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Kirjailija
Emile Gaboriau
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 604 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2004–2026, suosituimpiin kuuluu Monsieur Lecoq. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
L'aube du 1er novembre 1871 se levait p le et glac e, blanchissant le fa te des toits. Une lueur livide et furtive glissait, comme au fond d'un puits, le long des murs humides de l' troite cour de l'H tel des Folies. D j montaient ces rumeurs confuses qui annoncent le r veil de Paris, domin es par le roulement sonore des voitures de laitiers, par le fracas des portes brutalement referm es, par le claquement clair des pas h tifs sur le bitume des trottoirs.
Le 20 f vrier 18.., un dimanche, qui se trouvait tre le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d'agents du service de la s ret sortait du poste de police de l'ancienne barri re d'Italie. La mission de cette ronde tait d'explorer ce vaste quartier qui s' tend de la route de Fontainebleau la Seine, depuis les boulevards ext rieurs jusqu'aux fortifications.
Mademoiselle Henriette, fille du comte de la Ville-Handry, est sauv e in-extremis du suicide par le p re Ravinet, brocanteur de son tat. Trop fi re pour se plaindre, isol e par les pudeurs de la pauvret , la malheureuse qui gisait l , avait du subir bien des angoisses. Ainsi pensait le p re Ravinet, quand une feuille de papier attira ses regards. Il la prit. C' tait comme le testament de la pauvre fille. Qu'on n'accuse personne. Je meurs volontairement. Je prie Madame Chevassat de porter leur adresse les lettres jointes. Henriette. Touch par son malheur, il d cide de l'aider retrouver fortune, honneur et amour et de ch tier les escrocs qui cherchent la d pouiller. mile Gaboriau, n le 9 novembre 1832 Saujon (Charente-Inf rieure) et mort le 28 septembre 1873 Paris (Seine), est un crivain fran ais, consid r comme le p re du roman policier. Son personnage, l'enqu teur Lecoq, a influenc Conan Doyle pour la cr ation de Sherlock Holmes. Il a lui-m me t tr s influenc par Edgar Allan Poe. Biographie Gaboriau exer a divers m tiers: clerc d'avou , hussard en Afrique, chef d' curie. Il s'engagea dans la cavalerie pour sept ans, mais r silia son contrat rapidement pour gagner Paris, o il r digea des chroniques pour gagner sa vie. Il devint le secr taire de Paul F val, qui lui fit d couvrir le journalisme. C'est d'ailleurs gr ce l'auteur des Myst res de Paris qu'il sera re u en 1866 au sein de la Soci t des gens de lettres. Son premier roman, L'Affaire Lerouge, d'abord publi sans succ s sous forme de feuilleton en 1863 dans Le Pays, devint tr s populaire en 1866 lorsqu'il est repris dans le journal Le Soleil puis par Le Petit Journal. La coop ration de Gaboriau avec le directeur du quotidien un sou Mo se Polydore Millaud lui permettra de b n ficier des rouages de la r clame pour acc der la notori t . Dans son premier roman judiciaire, l'auteur met en sc ne le P re Tabaret, dit Tirauclair, et introduit l'agent de la s curit Lecoq, qui deviendra un commissaire c l bre et le personnage principal des romans suivants. Inspir par le chef de la s ret Fran ois Vidocq, d j l'origine du Vautrin de Balzac, il est le mod le du d tective ing nieux qui, n'h sitant pas se travestir, r sout des nigmes par ses capacit s d ductives hors normes. Ce dernier personnage devait inspirer Conan Doyle et Maurice Leblanc. Mais, la diff rence de Sherlock Holmes, les enqu tes de Lecoq reposent sur des investigations plus r alistes, plus proches des progr s de la police scientifique de l' poque. Les romans policiers de Gaboriau font p n trer l'intrigue dans les milieux sociaux, qu'ils d crivent d'une mani re qu'on peut qualifier de naturaliste . En cela, l'influence de Gaboriau sur le roman policier fran ais reste tr s importante. Ses analyses psychologiques tr s fines (Le Crime d'Orcival) ont inspir jusqu' Georges Simenon. Apr s le succ s de L'Affaire Lerouge, Gaboriau travailla comme feuilletoniste au Petit Journal. Les feuilletons furent par la suite publi s en volumes chez Edouard Dentu. En 1872, il crivit avec Jules- mile-Baptiste Holstein une pi ce de th tre tir e de L'Affaire Lerouge. Gaboriau mourut en 1873.
On lisait dans tous les journaux du soir du mardi 28 f vrier 186.. le fait divers suivant: Un vol tr s consid rable, commis au pr judice d'un honorable banquier de la capitale, M. Andr Fauvel, a mis ce matin en moi tout le quartier de la rue de Provence. Des malfaiteurs d'une audace et d'une habilet extraordinaires ont r ussi p n trer dans les bureaux, et l , for ant une caisse qu'on avait tout lieu de croire inattaquable, ils se sont empar s de la somme norme de trois cent cinquante mille francs en billets de banque.
Vainement on chercherait dans Paris une rue plus paisible que la rue Saint-Gilles, au Marais, deux pas de la place Royale. L , pas de voitures, jamais de foule. peine le silence y est rompu par les sonneries r glementaires de la caserne des Minimes, par les cloches de l' glise Saint-Louis ou par les clameurs joyeuses des l ves de l'institution Massin l'heure des r cr ations.
Romain Caldas, qui n'avait point eu de boules blanches ses examens de l' cole de droit, d couvrit un matin qu'il devait tre admirablement propre toutes les administrations. En cons quence, il prit une grande feuille de papier, et de sa plus belle criture, qui n' tait pas belle, il adressa une demande d'emplois S. Exc. M. le Ministre de l' quilibre National.
Lorsque j'achevais mes tudes pour devenir officier de sant - c' tait le bon temps, j'avais vingt-trois ans - je demeurais rue Monsieur-le-Prince, presque au coin de la rue Racine. J'avais l , pour trente francs par mois, service compris, une chambre meubl e qui en vaudrait bien cent aujourd'hui; si vaste que je passais tr s ais ment les manches de mon paletot sans ouvrir la fen tre.
Le 9 juillet 186., un jeudi, Jean Bertaud, dit La Ripaille, et son fils, bien connus Orcival pour vivre de braconnage et de maraude, se lev rent sur les trois heures du matin, avec le jour, pour aller la p che. Charg s de leurs agr s, ils descendirent ce chemin charmant, ombrag d'acacias, qu'on aper oit de la station d' vry, et qui conduit du bourg d'Orcival la Seine.
Le jeudi 6 mars 1862, surlendemain du Mardi gras, cinq femmes du village de La Jonch re se pr sentaient au bureau de police de Bougival. Elles racontaient que depuis deux jours personne n'avait aper u une de leurs voisines, la veuve Lerouge, qui habitait seule une maisonnette isol e. plusieurs reprises, elles avaient frapp en vain. Les fen tres comme la porte tant exactement ferm es,