Kirjojen hintavertailu – 12 859 818 kirjaa ja 27 kauppaa
Kirjailija
Jules Renard
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 150 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1980–2025, suosituimpiin kuuluu The Journal of Jules Renard. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Auteur: Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard, n Ch lons-du-Maine (Mayenne) le 22 f vrier 1864 et mort le 22 mai 1910 ( 46 ans) Paris, est un crivain et auteur dramatique fran ais. Extrait du livre: Monsieur Vernet C'est un homme de quarante ans, un peu raide et lourd, convenablement v tu. On sent qu'il n'a pas lui-m me soin de sa personne, qu'il ne s'habille pas seul. Madame Vernet le boutonne, l' pingle, le peigne. Rarement un jour se passe sans que la raie, droite et pure, se d fasse, et que la cravate remonte. Mais Monsieur Vernet est incapable de revenir sur sa toilette, et il semble, pour cette raison, plus distingu le matin que le soir.
Auteur: Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard, n Ch lons-du-Maine (Mayenne) le 22 f vrier 1864 et mort le 22 mai 1910 ( 46 ans) Paris, est un crivain et auteur dramatique fran ais. Extrait du livre: Les poules - Je parie, dit Mme Lepic, qu'Honorine a encore oubli de fermer les poules. C'est vrai. On peut s'en assurer par la fen tre. L -bas, tout au fond de la grande cour, le petit toit aux poules d coupe, dans la nuit, le carr noir de sa porte ouverte. - F lix, si tu allais les fermer ? dit Mme Lepic l'a n de ses trois enfants. - Je ne suis pas ici pour m'occuper des poules, dit F lix, gar on p le, indolent et poltron. - Et toi, Ernestine ? - Oh moi, maman, j'aurais trop peur Grand fr re F lix et soeur Ernestine l vent peine la t te pour r pondre. Ils lisent, tr s int ress s, les coudes sur la table, presque front contre front. - Dieu, que je suis b te dit Mme Lepic. Je n'y pensais plus. Poil de Carotte, va fermer les poules Elle donne ce petit nom d'amour son dernier-n , parce qu'il a les cheveux roux et la peau tach e. Poil de Carotte, qui joue rien sous la table, se dresse et dit avec timidit - Mais, maman, j'ai peur aussi, moi. - Comment ? r pond Mme Lepic, un grand gars comme toi c'est pour rire. D p chez-vous, s'il te pla t - On le conna t; il est hardi comme un bouc, dit sa soeur Ernestine. - Il ne craint rien ni personne, dit F lix, son grand fr re. Ces compliments enorgueillissent Poil de Carotte, et, honteux d'en tre indigne, il lutte d j contre sa couardise. Pour l'encourager d finitivement, sa m re lui promet une gifle. - Au moins, clairez-moi, dit-il. Mme Lepic hausse les paules, F lix sourit avec m pris. Seule pitoyable, Ernestine prend une bougie et accompagne petit fr re jusqu'au bout du corridor. - Je t'attendrai l , dit-elle. Mais elle s'enfuit tout de suite, terrifi e, parce qu'un fort coup de vent fait vaciller la lumi re et l' teint. Poil de Carotte, les fesses coll es, les talons plant s, se met trembler dans les t n bres. Elles sont si paisses qu'il se croit aveugle. Parfois une rafale l'enveloppe, comme un drap glac , pour l'emporter. Des renards, des loups m me ne lui soufflent-ils pas dans ses doigts, sur sa joue ? Le mieux est de se pr cipiter, au juger, vers les poules, la t te en avant, afin de trouver l'ombre. T tonnant, il saisit le crochet de la porte. Au bruit de ses pas, les poules effar es s'agitent en gloussant sur leur perchoir. Poil de Carotte leur crie: - Taisez-vous donc, c'est moi ferme la porte et se sauve, les jambes, les bras comme ail s. Quand il rentre, haletant, fier de lui, dans la chaleur et la lumi re, il lui semble qu'il change des loques pesantes de boue et de pluie contre un v tement neuf et l ger. Il sourit, se tient droit, dans son orgueil, attend les f licitations, et maintenant hors de danger, cherche sur le visage de ses parents la trace des inqui tudes qu'ils ont eues. Mais grand fr re F lix et soeur Ernestine continuent tranquillement leur lecture, et Mme Lepic lui dit, de sa voix naturelle: - Poil de Carotte, tu iras les fermer tous les soirs.
Le jeune Parisien Georges Rigal va passer huit jours la campagne chez son ami, Maurice Perrier. C'est la grand-m re de Maurice, qu'il rencontrera en premier. Son accueil correspondra-t-il ses attentes de vie simple et chaleureuse ? Ce s jour comblera-t-il ses envies ?
Dans cet ensemble de neuf nouvelles, Jules Renard affirme une de ses attitudes les plus fortement enracin es et les plus constantes d'homme et d' crivain: r agir ironiquement contre les conventions humaines et litt raires, en remettant les choses au point, en montrant leurs petits c t s et le revers de la m daille. Voici un extrait: " Vous vous dites: Enfin, voil donc une femme s rieuse, nouvelle pour moi et que j'aimerais, r fl chie et m me grave, une femme qui ne rit pas propos de tous les riens Mais non: elle a des dents d'un bleu de Prusse tr s fonc , et la pr occupation de ne pas les faire voir."
Deux couples sont r unis pour un s jour de vacances. Marthe et Pierre, dont les conjoints respectifs se sont absent s apr s le d ner, voquent leur vie de couple et l'issue possible de leurs relations. Cette pi ce, port e autobiographique, est souvent jou e avec une autre pi ce de l'auteur, Le Plaisir de rompre.
Maurice rend visite Blanche, femme m re qui est sa ma tresse, qu'il quitte alors qu'il pr pare son mariage avec une jeune fille fortun e de sa g n ration. Cette visite de rupture leur permet d' voquer les sentiments toujours forts qui les unissent. Cette pi ce, port e autobiographique, est souvent jou e avec une pi ce ult rieure de l'auteur, Le Pain de m nage .
De nombreuses nouvelles, d'histoires courtes, adress es ses amis comme Victor Tissot, les fr res Daudet, Paul Hervieu, Lucien Priou, Georges Courteline... et bien d'autres. Les descriptions des personnages et des situations sont pr cises, attendrissantes, humoristiques ou elles portent la r flexion. Avec cet art de la pr cision, Jules Renard nous plonge dans des mondes clos, o les sentiments et relations humaines percent au d tour de quelques mots, transperce le quotidien.
Le peu qu'il montre de ses yeux est d'un bleu tendre. Ses paupi res pesantes jouent mal, constamment presque ferm es. Il est oblig de lever la t te, de la pencher en arri re, comme les gens qui regardent par-dessous leurs lunettes. Je le dis sans malice, la forme de ces yeux rappelle quelque chose de d j observ aux yeux des porcs.