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Kirjailija

Paul de Rémusat

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 31 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2005–2026, suosituimpiin kuuluu Memoirs of the Empress Josephine. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

Nimi esiintyy myös muodoissa: Paul De Remusat

31 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2005–2026.

Des races humaines

Des races humaines

Paul de Rémusat

Prodinnova
2024
pokkari
" ... Linn e est le premier qui ait song tablir dans le genre humain des divisions naturelles. Il compte quatre races, d'apr s les quatre parties du monde. Mo se, et plus tard phore de Cumes, avaient d j divis les hommes: l'un en trois races, d'apr s les trois fils de No , l'autre en quatre, d'apr s les quatre points cardinaux; mais ce ne sont pas l des classifications scientifiques, et ce n'est qu'au XVIIIe si cle, que l' tude de l'homme, ce point de vue, a pris une place s rieuse dans la science. La division de Linn e elle-m me tait du reste plus g ographique que zoologique, et quelques ann es plus tard, en 1788, Gmelin et peu apr s lui Kant divis rent l'homme, suivant sa couleur, en quatre vari t s: le blanc, le basan , le noir et le cuivr . Buffon et Cuvier augment rent ce nombre, et, laissant l'Am ricain de c t , admirent six vari t s. Blumenbach, Herder, Hunter, Lawrence, Dum ril, Malte-Brun, etc., tablirent encore un grand nombre de divisions fond es sur des caract res naturels, et dont nous donnerons une id e en d crivant ces caract res..."
Le Merveilleux autrefois et aujourd'hui

Le Merveilleux autrefois et aujourd'hui

Paul de Rémusat

Prodinnova
2024
pokkari
" Il y a bien des gens qui ne croient pas la magie, et il est difficile de ne pas penser qu'ils ont raison; mais beaucoup d'autres, et qui semblaient tr s sages, y ont cru cependant, jusqu' t moigner de leur confiance aux approches de la mort, au milieu des tourments, et leurs juges, souvent instruits et justes, taient cr dules comme eux. D s l'antiquit , des hommes ont vu des prodiges et les ont attribu s tant t la Divinit , tant t d'autres hommes possesseurs d'un pouvoir myst rieux. Peu de faits historiques sont aussi bien prouv s que les oracles et les merveilles de la Gr ce et de l'Italie. Plus tard beaucoup de r cits paraissent justifier la croyance au surnaturel, et de nos jours les pr dictions, les apparitions et les esprits ne sont pas si rares qu'on l'imagine: il n'est pas d montr pour tout le monde que nulle r v lation ne puisse nous venir d'au-del du tombeau, et que la seule cause de tous les ph nom nes possibles puisse tre d couverte par l' tude des lois physiques et naturelles. Au moyen ge, la croyance contraire tait commune, et les proc s de sorcellerie, les pid mies de merveilleux se comptent par milliers..."
Hippocrate

Hippocrate

Paul de Rémusat

Prodinnova
2024
nidottu
" ... On ne peut pourtant pr tendre qu'Hippocrate ait t le premier m decin et qu'avant lui il y eut peine des empiriques. Il est sans exemple qu'un homme, quel que soit son g nie, ait pu cr er une science et la rendre telle qu'appara t la m decine dans les livres dont nous allons parler. Cela n'arrive pas m me pour les d couvertes les plus simples, qui, pour tre compl tes, ont besoin des travaux successifs de plusieurs inventeurs. Il y a longtemps qu'on a dit que les sciences sont plut t filles du temps que du g nie. C'est ce qu'on peut remarquer surtout dans celles o l'observation joue un aussi grand r le que dans la m decine. Cherchons donc avant tout dans quel tat Hippocrate a trouv les choses. Les travaux de ceux qui l'ont pr c d jetteront du jour sur les siens propres. Pour bien d terminer le rang qu'un savant m rite, il faut le rapprocher de ses devanciers, puis mesurer l'influence qu'il a exerc e sur ses successeurs..."
Newton

Newton

Paul de Rémusat

Prodinnova
2024
nidottu
" ... quoi sert de savoir que la chute d'une pomme a mis Newton sur la voie de la gravitation ? Un tel exemple ne peut tre utile personne, et Newton, n'e t-il jamais vu de pommier, n'aurait probablement pas moins d couvert la cause du mouvement des astres. Chaque inventeur a des proc d s d'esprit diff rents, et, par cela m me qu'il est inventeur, n'emprunte rien personne. Quant la mani re de vivre, l' tude n'en peut avoir non plus de grands r sultats pratiques, car les id es, les go ts, les habitudes des grands hommes n'ont jamais t les m mes. Il serait difficile de d cider en ce sens quel est le caract re du g nie, et de choisir entre la sagesse proverbiale de Newton et les passions de Bichat. En ce genre, il n'y a pas de mod les, et si l'on n'avait que le d sir d' tre utile, il faudrait n gliger la biographie des hommes d'esprit, et ne raconter que les actions des grands citoyens..."
L'aluminium

L'aluminium

Paul de Rémusat

Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
... Tout le monde sait ou croit savoir ce qu'on entend par un m tal. Ce mot existe d s la plus haute antiquit , et il para t toujours avoir t compris et entendu de m me. Montrez qui vous voudrez un morceau de fer ou de cuivre, et chacun vous dira: voil un m tal. On sait que les pi ces de monnaie, les sabres et les p es, les armures des anciens chevaliers, les machines vapeur sont m talliques, et il semble que personne ne puisse s'y tromper. Si les gens du monde avouent parfois qu'ils ignorent la composition de telle ou telle pi ce, s'ils ne savent pas reconna tre du fer ou du zinc, un alliage d' tain et d'antimoine, ou d'argent et de cuivre, si m me ils vont plus loin et avouent, dans un langage tr s peu scientifique, ignorer de quoi est compos l'argent ou le mercure, du moins une substance m tallique leur para t-elle toujours devoir tre distingu e de toute autre, et ils ne croient pouvoir la confondre ni avec le bois, ni avec le papier, ni avec l'air, etc. L'id e de m tal m me semble tre une de ces id es simples qui n'ont pas besoin d' tre d finies, une id e inn e pour ainsi dire, analogue du moins ces id es naturelles aussi indispensables que les sensations d'o elles nous viennent, les id es de chaleur ou de lumi re. Et qui jamais a song expliquer ce que ces mots signifient? Essayons cependant de voir d'une fa on bien positive ce que c'est qu'un m tal, et si l'id e de m tal est aussi simple qu'on le croit. Nous verrons, je pense, que c'est une substance impossible peut- tre d finir et fort difficile tout au moins concevoir d'une mani re pr cise...
La Chimie agricole et ses progrès

La Chimie agricole et ses progrès

Paul de Rémusat

Createspace Independent Publishing Platform
2018
nidottu
L'agriculture est la mode. Les capitaux, l'activit , la science, la fantaisie m me se sont port s vers elle, et le mouvement de l'argent, qui semble remplacer aujourd'hui le mouvement de l'esprit, ne lui a pas nui. Les plus d sint ress s des hommes, atteints par ce besoin d'une occupation qui ne f t pas purement intellectuelle, se sont tourn s vers les travaux des champs. Il leur a paru que si c' tait une mani re d' tudier la nature, c' tait aussi du travail productif, et qu' ce double titre, l'esprit de la soci t moderne ne pouvait repousser l'agriculture. Quelques-uns s'enrichissent, d'autres se ruinent et se mettent alors, comme il convient, crire sur la th orie pour se consoler de leur pratique; mais tous, jeunes ou vieux, sp culatifs ou sp culateurs, politiques fatigu s des r volutions ou portant le deuil de la libert , tous se passionnent et pensent, suivant leur go t, faire encore de l' conomie politique, de l'industrie, du commerce ou de la science. L'agriculture en effet est tout cela, et elle est plus que tout cela: ce n'est point une science distincte de toutes les autres, c'est un art qui se compose de sciences. On pourrait en ce sens la comparer la m decine, qui, elle aussi, ne peut tre apprise sans un certain nombre d'accessoires plus importants peut- tre que le principal...
Hippocrate: Sa Vie Et Son Oeuvre

Hippocrate: Sa Vie Et Son Oeuvre

Paul De Remusat; Collection

Le Mono Ed.
2018
nidottu
La m decine, pour bien la conna tre et bien l'exercer, il faut avoir au plus haut degr l'esprit d'observation et d'induction qui fait le fond de l'esprit scientifique. Il faut observer, et l'observation y est plus difficile que partout ailleurs; il faut exp rimenter, et les conditions de l'exp rience ne sont jamais identiques: elles varient avec le pays o l'on exerce, le m dicament que l'on emploie, l' ge, le sexe et les dispositions du malade. Les temp raments divers mettent chaque instant l'observateur dans des conditions nouvelles et l'emp chent de conclure avec certitude. Telle blessure, telle maladie sont mortelles pour l'un et l g res pour l'autre. Tel homme peut supporter l'ablation du bras, tel autre, qui parait aussi vigoureux, mourra parce qu'on lui aura coup le doigt. Bien plus, les m mes maladies changent de nature sans qu'on puisse assigner une cause ces variations, et le rem de qui les gu rissait peut devenir d'un jour l'autre inutile ou funeste. Il n'est donc pas sans int r t de rechercher ce que l'on sait des origines de la m decine et du commencement de son histoire, en suivant, dans cette tude, les deux savants traducteurs d'Hippocrate, M. Littr et M. Daremberg. peine conna t-on dans le monde le nom de quelques-uns des grands m decins de l'antiquit , mais en tout cas on ne sait gu re s'ils taient des th oriciens ou des empiriques, on ignore en quoi leurs opinions ressemblent celles qu'on enseigne aujourd'hui, et en quoi elles s'en distinguent. C'est l ce que nous voudrions exposer pour Hippocrate, apr s avoir cherch o en tait la science au moment o il parut et ce qu'on savait avant lui. N Cos le 26 du mois agrianos, la premi re ann e de la LXXXe olympiade (460 ans avant J sus-Christ), c'est au milieu d'un mouvement scientifique tr s prononc que parut Hippocrate, celui qui devait faire oublier tous ces devanciers, et r unir sous une gloire qui lui devint personnelle et ses ma tres et ses contemporains.