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Kirjailija

Emile Montegut

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 105 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2009–2025, suosituimpiin kuuluu Mélanges Critiques, Victor Hugo, Edgar Quinet, Michelet, Edmond about. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

Nimi esiintyy myös muodoissa: Émile Montégut, Emile Montégut

105 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2009–2025.

Laurence Sterne

Laurence Sterne

Émile Montégut

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2017
nidottu
" ... Un atome, une tincelle, voil en effet le g nie de Sterne. Tout chez lui est l' tat microscopique, petits personnages, petits caract res, petite philosophie, petites m thodes. Et les motions qu'il fait na tre sont du m me ordre que ses peintures et ses r cits; son petit monde de figurines r veille en nous tout un petit peuple de sentiments microscopiques. Mon Dieu comme ses acteurs sont exigus Serait-ce cependant parce qu'il leur faut peu de place qu'ils se logent si bien dans la m moire ? Toujours est-il qu'une fois qu'ils y ont p n tr , ils n'en sortent plus, et que l'oncle Toby, M. Shandy, le caporal Trim, le docteur Slop, l' ne de Lyon et celui de Nampont, restent dans le souvenir aussi obstin ment que les h ros les plus renomm s du drame et du roman. Il n'est pas en son pouvoir d'ouvrir en vous le r servoir des larmes et de les faire couler flots: tout ce qu'il peut faire, c'est d'en amener au bord de vos paupi res une ou deux qu'il va chercher, on ne sait comment, dans de petits lacs int rieurs que lui seul conna t; mais ces quelques larmes sont de vraies larmes, telles que le g nie seul sait en attirer dans les yeux nobles, et non cette ros e banale que les productions de la sentimentalit font jaillir des yeux du vulgaire. Il n'a pas davantage la force de frapper de grands coups: il se contente de vous pincer finement comme pourrait le faire une main d'enfant; mais, chose curieuse, la douleur de cette meurtrissure persiste avec une obstination singuli re qui rappelle ces blessures imperceptibles et tenaces que font, au dire des savants en d monologie, les f es et les lutins ceux dont ils veulent tirer vengeance..."
Les Conflits des races aux États-Unis

Les Conflits des races aux États-Unis

Émile Montégut

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2017
nidottu
" Non bis in idem, dit un vieil axiome juridique; mais il n'est pas de proverbe qui ne se trouve quelquefois menteur, pas d'axiome qui ne souffre quelque exception, et de ce fait M. Hepworth Dixon vient de nous fournir une preuve triomphante par ce nouveau livre de White Conquest, o il nous ram ne sur les m mes routes qu'il nous avait fait parcourir il y a huit ans dans son livre de New America. En v rit , si la reconnaissance des crivains et des penseurs se mesurait de m me sorte que celle du commun des hommes, M. Dixon en devrait une grande l'Am rique. Nagu re il lui a d sa r elle notori t d'observateur philosophique et de voyageur, et c'est encore elle qui vient aujourd'hui mettre le sceau la r putation qu'elle lui avait acquise. L'Am rique semble plus et mieux que tout autre pays tre pour lui une source d'inspiration. Avant le succ s de New America, et entre ce succ s et celui de White Conquest, M. Dixon a tent bien des voies et s'est adress bien des sujets divers, mais jamais ses observations n'ont t plus ing nieuses, ses points de vue plus nouveaux, ses analyses plus fines, ses facult s d'humoriste et de peintre plus souples et plus vivantes que lorsqu'il a d parler de l'Am rique. C'est qu'en effet ce sujet de la grande r publique transatlantique, si l'on y regarde d'un peu pr s, correspond d'une mani re tr s intime la nature de son esprit. M. Dixon aime les contrastes, et quel champ plus plantureux d'antith ses que ce vaste pays o toutes les races et toutes les sectes se rencontrent m l es; il aime les conjectures et les hypoth ses, et l'Am rique les autorise toutes, car un tat social en voie de formation comme une science imparfaite permet toute supposition, et il n'y a pas de paradoxes lorsqu'il faut juger d'un pays d'un court pass , et dont la vie est surtout dans l'obscur avenir..."
De l'individualité humaine et de l'indépendance de l'esprit dans la société moderne

De l'individualité humaine et de l'indépendance de l'esprit dans la société moderne

Émile Montégut

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2016
nidottu
Jamais l'individualit humaine n'a t aussi faible qu'aujourd'hui, et jamais elle n'a t entour e de plus de p rils. Les uns la redoutent comme une puissance envahissante, intraitable et contraire la d mocratie; les autres la condamnent en la rendant responsable des exc s de la licence. La soci t s'en effarouche comme de l'impr vu et du hasard; le peuple innombrable de la bureaucratie moderne, habitu la monotone r gularit de ses m canismes, rit d'elle comme d'une puissance excentrique, aventureuse, incompatible avec le gouvernement des hommes. Qu'est-ce cependant que cette puissance tant redout e, et qu'on refoule autant qu'on le peut ? C'est la civilisation elle-m me. L'individu n'est pas une des puissances sociales, il est l'unique. Puisqu'il est incrimin de toutes parts, puisqu'on semble pr f rer son action libre l'action d'agents m caniques, et qu'on cherche lui faire une mauvaise renomm e, je suis tent de d crire pour ainsi dire sa constitution morale et de retracer quelques-unes des p rip ties de son histoire. On ne trouve pas la soci t d'autre cause, la civilisation d'autre fin que l'individu...
Miss Brontë: sa vie et ses oeuvres

Miss Brontë: sa vie et ses oeuvres

Émile Montégut

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2016
nidottu
"... La premi re question se poser est celle-ci: quel est le don qui distingue miss Bront ? L'avait-elle re u en naissant, ou le doit-elle des circonstances particuli res ? Je crois qu'en r gle g n rale on peut diviser les artistes et les crivains en deux grandes classes: ceux dont le talent domine la nature, et ceux dont la nature est plus puissante que le talent. Je m'explique: certains artistes et crivains, et ceux-l sont les plus grands et les plus s rs d'eux-m mes, semblent devoir peu de chose l' ducation et aux circonstances dans lesquelles ils ont v cu. Ils ont re u de Dieu un don sp cial, inn , qui fait partie de leur nature, qui la domine, qui se laisse apercevoir d s les premi res ann es, et qui, bien loin d' tre domin par les circonstances ext rieures, se les approprie au contraire et s'en rend possesseur. Cette facult n'est pas gouvern e, mais gouverne toutes les autres, et dirige son gr , librement en quelque sorte, l'ensemble de l'organisme humain..."
Israël Potter: légende démocratique américaine

Israël Potter: légende démocratique américaine

Émile Montégut

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2016
nidottu
"... La vie errante d'Isra l Potter commen a de bonne heure. dix-huit ans, il s' mancipa du joug paternel. Il s' tait pris d'amour pour la fille d'un fermier voisin que le p re Potter consid rait comme un parti peu sortable pour son fils. Pouss au d sespoir par la r solution de son p re, le pauvre gar on prit la d termination de s' vader secr tement et d'aller chercher une autre demeure et d'autres amis. Un dimanche matin, pendant que toute la famille tait l' glise, il fit un petit paquet de ses hardes, le cacha dans un bois qui s' tendait par derri re la maison, et le soir, par une chaude nuit de juillet, il mit son projet ex cution. Il se coucha au pied d'un pin afin de se reposer jusqu' l'aurore. Lorsqu'il se r veilla et qu'il entendit le murmure si triste du pin au-dessus de sa t te, toutes les fibres de son coeur trembl rent, et des larmes coul rent de ses yeux; mais il pensa la tyrannie de son p re, ses amours d ues, et alors il pla a r solument son paquet sur son paule, puis se mit en marche..."
Edgar Quinet: Autobiographie d'un penseur contemporain

Edgar Quinet: Autobiographie d'un penseur contemporain

Émile Montégut

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2016
nidottu
... Les personnes que M. Quinet rencontrait c t ou en dehors de sa famille n' taient pas des types moins marqu s que ses propres parens; les yeux du jeune enfant s'arr taient avec tonnement sur leurs physionomies singuli res, qui le frappaient comme une nigme et for aient son esprit novice r fl chir. Si rien n' claire comme les contrastes violens, M. Quinet tait pr destin la lumi re. Quel th me in puisable de r flexions pour un enfant lev par une m re calviniste et lib rale que la personne du p re Pichon, vieux trappiste repr sentant des symboles d truits et des id es vaincues La r volution l'avait mancip malgr lui de son couvent, et il ne pouvait s'accoutumer la libert . Fid le image du catholicisme de ce temps-l , qui commen ait sortir de dessous terre, le p re Pichon, chauve, courb en deux, allait, la besace sur le dos, faire la qu te de porte en porte; il b chait son jardin, il labourait de ses mains son petit champ, ce qui le rendait m prisable aux yeux des paysans. Ma m re, quoique non catholique, assistait le dimanche sa messe, ses pr ches, et m'y conduisait avec elle...
Essais de Morale et de Littérature

Essais de Morale et de Littérature

Émile Montégut

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2016
nidottu
Ce recueil inclut les essais suivants: I. La Fianc e du roi de Garbe et le D cam ron. II. La. Philosophie de Wilhelm Meister de Goethe. III. Caract re historique et moral de don Quichotte. IV. De la nature du g nie du Tasse. V. La vraie nature du bonheur. VI. Une hypoth se sur la Temp te de Shakspeare.
Des Controverses nouvelles sur le XVIIIe siècle

Des Controverses nouvelles sur le XVIIIe siècle

Émile Montégut

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2016
nidottu
Nous entrons lentement, et notre insu, dans un nouveau XVIe si cle, qui promet, si l'on n'y prend garde, d' tre aussi orageux et aussi meurtrier que son a eul. Les id es r pandues depuis trois si cles se sont transform es, comme les dents du dragon de Cadmus, en arm es de guerriers ennemis rang s en pr sence et pr ts au combat. Les faits sortent de la poussi re du pass , et les morts ressuscitent pour conserver l'oeuvre qu'ils ont fond e ou gagner la victoire qu'ils n'ont pu remporter de leur vivant. Personne ne s'avoue vaincu, personne ne peut s'attribuer le triomphe; Nous avons des ligueurs fanatiques qui se croient encore sous le pontificat de Sixte-Quint, et qui rongent leur frein en attendant que la mort de sa majest Henri IV leur permette de prendre une tardive revanche, et des huguenots courrouc s tout pr ts prendre les armes contre Louis XIV. Entre eux s'interposent inutilement des universitaires jans nistes, l' me encore mue du sort de Port-Royal-des-Champs, et des v ques gallicans qui reviennent de signer la d claration de Bossuet. Des voltairiens, ivres des acclamations qu'ils ont fait clater au triomphe du vieillard de Ferney, crivent dans toute la chaleur de l'enthousiasme une apologie du grand pol miste...
Thomas Carlyle: sa vie et ses écrits

Thomas Carlyle: sa vie et ses écrits

Émile Montégut

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2016
nidottu
... Thomas Carlyle est un des hommes les plus remarquables de notre temps, un des esprits les plus fortement tremp s de l'Europe. Depuis que la philosophie allemande, vieillissante avec Schelling, est tomb e entre les mains de ces grands docteurs de l'ath isme qui dirigent au-del du Rhin les clubs de Francfort, de Vienne et de Berlin, depuis que l' cole doctrinaire en France est all e se dissolvant dans la politique et les bruits du jour, il n'a point paru un homme qui lui soit sup rieur. Je pr f re son Histoire de la R volution fran aise toutes celles que nous avons faites nous-m mes: je la trouve aussi dramatique et j'oserai dire plus profonde. Je pr f re son petit livre intitul Chartisme toutes les descriptions de maladies sociales et toutes les statistiques dont on nous a dot s dans ces derniers temps. Le Sartor resartus me para t tre l'aper u le plus profond et le plus brillant la fois qui ait t jet sur notre si cle, sur ses tendances et sur ses d sirs. En Angleterre, il a mis fin beaucoup de choses: l' cole satanique, l' cole utilitaire, au sensualisme anglais, au semi-sensualisme cossais. Carlyle a essay de renouveler les sources de la pens e, il a cherch ramener l'id alisme chez un peuple essentiellement pratique; pensant peu, calculant beaucoup, il a laiss de c t , pour mieux arriver son but, l'abstraction, la logique, les m thodes et tous les instrumens philosophiques; il a pour ainsi dire rendu l'id al pratique, afin de le faire voir et toucher plus ais ment ses concitoyens. Son mysticisme n'a jamais perdu terre, il a consenti marcher alors qu'il aurait pu planer...
Un Roi d'Orient: Nussir-U-Din, le dernier roi d?Aoude

Un Roi d'Orient: Nussir-U-Din, le dernier roi d?Aoude

Émile Montégut

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2016
nidottu
... Nussir-u-deen tait un Oriental complet. Il tait impossible de s'expliquer la raison de ses actions et de saisir le vrai fondement de son caract re. Il tait cruel: pourquoi ? Demandez au tigre pourquoi il est cruel. Quelquefois il pargnait: tait-il cl ment ? Demandez la b te qui se d tourne de sa proie sans qu'on en connaisse la raison si elle agit par cl mence ? Il tait impossible de savoir pourquoi il tait f roce telle heure plut t qu' telle autre. Un mouvement du sang, une d mangeaison de la peau, une minute d'un soleil trop ardent taient les raisons d terminantes de ses actions. Un mot malsonnant vous faisait trancher la t te ou enfermer dans une cage de fer. On ne l'abordait donc qu' genoux, direz-vous, et sans doute on ne lui parlait que par derri re un voile, ainsi que chez les anciens Perses ? Eh non, il tait bon enfant, tr s familier; il se laissait parfaitement aborder, et il aimait jouer avec ses favoris. Un jour il s'amusa jouer avec eux au saut de mouton, pr tant gracieusement sa royale chine comme s'il e t t un simple colier. tait-ce bonhomie? Non, il ob issait tout simplement cette loi naturelle, que les enfans suivent instinctivement et que les hommes qui ont quelque souci de leur dignit redoutent dans la vie...
Les Fantômes de la démagogie

Les Fantômes de la démagogie

Émile Montégut

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2016
nidottu
" Nous ne savons plus quel sceptique pr tendait qu'il aimait mieux rencontrer la nuit sur son chemin un spectre qu'un vivant. En effet, disait-il, un homme qui poss de la fois un corps et une me est bien plus redoutable qu'un fant me, qui n'est, apr s tout, qu'une me errante d pourvue d'un corps. Ce qui la rend si redoutable n'est que son invisibilit , ses longs g missements, l'horreur de la nuit et les circonstances de temps et de lieu au sein desquelles elle appara t. - Nous sommes tout- -fait de cet avis. Les fant mes n'ont d'autres pouvoirs que ceux nous nous leur pr tons. Les frayeurs qu'ils causent, l'effroi qu'ils inspirent sont leurs armes les plus terribles. Le socialisme est-il un fant me ? La soci t , au contraire, doute-t-elle de sa r alit ? Si la soci t est une r alit , elle a en elle une force double de celle que poss de le socialisme. Pourquoi donc s'effraie-t-elle? Pourquoi, au lieu de marcher droit sur lui pour l'interroger, les hommes de notre temps s'arr te-t-ils deviser entre eux, se communiquer leurs craintes, comme les compagnons d'Hamlet sur l'esplanade du ch teau d'Elseneur ? Qu'ont-ils craindre ? et quel mal est pire que la peur, qui, en paralysant les forces d'action, nous livre in vitablement nos ennemis ? Assez longtemps la soci t a t livr e des craintes chim riques; assez longtemps, comme les enfants, elle s'est effray e des sifflements du vent et des bruits de l'orage. Il est temps qu'elle se rassure, et qu'elle sache qu'elle n'a devant elle que des fant mes. Il faut enfin que toutes les pu rilit s de l'opinion se dissipent, et que la soci t vive comme elle a toujours v cu, dans la lumi re, dans la r alit , dans la vie..."
Autobiographie et Souvenirs d'un gentleman musulman de l'Inde

Autobiographie et Souvenirs d'un gentleman musulman de l'Inde

Émile Montégut

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2016
nidottu
"... Lutfullah n'est point un barbare; c'est au contraire un chantillon des classes lev es et clair es de l'Orient. Il est de famille noble et sacerdotale, et il n'a pas manqu , en t te de ses m moires, de dresser l'arbre g n alogique de ses anc tres depuis Adam, le p re commun des hommes, jusqu' lui-m me, Cheik-Lutfullah, dernier rejeton d'une race aussi illustre. Le gentilhomme mahom tan n'avait pas besoin de remonter si haut pour nous convaincre de l'antiquit de sa race, car le v ritable fondateur de sa famille, Shah-Kamaluddin, appartient au XVe si cle. Beaucoup d'illustres gentilshommes europ ens ne peuvent pas se vanter d'une plus antique origine, et parmi cette aristocratie anglaise qui para t si imposante Lutfullah, bien peu de familles de pairs pourraient remonter au-del des premiers Tudors. Ce Shah-Kamaluddin v cut dans la province de Malwa entre 1434 et 1470, et mourut avec la r putation d'un saint. En r compense des sages conseils qu'il n'avait cess de lui donner pendant cette p riode de plus de trente ann es, le prince qui gouvernait alors le Malwa lui fit riger un tombeau splendide et attacha ce monument certaines propri t s dont le revenu tait affect aux r parations de divers difices religieux et la post rit du saint. Les anc tres de Lutfullah jouirent pendant trois si cles de cette fortune, qui fut confisqu e presque tout enti re en 1706 par les conqu rants mahrattes, et cette famille sacerdotale, jusqu'alors si riche, tomba dans une quasi-pauvret . Ses membres, en bons musulmans, courb rent la t te sous le coup qui les frappait, continu rent pieusement l'exercice de leur profession sacerdotale, et gard rent si peu rancune au tout puissant Allah, que le p re de notre h ros lui donna sa naissance le nom de Lutfullah, qui r pond notre nom de Th odore et comme lui signifie pr sent de Dieu..."