Kirjojen hintavertailu – 12 859 819 kirjaa ja 27 kauppaa
Kirjailija
George Sand
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 1 679 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1974–2026, suosituimpiin kuuluu Marianne. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Le Prince Karol de Roswald, jeune homme au coeur fragile, chaste et conservateur, tient ces qualit s de son ducation noble, bas e sur le dogme chr tien. Respect de son entourage, il m prise n anmoins la masse et n'a pour seul v ritable ami que Salvator Albani, un comte italien et un viveur qui multiplie les conqu tes f minines. me tourment e, Karol conna t deux grands traumatismes: la mort de Lucie, la fianc e pour laquelle il s' tait pr destin , ainsi que celle de sa m re, avec qui il entretenait une relation fusionnelle. C'est d'ailleurs apr s le d c s de cette derni re que Salvator emm ne son ami en Italie afin d'all ger ses peines. Presque par hasard, durant leur p riple, Iseo, en Toscane, le comte Albani apprend que Lucrezia Floriani, amie de longue date et c l bre com dienne, s'est install e non loin de l . Il d cide de lui rendre visite malgr les mauvais pressentiments du jeune prince. Du reste, Lucrezia jouit d'une r putation de mangeuse d'hommes et de m re c libataire, ce qui a pour effet de confirmer les craintes de Karol. Mais Salvator, qui l'a autrefois c toy e, la d crit comme une femme superbe de beaut , de g n rosit et d'esprit. Devant la demeure de la Floriani, les deux amis font la connaissance de Renzo Menapace, p re de la com dienne. Son accueil peu chaleureux laisse entendre que sa fille n'est pas dispos e recevoir du monde, mais le statut noble du comte et du prince a raison de la m fiance paternelle. Au cours de la conversation, Karol d couvre l'avarice et la nonchalance de Renzo, et ses a priori sur Lucrezia en sortent renforc s. Lucrezia Floriani, qui para t alors, invite les deux protagonistes entrer. Salvator est peu d u: elle a chang , un peu vieilli, ses traits se sont emp t . Pourtant, elle compense ces d fauts par sa bont , et l'image de cette femme, enti rement d vou e ses enfants, suffit embraser le coeur du comte Albani. Karol, de son c t , reste distant et n'a qu'une seule peur, celle de voir son ami l'abandonner pour cette femme. Mais ses craintes s'av rent fausses, car Lucrezia repousse les avances du comte. Elle n'est d cid ment plus la m me et a quitt son statut de femme amante pour celui de m re aimante. conduit, frustr , mais r sign , le comte raconte sa tentative en d tail son ami pour le rassurer. Le prince n'en dort pas de la nuit: il est tomb amoureux de Lucrezia Floriani. Le lendemain, alors qu'ils sont sur le point de partir, Karol tombe violemment malade. Ainsi, les deux amis se retrouvent contraints de rester encore chez la com dienne qui s'occupe de fa on toute maternelle du prince. Si lui est envo t par cette prise en charge d vou e, elle se laisse attendrir par cet tre faible et sans d fense, semblable un enfant. Ainsi na t une relation privil gi e. Salvator s'en rend bien compte et dit Lucrezia que Karol est tomb amoureux fou d'elle. Elle ne croit pas ces r v lations, car elle pense que le prince, depuis la mort de Lucie, est devenu incapable d'aimer. Mais elle se rend compte du contraire une nuit, lorsque Karol, fi vreux, vient lui d clarer sa flamme. T moin de cette d claration, le comte Albani sugg re la com dienne de c der, pour le bien de son ami, ce qu'elle fait. S'engage alors une liaison passionn e entre les nouveaux amants, sous les yeux du comte un peu jaloux, qui d cide de s' loigner. Pendant quelques mois, ils s'aiment comme s'ils taient seuls sur terre. Un jour, la r alit reprend ses droits. Au retour de Salvator, l' vocation de l'un des anciens amants de Lucrezia fait na tre chez le prince une jalousie maladive, qu'il dissimule comme il peut. Mais ce n'est que le d but d'une longue s rie de crises. Il s'emporte contre quiconque approche ou a pu approcher Lucrezia, il en devient d sagr able, et m me m chant, au point de jalouser jusqu' son ami Salvator qui, bless , d cide
Pour pr server la bonne sant financi re de la famille, apr s une s rie d'ann es peu fructueuse, le p re Barbeau, profitant d'une offre de son voisin de prendre un des deux jumeaux son service, d cide qu'il est temps de les s parer. La nouvelle chagrine fort les bessons, alors g s de 14 ans, qui se mettent d'accord que ce sera Landry, l g rement plus fort et moins sensible, qui sera plac chez le p re Caillaud, de la Priche. Landry part secr tement le matin pour ne pas chagriner trop son besson. Le soir, Silvinet va le voir tout chagrin qu'il ne l'ait pas pr venu. Il le devient encore plus lorsque son fr re, qui en a pourtant envie mais qui se retient pour pas para tre ridicule et sentimental devant ses nouveaux h tes, ne le serre pas contre lui lors de leurs retrouvailles. Le temps passe. Landry s'accoutume sa nouvelle situation, mais l'ennui et le chagrin de Sylvinet augmentent, si bien qu'un jour, il s'enfuit et ne revient pas. Alarm , Landry part sa recherche, en vain...
Notice Teverino est une pure fantaisie dont chaque lecteur peut tirer la conclusion qu'il lui plaira. Je l'ai commenc e Paris, en 1845, et termin e la campagne, sans aucun plan, sans aucun but que celui de peindre un caract re original, une destin e bizarre, qui peuvent para tre invraisemblables aux gens de haute condition, mais qui sont bien connus de quiconque a v cu avec des artistes de toutes les classes. Ces natures admirablement dou es, qui ne savent ou ne veulent pas tirer parti de leurs riches facult s dans la soci t officielle, ne sont point rares, et cette ind pendance, cette paresse, ce d sint ressement exag r s, sont m me la tendance propre aux gens trop favoris s de la nature. Les sp cialit s ouvrent et suivent avec acharnement la route exclusive qui leur convient. Il est des sup riorit s tout fait oppos es, qui, se sentant galement capables de tous les d veloppements, n'en poursuivent et n'en saisissent aucun. Ce que je me suis cru le droit de po tiser un peu dans Teverino, c'est l'excessive d licatesse des sentiments et la candeur de l' me aux prises avec les exp dients de la mis re. Il ne faudrait pas prendre au pied de la lettre les paradoxes qui s duisent l'imagination de ce personnage, et croire que l'auteur a t assez p dant pour vouloir prouver que la perfection de l' me est dans une libert qui va jusqu'au d sordre. La fantaisie ne peut rien prouver, et l'artiste qui se livre une fantaisie pure ne doit pr tendre rien de semblable. Est-il donc n cessaire, avant de parler l'imagination du lecteur, par un ouvrage d'imagination, de lui dire que certain type exceptionnel n'est pas un mod le qu'on lui propose ? ce serait le supposer trop na f, et il faudrait plut t conseiller ce lecteur de ne jamais lire de romans, car toute lecture de ce genre est pernicieuse quiconque n'a rien d'arr t dans le jugement ou dans la conscience. On m'a reproch de peindre tant t des caract res dangereux, tant t des caract res impossibles imiter; dans les deux cas j'ai prouv apparemment que j'avais trop d'estime pour mes lecteurs. Qu'au lieu de s'en indigner ils la m ritent. Voil ce que je puis leur r pondre de mieux. Je ne d fendrai ici que la possibilit , je ne dis pas la vraisemblance du caract re de Teverino: cette possibilit , beaucoup de gens pourraient se l'attester eux-m mes en consultant leurs propres souvenirs. Beaucoup de gens ont connu une esp ce de Teverino m le ou femelle dans le cours de leur vie. Il est vrai qu'en revanche, pour un de ces tres privil gi s qui restent grands dans la vie de boh mien, il en est cent autres qui y contractent des vices incurables; cette classe d'aventuriers est nombreuse dans la carri re des arts. Elle se d grade plus souvent qu'elle ne s' l ve; mais les individus peuvent toujours s' lever, et m me se relever quand ils ont du coeur et de l'intelligence. Cela, je le crois fermement pour tous les tres humains, pour tous les garements, pour tous les malheurs, et dans toutes les conditions de la vie. Il est bon de le leur dire, et c'est pour cela qu'il est bon d'y croire. Je ne m'en ferai donc jamais faute. George Sand.
Il est sans doute le plus achev des romans champ tres de la dame de Nohant. Sand y r alise une synth se parfaite de ses id es sur la mani re dont il convient de "rendre" la langue paysanne. Le roman se divise en trente-deux veill es, o le narrateur tienne Depardieu, dit Tiennet, raconte sa vie aupr s de sa cousine Brulette, de leur ami Joseph vivant dans le Berry. Le dit Joseph rencontrera des maitres de la cornemuse du Bourbonnais qui lui transmettront le savoir de "musiquer".