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Kirjailija
Elisée Reclus
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 225 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1895–2026, suosituimpiin kuuluu The History of a Mountain. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Nimi esiintyy myös muodoissa: Élisée Reclus, Elisee Reclus
Ce livre pr sente l'histoire des nationalit s et analyse l'impact des langues dans la question de l'identit nationale. L'id e de la nationalit fait son entr e dans le monde en 1848. Comme on pourrait l'imaginer, elle a un rapport troit avec l'av nement de la d mocratie. Il y a donc un lien incontestable entre le principe de nationalit et le mouvement d mocratique des soci t s modernes. Quelle est l'histoire des nationalit s travers le monde et quelle est l'influence de la diff rence de langues sur la constitution des groupements nationaux ?
Africa and Its Inhabitants is an unchanged, high-quality reprint of the original edition of 1899. Hansebooks is editor of the literature on different topic areas such as research and science, travel and expeditions, cooking and nutrition, medicine, and other genres. As a publisher we focus on the preservation of historical literature. Many works of historical writers and scientists are available today as antiques only. Hansebooks newly publishes these books and contributes to the preservation of literature which has become rare and historical knowledge for the future.
" ... la science ne voit aucune opposition entre ces deux mots d' volution et R volution, qui se ressemblent si fort; mais dans le langage commun ils sont employ s dans un sens bien distinct de leur signification premi re. Loin d'y voir des faits du m me ordre ne diff rant que par l'ampleur du mouvement, les hommes timor s que tout changement emplit d'effroi affectent de donner aux deux termes un sens absolument oppos . L' volution, synonyme de d veloppement graduel, continu, dans les id es et dans les moeurs, est pr sent e comme si elle tait le contraire de cette chose effrayante, la R volution, qui implique des changements plus ou moins brusques dans les faits. C'est avec un enthousiasme apparent ou m me sinc re qu'ils discourent de l' volution, des progr s lents qui s'accomplissent dans les cellules c r brales, dans le secret des intelligences et des coeurs, mais qu'on ne leur parle pas de l'abominable r volution qui s' chappe soudain des esprits pour clater dans les rues, accompagn e parfois par les hurlements de la foule et le fracas des armes..."
" Les continents et les les qui surgirent des profondeurs de la mer et l'Oc an lui-m me, avec ses golfes, les lacs et les fleuves, toutes les individualit s g ographiques de la Terre en leur vari t infinie de nature, de ph nom nes et d'aspect portent les marques du travail incessant des forces toujours l'oeuvre pour les modifier. A son tour, chacune de ces formes terrestres est devenue, d s son apparition, et continue d' tre, dans tout le cours de son existence, la cause secondaire des changements qui se produisent dans la vie des tres n s de la Terre. Une histoire, infinie par la suite des vicissitudes, s'est ainsi d roul e d' ge en ge sous l'influence des deux milieux, c leste et terrestre, pour tous les groupes d'organismes, v g taux et animaux, que font germer la mer et le sol nourricier. Quand l'homme naquit, apr s le cycle immense d'autres esp ces, son d veloppement se trouvait d j projet dans l'avenir par la forme et le relief des contr es dans lesquelles ses anc tres animaux avaient v cu. Vue de haut, dans ses rapports avec l'Homme, la G ographie n'est autre chose que l'Histoire dans l'espace, de m me que l'Histoire est la G ographie dans le temps. Herder, parlant de la physiologie, ne nous a-t-il pas d j dit qu'elle est l'anatomie agissante ? Ne peut-on dire galement que l'Homme est la Nature prenant conscience d'elle-m me ?..."
" Il y a dix-huit ans d j , le fondateur de la religion mormone proph tisait, au nom du Seigneur Dieu, qu'avant la venue du Fils de l'homme une r volution amen e par la question de l'esclavage claterait dans la Caroline du sud et ferait verser des torrents de sang. . Cette pr diction, facile noncer, menace de s'accomplir aujourd'hui. Les tats unis nagu re se sont group s en deux conf d rations ennemies, et l'on tremble chaque instant d'entendre le signal de la guerre civile. Quel r le joueront les mormons dans ce drame ? Ind pendants de fait, mais n'en supportant pas moins avec impatience le gouvernement de l'Union, saisiront-ils cette occasion pour revendiquer leur autonomie, ou bien resteront-ils spectateurs impassibles en apparence du conflit qui se pr pare ?..."
... Si la libert du n gre asservi est nulle, en revanche, par un monstrueux manque de logique, sa responsabilit est grande; pour les droits il est une chose, mais pour les devoirs il redevient homme; il est cens moralement libre lorsque sa libert peut le faire condamner au fouet ou la mort. La loi et la volont du ma tre lui imposent un grand nombre d'obligations et le punissent s v rement en cas de d sob issance. Ce qui est un crime chez le blanc l'est galement chez le n gre; celui-ci m me peut commettre, d'apr s la loi, toute une s rie de crimes et de d lits au-dessus desquels le blanc se trouve plac par le privil ge de sa couleur; il s'ensuit que les punitions diff rent compl tement, selon qu'elles s'appliquent un condamn de l'une ou de l'autre race. Les blancs sont en g n ral punis de l'amende ou de la prison; les n gres ne sauraient payer l'amende, puisqu'ils ne poss dent rien en propre, et leurs ma tres, dont ils sont la chose, le capital vivant, se refusent les faire incarc rer, laisser ainsi dormir leur capital sans en recueillir les int r ts. Il ne reste donc plus pour les esclaves, ces gens r put s inf mes, que deux peines infamantes: le fouet et la pendaison. Cette derni re est rarement appliqu e, except dans les poques d'insurrection, o le danger des blancs exige de rigoureuses mesures de salut public; d'ordinaire les propri taires d'esclaves font tous leurs efforts pour emp cher la condamnation de leurs n gres la peine capitale, car le gouvernement ne leur paie que 300 dollars par t te de condamn , c'est- -dire au plus le cinqui me de ce que cet esclave leur a co t . Le fouet, cet instrument si commode, les dispense le plus souvent de la triste n cessit de se ruiner en laissant pendre leur propre n gre. On bat, on fouette, on enl ve des lani res de chair sans que pour cela l'esclave soit en danger de mort, et apr s quelques jours de souffrances et de g missements le tortur recommence son travail dans le champ de cannes ou de cotonniers...
" ... Un certain nombre de dunes ont t form es sur place pendant le cours des si cles par la d sint gration de rochers de gr s. Les brouillards, les pluies, les gel es et toutes les intemp ries rongent graduellement la surface de la pierre et la transforment en sables qui s' boulent en laissant de nouvelles couches d couvert. Celles-ci subissent leur tour l'influence destructive des m t ores, et c'est ainsi que peu peu le roc, jadis solide, est chang , jusqu' une profondeur plus ou moins consid rable, en une masse de sable croulant. Les grains, froiss s les uns contre les autres durant leur chute, deviennent de plus en plus t nus, et lorsque le vent souffle avec force, il peut enlever ces mol cules ar nac es, leur faire remonter la pente du talus et parfois m me les soulever en tourbillons comme la fum e d'un volcan. N anmoins, la dune enveloppe encore un noyau solide, et, compos e en grande partie de grains plus lourds que ceux du bord de l'Oc an, elle ne se d place point tout enti re sous l'action des temp tes; elle prend seulement une autre forme par suite du changement graduel de ses pentes en talus d' boulement. Pr s de Ghadam s, plusieurs montagnes de ce genre, qui furent autrefois des collines de gr s, s' l vent 150 et 200 m tres de hauteur: l'une d'elles, qui n'a pas moins de 155 m tres, offre du c t expos au vent une inclinaison de 37 degr s: c'est peu pr s la pente la plus forte que puisse pr senter un talus de sable..."