelait la chevalerie dans le monde de l'intelligence. On tenait journal l'un pour l'autre, on s' crivait mille bagatelles qui nous font sourire aujourd'hui et qui charmaient. Du reste, tout cela n'emp chait pas d'aimer ailleurs; si la pens e tait prise, le coeur ne l' tait qu' demi, et les sens restaient libres; et puis les vicissitudes de la passion formaient comme autant d' pisodes dont le roman s'embellissait. C'est ce sentiment mixte, qui n'est apr s tout que le sentiment de P trarque pour Laure, d gag du mysticisme du XVe si cle, que nous devons ces lettres de Goethe la comtesse Auguste Stolberg, avec cette circonstance tout originale que Goethe et la comtesse Stolberg ne se connaissaient que par interm diaires, et commenc rent, sans jamais s' tre vus, une correspondance des plus intimes...
La Musique et ses destinées

La Musique et ses destinées

Henri Blaze De Bury

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2018
nidottu
Oublieuse de sa vocation sup rieure, d daignant l'id al, la musique semblait alors n'avoir qu'un but: fournir au chanteur l'occasion de briller, associant de ga t de coeur ses effets ceux de sopranistes d'une virtuosit vocale souvent merveilleuse, mais dont les intentions et l'intelligence dramatiques taient, selon toute apparence, au-dessous m me de ce que nous montrent les toiles du th tre contemporain. R agir contre un si ridicule asservissement devenait une loi; l'Allemagne intervint, et, s'emparant de la forme lyrique italienne, elle entreprit de la redresser et de l'organiser dramatiquement. Jusque-l tout est bien; mais, pour que le syst me e t toute son autorit , il faudrait que Mozart e t pr c d Gluck, et l'histoire nous enseigne justement le contraire. Gluck, dans la pens e des orthodoxes, tant un progr s sur l'auteur de Don Juan, Mozart leur devient un g nie encombrant, ils ne savent que faire de lui, et le classent parmi les compositeurs de musique absolue: Mozart, en m me temps que des op ras, n'a-t-il pas crit des symphonies et des sonates ? N'en parlons plus, c'est un sp cialiste, une de ces natures trop essentiellement musicales pour ne pas se refuser faire de larges concessions l' conomie th trale...
La Comtesse Aurore de Koenigsmark

La Comtesse Aurore de Koenigsmark

Henri Blaze De Bury

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2018
nidottu
Pour peu qu'on se soit attard quelque temps dans certaines r sidences de l'Allemagne, qu'on ait tudi leurs annales priv es, parcouru leurs jardins, leurs ch teaux, leurs biblioth ques, leurs galeries de portraits, on aura remarqu la singuli re influence que l'exemple de Louis XIV exer ait au XVIIe si cle sur la plupart des princes du saint-empire. Tout en faisant cause commune avec les ennemis de la France, tout en se liguant contre elle avec la Hollande et les Pays-Bas, on subissait distance l'ascendant supr me du grand roi, on copiait son attitude, on l'imitait dans ses magnificences et ses amours. S'il me fallait trouver une p riode interm diaire entre le rel chement des moeurs au XVIIe si cle et la licence du XVIIIe, c'est en Allemagne que je la chercherais. Chacun de ces lecteurs, chacun de ces ducs et de ces princes veut avoir son Versailles et son Marly; mais, comme une copie rench rit toujours sur l'original, les faiblesses de Louis XIV perdent chez ses imitateurs d'outre-Rhin cet air de grandeur qui les dissimule aux yeux du monde, et pour la premi re fois se d pouillent de ces r serves d centes qui sont comme un hommage rendu la vertu. Vous n' tes pas encore au Parc-aux-Cerfs, mais d j vous n' tes plus Versailles, et cependant que d'aimables fant mes peuplent ces solitudes aujourd'hui silencieuses et d laiss es de la Saxe- lectorale et du Hanovre ...
Eothen: Un humoriste en Orient

Eothen: Un humoriste en Orient

Henri Blaze De Bury

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2018
nidottu
... On voit bien que l'excentricit anglaise ne fait faute pas un de ces voyageurs. Chacun a son parti pris et son id e fixe, quelquefois assez triste, comme chez M. Hill, que poursuit en tous lieux le fant me du papisme, et qui se ferait plut t ren gat et circoncis que chr tien catholique. Ni M. Hill, ni lord Nugent, ne nous ont captiv , tout respectables qu'ils soient. Nous nous sommes laiss attirer et s duire par des originalit s plus capricieuses et plus douces. Nous avons lu M. Cameron par exemple, le chevalier errant de l'empereur de Russie; M. White, l'observateur infatigable des rues de Constantinople; enfin l'auteur anonyme d'Eothen, railleur sans piti des splendeurs et des ruines orientales. Ceux-l , nous les avons suivis, nous les avons tudi s, nous les aimons, l'auteur d'Eothen surtout, qui est un humoriste pur, et qui appartient une famille d'esprits libres, penseurs que rien ne discipline, po tes que rien n'entrave, ob issant leurs impressions vraies. Montaigne n' tait pas d'une autre race, et c'est un des plus aimables chefs de cette famille que nous estimons tant...
Arthur Goergei

Arthur Goergei

Henri Blaze De Bury

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2018
nidottu
La guerre de Hongrie aura t t ou tard son histoire d finitive. c t des sources officielles qui en Russie et en Autriche se sont d j produites, la litt rature des m moires et des confidences personnelles vient son tour apporter de nouvelles lumi res sur quelques-uns des principaux acteurs du drame madgyar. En ce point, l'ouvrage que le g n ral Goergei vient de publier ne saurait trop attirer l'attention. Pour la premi re fois une voix grave et autoris e s' l ve du sein de la patrie hongroise, et cette voix est celle du jeune g n ral qui, durant une campagne d'un an et demi, a port le plus haut la gloire des armes nationales. Suivez Goergei, et il vous introduira dans le camp madgyar, la di te de Pesth et de D breczin, et jusque dans le sanctuaire de cette camarilla myst rieuse dont les pu rilit s et les intrigues, apr s avoir tout compromis, devaient tout perdre. Chose difiante et curieuse que de voir aux prises ces deux h ros de la r volution hongroise: Kossuth et Goergei, l'homme de tribune et l'homme d' p e, le soldat et l'orateur. L'histoire de cet antagonisme d'avance pressenti n'est au fond que l'histoire de toutes les r volutions...
Histoire d'une déportée à Botany-Bay

Histoire d'une déportée à Botany-Bay

Henri Blaze De Bury

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2017
nidottu
Une idylle populaire, prise dans la vie r elle la plus basse et la plus sauvage, commenc e au bruit de l'Oc an germanique, et qui va s' teindre au murmure de la mer Pacifique, remplit ces deux petits volumes, crits avec gaucherie et pesanteur. Les faits en sont authentiques, av r s, attest s par les journaux du temps et les registres de l'autorit judiciaire; car la justice, qui se m le assez volontiers des romans du peuple, a pris grande part celui-ci. D'ailleurs la marquise de Cornwallis, aujourd'hui vivante, et le recteur actuel de Waltham, M. Richard Cobbold, ministre honorable de la communion anglicane, se portent caution du h ros et de l'h ro ne, si tant est que ces mots conviennent. C' taient une villageoise de Nacton, pr s de la c te, et un matelot occup de faire la contrebande. Quelque int r t moral et m me historique rel ve sans doute ces humbles aventures; elles annoncent et d crivent un tat de moeurs extraordinaire et inconnu; toutefois je ne conseille ni aux dames po tes, ni aux statisticiens, ni aux savants, de perdre leur temps lire une histoire d'amour aussi vulgaire. Ils sont avertis, et doivent se tenir sur leurs gardes; s'ils ne rencontrent dans ces pages, qui ne valent que par la r alit , ni rudition, ni m taphysique, ni grandes vues, ils ne s'en prendront qu' eux-m mes de les avoir abord es et parcourues...
Cléopâtre

Cléopâtre

Henri Blaze De Bury

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2017
nidottu
La v rit de l'histoire est souvent dans le cri d'un po te. Les gros livres ont leur parti-pris, leurs syst mes; les m moires mentent; l'inspiration, il la faut subir. crivant, nous sommes de sang-froid: celui qui chante ne se poss de plus; on n'est un lyrique qu' ce prix. Les vrais inspir s perdent terre, et presque toujours en disent plus qu'ils ne voudraient. Qui ne conna t, ne sait par coeur l'ode d'Horace: Nunc est bibendum, nunc pede libero .. Il y a plus que la joie de la victoire dans ces fameuses strophes, il y a le cri de lib ration; l' me de tout un peuple y respire. Un immense danger a menac Rome: ce danger, les dieux l'ont conjur ; enfin on va donc revivre. Lisons ces vers comme on les doit lire, en nous reportant au centre des v nements: les triomphes inesp r s provoquent seuls de tels lans, cette exaltation capiteuse ne saurait tre que le contre-coup d'une grande pouvante; tre furieux, c'est n'avoir plus peur force d'avoir peur, et dans ces cas-l la colombe frapperait l' pervier du bec. Vous vous dites: Faut-il que ces Romains aient trembl pour triompher si bruyamment et quelle ennemie tait donc cette Cl op tre dont la disparition les soulageait d'un poids si lourd ? L'ode d'Horace est un document que revendique l'histoire; la sup riorit de Cl op tre y clate de partout. A travers les jubilations de cet hymne entonn la gloire du vainqueur, vous surprenez chez le po te un mouvement de sympathie, d'admiration involontaires pour la grande gyptienne...
Mozart et la Flûte enchantée: Souvenirs d'Allemagne

Mozart et la Flûte enchantée: Souvenirs d'Allemagne

Henri Blaze De Bury

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2017
nidottu
Si nos sentiments, notre coeur, se pouvaient pr ter aux m mes transformations que notre intelligence, s'ils taient susceptibles de la m me perfectibilit , l'homme aurait depuis longtemps chang de nature. La source des id es est in puisable, non point celle des sentiments. Le musicien pas plus que le po te ne saurait donc, quoi qu'il fasse, exprimer jamais qu'une somme restreinte de sentiments et de sensations; mais si la somme est d finie, le sentiment en soi est infini, et de m me qu'il n'existe pas deux hommes qui sur tous les points se ressemblent, qu'on ne trouve pas deux feuilles d'arbre exactement identiques, de m me chacun de nous a sa fa on d' tre affect de chacun de ces sentiments. L , pour un artiste, est la vraie, l' ternelle source de toute originalit , car s'il y a mille mani res d' prouver un sentiment, il y a mille mani res de le rendre, il y a mille mani res d' tre neuf, d' tre inspir , Qui songe pourtant se poser aujourd'hui de tels principes ? M diter un sujet, le retourner sous toutes ses faces, sentir sa musique avant de l' crire, c' tait bon, tout cela, pour les ma tres Ils cr aient, et nous voulons faire. Or, comme pour tirer de nos ouvrages renomm e et profit il nous faut commencer par agir sur le public, cette originalit qu'il serait trop long et peut- tre impossible d'aller puiser sa vraie source, nous la demandons de syst matiques combinaisons. Inhabiles trouver l'id e, nous ne cherchons plus le nouveau que dans la forme, que dis-je, la forme ? dans l'absolue n gation de la forme...
Le Dernier des Koenigsmark

Le Dernier des Koenigsmark

Henri Blaze De Bury

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2017
nidottu
Il y a quelques ann es que, revenant des eaux, ma voiture se rompit, et je dus, en attendant qu'elle f t r par e, m'arr ter Celle pour plusieurs heures. Ces lignes servent d'introduction un r cent crit o les faits qui vont nous occuper sont discut s par un juge tr s comp tent 1. L'auteur, homme du monde et poss dant fond cette imperturbable connaissance des g n alogies princi res qui m'a toujours sembl distinguer particuli rement la noblesse hanovrienne, profite de son loisir forc pour visiter la r sidence des anciens ducs de Celle. Apr s s' tre promen dans ces jardins aujourd'hui abandonn s, il entre au ch teau, en parcourt les mornes solitudes, et descend aux caveaux fun bres, o il s'arr te devant un cercueil d'apparence tr s humble, sans inscription, rel gu au coin le plus obscur de la sombre et lugubre demeure. Ce cercueil, ce qu'on suppose, contient les restes de l'infortun e princesse Sophie-Doroth e, femme de l' lecteur George-Louis de Hanovre, plus tard roi d'Angleterre sous le nom de George Ier. D'explorations en explorations, inspir par la m lancolie de ces solitudes, le voyageur est amen dire son mot dans une question dont l'int r t path tique s'est raviv de nos jours, gr ce l'infinit de mat riaux in dits et de documents nouveaux exhum s et r unis par les laborieuses investigations d'un savant su dois. Cette question ne touche pas seulement l'histoire de la maison de Hanovre, mais celle de l'aventureuse famille des Koenigsmark...
Le Salon de 1849

Le Salon de 1849

Henri Blaze De Bury

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2017
nidottu
" ... Ainsi, en cartant de trop nombreux emprunts, si nous recherchons ce qui nous appartient v ritablement en propre, que trouvons-nous ? Le paysage, les peintures d'animaux et le tableau de genre: triste bilan, quand on se reporte aux richesses d'autrefois. La grande peinture, les tableaux religieux, les compositions historiques dans l'acception traditionnelle du mot, ne se composent que d'imitations plus ou moins habiles. L'originalit ou plut t le germe d'originalit de l' poque actuelle, c'est un sentiment des harmonies du monde physique que l'antiquit ne semble pas avoir connu, que l' ge chr tien n'admit qu'accessoirement et qui reste le seul go t, la derni re aspiration d'une g n ration vieillie. Ce sentiment encore instinctif rev t, chez la masse, une expression grossi re, et n'est qu'une sorte de protestation brutale contre les anciennes traditions. Ce sont les r alistes purs. Chez quelques-uns, et c'est un bien petit nombre, il est accompagn d'une recherche de l'id al, d'un certain parfum de po sie intime, senteur avant-courri re peut- tre d'un printemps nouveau. Si ces deux l ments, naturalisme et r verie, parviennent se combiner dans une juste mesure si le premier ne se d veloppe pas de fa on absorber le second et nous conduire, de d gradations en d gradations, jusqu'aux derni res extravagances du mat rialisme hollandais, l'art moderne aura rencontr une formule durable et f conde. Le salon de 1849 exprime assez exactement la phase pr sente d'incertitude et de transition. ce point de vue, il offre un int r t tout sp cial. Imitation et fantaisie r aliste, ces deux tendances, qui partout pr valent sur les anciennes distinctions d' coles, nous indiquent le seul ordre logique suivre dans ce d pouillement des derniers travaux de la peinture contemporaine..."
Le Salon de 1848

Le Salon de 1848

Henri Blaze De Bury

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2017
nidottu
" ... Les arts n'ont peut- tre jamais pris en France un d veloppement plus consid rable que dans ces derni res ann es. On a immens ment produit; mais les oeuvres sont plus vari es que choisies. On reconna t tout d'abord, en parcourant la vaste galerie du Mus e, recouverte de tableaux modernes dans toute son tendue, cette facilit de conception et de reproduction qui caract rise le g nie fran ais. Dans toute cette peinture, il y a plus d' clat que de solidit , plus d'aisance que de correction. Comme chez nos improvisateurs quotidiens, crivains politiques ou litt raires, c'est rapide, c'est clair, c'est amusant, mais peu profond. Uni la litt rature par des harmonies communes, l'art est comme elle l'expression de la soci t . Chaque cole, chaque secte, chaque petite glise litt raire a son analogue chez les peintres. Nous avons les rudits, les na fs, les penseurs, les analystes, les r veurs, les philosophes et les n o-chr tiens. L'un recherche la chronique, l'autre l'anecdote dramatique, quelques-uns l'histoire. Tous font grand cas de la couleur locale et du d tail technique et pittoresque..."
Le Roman dans le monde

Le Roman dans le monde

Henri Blaze De Bury

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2017
nidottu
" Dans cette d ch ance momentan e que l'envahissement de l'esprit industriel a fait subir aux lettres depuis quelques ann es, c'est, personne ne le niera, le roman qui a surtout souffert. Rien n' tait plus naturel: si aucun genre, pour tre amen sa vraie perfection, ne demande peut- tre un don plus r el, un talent plus exerc , cette forme, en revanche, semble plus qu'une autre encourager l'inexp rience et appeler le m tier. C'est l surtout que l'abus du talent est possible; c'est l que l'improvisation h t e vient le plus facilement ob ir aux avides exigences. Quoi de plus commode ? On n'a qu' laisser courir sa plume, on n'a qu' suivre au hasard les fantaisies d'une imagination rompue la production comme une besogne quotidienne. Le temps sans doute est la premi re loi de l'art, et plus d'un ma tre a cru na vement que la composition, que le style, avaient leurs veilles n cessaires. Mais ce sont l des susceptibilit s et des scrupules dont il est facile de se gu rir. Si les vanit s sont exigeantes, elles ont aussi leurs illusions: il suffit de prendre les profits du labeur pour les ch ances de la gloire, et les annonces des journaux complices pour les chos de la popularit . Une question seulement reste vider, c'est de savoir si le public, un instant leurr , est rest de la partie. Il faudrait tre bien aveugle pour ne point s'apercevoir du d go t presque universel qu'ont suscit tant de maladives productions, du discr dit marqu dans lequel tombe de plus en plus la litt rature du jour..."
La reine Cléopâtre: l'enchanteresse

La reine Cléopâtre: l'enchanteresse

Ed Le Mono; Henri Blaze De Bury

Editions Le Mono
2016
nidottu
La reine Cl op tre (ou Cl op tre VII ) est l'une des reines antiques les plus populaires de nos jours. Sa beaut et son r gne autoritaire ont inspir de nombreuses oeuvres dans l'art, le cin ma et la litt rature. "Si Cl op tre revenait au monde, la noble dame rougirait et s'indignerait de voir sur quels indices nous la jugeons, et que la post rit en soit r duite ne pouvoir, au sujet d'une beaut comme elle, interroger que le ciseau d'un art provincial de la Haute- gypte au temps de la d cadence..."