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Kirjailija

Paul de Rémusat

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 31 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2005–2026, suosituimpiin kuuluu Memoirs of the Empress Josephine. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

Nimi esiintyy myös muodoissa: Paul De Remusat

31 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2005–2026.

Des races humaines

Des races humaines

Paul de Rémusat

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2016
nidottu
" ... Linn e est le premier qui ait song tablir dans le genre humain des divisions naturelles. Il compte quatre races, d'apr s les quatre parties du monde. Mo se, et plus tard phore de Cumes, avaient d j divis les hommes: l'un en trois races, d'apr s les trois fils de No , l'autre en quatre, d'apr s les quatre points cardinaux; mais ce ne sont pas l des classifications scientifiques, et ce n'est qu'au XVIIIe si cle, que l' tude de l'homme, ce point de vue, a pris une place s rieuse dans la science. La division de Linn e elle-m me tait du reste plus g ographique que zoologique, et quelques ann es plus tard, en 1788, Gmelin et peu apr s lui Kant divis rent l'homme, suivant sa couleur, en quatre vari t s: le blanc, le basan , le noir et le cuivr . Buffon et Cuvier augment rent ce nombre, et, laissant l'Am ricain de c t , admirent six vari t s. Blumenbach, Herder, Hunter, Lawrence, Dum ril, Malte-Brun, etc., tablirent encore un grand nombre de divisions fond es sur des caract res naturels, et dont nous donnerons une id e en d crivant ces caract res..."
Hippocrate, sa vie et ses écrits

Hippocrate, sa vie et ses écrits

Paul de Rémusat

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2016
nidottu
" ... On ne peut pourtant pr tendre qu'Hippocrate ait t le premier m decin et qu'avant lui il y eut peine des empiriques. Il est sans exemple qu'un homme, quel que soit son g nie, ait pu cr er une science et la rendre telle qu'appara t la m decine dans les livres dont nous allons parler. Cela n'arrive pas m me pour les d couvertes les plus simples, qui, pour tre compl tes, ont besoin des travaux successifs de plusieurs inventeurs. Il y a longtemps qu'on a dit que les sciences sont plut t filles du temps que du g nie. C'est ce qu'on peut remarquer surtout dans celles o l'observation joue un aussi grand r le que dans la m decine. Cherchons donc avant tout dans quel tat Hippocrate a trouv les choses. Les travaux de ceux qui l'ont pr c d jetteront du jour sur les siens propres. Pour bien d terminer le rang qu'un savant m rite, il faut le rapprocher de ses devanciers, puis mesurer l'influence qu'il a exerc e sur ses successeurs. Aucun monument ne constate l'origine de la m decine. Il ne nous reste aucun des livres publi s avant la LXXXe olympiade, et ils taient nombreux, car Hippocrate regrette souvent, comme La Bruy re, que les anciens aient enlev de la science le meilleur et le plus beau, et qu'il ne reste qu' glaner apr s eux. Ces livres d'ailleurs existeraient-ils, qu'ils ne nous apprendraient pas grand'chose, car ce n' taient pas sans doute des histoires de l'art, et l'on en est r duit aux conjectures. Les uns, et Hippocrate est du nombre, ont fait na tre la m decine du besoin que les hommes ont peu peu prouv d'avoir un r gime plus appropri leur nature. L'alimentation tait d'abord mauvaise, peu abondante en principes nutritifs; tous ceux qui avaient une constitution faible p rissaient, et le r gime pr c da la m dicamentation..."
Le Merveilleux autrefois et aujourd'hui

Le Merveilleux autrefois et aujourd'hui

Paul de Rémusat

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2016
nidottu
" Il y a bien des gens qui ne croient pas la magie, et il est difficile de ne pas penser qu'ils ont raison; mais beaucoup d'autres, et qui semblaient tr s sages, y ont cru cependant, jusqu' t moigner de leur confiance aux approches de la mort, au milieu des tourments, et leurs juges, souvent instruits et justes, taient cr dules comme eux. D s l'antiquit , des hommes ont vu des prodiges et les ont attribu s tant t la Divinit , tant t d'autres hommes possesseurs d'un pouvoir myst rieux. Peu de faits historiques sont aussi bien prouv s que les oracles et les merveilles de la Gr ce et de l'Italie. Plus tard beaucoup de r cits paraissent justifier la croyance au surnaturel, et de nos jours les pr dictions, les apparitions et les esprits ne sont pas si rares qu'on l'imagine: il n'est pas d montr pour tout le monde que nulle r v lation ne puisse nous venir d'au-del du tombeau, et que la seule cause de tous les ph nom nes possibles puisse tre d couverte par l' tude des lois physiques et naturelles. Au moyen ge, la croyance contraire tait commune, et les proc s de sorcellerie, les pid mies de merveilleux se comptent par milliers. Si nous avons vu dispara tre l'illusion contemporaine des tables tournantes, d'autres subsistent pour le pass ou pour le pr sent. Ce que nous ne croyons pas avoir vu aujourd'hui, nous n'en doutons pas pour hier, et les prodiges que nous avons vainement tent d'entrevoir nous semblent certains, d s qu'un autre les raconte..."
Newton, sa vie, ses écrits et ses découvertes

Newton, sa vie, ses écrits et ses découvertes

Paul de Rémusat

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2016
nidottu
" ... quoi sert de savoir que la chute d'une pomme a mis Newton sur la voie de la gravitation ? Un tel exemple ne peut tre utile personne, et Newton, n'e t-il jamais vu de pommier, n'aurait probablement pas moins d couvert la cause du mouvement des astres. Chaque inventeur a des proc d s d'esprit diff rents, et, par cela m me qu'il est inventeur, n'emprunte rien personne. Quant la mani re de vivre, l' tude n'en peut avoir non plus de grands r sultats pratiques, car les id es, les go ts, les habitudes des grands hommes n'ont jamais t les m mes. Il serait difficile de d cider en ce sens quel est le caract re du g nie, et de choisir entre la sagesse proverbiale de Newton et les passions de Bichat. En ce genre, il n'y a pas de mod les, et si l'on n'avait que le d sir d' tre utile, il faudrait n gliger la biographie des hommes d'esprit, et ne raconter que les actions des grands citoyens. Cependant, si l'utilit est m diocre, l'int r t de curiosit est grand selon nous, et le livre de sir David Brewster est attachant, bien qu'un peu diffus, et quoique l'auteur soit toujours mont sur le ton du pan gyrique. Il y a m me quelque chose de singulier le voir s'efforcer d' tre vrai, tout en voulant tre toujours admiratif, et chercher faire de Newton l'homme le meilleur et le plus juste de la terre, tout en citant de lui les lettres les plus vives et quelquefois les plus injurieuses pour ses adversaires. Il le repr sente chaque page comme la douceur, la modestie, la candeur m me, et c t il imprime des documents qui le montrent passionn , d fendant avec ardeur, avec injustice parfois, la priorit de ses d couvertes et la v rit d'une admirable philosophie..."