Kirjojen hintavertailu – 12 859 818 kirjaa ja 27 kauppaa

Kirjailija

Jean Lorrain

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 133 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1999–2026, suosituimpiin kuuluu L'ombre Ardente. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

133 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 1999–2026.

Monsieur de Phocas

Monsieur de Phocas

Jean Lorrain

Alastor Press
2016
nidottu
"Vare sig det är en ädelsten eller en blick jag lustar efter, är det ett slags sjögrön genomskinlighet som förtrollar, nej, besätter mig; det är som en hunger i mig. Förgäves söker jag denna glans i pupiller och ädla stenar, men inget mänskligt öga har den. Ibland har jag skymtat den i en statys tomma ögonhåla eller under de målade ögonlocken på ett porträtt, men det har bara varit en illusion, lystern försvinner nästan innan den ens hinner upptäckas." Jean Lorrains (1855-1906) majestätiskt dekadenta roman, kväljande kvav av opium och eter, beskriver den depraverade ädlingen Monsieur de Phocas sökande efter den förlösande blicken, lystern som kan rädda honom ur den vansinnets virvel han sugs ner i. Så som Huysmans Mot Strömmen kan sägas inleda dekadensen, är Monsieur de Phocas dess slutpunkt. "Det förrförra sekelskiftet innebar en kris på i stort sett alla plan: en andlig, intellektuell, konstnärlig, moralisk och socioekonomisk kris. Jean Lorrain fångade den, ja man kan rentav säga att han personifierade den. Den här boken är år 1900", skriver Kristoffer Leandoer i sitt förord. Jean Lorrain var estet, journalist, dandy, erotoman, korsetterad, homosexuell, eterdrickare, sminkad, parfymerad, en pseudonym, en mask, Prousts duellant, narkoman, författare, resenär, en skandal, insolent, dekadent; inget för moralister och kräsmagade.
Un crimen desconocido y otros relatos

Un crimen desconocido y otros relatos

Jean Lorrain

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
Jean Lorrain (1855-1906) es el seud nimo que utiliz el escritor franc s Paul Alexandre Martin Duval. Miembro del movimiento simbolista, Lorrain fue uno de los escritores franceses menos pol ticamente correctos de su agitada poca: No dudaba en proclamar su homosexualidad y su pasi n por los luchadores de feria, adem s de considerarse un agitador y explorador del vicio y la vulgaridad, curiosa combinaci n que le hace caer a menudo en el mal gusto, y que le vale el desprecio de algunos de sus contempor neos. Sin embargo, detr s de esta insostenible condici n de su extraordinaria personalidad, Jean Lorrain fue y es a n hoy d a un escritor admirable.
Hélie, garçon d'hôtel

Hélie, garçon d'hôtel

Jean Lorrain

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
"Je touchais l'homme l' paule. Il se tournait lentement vers moi. C' tait bien lui, H lie, gar on d'h tel. H lie, le gar on de l'h tel de la Prudence, Marseille, sa philosophie avertie et sa r signation d sabus e de pauvre h re en marge de la soci t , H lie et son doux je m'en foutisme de d class , depuis sa premi re enfance victime de l'injustice des pr jug s et des lois. H lie, quinquag naire pave de tout tablissement o l'on mange, o l'on aime et o l'on dort, H lie, tour tour plongeur, serveur, gar on d'h tel, gar on de caf , extra, gardien de villas, homme de peine et m me pisteur, des meubl s de Marseille aux garnis des halles et des rues chaudes de Toulon aux pensions de famille de Nice, tomb dans la mis re et l'h b tude o je le retrouvais. H lie C' tait bien lui. Il levait sur moi deux yeux de stupeur, deux yeux clignotants et noy s d'ivrogne, et, de sa voix tra narde, aux inflexions mouill es, o les fins de phrases tombaient avec un bruit flasque, une voix cul e comme une vieille semelle: - Eh bien oui, monsieur Jacques, c'est bien moi. Cette voix sp ciale ne me permettait plus un doute. D figur par la l pre ou masqu d'une cagoule, j'aurais reconnu entre toutes cette voix grasse et trou e comme une vieille conduite d' vier. Elle m'avait communiqu , cette inoubliable voix, tant de stup fiantes r flexions et tant d'impr vues histoires La m moire d'H lie, son imagination aussi, tait le rendez-vous des choses la fois les plus effroyables, les plus divertissantes et les plus baroques. Il y avait de tout dans sa vie: des souvenirs d'offices et des souvenirs de bouges, des relents de cuisines et de lupanars, des parfums de boudoirs et des moisissures de garnis. Dans sa vie, multiple et si remplie qu'elle en avait crev son enveloppe ext rieure devenue pareille une loque, H lie avait fr quent des voleurs, des banquiers, des chasseurs de cercles, des comtes du Saint-Empire, des femmes galantes, des filles soumises, des gar ons de bains, des mineurs des deux sexes, des cosmopolites et m me des messieurs du clerg , sans oublier les marchands de billets, les camelots et les danseurs de bal public. H lie avait m me t , je crois, vaguement, machiniste dans un th tre des boulevards ext rieurs, ou tout au moins gar on d'accessoires; sa m moire tait aussi peupl e que l'arri re-boutique d'un fripier." galement disponible au format num rique.
Sonyeuse

Sonyeuse

Jean Lorrain

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
Mais si jamais marquises de Sonyeuse ne vinrent dans ce beau jardin ensommeill dont elles portaient le nom, il y vint un jour une autre femme, et c'est pour celle-l que, pris malgr moi au charme du souvenir, j'ai tent de faire revivre sous ma plume un peu de la demeure, o se d noua si tragiquement ce qu'on soup onna de son histoire. J' tais pourtant bien enfant, mais je n'oublierai jamais l'impression de ma premi re rencontre avec lady Mordaunt: lady Mordaunt, tait-ce bien son v ritable nom ? Quelle haute personnalit de l'aristocratie anglaise devait-il voiler et ensevelir toute curiosit ? Bien des bruits contradictoires ont couru depuis au sujet de cette lady Mordaunt dont l' trange aventure fut le grand v nement de ma premi re jeunesse et, pendant dix ann es, la conversation de cette somnolente petite ville; mais celle qui devait pr occuper jusqu' la passion l'imagination, cependant si calme, de toute une soci t de province, est demeur e myst rieuse; et l' pitaphe de sa tombe, la tombe, qui pour tant de disparus a remplac le puits antique et l gendaire d'o sort la V rit toute nue, l' pitaphe de sa tombe n'a m me pas trahi son secret.
Le crime des riches

Le crime des riches

Jean Lorrain

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
C' tait un souper de centi me, il y a quelques mois. On sait trop ce que sont ces sortes de f tes, c'est toujours le plus beau souper du monde. C' tait donc une de ces somptueuses assembl es de talents parisiens et de notori t s de tous pays. Il y avait celui-l les plus jolies femmes de Paris, celles du th tre et celles d'ailleurs, les diva et les divettes, les com diennes et les th treuses, les gloires et les demi-gloires, et les quarts de gloire aussi; les r putations consacr es et les toiles de demain, les talents arriv s l'anciennet et ceux impos s par les subventions du riche bailleur de fonds ou l'engouement un peu badaud qui est un des traits distinctifs de Paris; et, p le-m le avec les diamants des belles paules panouies et les L re-Cathelin des maigreurs acides de d butantes, excit s et surexcit s au fr lement de tant de gazes et de moires, de tant de maquillages et de fards, tout ce que le feuilleton dramatique poss de de chauves et de demi-chauves, de glabres et de barbus, d' tiques et de bedonnants. Il y avait donc l toutes les myopies, toutes les lunettes, tous les lorgnons, tous les sourires pinc s des jeunes ma tres, toutes les lippes bienveillantes des vieux oncles et, avec l' lite du boulevard, nos plus tragiques jeunes premiers, nos plus s millants comiques, nos plus brillants jeunes directeurs et nos plus solides actionnaires, et c' tait, comme l'a crit un des critiques du Temps, l'esprit et la beaut de toute une civilisation r unis un souper d'une splendeur telle, que ne connurent certainement pas ni Aspasie ni Cl op tre (sic). Eh bien on ne devinera jamais ce que ces hommes spirituels avaient imagin pour amuser toutes ces belles personnes du th tre et des arts. Il y avait alors dans un music-hall, parmi tant d'exhibitions, un pauvre petit chimpanz , qui op rait entre dix heures et demie et onze heures. Il n' tait m me pas adulte, il n'avait pas quatre ans, mais il devait grandir. Ce malheureux petit singe, dont on avait ras soigneusement les oreilles et le menton pour accentuer une attristante ressemblance humaine, n' tait m me pas dress , mais il tait, en v rit , merveilleusement intelligent. Affubl d'un habit noir et d'un pantalon de soir e, chemis comme un clubman et cravat de blanc, il arrivait s'asseoir table, se servir d'une fourchette et boire dans un verre, comme un enfant tr s mal lev , puis il fumait un cigare de l'air ennuy des phoques jongleurs et fumeurs des f tes foraines, marchait tout coup quatre pattes (la nature ayant repris le dessus), faisait quelques tours en v locip de, et triomphe final, se d shabillait en sc ne et mettait alors en joie toutes les femmes par l'apparition de cuisses plus velues que celles d'un homme ordinaire, entre la blancheur des pans de chemise et la soie rose du cale on. galement disponible au format num rique.
Le crime des riches

Le crime des riches

Jean Lorrain

Createspace Independent Publishing Platform
2015
nidottu
Extrait: - Il y a pis que la peur de mourir: il y a l'horreur de vivre. Vous ne soup onnez pas quelles agonies tragiques hal tent parfois dans le luxe apparent de ces somptueuses villas Tout en C cile ausant nous tions, Maxence et moi, descendus jusqu'au haut de la promenade des Anglais. Nous avions d pass le troisi me tablissement de bains tabli presque devant l'avenue Victor-Hugo, et avions atteint le pont Magnan. L finit le glorieux alignement des grands h tels cosmopolites et des villas princi res; la promenade des Anglais bifurque et devient, gauche, une route de banlieue suburbaine bord e de guinguettes et de murs de jardins; droite, un simple bord de mer long de cultures mara ch res et plant de cahutes de p cheurs. Le paysage est l preux et hostile, enfarin d'un perp tuel halo de poussi re soulev e par les automobiles, et la courbe harmonieuse de la baie des Anges ne rach te pas l' pret du d cor. Face en arri re, au contraire, c'est le merveilleux panorama de Nice indolemment couch e au pied de ses montagnes et d roulant, comme une charpe molle, la ligne de ses toits jusques au Mont-Boron. Par les temps clairs la pointe du cap Ferrat y appara t, entamant de son peron verd tre le bleu moir du large. Nous faisions demi-tour et redescendions sur la jet e-promenade. - Oui, il y a pis que la peur de mourir. Si vous saviez quels drames de chair et d' mes, quels int r ts et quelles affreuses convoitises d robent parfois aux regards ces somptueuses fa ades, quels grotesques d sespoirs aussi Ce Nice est une mine in puisable d'histoires. Quelques-unes, si bien gard es qu'elles soient par l' paisseur des murailles, n anmoins transpirent et finissent par tomber dans le domaine public. galement disponible au format num rique.