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Les Pages de L'Histoire
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 3 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2017–2018, suosituimpiin kuuluu Origines Et Histoire de L. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Nimi esiintyy myös muodoissa: "les Pages de l'Histoire"
3 kirjaa
Kirjojen julkaisuvuodet: 2017–2018.
Le travail et les classes ouvrières dans l'ancienne France
Les Pages de L'Histoire; Charles Louandre
Editions Le Mono
2017
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Quelles taient dans l'ancienne France les lois qui r gissaient le travail ? A quels pouvoirs les gens de m tiers, consid r s comme travailleurs, taient-ils soumis ? Quelle influence le syst me corporatif a-t-il exerc e sur la condition des classes ouvri res ? Quelle est dans la constitution de ce syst me la part de la d mocratie et la part du christianisme ? L'histoire du travail, dans l'ancienne France, peut se diviser en quatre p riodes nettement tranch es. Dans la premi re, partir de la conqu te romaine jusqu'aux invasions barbares, nous trouvons l'esclavage, mais l'esclavage d j adouci. Dans la seconde p riode, c'est- -dire depuis la chute de l'empire d'Occident jusqu' la fin du r gne de Charles-le-Chauve, l'esclavage est remplac par la servitude domestique. L'esclave est propri taire de sa vie, et se trouve, dans une certaine limite, usufruitier du travail de ses bras. Plus tard, la fin du IXe et dans le cours du Xe si cle, la servitude se transforme en servage. Dans cette condition nouvelle, l'homme, moyennant l'abandon d'une certaine partie des revenus de sa terre, d'un certain nombre de journ es de travail, se poss de soi-m me, ainsi que la terre qu'il cultive ou les objets qu'il fabrique; il n'est plus qu'un tributaire. Enfin, dans la quatri me p riode, que nous appellerons la p riode d'affranchissement, et qui commence au XIIIe si cle, on voit na tre, avec un nouvel ordre dans l' tat, une nouvelle constitution de l'industrie, ou plut t on voit na tre l'industrie elle-m me. Le serf devient l'homme des m tiers; il travaille pour lui-m me, per oit pour lui-m me et sa famille le prix de son labeur. Le noble n'est plus le ma tre absolu qui s'empare de tout ce qui se trouve sa convenance; ce n'est plus l'homme arm qui pille, c'est le consommateur qui paie. Les classes laborieuses, r gies par des lois fixes, comptent pour la premi re fois parmi les forces sociales...
Ce livre traite de l'histoire du capitalisme et son volution dans la soci t moderne. Qu'entend-on par l'expression: capitalisme moderne? "Certains crivains pr tendent que le capitalisme est n d s que s'est d velopp e la richesse mobili re. Le capitalisme aurait donc exist d j dans le monde antique, non seulement chez les Romains et chez les Grecs, mais dans des soci t s plus anciennes, qui ont pratiqu d'actives tractations commerciales. Mais il s'agit en ce cas, si capitalisme il y a, d'un capitalisme purement commercial et financier. Dans le monde antique, le capitalisme ne s'est jamais appliqu l'industrie; chez les Grecs et m me chez les Romains, on ne trouve que de petits m tiers, travaillant pour des march s locaux, et surtout une main-d'oeuvre servile, qui a pour fonction de subvenir aux besoins de la familia, comme c'est le cas sur les latifundia romains... Dans la pratique, le mot capital est n assez tard et il a uniquement d sign la somme destin e tre plac e (invested, comme disent les Anglais) et rapporter un int r t. C'est sans doute par extension que les conomistes ont donn au mot le sens qui a pr valu dans la science conomique. Le capital est n du jour o la richesse mobili re s'est d velopp e, principalement sous la forme d'esp ces monnay es. L'accumulation des capitaux a t une condition n cessaire de la gen se du capitalisme, et elle s'est accentu e de plus en plus, partir du XVIe si cle, mais elle n'a pas suffi pour achever la formation de la soci t capitaliste. Ce sont les formes du capitalisme commercial et du capitalisme financier qui se sont dessin es les premi res. Mais, pour que l' volution f t achev e, il a fallu une transformation de toute l'organisation du travail, des relations entre employeurs et employ s, laquelle a eu pour effet d'exercer sur les classes sociales l'action la plus profonde qu'on ait jamais pu observer jusqu'alors. Aussi le triomphe de l'organisation capitaliste n'est-il pas ant rieur au XIXe si cle, et m me, presque partout, la seconde moiti de ce si cle.