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Jules Michelet

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 517 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1883–2026, suosituimpiin kuuluu Histoire de France. 6, Louis XI Et Charles Le Téméraire (Éd.1844). Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

517 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 1883–2026.

Histoire de France: Tome cinquième: Le Moyen âge

Histoire de France: Tome cinquième: Le Moyen âge

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... L'Imitation de J sus-Christ, sa Passion reproduite dans la Pucelle, telle fut la r demption de la France. Une objection peut s' lever maintenant, que personne ne ferait tout l'heure; N'importe; d s ce moment nous pouvons r pondre. L'esprit de ce livre, c'est la r signation. Cet esprit, r pandu dans le peuple, e t d , ce semble, le calmer, l'endormir, loin d'inspirer l'h ro sme de la r sistance nationale. Comment expliquer cette apparente opposition ? C'est que la r surrection de l' me n'est point celle de telle ou telle vertu, c'est que toutes les vertus se tiennent. C'est que la r signation ne revint pas seule, mais l'espoir, qui est aussi de Dieu, et avec l'espoir la foi dans la justice... L'esprit de l'Imitation fut pour les clercs patience et passion; pour le peuple ce fut l'action, l'h ro que lan d'un coeur simple... Et qu'on ne s' tonne pas si le peuple apparut ici en une femme, si de la patience et des douces vertus une femme passa aux vertus viriles, celles de la guerre, si la sainte se fit soldat. Elle a dit elle-m me le secret de cette transformation, c'est un secret de femme: LA PITIE qu'il y avait au royaume de France ... ..."
Histoire de France: Tome dixième: Henri IV

Histoire de France: Tome dixième: Henri IV

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... D'autant plus ardents furent les voeux de Venise contre la Ligue et l'Espagne, ardents pour les deux rois unis, Henri III et Henri IV. A l'assassinat de Henri III par un Jacobin, la fureur fut telle Venise que le soir de jeunes nobles, rencontrant un Jacobin, le jet rent dans les canaux. Le s nat, qui on se plaignit, dit que les religieux ne devaient pas sortir le soir. Le roi d'Espagne, qui, depuis sept ans, ne daignait pas avoir un ambassadeur Venise, en envoie un qui, de plus, am ne avec lui un l gat. Le s nat ne veut rien entendre. Il dit qu'il n'a consulter que la succession naturelle, qu'il reconna tra Henri IV. Des transports clatent. On cherche un portrait de ce nouveau roi. Un brocanteur pr -tend l'avoir; il offre je ne sais quelle toile demi-effac e; on la lave, et c'est Henri IV. Mais chacun veut avoir le sien. On copie, on peint, on barbouille. Les Henri IV sont partout. L'ambassadeur d'Espagne ne sait o se mettre pour les viter. On expose ce nouveau saint sur les portes de Saint-Marc..."
Histoire de France: Tome quinzième: Louis XV

Histoire de France: Tome quinzième: Louis XV

Jules Michelet

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2017
nidottu
" Passer de la R gence Fleury et Louis XV, c'est, ce semble, passer de la pleine lumi re aux arri re-cabinets de Versailles, cach s dans l' paisseur des murs, sans air ni jour que ceux des petites cours qui sont des puits. - Grand changement. Tout tait en saillie. Tout gravitait autour d'un fait tr s public, le Syst me. Tout entrait dans le drame, et paraissait au premier plan, le mal surtout. Ce temps ne voilait rien. Il en est autrement de Fleury et de Louis XV. Les gouvernements successifs ont cru de-voir cacher cette histoire de pr tre et de roi. C'est un myst re d' tat. Deux personnes en ce si cle ont seules eu la faveur d'en ouvrir les archives diplomatiques, l'historien de la R gence Lemontey, et celui de la Chute des J suites. Les quarante ann es qui s' tendent de l'une l'autre poque n' taient gu re connues jusqu' nous que dans les v nements qu'on peut dire ext rieurs, militaires, litt raires, les anecdotes de Paris. Pour le centre r el de l'action, du gouvernement, l'int rieur de Versailles, qui le savait ? personne. Porte close. On n'y entrait pas. C' tait trop haut pour les simples mortels. Affaire de Cabinet Grand mot qui fermait tout. Ce n' tait pas figure. Le Cabinet n'est pas le salon des ministres et de la table verte, mais le petit trou noir o le roi crivait, souvent contre son minist re, sa famille, ses parents, amis, Espagnols, Autrichiens..."
Histoire de France: Tome treizième: Louis XIV et le duc de Bourgogne

Histoire de France: Tome treizième: Louis XIV et le duc de Bourgogne

Jules Michelet

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2017
nidottu
" ... En 1689, la France, attaqu e par l'Europe, se regarde, et voit qu'au bout de dix ann es de paix elle est ruin e. Qui a fait cette ruine ? Deux choses qui arrivent au d clin des empires: le d couragement g n ral et la diminution du travail, la complication progressive de l'administration et des d penses. Telle la fin de l'empire romain. Ajoutez-y l'amputation norme que la France vient de faire sur elle-m me. En 1661, l'av nement de Colbert, il n'y avait qu'une cour, toute petite, et qui tenait dans Saint-Germain. Depuis 1670, Colbert fut condamn faire ce monstrueux Versailles. Lorsque Louvois le remplace comme surintendant des b timents, c'est bien pis. On b tit partout. Au lieu d'une cour, il y en a dix, et Versailles a fait des petits. Sans parler de Monsieur qui r side Saint-Cloud, ni du Chantilly des Cond , tout le gracieux amphith tre qui couronne la Seine, se couvre de maisons royales. Le Dauphin maintenant est devenu un homme, et il a sa cour Meudon. Les enfants naturels du roi, de La Valli re, de Montespan, fils et filles, reconnus, mari s, tiennent un grand tat. Les Cond et les Orl ans pousent ces filles de l'amour, les petites reines l gitim es de France. Chacune devient un centre, a sa cour et ses courtisans. De Villers-Cotter ts Chantilly ou Anet, de Fontainebleau ou de Choisy Sceaux, Meudon, Saint-Cloud, de Rueil Marly, Saint-Germain, tout est palais, tout est Versailles..."
Tableau de la France

Tableau de la France

Jules Michelet

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2017
nidottu
" L'Histoire de France commence avec la langue fran aise. La langue est le signe principal d'une nationalit . Le premier monument de la n tre est le serment dict par Charles le Chauve son fr re, au trait de 843. C'est dans le demi-si cle suivant que les diverses parties de la France, jusque-l confondues dans une obscure et vague unit , se caract risent chacune par une dynastie f odale. Les populations, si longtemps flottantes, se sont enfin fix es et assises. Nous savons maintenant o les prendre, et, en m me temps qu'elles existent et agissent part, elles prennent peu peu une voix; chacune a son histoire, chacune se raconte elle-m me. La vari t infinie du monde f odal, la multiplicit d'objets par laquelle il fatigue d'abord la vue et l'attention, n'en est pas moins la r v lation de la France. Pour la premi re fois elle se produit dans sa forme g ographique. Lorsque le vent emporte ce vain et uniforme brouillard, dont l'empire allemand avait tout couvert et tout obscurci, le pays appara t, dans ses diversit s locales, dessin par ses montagnes, par ses rivi res. Les divisions politiques r pondent ici aux divisions physiques. Bien loin qu'il y ait, comme on l'a dit, confusion et chaos, c'est un ordre, une r gularit in vitable et fatale. Chose bizarre nos quatre-vingt-six d partements r pondent, peu de chose pr s, aux quatre-vingt-six districts des capitulaires, d'o sont sorties la plupart des souverainet s f odales, et la R volution, qui venait donner le dernier coup la f odalit , l'a imit e malgr elle..."
Histoire de France: Tome quatorzième: La Régence

Histoire de France: Tome quatorzième: La Régence

Jules Michelet

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2017
nidottu
" ... La R gence est tout un si cle en huit ann es. Elle am ne la fois trois choses: une r v lation, une r volution, une cr ation. I. C'est la soudaine r v lation d'un monde arrang et masqu depuis cinquante ans. La mort du Roi est un coup de th tre. Le dessous devient le dessus. Les toits sont enlev s, et l'on voit tout. Il n'y eut jamais une soci t tellement perc e jour. Bonne fortune fort rare pour l'observateur curieux de la nature humaine. II. Et ce n'est pas seulement la lumi re qui revient; c'est le mouvement. La R gence est une r volution conomique et sociale, et la plus grande que nous ayons eue avant 1789. III. Elle semble avorter, et n'en reste pas moins norm ment f conde. La R gence est la cr ation de mille choses (les grandes routes, la circulation de province province, l'instruction gratuite, la comptabilit , etc.). Des arts charmants naquirent, tous ceux qui font l'aisance et l'agr ment de l'int rieur. Mais, ce qui fut plus grand, un nouvel esprit commen a, contre l'esprit barbare, l'inquisition bigote du r gne pr c dent, un large esprit, doux et humain..."
Histoire de France: Tome onzième: Richelieu - La Fronde

Histoire de France: Tome onzième: Richelieu - La Fronde

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... Richelieu est Espagnol jusqu' quarante ans, et, depuis, anti-Espagnol. Faut-il, croire que, dans la premi re p riode, il ait obstin ment menti ? ou bien qu'ayant t sinc re il changea tout coup si tard et fut d cid ment Fran ais ? Sa mauvaise fortune le for a de bonne heure d'avoir du m rite. Il tait le dernier de trois fr res. Sa famille n' tait pas riche, et elle s'allia en roture. Le fr re a n , qui tait la cour, d pensait tout. Le second, qui avait l' v ch de Lu on, se fit chartreux. Et, pour que cet v ch ne sort t pas de la famille, il fallut que le troisi me, notre Richelieu, se fit homme d' glise, malgr ses go ts d'homme d' p e. L'a n fut tu en duel, trop tard pour son cadet, qui aurait pris sa place et n'aurait jamais t pr tre. Il n' tait peut- tre pas n enrag , mais le devint. La contradiction de son caract re et de sa robe lui donna ce riche fond de mauvaise humeur d'o sort le grand effort, l' cret dans le sang, qui seule fait gagner les batailles ..."
Histoire de France: Tome neuvième: Guerres de religion

Histoire de France: Tome neuvième: Guerres de religion

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... Non, il faut dire la chose comme elle est, l'affaire est politique. Nous avons eu raison de terminer en 1572 les guerres de religion. Mais, justement au point de vue politique, j'admire une chose: c'est que Philippe II, cinquante-huit ans, n'ayant qu'un h ritier de six, apr s sa banqueroute, maigre, puis , tari, tant depuis vingt ans en travail sans finir rien aux Pays-Bas, ayant mis jusqu' trois ann es pour la petite affaire de Portugal, ayant besoin de tant de forces pour faire face la guerre immense qui lui commen ait sur toutes les mers, s'embarqu t encore de surcro t dans cette t n breuse affaire de la Ligue, dont il tait bien s r de ne voir jamais le bout ..."
Histoire de France: Tome sixième

Histoire de France: Tome sixième

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... Louis XI avait une sinc re estime pour les hommes de ruse, pour ceux du moins qui r ussissaient; il semble avoir aim Warwick, sa mani re, comme il aimait Sforza. L'Anglais, selon toute apparence, re ut de solides gages de cette amiti . Qui fouillerait bien Warwick-Castle trouverait peut- tre dans cette royale fondation l'argent de Louis XI. On le croirait volontiers quand on voit celui-ci peu inquiet de l'immense armement que l'Angleterre faisait contre lui, deux cents vaisseaux, quinze mille hommes; Henri V n'en avait gu re eu davantage pour conqu rir la France. Mais le roi savait longtemps d'avance le jour o Warwick ferait sortir la flotte. Il alla paisiblement voyager dans tout le Midi, ne craignit pas d'engager une arm e en Catalogne et fit fort son aise sa belle affaire de Roussillon..."
Histoire de France: Tome septième: Renaissance

Histoire de France: Tome septième: Renaissance

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... L'aimable mot de Renaissance ne rappelle aux amis du beau que l'av nement d'un art nouveau et le libre essor de la fantaisie. Pour l' rudit, c'est la r novation des tudes de l'antiquit ; pour les l gistes, le jour qui commence luire sur le discordant chaos de nos vieilles coutumes. Est-ce tout ? travers les fum es d'une th ologie batailleuse l'Orlando, les arabesques de Rapha l, les ondines de Jean Goujon, amusent le caprice du monde. Trois esprits trop diff rents, l'artiste, le pr tre et le sceptique, s'accorderaient volontiers croire que tel est le r sultat d finitif de ce grand si cle. Le que sais-je ? de Montaigne, c'est tout ce qu'y voyait Pascal; et Bossuet, dans cette pens e, crivit ses Variations. Ainsi ce colossal effort d'une r volution, si complexe, si vaste, si laborieuse, n'e t enfant que le n ant. Une si immense volont f t rest e sans r sultat. Quoi de plus d cou-rageant pour la pens e humaine ? Ces esprits trop pr venus ont seulement oubli deux choses, petites en effet, qui appar-tiennent cet ge plus qu' tous ses pr d cesseurs: la d couverte du monde, la d couverte de l'homme..."
Histoire de France: Tome huitième: Réforme

Histoire de France: Tome huitième: Réforme

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... Le 14 janvier 1523, Thomas Boleyn, envoy d'Henri VIII Madrid, crit Londres qu'on en conf re. Les instructions que Wolsey envoie en r ponse, reproduisant les motifs que mettait en avant Bourbon, disent que ce vertueux prince, voyant la mauvaise conduite du roi et l' normit des abus, veut r former le royaume et soulager le pauvre peuple . Henri VIII, comme Henri V et la pieuse maison de Lancastre, aurait volontiers travaill avec Bourbon cette r forme de la France. Je ne doute aucunement que les gens graves et de m rite qui tenaient pour le conn table n'aient envisag ainsi les choses. C'est la fausse situation o tant de fois s'est vue la France, toute personnifi e dans un roi. Les fautes, les crimes de ce roi, on ne pouvait rien y faire que par cette m decine atroce qui quivalait au suicide, l'appel au sauveur tranger. C'est- -dire que, pour soigner et gu rir la France, on n'avait rem de que de l'an antir..."
Histoire de France: Tome douzième: Louis XIV et la Révocation de l'Édit de Nantes

Histoire de France: Tome douzième: Louis XIV et la Révocation de l'Édit de Nantes

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... Le d plorable d nouement du r gne de Louis XIV ne peut cependant nous faire oublier ce que la soci t , la civilisation d'alors, avaient eu de beau et de grand. Il faut le reconna tre. Dans la fantasmagorie de ce r gne, la plus imposante qui ait surpris l'Europe depuis la solide grandeur de l'empire romain, tout n' tait pas illusion. Nul doute qu'il n'y ait eu l une harmonie qui ne s'est gu re vue avant ou apr s. Elle fit l'ascendant singulier de cette puissance qui ne fut pas seulement redout e, mais autoris e, imit e. Rare hommage que n'ont obtenu nullement les grandes tyrannies militaires. Elle subsiste, cette autorit , continu e dans l' ducation et la soci t par la gr ce, par le caract re lumineux d'une litt rature aimable et tout, humaine. Tous commencent par elle. Beaucoup ne la d passent pas. Que de temps j'y ai mis les trente ann es que je resserre ici m'ont, je crois, co t trente ann es..."
Histoire de France: Tome seizième: Louis XV et Louis XVI

Histoire de France: Tome seizième: Louis XV et Louis XVI

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... Louis XVI n'eut rien de la France, ne la soup onna m me pas. De race et par sa m re, il tait un pur Allemand, de la molle Saxe des Augustes, ob se et alourdie de sang, charnelle et souvent col rique. Mais, la diff rence des Augustes, son honn tet naturelle, sa d votion, le rendirent r gulier dans ses moeurs, sa vie domestique. En pleine Cour il tait solitaire, ne vivant qu' la chasse, dans les bois de Versailles, Compi gne ou Rambouillet. C'est uniquement pour la chasse, pour conserver ses habitudes, qu'il tint les tats g n raux Versailles (si pr s de Paris ). S'il n'e t v cu ainsi, il serait devenu norme, comme les Augustes, un monstre de graisse, comme son p re le Dauphin, qui dit lui-m me, dix-sept ans, ne pouvoir tra ner la masse de son corps . Mais ce violent exercice est comme une sorte d'ivresse. Il lui fit une vie de taureau ou de sanglier. Les jours entiers au bois par tous les temps. Le soir, un gros repas o il tombait de sommeil, non d'ivresse, quoi qu'on ait dit. Il n' tait nullement crapuleux comme Louis XV. Mais c' tait un barbare, un homme tout de chair et de sang. De l sa d pendance de la reine. On le vit d s son ge de vingt ans, dans la crise ind cente de juillet 74. On le vit d'une mani re effrayante dans les premi res grossesses. Il tait hors de lui, pleurait..."
La Brinvilliers: Décadence morale du XVIIe siècle

La Brinvilliers: Décadence morale du XVIIe siècle

Jules Michelet

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2017
nidottu
"... Le proc s de la Brinvilliers, ayant t fait r guli rement en parlement, devrait exister aux archives de France; mais les pi ces ont disparu. Heureusement la Biblioth que en poss de un assez grand nombre en copies, et quelques-unes m me originales. On y trouve: 1 aux manuscrits, un volume d'actes, de fragments d'interrogatoires, et un autre volume qui contient la relation de la mort de la Brinvilliers par son confesseur; 2 aux imprim s, les principaux m moires publi s pour ou contre la Brinvilliers et Penautier. On ne peut s parer ces deux affaires. Celle de la Brinvilliers reste inintelligible, si on ne la replace dans son rapport avec celle de Penautier, qu'on aurait voulu touffer..."
La Femme

La Femme

Jules Michelet

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2017
nidottu
" Il n'est personne qui ne voie le fait capital du temps. Par un concours singulier de circonstances sociales, religieuses, conomiques, l'homme vit s par de la femme. Et cela de plus en plus. Ils ne sont pas seulement dans des voies diff rentes et parall les. Ils semblent deux voyageurs, partis de la m me station, l'un toute vapeur, l'autre petite vitesse, mais sur des rails divergents. L'homme, quelque faible qu'il puisse tre moralement, n'en est pas moins dans un chemin d'id es, d'inventions et de d couvertes, si rapide que le rail br lant en lance des tincelles. La femme, fatalement laiss e en arri re, reste au sillon d'un pass qu'elle conna t peu elle-m me. Elle est distanc e, pour notre malheur, mais ne veut ou ne peut aller plus vite..."