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Philarète Chasles
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 154 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2006–2025, suosituimpiin kuuluu Études Sur W. Shakspeare, Marie Stuart Et l'Arétin. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
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154 kirjaa
Kirjojen julkaisuvuodet: 2006–2025.
"... En 1788, sur le rivage d'Hastings, il y avait un bateau amarr et une petite fille de huit ans aux cheveux blonds, l'oeil gris et vif, la peau si transparente, que les veines y dessinaient tous leurs rameaux bleus. Elle regardait de tous c t s si on ne l'observait pas; puis, apr s un examen inquiet et attentif, s'emparant de la rame et s'asseyant dans le bateau, elle d tacha l'anneau, poussa au large de ses petites mains, et se trouva en mer. Cette petite fille qui avait vu chez son p re le comte d'Adh mar et ses magnifiques laquais aux galons d'or, et qui voulait absolument aller en France pour observer ce qui s'y passait, c' tait lady Esther Stanhope..."
"... lev cette cole, il adora le succ s, et apprit l'enlever violemment plut t qu' le m riter. Souvent il joignit le charlatanisme la gloire. Ce qui tait saillie l g re et caprice fac tieux chez nos braves enfants du Midi, devint un grave calcul chez le fils des Saxons. Ces vives et p tulantes boutades qui tinc lent dans la causerie, qui donnent tant de relief la guerre et l'amour, et qui, dans la m l e sanglante, apparaissent comme les lueurs des glaives qui se heurtent, ont besoin, pour tre aim es ou pardonn es, d'une l g ret presque enfantine et d'une gr ce insouciante. Raleigh prit au s rieux l'humeur gasconne; il en fit le po me pique de sa vie. Dans les grandes entreprises, dans les sombres conjurations, dans les longues travers es et les colonisations p rilleuses, il fut Mascarille ou Scapin. Bariolant de traits sublimes ce charlatanisme gigantesque, nul homme (quoi qu'en ait dit la Revue d' dimbourg) n'a mieux menti, n'a plus souvent, n'a plus t m rairement menti..."
" Le ch teau de Bretby, dans le Derbyshire, renfermait, en octobre 1725, deux personnages fort dissemblables: un vieillard aust re et morose tendu sur son lit de mort, et un jeune courtisan, son fils, qui venait recevoir les derniers soupirs paternels. Ils s' taient toujours mutuellement d test s, et l'on ne peut gu re imaginer de caract res moins sympathiques. Le vieux comte (earl), d fiant et ombrageux, ne voulant jouer aucun r le la cour ou dans le monde, avait r fugi sa sauvage humeur dans ce domaine antique o l'orfraie, le hibou et le corbeau tenaient depuis longtemps leurs assises 2, et que le fils d peint de couleurs si lugubres, tout en racontant gaiement l'agonie paternelle. Vous ne pouvez, crit-il la belle mistriss Howard, la femme la mode de ce temps, vous ne pouvez rien imaginer de plus odieux que ce donjon qui par malheur, n'est pas encore moi, et qui est horrible: il me fait l'effet de l'enfer. Mon p re, l -bas, pousse des hurlements effroyables, et tombe dans des convulsions auxquelles personne ne survivrait que lui; les oiseaux de mauvais augure m lent leur voix la sienne, et le peu de figures humaines qui m'approchent sont des figures de damn s. Ma foi j'ai beaucoup d'admiration pour ma pi t filiale, je suis aussi estimable qu' n e..."
" Le 12 juin 1624, un cavalier fort maigre entrait dans la ville de Naples. Autour de lui bondissaient des lazzaroni noirs et haletants qui semaient les roses de Paestum sous les pas de son coursier. Accompagn par des gentilshommes pied qui, le chapeau la main, le front nu sous l'ardent soleil, encourageaient l'ivresse populaire, il s'arr tait fr quemment sous les balcons, d'o tombaient sur sa face rid e une pluie de fleurs, mille b n dictions confuses et mille clairs enthousiastes lanc s par des regards espagnols et napolitains. Quel triomphateur fut jamais ridicule ? Celui-ci avait pr s de six pieds de haut, la mine longue et h ve, le cheveu rare et bouriff , l'oeil distrait et gar , le menton pointu, le nez petit, le teint plomb , la taille excessivement d li e, et les jambes d'une forme et d'une dimension tr s menues. Ce long cavalier, v tu d'habits magnifiques assez mal ajust s, et qui portait une grande cha ne d'or pendue son cou, saluait droite et gauche d'un air content et distrait, pendant que les baise-mains lui arrivaient de toutes parts, du fond des carrosses, du porche des glises et du sommet des terrasses..."
" Les hommes politiques ne voient dans la formation et la consolidation de l'empire anglo-hindou qu'un fait, l' trange et p rilleux accroissement de la puissance britannique. Oui, c'est une conqu te digne d' tude. En moins de soixante ans, cette vaste p ninsule, d vor e ou escamot e par quelques n gociants occidentaux, leur livre ses richesses, mais non ses coutumes. Elle c de l' nergie saxonne, et para t garder sa nationalit brahmanique. La passivit de son repos et l' ternit de son indiff rence bravent les efforts des missionnaires chr tiens. L'Angleterre exploite le territoire; mais la vie nationale lui r siste. L'Angleterre domine la mati re; l' me lui chappe. Telles sont du moins les surfaces et les apparences. Comme l'ordinaire, elles sont trompeuses. Si l'observateur va plus loin que l'enveloppe, s'il se donne la peine de consulter les voyageurs sans croire eux, les statisticiens sans les diviniser, et les philosophes sans fermer les yeux, il reconna tra que la pr tendue immobilit de l'Hindoustan actuel sous la domination anglaise est un voile et un mensonge. Rien n'est immobile. Non-seulement les moeurs des indig nes changent, mais celles des conqu rants changent aussi. cette double alt ration parall le se rapportent les r sultats n cessaires qui am neront un jour et qui annoncent d j la cr ation future et in vitable d'un nouvel empire, curieux deviner, empire envelopp des obscurit s de l'avenir, quelque chose d'inconnu et de myst rieux qui ne sera ni l'Angleterre ni l'Inde..."
" On dirait que les voyageuses anglaises se sont partag le monde. Devant moi, cinquante-deux volumes clos de la plume de vingt-sept dames, -demoiselles, spinsters, ladies, governesses, marquises, comtesses, duchesses, femmes de marchands, de capitaines ou de pairs du Royaume-Uni, femmes la mode, femmes de juges habitant les jungles de l'Hindoustan, ou de colons de la Nouvelle-Galles du Sud, filles de ces h ro ques aventuriers qui vont abattre les ch nes s culaires sur les bords du Mississipi et fonder quelque ville inconnue du c t du Texas, - prouvent bien que le globe appartient aux femmes anglaises. Depuis un si cle et demi, des cargaisons de demoiselles marier sont annuellement exp di es de Londres Calcutta, et vont embellir la lugubre opulence des nababs. Quelques-unes partent en riant pour l'Australasie ou la tierra caliente de l'Am rique m ridionale. Il y en a qui vont se perdre, arm es d'un crayon et d'un album, l'ombre des pyramides et dans les chambres souterraines construites par Ch ops et Psammetichus; d'autres qui vont causer avec M h met-Ali, et lui demander un brin de sa barbe pour le placer dans leur repository; d'autres qui, moins aventureuses, endossent l'amazone de drap bleu, sautent lestement sur Fanny, la jument noire, et chevauchent, accompagn es de l' ternel album, de Paris Florence et de Florence Marseille, travers Chamb ry, le Simplon, le Languedoc et la Provence..."
" J'apporte cette grande histoire qu'un homme de talent a commenc e, l'histoire du tiers- tat en France, quelques documents pr cieux. Voici les d lib rations, memoranda, souvenirs de d penses et notes administratives d'une de nos villes centrales la fin du moyen- ge; - d bris entass s sans ordre dans de vieux registres et compil s par un ignorant. Les curiosit s y abondent avec les pu rilit s; il en r sulte un tableau complet du mouvement de la cit chartraine entre 1450 et 1580, c'est- -dire entre Charles VIII et Henri IV. On y verra la virilit des mes et le bon sens des actes compenser l'insuffisance des th ories et la barbarie des moeurs, des populations ignorantes et asservies jeter d'admirables semences d'avenir; on y reconna tra que les manants de la Gaule centrale ne m ritent nullement le m pris de l'histoire..."
" Ce qui me toucherait le plus, si je mettais le pied dans ces grands pays du Gange, de l'Indus et de l'Oxus, ce ne seraient pas les moeurs curieuses des vieilles monarchies asiatiques, ni le combat qu'elles soutiennent contre l'envahissement occidental, mais une douzaine de tombes europ ennes parses sur ces domaines; il y a l le Fran ais Victor Jacquemont, le bon v que H ber, le voyageur Moorcroft, son compagnon Trebeck, le lieutenant Vyburg, et vingt autres qui dorment sous les dattiers et les cypr s, derri re quelque pagode en ruines, m pris s des habitants et oubli s des voyageurs qui passent. De temps en temps, on rencontre sur les steppes et dans le creux des vall es un pauvre cippe fun raire ou une l vation de terrain qui annoncent la pr sence d'un cadavre; quelque voyageur anglais, fran ais ou russe, Moorcroft, Burnes, Stoddart, sont enterr s l , pionniers de la civilisation, et qui lui ont fray la route ces contr es. Ces hommes courageux ont pr par , leurs successeurs pr parent encore la grande solidarit qui ne manquera pas de lier un jour tous les habitants du globe..."
" Ce fut un po te, h las et un po te perdu pour l'avenir. Il avait de l'esprit, un esprit ardent et fin; il rimait d'une mani re merveilleuse. La langue po tique se pliait et se roulait sous sa plume comme la mati re fusible se tord et s'arrondit au souffle du verrier; il savait beaucoup sur les hommes et les choses. Faire la guerre et l'amour, mener la plus fringante vie d'aventure, amuser la romanesque princesse de Gonzague, plaire la grande Christine, deviner l'italien et l'espagnol, tre un peu Falstaff et un peu don Quichotte; para tre la cour, hanter le cabaret, vivre dans un grenier, visiter les quatre parties du monde, et finir par expirer sans feu et sans lumi re, sur le grabat de son taudis, rue de Seine, ne laissant apr s lui que son feutre, son p e, sa bouteille vide et deux volumes mal imprim s, voil tout Saint-Amant. Qu'en dites-vous ? N'est-ce pas une des bonnes figures de ce temps semi-h ro que dont Gallot est le repr sentant ? Les Christine, les Marie de Gonzague, les Mlle de Montpensier, conviennent Saint-Amant. Il les flatte, il les loue, il vit pour elles. Il d die Christine son principal ouvrage, une idylle h ro que. Toute la soci t du coadjuteur et de la fronde roule autour de lui..."
" Le 16 novembre 1726, trois voitures de deuil quittaient la forteresse d'Ahlden, ch teau f odal des ducs de Brunswick. Un cusson voil d'un cr pe s'abaissait au-dessus de la porte; le pont-levis retentissait sous le poids du catafalque, et le m me blason, compos des armoiries cartel es de la maison d'Olbreuse en Poitou et de la maison princi re de Brunswick-L nebourg, se r p tait sur le cercueil et sur les carrosses. Il tait difficile de comprendre la solennit de ces fun railles en ce lieu pauvre et isol . Dans la premi re voiture, il y avait une femme qui pleurait; dans la seconde et la troisi me, on apercevait quelques figures de c r monie, physionomies plates de baillis, de surintendants et de dames d'honneur germaniques. Les eaux demi-glac es de l'Aller, clair es d'un soleil gris et terne, la rue tortueuse du petit village d'Ahlden avec ses cailloux in gaux, la pauvre population tiol e de tisserands ch tifs qui apparaissaient sur les portes, le bonnet la main, pour saluer le cadavre, composaient une sc ne triste et compl te, laquelle il ne manquait rien, pas m me les larmes de ces bonnes gens du village et les pas mesur s des quarante trabans au costume hongrois, mont s sur de lourds chevaux. Six cents personnes environ, hommes, femmes et enfants, suivirent humblement le cercueil de leur bienfaitrice, qui allait dormir, apr s une vie de douleur, dans un caveau de princes..."
" Sir Samuel Romilly, William Wilberforce, lord Dudley, - l'Angleterre de ces derniers temps a produit des caract res plus forts et plus grands, - nuls qui soient plus aimables. C' taient, comme le dit excellemment le po te ancien, des mes blanches (non animi candidiores) dont l'essor traversa l'orage et la foudre. Elles sortirent du nuage les ailes br l es. Ce furent trois victimes. L'homme de loi donna sa vie, l'homme de lettres sa raison, l'homme de pi t ne donna que sa fortune. Romilly mourut de sa propre main, Wilberforce mourut pauvre, et Dudley mourut fou. L' tude de ces trois personnages contemporains offre non-seulement un int r t doux et vif, mais une le on puissante. Ce ne sont pas des meneurs d'hommes; ils n'ont ni les qualit s ni les vices de ce m tier n cessaire. Ils ne mettent pas la main sur les grandes roues de la politique; mais le feu et la fum e les environnent et quelquefois les souillent, l'engrenage les emporte et les an antit. Au milieu d'une civilisation aussi br lante et aussi active que le fut celle de l'Angleterre entre les ann es 1780 et 1815, il faut voir ces d licates vertus et ces intelligences exquises jouer leur r le, prendre leur place et marquer leur passage..."
"... Rien par exemple ne trahit plus vivement le fond du caract re am ricain et l' tat social de l'Union que l'aspect singulier sous lequel nos contr es europ ennes se pr sentent ses voyageurs, et la mani re dont ils nous jugent. Ils ont d'incroyables admirations et des col res peu raisonnables. Ils tombent genoux devant un vaudeville, mais ne donnent pas la moindre attention nos grands v nements ou nos hommes de premier ordre. Les membres, m me les plus distingu s par l'intelligence, de cette soci t qui n'a pas encore rejet ses langes, ne comprennent absolument rien ce vieux ph nix soci t de notre monde, qui, depuis 1789, s'agite sur son b cher, esp rant rena tre un jour. Willis, en Angleterre, se pr occupe de la fa on dont on mange; Fenimore Cooper, en France, de celle dont on donne le bras une dame. Cet enfantillage excessif provoque le sourire; on croit voir une petite fille qui joue, sans les comprendre, avec les bijoux, la botte mouches et les myst res de l'a eule..."
"... Vous qui avez de belles couleurs sous votre pinceau, mes amis, donnez-nous la copie du tumulte de la Marina, reproduisez ce bruit d'un peuple indigent qui jouit de se sentir vivre, ces baise-mains jet s au vent et rendus de toutes parts: bonjour bonsoir lanc s de carrosse en carrosse, avec plus de verve que de bon ton; et la cloche de l'Ang lus retentissant sous ce beau ciel dont l'azur noir se fond dans une teinte d' meraudes: belle et ravissante sc ne en v rit On l'a tr s-peu admir e et rarement d crite. Il est la mode d'aller Rome et Naples; la Sicile n'est pas encore fashionable. J'admirais ce spectacle, et je m' tais appuy , pour en mieux jouir, contre la muraille basse orn e de petits pilastres d'architecture sarrazine qui suit le rivage de la mer, et pr sente aux promeneurs fatigu s une longue et commode banquette de marbre fruste et us e depuis des si cles. Je m'assis sur ce banc. L'air maritime soufflait dans mes cheveux; la mobile sc ne passait devant moi..."
" En juillet 1838, lord Melbourne disait la chambre des lords d'Angleterre que de tous les excentriques modernes, M. Burke lui semblait un des plus tranges, que ses vues taient impraticables et ses id es chim riques, qu'il n'y avait dans ses jugements et dans ses paroles qu'exag ration et extravagance, qu'il n'admettait rien de mod r , point de modifications, point de transactions; enfin que son caract re, comme ses th ories, se composait de violences contradictoires et inadmissibles. Plusieurs ann es auparavant, le philosophe et po te Coleridge, dans sa Biographia litteraria, avait imprim ce qui suit: Personne ne fut jamais plus droit, plus vrai, plus ferme, plus cons quent lui-m me, d'un bon sens plus pratique et d'un g nie plus s v rement logique qu'Edmond Burke. Il ne s'est jamais d menti, il n'a jamais vari . C'est le mod le des hommes politiques. ..."
"... Ce fut pour Whitehall une poque d'imitation fran aise, ou plut t de recherche burlesque et de pr tentieuse copie de nos moeurs. La gr ce, qui est l'exquis de la convenance, et qui ne se passe jamais de sobri t , chappait ces rudes imitateurs des Lauzun et des La Feuillade. Quant au peuple, qui se tenait l' cart, il se renfermait dans sa haine et dans sa Bible. Une anecdote contemporaine m'a toujours profond ment frapp ; elle met en regard l' l ment factice qui doit dispara tre et l' l ment vital qui doit r gner un jour dans la soci t anglaise. Charles II en bonne fortune, son ordinaire, se promenait sur les dunes de Brighton, par une belle matin e d' t , en compagnie de cette jeune et jolie marchande d'oranges, Nelly Gwynn, la seule de ses sultanes qui l'ait sinc rement aim . Au d tour d'un sentier, dans le creux d'un vallon form par les sables mobiles, tait couch un jeune enfant du peuple, berger de quinze ans, bronz par le soleil, peine v tu, et qui lisait attentivement une vieille Bible in-folio; levant les yeux vers le roi et vers sa suite, il les reporta aussit t sur le volume et continua de lire..."
" Il se fait aujourd'hui, en Angleterre, un mouvement vers l'art dramatique. Le th tre essaie de secouer son linceul et de retrouver sa vie perdue. L'excellent acteur Macready, homme d'esprit et de go t, s'est plac , avec Lytton Bulwer, la t te de cette r forme. Les impuret s des foyers et des coulisses se sont corrig es sous leur influence combin e, et plusieurs drames diversement remarquables, qui ont paru sur la sc ne ou chez les libraires, ont conquis ou m rit leur succ s. D j , depuis le commencement du si cle, quelques efforts tent s vers le m me but avaient veill l'attention: retour au drame na f du XVIe si cle; essai d'observation et d'analyse m taphysique; imitation du drame grec dans sa simplicit passionn e. Byron et Talfourd ont produit de fort beaux ouvrages dans ce dernier genre. Le calque de la vieille cole anglaise n'a inspir qu'une ou deux bauches assez puissantes Milman et Lamb. Coleridge et l' cossaise Joanna Baillie ont tout- -fait chou dans leur pr tention de substituer l'analyse des id es au mouvement des caract res..."
" De nouveaux m moires d'Horace Walpole, publi s Londres, doivent fixer l'attention, surtout si on les rapproche de quelques publications r centes qui ont trait la m me poque et qui renferment de curieux documents. La vie d'Horace Walpole, vie oisive, que tout le monde conna t, ne m rite gu re d' tre rappel e. Il naquit en 1712, du mariage contract entre un gentilhomme campagnard, membre du parlement, et la petite-fille d'un lord-maire nomm Shorter; lev ton pendant que son p re montait p niblement les degr s de la vie politique, il fit son tour d'Europe comme tout bon gentilhomme anglais, et revint assister comme spectateur ironique et attentif, sans vouloir jamais s'y m ler activement, au drame de la chambre des communes. Cette attitude d'observation dura jusqu' sa mort, survenue en 1787, et lui obit une existence calme et d test e. Personne n'a t plus d cri de son vivant, plus vivement attaqu par ses ennemis, plus mal d fendu par ses amis: on ne pouvait souffrir son impertinence froide et son ricanement perp tuel..."
Contes bruns, a t consid r e comme importante tout au long de l'histoire de l'humanit . Dans un effort pour s'assurer que ce travail ne soit jamais perdu, nous avons pris des mesures pour assurer sa pr servation en republiant ce livre dans un format moderne pour les g n rations actuelles et futures. Ce livre complet a t retap , remani et reformat . Comme ces livres ne sont pas des scans des publications originales des auteurs, le texte est lisible et clair.
R impression de l original de 1869.
R impression de l original de 1869.