Zoroastre est regard comme un proph te d'Ormusd, venu sous le r gne de Gustasp pour r former le magisme, en apportant au monde un livre dont le nom est Zend, Avesta, ou Zend-Avesta. Les anciens Persans veulent tous que Zoroastre soit ant rieur Mo se. Certains auteurs pensent qu'il tait du nombre de ceux qui ont b ti la tour de Babel. Le livre du philosophe Giamasb s'exprime ainsi: Treize cents ans apr s le d luge, Dieu envoya notre proph te Zerdascht. La premi re fois que son nom retentit dans le monde antique, c'est vers le temps o Lycurgue et Solon donnent des lois la Gr ce, o Ph r cide a pour disciples Thal s et Pythagore; l'empire des C sars, Rome, quitte peine son berceau chaud encore des caresses d'une louve; le reste de l'Europe est plong dans une profonde nuit. En Orient, Bouddha dispute l'Inde Manou, tandis que Confucius essaie de moraliser la Chine; les dieux de l' gypt e commencent sortir de leur immobilit et l'antique Iran attend un sauveur. La plupart des auteurs grecs et latins veulent que Pythagore ait t le disciple de Zoroastre. Ils disent que Pythagore alla en gypte avec des lettres de Polycrate, tyran de Samos, adress es au roi Amasis, et que, confondu parmi les gyptiens que l'arm e de Cambyse fit prisonniers, il fut envoy avec eux Babylone, qu'il trouva dans cette ville un homme c l bre, nomm Zoroastre, auquel il s'attacha.