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Kirjailija
Jean Giraudoux
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 145 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1974–2026, suosituimpiin kuuluu Sirènes. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Juliette, en provinciale intuitive et intr pide, s'autorise quelques vacances avant son mariage pour exp rimenter l'inconnu . . Elle poss de un cahier o sont not s les noms de quelques hommes rencontr s pendant son adolescence, part Paris pour les conna tre, et peut- tre m me de les s duire. Elle va trouver en eux des symboles, arch type de p ch capital ou coquilles vides, du vaniteux l' crivain rat , du savant maniaque au violeur: V rificatrice de l'irr el, de l'inimaginable, du non-r volu, Juliette s' tonnait de retrouver les tres qu'un de ses d sirs d'enfant avait attir s un quart d'heure l'existence emport s d sormais par l' ge, soumis au contr le des concierges, et marqu s, pour qu'elle n'e t pas de doute sur leur qualit humaine, d'une dent d'or ou d'un coryza. Finalement, Juliette retourne chez elle, avec G rard qui elle ne raconte aucune de ses derni res exp riences.
Extrait: Jacques l' go ste J'ai d'abord un ami. Nous sommes tous deux de grande taille, tous deux blonds. Nous irions du m me pas, dans nos promenades, s'il n' tait fl neur et badaud. Mais tienne voit tout, except ce qui est devant lui; je lui ferai commander des oeill res. Quand un chat ronronne, sur un seuil, dans une fen tre, il lui gratte longuement la t te, il num re en miaulant ses charmes, mais si sa vue l'animal voulut fuir, il esquisse les premiers pas d'une poursuite acharn e, pousse des cris, et l' pouvante. Aux chiens, d clare-t-il, il se doit de ne point celer qu'ils sont vraiment trop l ches, trop esclaves; il ne se hasarde gu re d'ailleurs les caresser. Pour ses amis les oiseaux, aux boutiques des quais, il leur fait visite couple par couple. Il f licite l'oiseleur qui dressa son talage comme une chelle vivante, les poules la base, les cailles vers le centre, les colibris au sommet.
Il s'agit l du tout premier Giraudoux, quand il tait r dacteur au Matin et crivait de temps en temps, de 1908 1911, un conte pour ce journal. Onze contes au total, exercices de style et d'humour. Il s'y montre l ger, parfois trop (c'est pour lui une r cr ation), railleur ou gentiment dr le, et joue d j continuellement avec les mots et les clich s.
Les Provinciales sont la premi re oeuvre litt raire de Giraudoux et se passent dans le paradis perdu de son enfance, dans le Limousin, Bellac et Pellevoisin. La premi re partie du recueil contient trois nouvelles: De ma fen tre, Sainte Estelle et Le Petit Duc, o abondent comparaisons et m taphores campagnardes insolites qui laissent pressentir le grand po te en prose que deviendra le petit Jean. La deuxi me partie des Provinciales d bute par trois br ves all gories: Le Printemps, La Nostalgie, et l'amour, l'amiti . Ces po mes en prose sont suivis de La Pharmacienne, histoire amusante de la m saventure d'un agent voyer (de la voirie) qui, voyant mal, s' tait tromp de femme...
La guerre de Troie n'aura pas lieu est une pi ce de th tre de Jean Giraudoux, jou e la premi re fois le 22 novembre 1935 au Th tre de l'Ath n e sous la direction et avec Louis Jouvet. Cette oeuvre cherche d chiffrer les motivations fratricides de la future Seconde Guerre mondiale, comme un avertissement. L'auteur y met en relief le cynisme des politiciens ainsi que leur manipulation des symboles et de la notion de droit. La pi ce met en lumi re le pacifisme de Giraudoux qui avait combattu en France et la bataille des Dardanelles mais aussi sa lucidit devant deux b tises, celle des hommes et celle des l ments
La ravissante Alcm ne, reine de Th bes, pouse d'Amphitryon, est l'objet du d sir de Jupiter qui souhaite l'enfanter d'Hercule. Jupiter aime en Alcm ne l'amour humain que celle-ci porte son poux et son infaillible fid lit le trouble. Avec Mercure il fomente une diversion pour tromper Alcm ne en envoyant Amphitryon la guerre et en prenant sa forme humaine, sachant qu'il s'agit du seul stratag me possible pour parvenir ses fins. Mercure, incarn sous la forme de Sosie, annonce la reine que son mari, reviendra secr tement le soir m me du champ de bataille pour passer la nuit aupr s d'elle. Alcm ne le croit et l'attend dans la p nombre au balcon. Jupiter, sous la forme d'Amphitryon, passe une divine nuit avec Alcm ne qui ne se doute de rien...
Le roman commence en janvier 1922. Le narrateur apprend qu'un c l bre juriste allemand, Siegfried von Kleist, est en r alit l'un de ses amis, l' crivain Forestier. Pendant la guerre, une blessure a rendu Forestier amn sique; il a t recueilli et a poursuivi sa vie sous un nom tout diff rent. Le narrateur part donc pour Munich o il peut identifier Forestier avec l'aide du baron Zelten. Mais ce voyage le replonge dans ses souvenirs d' tudiant et est l'occasion de plusieurs autres aventures. Le narrateur traverse l'Allemagne revancharde d'apr s la premi re guerre mondiale. Finalement, le narrateur rentre dans le Limousin, sa r gion natale, en compagnie de Forestier, o ils comptent vivre une vie paisible.
LA FOLLE DE CHAILLOT (1945) Vous pouvez tol rer cela, un monde o l'on ne soit pas heureux, du lever au coucher ? O l'on ne soit pas son ma tre ? Seriez-vous l ches ? Puisque vos bourreaux sont les coupables, Fabrice, il n'y a qu' les supprimer (acte I) la terrasse de "Chez Francis", des hommes d'affaires veulent d truire Chaillot pour trouver du p trole. Par le chantage, ils poussent Pierre au crime; il tente de se suicider. Alors para t Aur lie, Folle grotesque et sublime. Elle chasse les escrocs et redonne Pierre le go t de la vie. Avec le Chiffonnier, Irma la plongeuse et le peuple de Chaillot, elle d clare la guerre aux mecs qui envahissent le monde. Dans son sous-sol, avec les Folles de Passy, de Saint-Sulpice et de la Concorde elle constitue ? en prenant le th ? un tribunal pour juger les exploiteurs. Apr s une plaidoirie cynique de leur avocat, incarn par le Chiffonnier, les affairistes sont condamn s. Attir s par l'odeur du p trole, ils se pr cipitent dans une trappe sans fond ? d'o miraculeusement ressortent les bienfaiteurs de l'humanit . L'h sitant Pierre finit par embrasser Irma et la Folle retourne ses prot g s, les animaux: Il n'y a pas que les hommes ici-bas. Occupons-nous un peu maintenant des tres qui en valent la peine Cette fable comique, qui donne une forme th trale aux propositions politiques de Pleins pouvoirs (1939), lie l' vocation du temps perdu de surprenantes proph ties cologistes. Derri re un r le fascinant se d couvre une interrogation essentielle sur le monde. La pi ce, cr e l'Ath n e apr s la mort de Giraudoux par Moreno et Jouvet, connut un triomphe et n'a cess d' tre repr sent e en France et l' tranger. Aux tats-Unis elle a t adapt e en musical sur Broadway, en film avec K. Hepburn (1969).
Agamemnon, Le Roi des Rois, a sacrifi sa fille Iphig nie aux dieux. Sa femme Clytemnestre, aid e de son amant, gisthe, l'assassine son retour de la guerre de Troie. Oreste, le fils est banni. Reste lectre, la seconde fille: Elle ne fait rien, ne dit rien. Mais elle est l . Aussi gisthe veut-il la marier au jardinier du palais afin de d tourner sur "la famille des Th ocathocl s tout ce qui risque de jeter quelque jour un lustre f cheux sur la famille des Atrides". Sur ce grand mythe de l'Antiquit , Jean Giraudoux a crit sans doute sa meilleure pi ce. lectre poss de une force tragique surprenante, sans jamais perdre cet esprit tincelant, cet humour qui ont fait de Jean Giraudoux un des plus importants dramaturges du xxe si cle.
En progressant dans ce recueil de trois nouvelles o trois personnages respectifs font brandir trois diff rents d fauts l' go sme, la faiblesse et la paresse, on trouve une profondeur purement philosophique. L'auteur nous pressente trois personnages Jacques, Don Manuel et Bernard comme des personnages heureux vivant une aisance o parfois l'esth tique devient en quelque sorte une contemplation sur soi-m me comme objet, mais dans le fond ces personnages constituent un loge l'irresponsabilit .
R sum Dans L' cole des indiff rents Jean Giraudoux nous fait explorer gr ce l'esth tique du d tail trois personnages Jacques l' go ste, Bernard le paresseux et le faible Bernard . La m taphore giralducienne loin de traiter les objets comme les humains et les humains comme des dieux, compare plut t les humains des objets et se livre d'insolites jeux d' changes entre le concret et l'abstrait. Une criture po tique avec des images en mouvement associant imagination, humour, fantaisie, lyrisme et profondeur philosophique
Argument: D tournez-moi de la faveur de Jupiter La ravissante Alcm ne, reine de Th bes, pouse d'Amphitryon, est l'objet du d sir de Jupiter qui souhaite l'enfanter d'Hercule. Jupiter aime en Alcm ne l'amour humain que celle-ci porte son poux et son infaillible fid lit le trouble. Avec Mercure il fomente une diversion pour tromper Alcm ne en envoyant Amphitryon la guerre et en prenant sa forme humaine, sachant qu'il s'agit du seul stratag me possible pour parvenir ses fins. Mercure, incarn sous la forme de Sosie, annonce la reine que son mari, reviendra secr tement le soir m me du champ de bataille pour passer la nuit aupr s d'elle. Alcm ne le croit et l'attend dans la p nombre au balcon. Jupiter, sous la forme d'Amphitryon, passe une divine nuit avec Alcm ne qui ne se doute de rien. Jupiter charge ensuite Mercure d'annoncer sa venue officielle dans Th bes pour son union au grand jour avec la reine. Inform e, toute la ville se presse aux portes du palais, pour se r jouir de la bonne nouvelle. C'est alors qu'Alcm ne, d sesp r e car refusant de trahir son mari et pr f rant cela la mort, re oit la visite de L da, qui a t , elle aussi, une lue de Jupiter. L da, que Jupiter n'a vue qu'une seule fois, fait part Alcm ne de son d sir de le revoir. Cette derni re se d tourne de ses projets de suicide, et imagine un stratag me pour chapper au grand dieu. Elle supplie L da de prendre sa place au matin dans la sombre chambre nuptiale; L da y consent. Amphitryon de retour de la guerre au matin est dup par sa femme qui est s re alors de reconna tre en lui Jupiter. Il passe un moment l'aube avec L da. Jupiter arrive alors dans Th bes en liesse pour consommer officiellement son union et enfanter la reine d'Hercule. Amphitryon, sorti des bras de L da qu'il a pris pour sa femme, s'interpose alors, mais malgr ses protestations, il est oblig de se plier la volont du grand dieu. Alcm ne, seule avec Jupiter, tente alors une derni re esquive d sesp r e, en lui proposant un march elle lui propose de devenir son amie ce qui est in dit car les dieux ignorent tout de l'amiti . Apr s diverses pr cisions, Jupiter comprend et accepte. Une derni re preuve est impos e par Jupiter; si la malheureuse arrive justifier son refus aux Th bains, il la laissera. Comme elle y parviendra, le grand dieu la quitte comme un ami. Toutefois il lui fait promettre que son futur fils se nommera Hercule. Alcm ne accepte et est heureuse d' tre rest e fid le. Or, par deux fois, la reine a entrevu la terrible v rit sans totalement se l'avouer. Elle demande Jupiter l'oubli de cette terrible journ e qu'il lui accorde sous la forme d'un baiser. Jupiter embrasse Alcm ne, profond ment troubl e par la familiarit de ce baiser, et satisfait de son stratag me victorieux s'en va. Devant la pl be th baine, elle d clare avoir embrass pour la troisi me fois le Dieu des dieux.
lectre est une pi ce de th tre en deux actes de Jean Giraudoux, repr sent e pour la premi re fois le 13 mai 1937 au th tre de l'Ath n e dans une mise en sc ne de Louis Jouvet. Agamemnon, Le Roi des Rois, a sacrifi sa fille Iphig nie aux dieux. Sa femme Clytemnestre, aid e de son amant, gisthe, l'assassine son retour de la guerre de Troie. Oreste, le fils est banni. Reste lectre, la seconde fille: Elle ne fait rien, ne dit rien. Mais elle est l . Aussi gisthe veut-il la marier au jardinier du palais afin de d tourner sur "la famille des Th ocathocl s tout ce qui risque de jeter quelque jour un lustre f cheux sur la famille des Atrides". Sur ce grand mythe de l'Antiquit , Jean Giraudoux a crit sans doute sa meilleure pi ce. lectre poss de une force tragique surprenante, sans jamais perdre cet esprit tincelant, cet humour qui ont fait de Jean Giraudoux un des plus importants dramaturges du XXe si cle. Passage pique de l'Odyss e d'Hom re, repris ensuite sous forme de trag die aux d buts de celle-ci par Eschyle, Sophocle et Euripide au Ve si cle avant notre re, l' lectre de Giraudoux appara t comme la r criture de la r criture d'un mythe. Avec de nombreuses modifications anachroniques, notamment le r le du couple bourgeois comme un mirage burlesque du couple tragique, lectre est une des nombreuses preuves de l'intemporalit de la trag die. crite en 1937, il s'agirait en effet d'une trag die bourgeoise, selon Jean Giraudoux lui-m me. Apr s la tragique mort d'Agamemnon, roi d'Argos assassin son retour de Troie, lectre, fille de celui-ci et de la reine Clytemnestre, cherche le coupable tout en ressentant une haine inexplicable pour sa m re. L'arriv e d'Oreste, son fr re exil depuis le myst rieux assassinat, et les confessions d'adult re faites par la femme du pr sident du s nat celui-ci, aideront lectre dans sa qu te qui la m nera finalement tre l'objet de la mal diction qui p se sur sa famille. Le personnage ponyme dirige son fr re et s'affirme, c'est r ellement le personnage principal.
R sum En 1908, Giraudoux a vingt-six ans. Il commence publier des contes dans deux quotidiens, Le Matin et Paris-Journal. L'humour et la fantaisie clatent sans contrainte dans ces courtes pi ces tincelantes. Joyeux et mystificateur, Giraudoux fait parler Ulysse comme un Hom re burlesque. Il met en sc ne Sherlock Holmes (mais un Sherlock Holmes l'envers), tandis que ses personnages de la vie parisienne voquent, trente-cinq ans l'avance, ceux de La Folle de Chaillot.