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Kirjailija

Gustave Aimard

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 644 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2006–2026, suosituimpiin kuuluu Les Forestiers du Michigan. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

644 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2006–2026.

L' Olonnais

L' Olonnais

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Prologue I Les masques noirs Le 24 mars de l'an de gr ce 1648, le veilleur de nuit, apr s avoir agit sa cr celle, achevait d'annoncer, d'une voix enrou e et chevrotante, aux bons bourgeois de la petite ville des Sables-d'Olonne, qu'il tait dix heures du soir, que le vent soufflait en foudre, que la mer tait grosse, qu'il gelait pierre fendre, mais que tout tait tranquille, et que, par cons quent, ils pouvaient continuer reposer plus ou moins paisiblement jusqu'au matin, aupr s de leurs femmes; renseignements au reste d'une exactitude rigoureuse, lorsque tout coup un grand bruit s' leva du c t de la porte de Talmont, et une troupe de cavaliers fit l'improviste irruption dans la ville, et se dirigea, avec la rapidit d'une trombe, vers la plage. Ces cavaliers, au nombre de six, mont s sur des chevaux de race, mais semblant avoir fourni une longue course, taient arm s jusqu'aux dents, et portaient de riches et l gants costumes de gentilshommes; ils paraissaient peu soucieux d' tre reconnus, car, bien que les larges ailes de leurs chapeaux fussent soigneusement rabaiss es sur leurs yeux et qu'il r gn t une obscurit profonde, par surcro t de pr caution, ils avaient tous des masques de velours noir appliqu s sur le visage. En apercevant ces sinistres fant mes, aux allures tranges, le pauvre diable de veilleur fut saisi de crainte; il laissa choir sa lanterne qui, heureusement ou malheureusement, ne s' teignit point, et se mit trembler de tous ses membres en jetant autour de lui des regards effar s, comme pour demander un secours sur lequel cependant il n' tait gu re en droit de compter; seul, de toute la population, il tait veill cette heure avanc e de la nuit. Mais sans lui laisser le temps de faire un geste ou de pousser un cri, les inconnus s'empar rent de lui, le roul rent dans un manteau, et, apr s l'avoir solidement ficel , ils le jet rent, sans plus de c r monie, dans l'all e d'une maison, dont la porte tait ouverte par hasard; puis, apr s avoir relev la lanterne, ils continu rent se diriger vers la plage. L'enl vement du veilleur de nuit avait t ex cut avec une adresse et une rapidit r ellement prodigieuses, sans qu'un mot f t prononc . la m me heure, presque la m me minute o ceci se passait l'entr e de la ville, une embarcation de vingt-cinq trente tonneaux, pont e et gr e en lougre, sans tenir compte de l' tat de la mer, de l'obscurit et de la force du vent qui la faisait se balancer comme une plume au sommet de vagues monstrueuses, doublait r solument la pointe de la petite baie au fond de laquelle la ville s'abrite, et mettait le cap sur la plage, au risque de se briser contre les rochers, que la mer balayait sans cesse avec furie.
Le commandant Delgres

Le commandant Delgres

Gustave Aimard

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2015
nidottu
I L'OEil Gris et le sergent Kerbrock voyagent de compagnie dans des chemins tr s peu fray s. Les hautes montagnes qui occupent le centre de l' le de la Guadeloupe et vers lesquelles, depuis le bord de la mer, le terrain s' l ve peu peu par marches immenses et magnifiques comme un escalier de g ant, ont toutes t , une poque recul e, des volcans redoutables. En effet, leurs laves sont encore amoncel es par blocs noir tres et monstrueux, depuis leurs cimes chenues jusqu'aux sables du rivage. Et ce qui prouve clairement la v rit de cette assertion, c'est que, ainsi que nous l'avons rapport plus haut, le sommet le plus lev de ces montagnes, la reine de toutes les autres, la Soufri re enfin, bouillonne encore aujourd'hui avec un bruit formidable et lance incessamment d' paisses vapeurs par les soupiraux de ses t n breux ab mes. Ces hautes montagnes de la Guadeloupe sont toutes couvertes de for ts; for ts s culaires, primitives, o n'a jamais retenti le bruit de la cogn e des b cherons; que seuls connaissent les n gres marrons qui s'y r fugient, et quelques rares chasseurs de grives et d'agoutis. Ces for ts vierges servent de barri res et la fois de ceinture aux mornes; elles sont presque imp n trables; des arbres gigantesques de tous les ges, couch s les uns sur les autres dans un p le-m le effroyable, pourrissent au milieu des arums qui les enveloppent et des lianes qui le couronnent. D'autres arbres se dressent majestueusement du milieu de ces fourr s, avec des panouissements de branches d vorant un immense espace autour d'eux, sans que l'ombre paisse qu'ils projettent au loin emp che la v g tation chevel e et furieuse de se presser autour de leurs tr nes.
La loi de Lynch

La loi de Lynch

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Origines: Durant l'intense p riode de contestations contre le r gime colonial qui pr c da la guerre d'ind pendance des tats-Unis, un certain Charles Lynch (1736-1796), patriote de l' tat de Virginie, d cida de r former la fa on dont la justice tait appliqu e dans sa r gion. Juge de paix, il instaura des proc s exp ditifs menant parfois des ex cutions sommaires l'encontre des d fenseurs de la couronne britannique. Il r unissait la cour, recrutait les jur s et pr sidait l'ex cution. Quand la cour devait ajourner, le prisonnier tait ex cut . La loi de Lynch se r pandit dans les territoires de l'Ouest am ricain et s'y d veloppa jusqu' l' tablissement et la consolidation de l' tat de droit. Lynch devint par la suite s nateur. Vers 1837, la loi de Lynch donna naissance au mot lynchage particuli rement en Nouvelle-Angleterre r f. n cessaire] o , en d pit des lois qui les prot geaient, des noirs furent poursuivis par des Comit s de vigilance, qui donneront naissance au Ku Klux Klan. Dans le Sud des tats-Unis, le m pris de r gles de proc dure consid r es comme favorables aux criminels est renforc par l'hostilit au gouvernement f d ral. Extrait; I Le Jacal Vers les trois heures du soir un cavalier rev tu du costume mexicain, suivait au galop les bords d'une rivi re perdue, affluent du Rio Gila, dont les capricieux m andres lui faisaient faire des d tours sans nombre. Cet homme, tout en ayant constamment la main sur ses armes et l'oeil au guet afin d' tre pr t tout v nement, excitait son cheval du geste et de la voix, comme s'il e t eu h te d'atteindre le but de son voyage. Le vent soufflait avec violence, la chaleur tait lourde, les cigales poussaient, sous les brins d'herbe qui les abritaient, leurs cris discordants; les oiseaux d crivaient lentement de longs cercles au plus haut des airs, en jetant par intervalle des notes aigu s; des nuages couleur de cuivre passaient incessamment sur le soleil dont les rayons blafards taient sans force, enfin, tout pr sageait un orage terrible. Le voyageur ne semblait rien voir; courb sur le cou de sa monture, les yeux ardemment fix s devant lui, il augmentait la rapidit de sa course sans tenir compte des larges gouttes de pluie qui tombaient d j , et des sourds roulements d'un tonnerre lointain qui commen aient se faire entendre. Cependant cet homme aurait pu facilement, s'il l'avait voulu, s'abriter sous l'ombrage touffu des arbres centenaires d'une for t vierge qu'il c toyait depuis plus d'une heure, et laisser passer le plus fort de l'ouragan; mais un grand int r t le poussait sans doute en avant, car, tout en acc l rant sa marche, il ne songeait m me pas ramener sur ses paules les plis de son zarap afin de se garantir de la pluie, et se contentait, chaque bouff e de vent qui passait en sifflant au-dessus de lui, de porter sa main son chapeau pour l'enfoncer sur sa t te, tout en r p tant d'une voix saccad e son cheval: - En avant en avant Cependant, la rivi re dont le voyageur suivait les bords se r tr cissait de plus en plus; un certain endroit, les rives taient obstru es par un fouillis d'arbres, de halliers et de lianes entrelac es qui en cachaient compl tement l'acc s. Arriv ce point, le voyageur s'arr ta. Il mit pied terre, inspecta avec soin les environs, prit son cheval par la bride et le conduisit dans un buisson touffu au milieu duquel il le cacha, en ayant soin, apr s lui avoir t le bossal afin qu'il p t pa tre sa guise, de l'attacher avec le la o au tronc d'un gros arbre. - Reste ici, Negro, lui dit-il, en le flattant l g rement de la main, ne hennis pas, l'ennemi est proche, bient t je serai de retour. L'intelligent animal semblait comprendre les paroles que lui adressait son ma tre, il allongeait vers lui sa t te fine qu'il frottait contre sa poitrine. - Bien, bien,
La belle riviere

La belle riviere

Gustave Aimard

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2015
nidottu
I Le comte de Jumonville Peu de personnes le savent. Sous Louis XIV et sous Louis XV, la plus grande partie de l'Am rique du Nord appartenait la France. Dans ces possessions se trouvait le vaste territoire connu aujourd'hui sous la d nomination de Canada, jadis nomm Nouvelle-France. De nos mains, cette terre si riche passa dans celles des Anglais. L'Angleterre en poss de actuellement une minime partie qui constitue une de ses plus riches colonies. Que si l'on cherche une cause s rieuse cet abandon inintelligent, on n'en trouve pas. Des flots de sang ont t vers s. Tant d'hommes illustres s' taient vou s la colonisation de cette succursale de la m re patrie On se croyait pr s d'arriver un r sultat glorieux et f cond. L'indiff rence coupable du gouvernement, l'odieuse jonglerie des Mississipiens, le mot mi-spirituel et antipatriotique de Voltaire, mot qui fut pris la lettre par le peuple le plus l ger de la terre, an antirent le fruit de si h ro ques efforts, de si longs travaux. Ce fut une grande perte pour la France. On se repr sente encore maintenant le Canada comme un pays de m diocre tendue, st rile, au climat rigoureux, incl ment, mortel pour les Europ ens. On voit toujours ces immenses tendues de terrains, enfouies sous des neiges ternelles, parcourues par des b tes fauves ou de f roces Indiens. Erreur qui nous a co t cher. En deux mots, voici la v rit l' poque o nous tions les ma tres, la Nouvelle-France formait un triangle dont la base se trouvait au nord de la baie d'Hudson et le sommet dans le golfe du Mexique, au sud de la Nouvelle-Orl ans. Or, chaque c t de ce triangle mesure au moins 3500 kilom tres et la superficie totale en est d'environ 1 200 000 kilom tres carr s, superficie onze fois plus consid rable que celle de la France actuelle. Le Canada seul compte vingt-cinq mille habitants. Il en pourrait contenir le sextuple. C'est, sans contredit, le pays le plus industrieux et le plus commer ant de l'Am rique du Nord.
Les terres d' or, suivi de, Coeur de panthere

Les terres d' or, suivi de, Coeur de panthere

Gustave Aimard

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2015
nidottu
I Deux solitaires Bien loin, bien loin de la civilisation, s' tendent l'infini, dans les vastes Am riques, des plaines immenses entrecoup es de prairies plus immenses encore. C'est, ou plut t, ce fut le territoire indien. Ces terres d'or, convoit es par d'acharn s aventuriers, sont devenues la proie du premier occupant; elles ont t divis es, morcel es, mises en lambeaux par leurs insatiables h tes: la solitude a t mise au pillage; chacun a voulu avoir sa part la cur e. Arpenteurs, sp culateurs, locataires, fermiers, trafiquants, forestiers, chasseurs, et par-dessus tout chercheurs d'aventures, se sont abattus par l gions sur le patrimoine Indien et s'en sont empar s violemment, par droit de conqu te. Les enfants perdus de la civilisation se sont install s l comme chez eux, et bient t les noms de Kansas, de Nebraska, sont devenus aussi familiers que ceux de New-York, Londres, ou Paris: les Pawnies, les Ottawas, les Ottoes, les Kickappos, les Puncas, toutes les peuplades aborig nes ont disparu successivement comme des foyers teints, refoul es par l'incessante et implacable pression des Faces-P les. Des ogres au d sert; des oiseaux de proie; d'insolents usurpateurs; des voleurs sans retenue et sans conscience; les Blancs ont t tout cela et pis encore dans ce malheureux Nouveau-Monde qui aurait bien voulu rester toujours inconnu. Le grand et vieux fleuve qui descend des r gions myst rieuses et inexplor es des montagnes Rocheuses a d se plier au joug des envahisseurs: ses flots majestueux, jusqu'alors purs et calmes comme l'azur des cieux, ont cum sous les coups redoubl s de la vapeur, se sont souill s des d tritus d'usines, ont charri des fardeaux, ont t r duits en esclavage. En m me temps, des fermes, des parcs, des avenues, des villages, des villes, des palais ont surgi comme par enchantement sur les rives du v n rable cours d'eau. La solitude et son paisible silence, le d sert et sa paix profonde, ont disparu. V victis tel a t le premier et dernier mot de la civilisation....
Vent-en-panne

Vent-en-panne

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Extrait: I Comment l'Olonnais se perdit dans la for t et ce qui s'en suivit. Nous avons abandonn l'Olonnais au moment o , gr ce l'appui que lui avait pr t Vent-en-Panne, il avait r ussi d livrer la duchesse de la Torre et sa fille des mains des Espagnols. Les deux dames s' taient vanouies; la duchesse, soulev e dans les bras robustes de Pitrians, fut transport e dans la clairi re et remise son mari: quant la jeune fille, l'Olonnais ne voulut laisser personne le soin de la rendre son p re. La poursuite des ravisseurs avait entra n les flibustiers assez loin du lieu, o primitivement s' tait livr le combat. L'Olonnais demeur seul pr s de do a Violenta, car tous les flibustiers avaient r pondu l'appel de Vent-en-Panne, et s' taient lanc s sur ses pas, enleva d licatement la jeune fille entre ses bras, et se mit en marche pour rejoindre ses compagnons. Depuis quelques jours peine, l'Olonnais avait d barqu Saint-Domingue, c' tait la premi re fois qu'il s'enfon ait si avant dans l'int rieur; il ne connaissait pas le pays. cette poque, d j bien loin de nous, Saint-Domingue n' tait en r alit qu'une immense for t vierge; coup e et l , par de fastes savanes, ou l'herbe poussait drue, et s' levait parfois six, sept, et m me huit pieds de hauteur. Les tablissements fond s par les Espagnols et les Fran ais, l'avaient t sur le bord de la mer seulement. On avait d frich quelques centaines d'acres de terre, et tout avait t dit.
Ourson tete-de-fer

Ourson tete-de-fer

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Causerie en forme d'introduction, dans laquelle l'auteur r v le au lecteur comment il fut amen , au moment o il s'en doutait le moins, raconter la pr sente histoire. Lors de mon dernier voyage en Am rique, voyage dont, soit dit en passant, la date, bien que je ne la fixe pas ici, n'est pas aussi loign e que beaucoup de mes excellents amis de la presse ou autres feignent de le croire; le b timent sur lequel j'avais pris passage au Havre, fatigu par plusieurs coups de vents successifs re us par le travers des Petites-Antilles, laissa arriver plein vent arri re sur l' le Saint-Christophe o il se r fugia, le plus vite possible, afin d'aveugler une voie d'eau assez consid rable que ses pompes ne r ussissaient pas affranchir, ainsi que disent les matelots dans leur pittoresque langage. L' le Saint-Christophe dont j'ai parl dans un pr c dent ouvrage sur les Fr res de la C te, ces grands d class s du dix-septi me si cle, mais que je ne connaissais pas alors, fut en r alit le berceau des flibustiers; ce fut de l qu'ils partirent, pour s'abattre, comme un vol de vautours, sur l' le de la Tortue et Saint-Domingue.
Le chasseur de rats

Le chasseur de rats

Gustave Aimard

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2015
nidottu
I Qui tait le myst rieux personnage auquel on donnait le nom de l'OEil Gris ? Les Fran ais ont t souvent accus s, avec une apparence de raison, de conna tre beaucoup moins leur propre histoire que celle des autres peuples anciens ou modernes. On pourrait ajouter, mais cette fois avec raison, que la partie la plus n glig e et par cons quent presque enti rement ignor e de cette histoire, est celle qui se rapporte nos colonies; que ces colonies soient en Afrique, en Am rique on en Oc anie; c'est- -dire qu'elles soient situ es aux confins du monde, ou seulement quelques centaines de lieues de nos c tes. Et pourtant que de liens troits nous rattachent ces colonies si d daign es Que de souvenirs glorieux elles nous rappellent Que de preuves de d vouement et de fid lit elles ont donn es la France dans les circonstances les plus critiques Pour ne parler ici que des Antilles, ces gracieuses corbeilles de fleurs aux parfums si doux et si enivrants, surgies du sein des eaux et diss min es comme de ravissantes oasis sur les flots bleus de l'Atlantique; terres b nies o tout sourit au coeur et sur lesquelles la vie s' coule comme un r ve f erique des Mille et une Nuits; combien de batailles terribles ont-elles assist Quelles luttes acharn es ont-elles soutenues avec une nergie et une abn gation h ro ques pour r sister, soit au r voltes des noirs, soit aux attaques plus formidables encore de puissants envahisseurs trangers afin de rester fran aises et se conserver cette m re patrie qu'elles aiment avec passion, peut- tre cause de sa constante ingratitude envers elles. La Guadeloupe est, sans contredit, la plus compl tement belle de ces les charmantes qui composent l' crin pr cieux de l'archipel Colombien ou des Antilles; perles d'un irr prochable orient, gren es par la main toute-puissante du Cr ateur, de son myst rieux chapelet de merveilles, et sem es par lui l'entr e du golfe du Mexique.
Le chercheur de pistes

Le chercheur de pistes

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Extrait La for t vierge Au Mexique, la population n'est divis e qu'en deux classes: la classe lev e et la classe inf rieure; il n'y a pas de rang interm diaire pour lier les deux extr mes; aussi la cause des deux cent trente-neuf r volutions qui, depuis la d claration de l'ind pendance, ont boulevers ce pays, est-elle facile comprendre; la puissance intellectuelle se trouve entre les mains d'un petit nombre, et c'est par cette minorit remuante et ambitieuse que s'effectuent toutes les r volutions; d'o il r sulte que le pays est gouvern par le despotisme militaire le plus complet, au lieu d' tre une r publique libre. Cependant les habitants des tats de Sonora, de Chihuahua et du Texas ont conserv encore aujourd'hui cette physionomie s v re, sauvage, nergique que l'on chercherait vainement dans les autres tats de la conf d ration. Sous un ciel plus froid que celui de Mexico, l'hiver, qui couvre souvent les rivi res de ces r gions d'une paisse couche de glaces endurcit les fibres des habitants, pure leur sang, purifie leur coeur et en fait des hommes d' lite qui se distinguent par leur courage, leur intelligence et leur profond amour pour la libert . Les Apaches, qui habitaient originairement la plus grande partie du Nouveau-Mexique, ont peu peu recul devant la hache des pionniers, ces enfants perdus de la civilisation, et retir s dans d'immenses d serts qui couvrent le triangle form par le rio Gila, le del Norte et le Colorado, ils font presque impun ment des courses sur les fronti res mexicaines, pillant, br lant et d vastant tout ce qu'ils rencontrent sur leur passage. Les habitants des contr es que nous avons cit es plus haut, tenus en respect par ces prot es insaisissables, sont dans un tat de guerre continuelle contre eux, toujours pr ts au combat, fortifiant leurs haciendas (fermes), et ne voyageant que les armes la main. El Paso del Norte peut tre regard comme l'ultima Thule de la partie civilis e du Mexique. Au-del , vers le nord et le nord-ouest, s' tendent les vastes plaines incultes de Chihuahua, le bolson de Mapimi et les d serts arides du rio Gila.
Le grand chef des Aucas, Tome I

Le grand chef des Aucas, Tome I

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Extrait; LE CHAPARRAL. Pendant mon dernier s jour en Am rique, le hasard, ou plut t ma bonne toile, me fit lier connaissance avec un de ces chasseurs, ou coureurs des bois, dont le type a t immortalis par Cooper, dans son po tique personnage de Bas de cuir. Voici dans quelle trange circonstance, Dieu nous pla a en face l'un de l'autre: Vers la fin de juillet 1855, j'avais quitt Galveston, dont je redoutais les fi vres, mortelles pour les Europ ens, avec le projet de visiter la partie N.-O. du Texas, que je ne connaissais pas encore. Un proverbe espagnol dit quelque part: mas vale andar solo que mal acompanado, mieux vaut aller seul que mal accompagn . Comme tous les proverbes, celui-ci poss de un certain fond de v rit , surtout en Am rique, o l'on est expos chaque instant rencontrer des coquins de toutes les couleurs qui, gr ce leurs dehors s duisants, vous charment, captent votre confiance, et en profitent sans remords la premi re occasion, pour vous d trousser et vous assassiner. J'avais fait mon profit du proverbe, et, en vieux routier des prairies, comme je ne voyais autour de moi personne qui m'inspir t assez de sympathie pour en faire mon compagnon de voyage, je m' tais bravement mis en route seul, rev tu du pittoresque costume des habitants du pays, arm jusqu'aux dents, et mont sur un excellent cheval demi sauvage, qui m'avait co t vingt-cinq piastres; prix norme pour ces contr es, o les chevaux sont presque rien.
Les pirates des prairies

Les pirates des prairies

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Extrait Deux mois se sont coul s. Nous sommes dans le d sert. Devant nous se d roule l'immensit . Quelle plume assez loquente oserait entreprendre de d crire ces incommensurables oc ans de verdure auxquels les Am ricains du Nord ont, dans leur langage imag , donn le nom po tique et myst rieux de Far West (Ouest lointain), c'est- -dire la r gion inconnue par excellence, aux aspects la fois grandioses et saisissants, doux et terribles, prairies sans bornes, dans lesquelles on trouve cette flore riche, puissante, chevel e et d'une vigueur de production contre laquelle l'Inde seule peut lutter ? Ces plaines n'offrent d'abord l'oeil bloui du voyageur t m raire qui ose s'y hasarder qu'un vaste tapis de verdure maill de fleurs, sillonn par de larges rivi res, et paraissent d'une r gularit d sesp rante, se confondant l'horizon avec l'azur du ciel. Ce n'est que peu peu, lorsque la vue s'habitue ce tableau, que, quittant l'ensemble pour les d tails, on distingue et l des collines assez lev es, les bords escarp s des cours d'eau, enfin mille accidents impr vus qui rompent agr ablement cette monotonie dont le regard est d'abord attrist , et que les hautes herbes et les gigantesques productions de la flore cachent compl tement. Comment num rer les produits de cette nature primitive, qui s' lancent, se heurtent, se croisent et s'entrelacent l'infini, d crivant des paraboles majestueuses, formant des arcades grandioses et compl tant enfin le plus splendide et le plus sublime spectacle qu'il soit donn l'homme d'admirer par ses ternels contrastes et ses harmonies saisissantes ?
Le grand chef des Aucas, Tome II

Le grand chef des Aucas, Tome II

Gustave Aimard

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2015
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Extrait Afin de bien expliquer au lecteur la disparition miraculeuse de do a Rosario, nous sommes oblig de faire quelques pas en arri re, et de retourner aupr s de Curumilla, au moment o l'Ulmen, apr s sa conversation avec Trangoil Lanec, s' tait mis comme un bon limier sur la piste des ravisseurs de la jeune fille. Curumilla tait un guerrier aussi renomm pour sa prudence et sa sagesse dans les conseils, que pour son courage dans les combats. La rivi re travers e, il laissa entre les mains d'un p on qui l'avait accompagn jusque-l , son cheval qui, non-seulement lui devenait inutile, mais encore qui aurait pu lui tre nuisible en d celant sa pr sence par le bruit retentissant de ses sabots sur le sol. Les Indiens sont des cavaliers m rites, mais ils sont surtout des marcheurs infatigables. La nature les a dou s d'une force de jarrets inou e, ils poss dent au plus haut degr la science de ce pas gymnastique relev et cadenc que, depuis quelques ann es, nous avons, en Europe et particuli rement en France, introduit dans la marche des troupes. Ils accomplissent avec une c l rit incroyable des trajets que des cavaliers lanc s toute bride pourraient peine fournir, coupant toujours en ligne droite, pour ainsi dire vol d'oiseau; sans tenir compte des difficult s sans nombre qui se dressent sur leur passage, aucun obstacle n'est assez grand pour entraver leur course. Cette qualit , qu'eux seuls poss dent, les rend surtout redoutables aux Hispano-Am ricains, qui ne peuvent atteindre cette facilit de locomotion, et qui, en temps de guerre, les trouvent toujours devant eux au moment o ils s'y attendent le moins, et cela, presque toujours des distances consid rables des endroits o logiquement ils devraient tre.
Les pirates de l' Arizona

Les pirates de l' Arizona

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Voici quelle est la population de l'Arizona: Les Indiens bravos, c'est- -dire indompt s, les Comanches, les Apaches, les Pawnees et d'autres encore, qui pr tendent avec raison tre les ma tres du sol; puis les coureurs des bois, les chasseurs et les trappeurs, les seuls honn tes; viennent ensuite les pirates des savanes, sang-m l pour la plupart, f roces, voleurs et assassins, sans foi ni loi; et enfin les d class s et les naufrag s de toutes les civilisations du Vieux et du Nouveau Monde; population anonyme sans nom dont les mauvais instincts n'ont aucun frein et ne connaissent que la force et la loi du talion, oeil pour oeil, dent pour dent, et ne s'inclinent que devant le juge Lynch. Et cependant cette contr e est la plus riche et la plus belle de l'univers, son climat est admirable, sa flore et sa faune sont incomparables et ses mines d'or, d'argent et de cuivre sont in puisables; aussi, esp rons-nous que dans un avenir prochain l'Arizona entrera malgr elle dans la grande famille des peuples, tout le fait pr voir: la civilisation marche en avant quand m me, et le d sert se r tr cit tous les jours. Un vendredi de la fin du mois de juin 187... entre quatre et cinq heures du soir, ainsi que l'indiquait l'ombre allong e des arbres sur le sol, un homme, qui semblait tre un chasseur ou un coureur des bois, apr s avoir travers gu le rio Gila son confluent avec le rio Puerco, fit halte sur la berge de la rivi re, laissa tomber la crosse de son fusil sur le sable et, croisant ses mains sur l'extr mit des doubles canons de son arme, il examina attentivement d'un regard circulaire l'immense vall e qui s' tendait perte de vue autour de lui.
Les trappeurs de l'Arkansas

Les trappeurs de l'Arkansas

Gustave Aimard

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2015
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Extrait I Hermosillo Le voyageur qui pour la premi re fois d barque dans l'Am rique du Sud prouve malgr lui un sentiment de tristesse ind finissable. En effet, l'histoire du Nouveau Monde n'est qu'un lamentable martyrologe, dans lequel le fanatisme et la cupidit marchent continuellement c te c te. La recherche de l'or fut l'origine de la d couverte du Nouveau Monde; cet or une fois trouv , l'Am rique ne fut plus pour ses conqu rants qu'une tape o ces avides aventuriers venaient, un poignard d'une main et un crucifix de l'autre, recueillir une ample moisson de ce m tal si ardemment convoit , apr s quoi ils s'en retournaient dans leur patrie faire talage de leurs richesses et provoquer par le luxe effr n qu'ils d ployaient de nouvelles migrations. C'est ce d placement continuel qu'il faut attribuer, en Am rique, l'absence de ces grands monuments, sortes d'assises fondamentales de toute colonie qui s'implante dans un pays nouveau pour y perp tuer sa race. Ce vaste continent, qui pendant trois si cles a t la paisible possession des Espagnols, parcourez-le aujourd'hui, c'est peine si de loin en loin quelque ruine sans nom y rappelle leur passage, tandis que les monuments lev s, bien des si cles avant la d couverte, par les Azt ques et les Incas sont encore debout dans leur majestueuse simplicit , comme un t moignage imp rissable de leur pr sence dans la contr e et de leurs efforts vers la civilisation.
Les bandits de l'Arizona

Les bandits de l'Arizona

Gustave Aimard

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2015
nidottu
Les bandits de l'Arizona est l'un des derniers romans de Gustave Aimard (1818-1883), dont la sp cialit tait les romans de l'Ouest am ricain. Aussi populaire, en son temps, qu'Eug ne Sue et Paul F val, il a crit une soixante de romans. Vers la fin de sa vie, pourtant, la vogue de ces romans de l'Ouest s'estompe, et Aimard, m pris de l' lite et des universitaires, tombe dans un certain oubli. Les bandits de l'Arizona a paru pour la premi re fois en 1881, chez Bl riot, Paris.