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Kirjailija

James Fenimore Cooper

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 1 777 kirjaa, julkaisuja vuosilta 1826–2026, suosituimpiin kuuluu Oeuvres de J. F. Cooper. T. 13 Le Bourreau de Berne. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

1 777 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 1826–2026.

L' Ecumeur de mer

L' Ecumeur de mer

James Fenimore Cooper

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2014
nidottu
Extrait Ce magnifique bras de mer qui baigne les c tes d'Am rique entre le quaranti me et le quarante et uni me degr de latitude, est form par les confluents de l'Hudson, le Hackensack, le Passaic, le Bariton et une multitude de petites rivi res qui versent toutes, entre l'espace que nous avons nomm , le tribut de leurs eaux dans l'Oc an. Les les de Nassau et des tats sont heureusement plac es pour loigner des c tes les temp tes de la pleine mer, et le bras profond et large qui p n tre jusque dans les terres offre toutes les facilit s d sirables pour le commerce tranger et int rieur. C'est cette heureuse disposition de terrain, un climat temp r , une position centrale et un immense int rieur qui actuellement est p n tr dans tous les sens par des courants d'eau naturels ou artificiels, que la ville de New-York doit son extraordinaire prosp rit . Bien que cette baie soit belle, il y en a beaucoup d'autres qui la surpassent par le charme pittoresque; mais il est douteux qu'il y ait au monde un autre site, qui r unisse autant d'avantages, pour l'accroissement et la commodit d'un commerce tendu. Comme si ses faveurs taient in puisables, la nature a plac l' le de Manhattan au point pr cis o elle peut tre le plus favorable la position de la ville. Des millions d'habitants pourraient y vivre, et cependant un vaisseau aurait la facilit de recevoir sa cargaison chaque porte, et quoique la surface du terrain ait toutes les in galit s requises pour la propret , son sein est rempli des mat riaux les plus utiles la construction. Les r sultats de circonstances si favorables et si rares sont bien connus. Un accroissement continuel, qui n'a aucun exemple m me dans l'histoire de cet tonnant et fortun pays, a d j lev l'insignifiante ville de province du dernier si cle, au niveau des cit s du second rang de l'autre h misph re. La nouvelle Amsterdam de ce continent rivalise d j avec son alli e de l'Ancien-Monde, et, autant qu'il est permis l'imagination humaine de pr voir, on peut pr dire que peu d'ann es la placeront au rang des plus brillantes capitales de l'Europe. Il semblerait que, de m me que la nature a donn ses p riodes diverses la vie animale, elle a aussi pos des limites toute pr pond rance morale et politique. La cit des M dicis se perd dans ses murailles en ruines comme les jambes du vieillard dans ses pantalons pied 1]; la reine de l'Adriatique dort au milieu de ses les fangeuses, et Rome elle-m me n'est reconnaissable que par ses temples croul s et ses colonnes demi ensevelies. L'Am rique, jeune et vigoureuse, couvre les d serts de l'ouest des fruits les plus heureux de l'industrie humaine. L'habitant du Manhattan, familier avec les for ts de m ts, les quais, les innombrables villes, les glises, les ch teaux, les vaisseaux fumants et anim s qui encombrent sa baie, l'accroissement journalier et le mouvement g n ral de sa ville natale, reconna tra difficilement le tableau que nous allons tracer. Celui qui viendra une g n ration plus tard sourira probablement en pensant que l' tat pr sent de la ville fut un sujet d'admiration; et cependant, nous n'allons transporter le lecteur qu' un si cle en arri re dans la courte histoire de ce pays
Les Lions de mer: ou naufrage des chasseurs de veaux marins

Les Lions de mer: ou naufrage des chasseurs de veaux marins

James Fenimore Cooper

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2014
nidottu
Extrait: Les Lions de mer, ou naufrage des chasseurs de veaux marins Il y a dans les moeurs am ricaines une certaine uniformit qu'on ne rencontre pas dans l'ancien monde. Ce que l'on peut appeler l'activit de la vie en Am rique, la rapidit et le bon march des relations, les habitudes presque nomades du pays, ont peu pr s effac toute empreinte des moeurs locales. Un observateur fera cependant quelque diff rence entre l'Am ricain de l'est et celui de l'ouest, entre l'homme du nord et celui du midi, le Yankee et l'habitant du centre des tats-Unis, le Bostonien, le Manhattanesien, et l'Am ricain de Philadelphie. Lorsqu'on songe cette multitude de races qui sont un m me peuple et au vaste continent qu'elles occupent, on s' tonne encore de l'esp ce de ressemblance de famille qui existe entre elles. Mais, malgr le caract re g n ral de la soci t am ricaine, il y a des exceptions cette uniformit que nous signalons ici, et, dans quelques parties des tats-Unis, on remarque non pas seulement des diff rences, mais une originalit de moeurs dont il est impossible de ne pas tre frapp . Les acteurs de l'histoire que nous allons raconter appartiennent l'un des cantons exceptionnels, et chappent ainsi ce type uniforme qui nivelle le reste de l'Am rique. Tandis que les comt s voisins ont peu pr s perdu leur caract re distinctif, Suffolk, l'un des trois qui embrassent toute l' tendue de Long-lsland et qui forment les plus anciens comt s de l' tat de New-York, n'a point chang : Suffolk est rest Suffolk. La population de ce comt descend des puritains anglais qui vinrent coloniser l'Am rique. Ajoutons que Suffolk n'a qu'un port de mer, quoiqu'il offre un d veloppement de c t s plus tendu que tout le reste de l' tat de New-York. Et ce port n'est pas un port de commerce g n ral, car on le voit rempli de vaisseaux baleiniers, et la p che a la baleine, ce dur et viril m tier, est la profession de ses habitants. Il est aussi n cessaire qu'un vaisseau baleinier ait de l'esprit de corps qu'un r giment ou un vaisseau de guerre. Or, cet, esprit existe dans tous les ports o l'on s'occupe sp cialement de la p che la baleine. Ainsi, vers l'ann e 1820, poque o commence cette histoire, il n'y avait pas Sag-Harbour, un individu vou cette profession, qui ne f t connu, non-seulement de tous ses compagnons de dangers, mais de toutes les femmes et de toutes les filles de l'endroit. Un port baleinier, qu'on nous permette cette expression, n'est rien sans une population baleini re, et New-York n'a r ussi que bien rarement dans des entreprises de p che la baleine, quoiqu'on se f t adress des ports baleiniers pour y chercher des officiers capables de commander ces exp ditions. Dans tout succ s il y a la partie morale, et lorsqu'une p che heureuse se fait sentir, qu'on souffre ce mot, dans toutes les fibres de l'int r t local il y a pour le hardi et intr pide harponneur, pour l'adversaire et le vainqueur des monstres marins de la popularit , de la gloire, de l'enthousiasme, et m me de doux sourires.
Les moeurs du jour

Les moeurs du jour

James Fenimore Cooper

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2014
nidottu
Extrait Les moeurs du jour Quoique gar on, M. Dunscomb ne vivait pas seul. Il avait avec lui un neveu et une ni ce, enfants orphelins d'une soeur morte depuis plusieurs ann es. Ils portaient le nom de Wilmeter, qui, dans les conversations de famille, tait presque toujours prononc Wilmington. C' tait Jack Wilmington et Sally Wilmington, l' cole, la maison et avec les intimes, mais, pour nous conformer l'usage du monde ext rieur, nous leur conserverons le plus souvent les noms de M. John Wilmeter et de miss Sarah Wilmeter. huit heures et demie d'une belle matin e du mois de mai dernier, lorsque les roses commen aient taler leurs brillantes couleurs parmi les feuilles verdoyantes qui ombrageaient la cour de M. Dunscomb, les trois personnes dont nous venons de parler taient assises d jeuner. Les fen tres taient ouvertes, et un air doux et parfum remplissait l'appartement. La salle manger donnait sur la cour qui, parsem e de buissons, semblait, par sa dimension, et par les soins de Sarah, une esp ce d'oasis dans ce d sert de briques. La famille n' tait pas seule ce matin-l . Jack avait invit un nomm Michel Millington, qui, dans ce petit cercle, paraissait tre tout fait chez lui. L'app tit allait bon train, quoiqu'il rest t dans les quatre tasses du th ou du caf , et Sarah remuait le sien nonchalamment, pendant que son tendre regard se portait avec int r t sur les figures des deux jeunes gens. Jack avait une feuille de papier plac e entre eux deux, leurs t tes se touchaient, et tous deux tudiaient ce qui y tait crit au crayon. Quant M. Dunscomb, il tait entour de documents de toutes sortes. Deux ou trois journaux du jour, qu'il regardait sans les lire, taient tendus, tout ouverts, sur le parquet; de chaque c t de son assiette taient une requ te, quelques baux ou renouvellements d'actes, tandis qu'il tenait la main une copie du nouveau Code dont on a tant parl . Il semblait peu partisan de cette grande innovation. Il grommelait et l en lisant, posait de temps en temps le livre, et paraissait m diter. Tous ces mouvements taient enti rement perdus pour Sarah, dont les doux yeux bleus taient attach s sur la contenance des deux jeunes gens. la fin, Jack saisit le papier, et crivit pr cipitamment une ligne ou deux avec le crayon.
Les Pionniers

Les Pionniers

James Fenimore Cooper

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2014
nidottu
Les Pionniers New-York n'ayant qu'un comt d'Otsego, et la Susquehanna qu'une source proprement dite, on ne peut se m prendre sur le lieu de la sc ne de cet ouvrage; l'histoire de ce district, aussi loin que vont ses rapports avec la civilisation, est promptement racont e. Otsego, ainsi que la plus grande partie de l'int rieur de New-York, tait inclus dans le comt d'Albany avant la guerre de la s paration. Il devint alors, dans une division subs quente de territoire, une partie du Montgomery; enfin, lorsqu'il eut lui une population suffisante, il fut cr comt lui-m me peu de temps apr s la paix de 1783. Il est situ parmi ces basses aiguilles des Alleghanys qui couvrent les comt s du milieu de New-York, et se trouverait un peu l'est d'une ligne m ridionale qui serait trac e travers le centre de cet tat. Comme les eaux de New-York se jettent au sud dans l'Atlantique et au nord dans l'Ontario et les rivi res qui en d pendent, le lac Otsego tant la source de la Susquehanna est plac n cessairement parmi les hautes terres. L'aspect du pays en g n ral, le climat tel que l'ont trouv les blancs, et les moeurs des planteurs, sont d crits avec une exactitude pour laquelle l'auteur n'a d'autre m rite que la force de ses souvenirs. Otsego, dit-on, est un mot compos de Ot, lieu de rendez-vous, et sego ou sago, terme ordinaire de salutation employ par les Indiens de cette r gion. Il existe une tradition qui dit que les tribus voisines avaient l'habitude de se rencontrer sur les rivages de ce lac pour y faire leurs trait s, ou donner de la force leurs alliances; de l vient le nom d'Otsego. Comme l'agent indien avait une habitation au bord du lac, il ne serait pas impossible n anmoins que ce terme e t pris naissance des rendez-vous qui avaient lieu au feu de son conseil. La guerre chassa l'agent comme les autres officiers de la couronne, et la grossi re habitation fut promptement abandonn e. L'auteur se rappelle l'avoir vue quelques ann es plus tard, elle tait r duite l'humble condition de tabagie. En 1779, on envoya une exp dition contre les Indiens hostiles qui habitaient, environ cent milles ouest d'Otsego, sur les rives du Cayuga. Tout ce pays n' tait alors qu'un d sert, il fut n cessaire de transporter le bagage des troupes par les rivi res, route bien longue, mais au moins praticable. Une brigade remonta la Mohawk jusqu' ce qu'elle e t atteint le point le plus voisin des sources de la Susquehanna; alors elle pratiqua un d fil travers la for t jusqu'au lac Otsego; les bateaux et les bagages furent tra n s travers ce chemin, et les troupes navigu rent jusqu' l'extr mit du lac, o elles effectu rent leur d barquement et camp rent. La Susquehanna, torrent troit, mais rapide sa source, tait remplie de bois flottants ou d'arbres tomb s, et les troupes adopt rent un nouvel exp dient pour faciliter leur passage. L'Otsego a environ neuf milles de longueur, et varie en largeur depuis un mille jusqu' un mille et demi. L'eau est tr s-profonde, limpide, et renouvel e par mille sources. Ses rives ont souvent trente pieds d' l vation, puis alternativement des montagnes, des intervalles, des promontoires. Un des bras de ce lac, ou ce qu'on nomme la Susquehanna, coule travers une gorge dans les parties basses du rivage, qui peut avoir une largeur de deux cents pieds. La gorge fut combl e, les eaux du lac r unies, et la Susquehanna convertie en un ruisseau. Lorsque tout fut pr t, les troupes s'embarqu rent, l' cluse fut l ch e, l'Otsego r pandit au dehors ses torrents, et les barques s'abandonn rent ga ment au cours de l'eau.
Ravehsnest: ou les peaux rouges

Ravehsnest: ou les peaux rouges

James Fenimore Cooper

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2014
nidottu
Mon oncle avait longtemps voyag , je pourrais dire longtemps r sid , en Europe; car sur ses cinquante-neuf ann es, il en avait pass au moins vingt hors du continent am ricain. Vieux gar on, sans autre occupation que de recevoir les revenus d'une belle propri t , dont la valeur s'accroissait rapidement par suite du d veloppement prodigieux de la ville de New-York, avec des go ts form s par les voyages, il tait naturel qu'il cherch t de pr f rence les r gions o il pouvait le mieux se satisfaire. Hughes Roger Littlepage, second fils de mon grand-p re, Mordaunt Littlepage, et de sa femme Ursule Matbone, tait n en 1786. Mon p re, Malbone Littlepage, tait le fils a n de la famille, et il aurait h rit de la propri t de Ravehsnest, s'il avait surv cu ses parents; mais comme il tait mort jeune, je recueillis l' ge de dix-huit ans ce qui e t t sa succession. Mon oncle Ro, cependant, avait eu pour sa part Satanstoe et Lilacksbush, deux maisons de campagne avec fermes, qui, sans tre lev es la dignit de domaines, pouvaient bien, en fin de compte, se montrer d'un meilleur rapport que les acres tendus qui formaient le patrimoine du fr re a n . Mon grand-p re tait riche; car non-seulement la fortune des Littlepage tait concentr e dans ses mains, mais aussi celle des Mordaunt, qui tait la plus consid rable, sans compter quelques legs fort arrondis, provenant d'un certain colonel Dirck Follock, ou Van Valkenburgh, qui, bien que parent tr s- loign , avait choisi pour ses h ritiers les descendants de ma bisa eule, Anneka Mordaunt. Nous tions tous bien pourvus, mes tantes ayant de fort beaux capitaux en obligations et en hypoth ques sur une propri t appel e Mooseridge, outre quelques actions sur la ville, tandis que ma soeur Marthe poss dait en deniers comptants cinquante mille dollars. J'avais aussi des actions de ville qui devenaient d'un bon produit; et une clause de minorit pendant sept ans avait form une accumulation de capitaux qui taient parfaitement plac s dans la compagnie de l' tat de New-York. Je dis une clause de minorit , parce que mon p re et mon grand-p re, l'un en me pla ant moi-m me et une portion de la propri t sous la tutelle de mon oncle, l'autre en confiant ses soins le reste de mes biens, avaient sp cialement stipul que je n'entrerais pas en jouissance avant d'avoir accompli ma vingt-cinqui me ann e.
Eve Effingham: ou l' Amerique

Eve Effingham: ou l' Amerique

James Fenimore Cooper

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2014
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Extrait QUAND M. Effingham se fut d termin retourner en Am rique, il envoya ordre son g rant de mettre sa maison de New-York en tat de le recevoir. Il avait dessein d'y passer l'hiver, et d'aller sa maison de campagne quand le printemps ferait sentir sa douce influence. Une heure apr s avoir quitt le paquebot, ve se trouva donc la t te d'un des plus grands tablissements de la plus grande ville d'Am rique. Heureusement pour elle, son p re avait trop de jugement pour regarder une pouse ou une fille comme n' tant qu'une servante de premi re classe, et il jugea avec raison qu'il devait employer une partie de son revenu se procurer les services d'une femme que ses qualit s missent en tat de soulager une ma tresse de maison d'un fardeau si pesant. Il n' tait pas de ces gens qui, pour donner une de ces f tes pr tention, qui n'amusent personne et dans lesquelles la folie de l'un ne cherche qu' lutter contre l'ostentation de l'autre, d pensent une somme qui, sagement employ e, suffirait pour maintenir un syst me d'ordre dans une famille pendant tout le cours d'une ann e; qui y consacrent volontiers tous leurs moyens, et qui souffrent ensuite que leurs femmes et leurs filles reprennent ces occupations d gradantes auxquelles le beau sexe para t condamn en Am rique. Il pensait ce qui fait la base de la vie sociale, au lieu de rechercher ce qui ne sert qu' l'ostentation. M. Effingham avait assez de bon sens comme homme du monde, et de raison comme homme juste, pour permettre aux tres dont le bonheur d pendait de lui, de jouir quitablement avec lui des faveurs que la Providence lui avait accord es avec tant de lib ralit . En d'autres termes, il rendit deux personnes heureuses en payant g n reusement une femme de charge; d'abord sa fille, en la dispensant de soins qui n'entraient pas plus dans le cercle de ses devoirs, que celui de balayer le devant de la porte de la maison; et ensuite une femme respectable, qui fut charm e de trouver une si bonne place. Par ce moyen aussi simple que raisonnable, ve fut la t te d'une des maisons les plus tranquilles, les plus v ritablement l gantes, et les mieux ordonn es de toute l'Am rique, sans tre oblig e d'y consacrer plus de temps que celui qui tait n cessaire pour donner quelques ordres le matin, et pour examiner quelques comptes une fois par semaine.
les Monkins

les Monkins

James Fenimore Cooper

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2014
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Il est possible que quelques-uns de ceux qui liront ce livre d sirent savoir de quelle mani re le manuscrit est tomb entre mes mains. Ce d sir est trop juste et trop naturel pour ne pas le satisfaire; je le ferai le plus bri vement possible. Pendant l' t de 1828, tandis que je voyageais dans ces vall es de la Suisse qui sont situ es entre les deux grandes cha nes des Alpes, et o le Rh ne et le Rhin prennent naissance, j'avais pass de la source du second de ces fleuves celle du premier, et j'avais atteint cet endroit des montagnes si c l bre sous le nom de Glacier du Rh ne, quand le hasard me procura un de ces moments sublimes de solitude, d'autant plus pr cieux dans l'h misph re de l'ancien monde qu'ils y sont plus rares. De tous c t s la vue tait born e par de hautes montagnes raboteuses, dont les pics tincelaient sous les rayons du soleil; et en face de moi, au niveau de mes yeux, tait cette miraculeuse Mer de Glace, dont le suintement forme le Rh ne, qui va porter au loin ses eaux cumantes dans la M diterran e. Pour la premi re fois, pendant un voyage de bien des ann es, je me sentis seul avec la nature en Europe. H las cette jouissance fut aussi courte et aussi perfide que le sont toujours des jouissances semblables au milieu des cohues de l'ancien monde. Des voyageurs, suivant l' troit sentier, et marchant la suite les uns des autres, tourn rent l'angle d'un rocher; c' taient deux dames cheval, suivies de deux hommes pied et pr c d es d'un guide, suivant l'usage. Le moins que je pouvais faire tait de me lever pour saluer les premi res, aux yeux doux, aux joues vermeilles, quand elles pass rent devant moi. Elles taient Anglaises, et leurs compagnons parurent me reconna tre pour un compatriote. Un d'eux s'arr ta, et me demanda poliment si le passage de la Furca tait obstru par la neige: je lui r pondis n gativement; et, en retour de cette information, il me dit que je trouverais le Grimsel assez difficile gravir. - Mais, ajouta-t-il en souriant, ces dames ont r ussi y passer, et vous n'h siterez gu re en faire autant. Je crus que je vaincrais ais ment un obstacle que ses belles compagnes avaient surmont . Il me dit alors que sir Herbert Taylor avait t nomm adjudant-g n ral, et me souhaita le bonjour.
La Prairie

La Prairie

James Fenimore Cooper

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2014
nidottu
LA formation g ologique de la partie des tats-Unis situ e entre les Alleghanies et les Montagnes Rocheuses, a donn naissance plusieurs th ories ing nieuses. En apparence du moins, sinon tout fait en r alit , cette immense r gion est une plaine; car, la distance de pr s de 1,500 milles de l'est l'ouest, et 600 milles du nord au sud, il existe peine une l vation digne d' tre appel e une montagne. Les collines m me n'y sont pas communes, bien qu'une partie de la contr e ait plus ou moins ce caract re in gal qui est d crit dans les premi res pages de cet ouvrage. Il y a de bonnes raisons de supposer que le territoire qui compose maintenant l'Ohio, l'Illinois, l'Indiana, le Michigan, et une grande partie du pays situ l'ouest du Mississipi, reposait autrefois sous les eaux. Le sol de tous ces tats ressemble un d p t form par les eaux, et l'on a trouv des rocs isol s d'une nature et dans une position qui rendent difficile de r futer l'opinion qu'ils ont t apport s par des glaces flottantes. Cette th orie fait supposer que les grands lacs taient d positaires d'une immense quantit d'eau douce, situ e trop bas pour tre dess ch e par l'irruption qui d couvrit la terre. On doit se rappeler que les Fran ais, lorsqu'ils taient ma tres du Canada et de la Louisiane, r clamaient tout le territoire en question. Leurs chasseurs et leurs troupes avanc es entretinrent les premi res communications avec les sauvages qui occupaient alors le pays, et les premiers crits que nous poss dions sur ces vastes contr es sont dus la plume de leurs missionnaires. Beaucoup de mots fran ais sont en cons quence devenus d'un usage local dans cette partie de l'Am rique, et beaucoup de noms donn s dans cet idiome ont t conserv s. Lorsque les aventuriers qui p n tr rent les premiers dans ces d serts trouv rent au milieu de ces for ts d'immenses plaines couvertes d'une riche verdure, ils leur donn rent naturellement le titre de prairies. Les Anglais succ dant aux Fran ais, et trouvant aussi une nature nouvelle, diff rente de tout ce qu'ils avaient vu sur le continent, et d j d sign e par un nom qui n'exprimait rien dans leur propre langage, laiss rent ces prairies naturelles leur titre de convention: de cette mani re le mot prairie fut adopt dans la langue anglaise.
Les Puritains d' Amerique: ou la vallee de Wish-ton-Wish

Les Puritains d' Amerique: ou la vallee de Wish-ton-Wish

James Fenimore Cooper

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ON a tant crit depuis peu de temps sur le nord de l'Am rique, qu'il serait superflu d'avoir recours une longue explication pour pr parer le lecteur aux incidents et aux allusions de cette nouvelle. Les principaux aborig nes qui y figurent sont historiques, et, quoique les situations soient imaginaires, elles se rapprochent tellement de faits av r s qu'elles suffisent pour donner une id e exacte des opinions, des habitudes et des sentiments d'une classe d' tres que nous nous plaisons appeler sauvages. Metacom, ou le roi Philip, ainsi que le nommaient les Anglais, Uncas, Conanchet, Miantonimoh et Ounawon, sont tous des chefs indiens tr s-renomm s, dont les noms se sont identifi s avec l'histoire de la Nouvelle-Angleterre. La d signation d'Uncas, en particulier, semble avoir appartenu une race enti re des Mohicans, car ce nom fut port par une suite de Sagamores, et parmi leurs descendants on le trouve, une poque r cente, uni des noms de bapt me vulgaires, tels que John, Henry, Thomas, et tant ainsi adopt pour surnom d'une famille. Metacom ou Philip, qui appara t dans ces pages comme l'ennemi le plus impitoyable des blancs, succomba dans la guerre dont il avait t le plus ardent instigateur. Cette lutte fut la plus s rieuse que les Anglais eurent soutenir avec les naturels possesseurs du pays, et il y eut un moment o ils craignirent de rencontrer de graves obstacles leur syst me de colonisation. La d faite et la mort de Philip permit enfin aux blancs de se maintenir; mais s'il e t r ussi r unir toutes les tribus hostiles, l'effort commun, secr tement soutenu, ainsi qu'il l'e t t sans doute, par les Fran ais du Canada et les Hollandais de la Nouvelle-Hollande, le succ s de son noble et vaste plan tait un v nement beaucoup plus probable que nous ne pouvons le supposer cette poque loign e. Nous croyons n'avoir mis aucune exag ration dans les d tails du caract re et des usages de la guerre des Indiens, tels qu'on les pr sente ici au lecteur. Les traditions uniformes sur toute la fronti re occidentale des tats-Unis, les relations crites et bien authentiques des p rils et des luttes de leurs premiers habitants, tous les faits connus, en un mot, viennent l'appui de l' bauche que nous avons essay de tracer.
Le bourreau de Berne: Ou l'Abbaye des vignerons

Le bourreau de Berne: Ou l'Abbaye des vignerons

James Fenimore Cooper

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Intrduction U commencement d'octobre 1832, une voiture de voyage s'arr ta sur le sommet de cette longue descente qui conduit des plaines lev es de Moudon en Suisse, au niveau du lac de Gen ve, pr cis ment au-dessus de la petite vall e de V vey. Le postillon tait descendu de cheval pour enrayer la roue, et cette halte donna le temps ceux qu'il conduisait de jeter un regard sur la sc ne remarquable qu'ils avaient sous les yeux. C' tait une famille de voyageurs am ricains qui depuis longtemps parcourait l'Europe; elle ne savait pas trop o sa destin e la conduisait, et venait de traverser une partie de l'Allemagne. Quatre ans auparavant, cette m me famille s' tait arr t e dans le m me lieu, presque le m me jour du mois d'octobre, et pr cis ment dans la m me intention. Elle se rendait alors en Italie, et en admirant la vue du lac de Gen ve, entour de Chillon, de Ch telard, de Blonay, de Meillerie, des pics de la Savoie, et des montagnes sauvages des Alpes, elle avait regrett de n'avoir pas plus d'instants donner cette belle sc ne. Cette seconde fois le cas tait tout diff rent, et, c dant au charme d'une nature si noble et en m me temps si douce, en peu d'heures la voiture fut sous une remise, une maison fut lou e, et les dieux p nates des voyageurs furent install s pour la vingti me fois sur une terre trang re
Le dernier des Mohicans

Le dernier des Mohicans

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R sum . En juillet 1757, Montcalm remonte le lac Champlain et se dirige avec des soldats aussi nombreux que les feuilles de la for t vers le fort William Henry, tenu par le colonel Munro qui dispose de faibles moyens de d fense. C'est le moment que choisissent Cora et Alice, les filles de Munro, pour s'en aller rejoindre leur p re. Elles sont accompagn es de David La Gamme, ma tre en psalmodie, du major Duncan Heyward et d'un guide indien, Magua, qui a t t fait de les garer. Fort heureusement les voyageurs rencontrent le chasseur blanc OEil-de-Faucon et ses deux amis mohicans: Chingachgook et son fils, Uncas. Le guide, Magua, est objet de soup ons. Il prend la fuite. R fugi e pour la nuit dans une caverne du rocher de Glen, la petite troupe est assaillie par des Hurons men s par Magua. OEil-de-Faucon et les deux Mohicans arrivent fuir. Les deux jeunes filles et leurs deux compagnons sont captur s et emmen s. Magua, ou Renard Subtil, est un chef huron qui cherche se venger de Munro. Il propose Cora de l' pouser, car il a besoin de quelqu'un pour tirer son eau, cultiver son ma s et cuire son gibier. Cora refuse. Au moment o les captifs vont tre ex cut s, ils sont d livr s par OEil-de-Faucon et les deux Mohicans. Tous gagnent le fort William Henry assi g . Mettant la brume profit, ils parviennent s'y glisser. Quelques jours plus tard, un courrier du g n ral anglais Webb est intercept par Montcalm. Webb y annonce Munro qu'il ne lui enverra pas de renforts et qu'il lui conseille de se rendre. Montcalm montre le courrier Munro et lui propose une reddition acceptable: tous les occupants pourront quitter le fort avec les honneurs militaires, en gardant armes et drapeaux. Une escorte fran aise tiendra les alli s hurons distance, jusqu' l'arriv e au fort Edward (en), cinq lieues plus au sud. Munro accepte. Magua fait savoir Montcalm qu'il n'est pas satisfait d'une telle issue: le g n ral fran ais avait promis aux Hurons les scalps des Anglais. peine les d fenseurs ont-ils quitt le fort qu'ils sont massacr s par les Hurons, tandis que l'escorte pr vue n'appara t pas. Au plus fort du massacre, Magua enl ve Alice. Il est poursuivi par Cora et David La Gamme. Trois jours plus tard, OEil-de-Faucon, les deux Mohicans, le major Heyward et le colonel Munro trouvent la piste de Magua. Ils s' lancent sa poursuite, d'abord en cano sur le lac Horican, puis pied travers la for t. Ils retrouvent David, qui a t pargn , car les Indiens le prennent pour un fou. Les deux captives ont t s par es, selon l'usage indien: Alice se trouve dans une tribu de Hurons et Cora dans une tribu qui est une branche des Delawares (ces derniers sont traditionnellement ennemis des Hurons, mais la tribu en question s'est alli e aux Hurons par les hasards des troubles que suscite la pr sence europ enne). OEil-de-Faucon, Uncas et le major Heyward p n trent dans le camp huron, d livrent Alice, et trouvent refuge chez les Delawares.
Lionel Lincoln

Lionel Lincoln

James Fenimore Cooper

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LIONEL LINCOLN. PEUT- TRE il n'y a pas de pays dont l'histoire pr t moins la po sie que celle des tats-Unis d'Am rique. L'imprimerie tait en usage longtemps avant l' tablissement des premiers colons, et la politique des provinces et des tats fut toujours d'encourager la propagation des lumi res. Il n'y a donc pas dans toute l'histoire d'Am rique un fait obscur, et il n'y en a pas m me de douteux; tout est non seulement connu, mais si bien et si g n ralement connu, qu'il ne reste rien embellir pour l'imagination d'un auteur. Il est vrai que le monde est tomb dans ses erreurs ordinaires relativement des r putations individuelles, prenant pour guide les actions les plus frappantes et les plus facilement comprises, afin d' tablir des cons quences sur lesquelles il se fonde pour appuyer un jugement, tandis que celui qui a profond ment tudi la nature humaine sait que les d fauts et les qualit s les plus oppos s se disputent souvent le m me coeur. Mais le r le du po te n'est point de d truire ces erreurs, car il n'y a pas de maladresse plus promptement suivie de ch timent que la tentative d'instruire des lecteurs qui ne veulent tre qu'amus s. L'auteur conna t cette v rit par exp rience, ainsi que par les difficult s qu'il rencontra en crivant cet ouvrage, le seul ouvrage historique qu'il se soit permis; et par la mani re dont il fut re u dans le public. Il a prouv qu'il ne d daignait pas l'opinion de ce dernier en discontinuant des tentatives dont l'inutilit lui avait t si clairement, quoique si poliment prouv e. Lorsqu'un auteur de romans peut violer l'ordre des temps, choisir des coutumes et des v nements dans diff rents si cles, et en faire sa propri t l gitime, il ne doit accuser de son manque de succ s que son d faut d'intelligence et de talent. Mais lorsque les circonstances sont oppos es ses succ s, il lui est permis de dire, pour sa propre justification, surtout lorsqu'il admet ses erreurs en se r tractant, que sa principale faute est d'avoir tent l'impossible.
Tueur de daims

Tueur de daims

James Fenimore Cooper

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2014
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Tueur de Daims Ce livre n'a pas t crit sans quelques appr hensions, quant aux probabilit s de succ s. Reproduire un seul et m me personnage dans cinq ouvrages diff rents, cela peut para tre abuser volontairement de la bienveillance du public, et bien des gens pourraient supposer avec beaucoup de raison que c'est une faute de nature en elle-m me attirer le bl me. cette objection fort naturelle l'auteur peut seulement r pondre que, s'il a commis une faute grave en cela, ses lecteurs en sont jusqu' un certain point responsables. La mani re favorable dont on a accueilli la relation de la carri re plus avanc e et de la mort de Bas-de-Cuir a fait penser du moins l'auteur qu'il se trouvait dans une sorte d'obligation de donner quelques d tails sur la jeunesse de son h ros. Bref, les tableaux de sa vie, tels qu'ils sont, taient d j assez complets pour inspirer quelque l ger d sir de voir l' tude d'apr s laquelle ils ont tous t peints. Les aventures de Bas-de-Cuir forment maintenant une esp ce de drame en cinq actes, complets quant au fond et au plan, bien que probablement tr s-imparfaits quant l'ex cution. Tels qu'ils sont, le monde lisant les a devant lui. L'auteur esp re que si cet acte-ci, produit le dernier, quoique suivant l'ordre des temps il e t d se lire le premier, n'est pas jug le meilleur de la s rie, on en viendra en m me temps conclure qu'il n'en est pas absolument le plus mauvais. Plus d'une fois il a t tent de br ler son manuscrit et de traiter un autre sujet, en d pit d'un encouragement re u durant le cours de ses travaux; encouragement d'un genre si singulier, qu'il vaut la peine d' tre mentionn . Il lui arriva d'Angleterre une lettre anonyme, crite, ce qu'il croit, par une dame, qui le pressait de s'occuper d'un ouvrage qui tait presque le m me que celui dont il avait d j fait plus de la moiti . Il se laissa assez volontiers aller voir dans cette requ te un gage, sinon d'approbation unanime, au moins de pardon partiel pour ce nouvel essai. Il y a peu de chose dire au sujet des personnages de cette histoire et des lieux o la sc ne se passe: ceux-l sont une fiction, comme on peut bien le croire; ceux-ci, au contraire, sont dessin s d'apr s nature avec autant de fid lit que l'auteur a pu le faire l'aide d'une connaissance parfaite de la contr e qu'il d crit et des conjonctures probables qu'il a puis es dans son imagination touchant les changements op r s par le temps. Il croit avoir d peint avec assez d'exactitude le lac, les montagnes, les for ts et la vall e; et il a calqu sur la nature la rivi re, le rocher et le banc de sable. Les pointes m mes existent, un peu chang es par la civilisation; mais elles se rapprochent un tel point des descriptions, qu'elles sont ais ment reconnaissables pour tous ceux qui ont visit le pays en question.
Le Bravo

Le Bravo

James Fenimore Cooper

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2014
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Le Bravo fut projet pendant un s jour de courte dur e Venise, dans le printemps de 1830. Les grands, v nements politiques qui se propag rent depuis dans toute l'Europe, et qui sont probablement destin s produire encore de grands changements, ne faisaient alors que germer; rien n' tait apparent que ces ternels principes dont la tendance est toujours vers la v rit . Cet ouvrage fut crit principalement Paris, ou les occasions ne manqu rent pas d'embellir le sujet, par les observations que l'auteur tait journellement m me de faire sur l' go sme et l'ambition se jouant des esp rances les plus justes des peuples, abusant de leur confiance et sp culant sur leur nergie. Il est peine n cessaire de dire maintenant que le but de cet ouvrage est politique. Il d montre comment on mystifie les peuples, m me lorsque les meilleures intentions sont d'accord avec les circonstances, et le peu de responsabilit d'un gouvernement aristocratique, o l'odieux des actes les plus vils repose sur une corporation sans me, qui, pour r p ter une id e de l'ouvrage lui m me n'a ni l'avantage d' tre temp r par les qualit s personnelles du chef de l' tat, comme il arrive quelquefois dans un gouvernement despotique, ni d' tre anim par les nobles impulsions de la majorit , comme dans la d mocratie. L'id e du Bravo fut prise dans la s rie des maximes politiques qui dominent Venise, et qui furent trouv es consign es dans les archives lorsque cette r publique sans piti passa entre les mains des Fran ais dans le cours des conqu tes de la r volution. Quelque r voltants que paraissent aux esprits lev s les incidents de cet ouvrage, il n'y a d'exag ration ni dans la th orie ni dans la pratique des principes du gouvernement v nitien. L'auteur avertit dans la pr face de la premi re dition qu'il a soigneusement vit de peindre des caract res et des v nements historiques, et n'a cherch qu' conserver les traits d'ensemble de la ville, afin d'aider la v rit du tableau. Quant la morale de l'ouvrage, comme elle doit tre tir e de ses incidents, l'auteur en laisse l'application l'intelligence du lecteur. L'ouvrage fut primitivement imprim dans un pays, tandis que l'auteur r sidait dans un autre; quelques fautes typographiques en ont t la cons quence. Le sens tait surtout alt r par la ponctuation, et plusieurs phrases en taient devenues inintelligibles. Toutes les fautes qui n'ont point chapp aux recherches de l'auteur ont t corrig es dans cette nouvelle dition rendue plus digne de l'attention du lecteur que celle qui l'a pr c d e.
Mercedes de Castille

Mercedes de Castille

James Fenimore Cooper

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2014
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OIT que nous nous en rapportions au tableau trac par l'inimitable Cervant s, ou l'auteur, presque aussi recommandable, qui Lesage a emprunt son roman immortel; soit que nous en croyions les l gendes les plus graves de l'histoire, soit que nous accordions notre confiance aux relations des voyageurs modernes, on n'a pas encore vu le temps o les auberges taient bonnes et les routes s res en Espagne: ce sont deux des bienfaits de la civilisation dont les habitants de la P ninsule semblent r ellement destin s ne jamais jouir; car, dans tous les si cles, nous entendons ou nous avons entendu parler des exactions commises contre les voyageurs tant par les voleurs que par les aubergistes. Si cela est vrai aujourd'hui, cela l' tait aussi au milieu du quinzi me si cle, poque laquelle nous d sirons reporter le lecteur en imagination. Au commencement du mois d'octobre de l'an de Notre-Seigneur 1469, Juan de Transtamare r gnait en Aragon, et tenait sa cour Zaragosa, ville situ e sur l'Ebre, dont on suppose que le nom est une corruption de C sar Auguste, et qui est devenue c l bre, de notre temps, sous le nom plus moderne de Saragosse, par ses hauts faits d'armes. Juan de Transtamare, ou, comme c' tait plut t la coutume de l'appeler, d'apr s la nomenclature des rois, Juan II, tait un des monarques de son si cle ayant le plus de sagacit , mais ses finances avaient t puis es par plusieurs guerres contre les Catalans turbulents, ou, comme il est peut- tre plus poli de s'exprimer, amis de la libert ; il avait souvent fort faire pour se maintenir sur son tr ne, et il r gnait sur un empire bigarr , qui r unissait sous sa domination, ind pendamment de son pays natal, l'Aragon, avec ses d pendances de Valence et de la Catalogne, la Sicile, les les Bal ares, et quelques droits tr s-douteux sur la Navarre. Par le testament de son fr re a n , son pr d cesseur, la couronne de Naples tait descendue un fils ill gitime de celui-ci, sans quoi ce royaume aurait t ajout la liste de ses possessions.
Precaution: ou le choix d'un mari

Precaution: ou le choix d'un mari

James Fenimore Cooper

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2014
nidottu
Extrait On s'assemble en famille autour du foyer hospitalier. COWPER. - JE voudrais bien savoir si nous aurons bient t un voisin au Doyenn , dit Clara Moseley en regardant par une crois e d'o l'on d couvrait dans le lointain la maison dont elle parlait et en s'adressant la petite soci t rassembl e dans le salon de son p re. - Cela ne tardera pas, r pondit son fr re; sir William vient de la louer pour deux ans M. Jarvis, qui doit en prendre possession cette semaine. - Et quel est ce M. Jarvis qui va devenir notre voisin demanda sir Edward Moseley son fils. - On dit, mon p re, que c'est un honn te marchand qui s'est retir des affaires avec une grande fortune. Comme vous, il a un seul fils, officier dans l'arm e, et de plus deux filles qu'on dit charmantes; voil tout ce que j'ai pu savoir sur sa famille. Quant ses anc tres, ajouta-t-il en-baissant la voix et en regardant la seconde de ses soeurs, j'en suis d sol , ma ch re Jane, mais on ne les conna t pas, et jusqu' pr sent toutes mes recherches ont t inutiles. - J'esp re, Monsieur, que ce n'est pas pour moi que vous avez pris la peine de vous en informer r pondit Jane un peu piqu e. - Pardonnez-moi, ma ch re, et, pour vous faire plaisir, je vais prendre de nouveau les informations les plus exactes, r pondit son fr re en plaisantant; je sais qu'un soupirant roturier perdrait ses peines aupr s de vous, et je sens combien il est cruel pour de jeunes personnes de ne pas entrevoir la moindre apparence de mariage. Pour Clara, elle est bien tranquille pr sent, et Francis... Il fut interrompu par milie, la plus jeune de ses soeurs, qui lui mit la main sur la bouche en lui disant l'oreille: - Vous oubliez, John, tous les renseignements qu'a pris un certain jeune homme sur une belle inconnue qu'il avait rencontr e Bath, et toutes les d marches qu'il a faites pour conna tre sa famille, son pays et mille autres d tails qui ne l'int ressent pas moins. John rougit son tour, et baisant avec affection la main qui le for ait au silence, il r ussit bient t, par son enjouement et sa bonne humeur, faire oublier Jane le petit mouvement de d pit qu'elle avait prouv .
Le lac Ontario

Le lac Ontario

James Fenimore Cooper

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2014
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PR FACE. Le plan de cet ouvrage s'est pr sent l'esprit de l'auteur il y a plusieurs ann es, quoique l'invention des d tails soit d'une date r cente. L'id e de rassembler des marins et des sauvages au milieu d'incidents qu'on peut supposer devoir faire conna tre le caract re des grands lacs de l'Am rique, ayant t mentionn e l' diteur, celui-ci obtint de l'auteur une sorte de promesse d'ex cuter ce projet quelque jour, ce qu'il fait aujourd'hui, quoique un peu tard et imparfaitement. Dans le principal personnage de cette l gende, le lecteur pourra reconna tre un ancien ami dans de nouvelles circonstances. Si la mani re dont se montre cette vieille connaissance sous un nouveau point de vue ne diminue pas la faveur qu'il a obtenue du public, ce sera un grand plaisir pour l'auteur, car il prend l'individu en question presque autant d'int r t que celui qu'inspirerait la r alit . Ce n'est pourtant pas une tache facile de pr senter le m me individu dans quatre ouvrages diff rents, et de soutenir le caract re particulier indispensable pour son identit , sans courir le risque de fatiguer le lecteur par une sorte d'uniformit . Cette preuve a t diff r e si longtemps, autant par doute qu'elle p t r ussir que par toute autre cause. Dans une telle entreprise, comme dans toutes les autres, c'est la fin qui doit couronner l'oeuvre. Le caract re indien offre si peu de vari t , que j'ai cherch viter de trop appuyer sur ce point dans la pr sente occasion, et je crains m me qu'on ne trouve plus de nouveaut que d'int r t dans la r union de l'Indien et du marin. Le novice pourra regarder comme un anachronisme de placer des navires sur l'Ontario au milieu du {XVIIIe si cle; mais cet gard, les faits justifieront ce qu'on pourrait croire la licence d'une fiction. Quoique les b timents mentionn s dans cet ouvrage puissent n'avoir jamais exist sur ce lac ni ailleurs, on sait que d'autres navires ont vogu sur cette mer int rieure une poque plus loign e que celle qui vient d' tre indiqu e, et ils leur ressemblaient assez pour former une autorit suffisante pour les introduire dans un ouvrage de fiction. C'est un fait dont on ne se souvient pas g n ralement, quoiqu'il soit bien connu, qu'il se trouve, le long des grands lacs, des endroits isol s qui remontent, comme tablissements, aussi loin que la plupart des anciennes villes d'Am rique, et qui taient le si ge d'une esp ce de civilisation long-temps avant que la plus grande partie m me des tats les plus anciens fussent tir s du d sert.
Le Paquebot Americain

Le Paquebot Americain

James Fenimore Cooper

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2014
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Description Sous un rapport, ce livre fait le pendant de l'apologue bien connu de Franklin le Chapelier et son Enseigne. Il fut commenc dans la seule intention de peindre l' tat actuel de la soci t dans les tats-Unis, en grande partie par la mise en sc ne d'individus de caract res diff rents, fra chement d barqu s d'Europe, et qui, par cons quent, les traits distinctifs du pays se pr senteraient avec plus de force qu' ceux qui ne l'ont jamais quitt . Dans le plan primitif, la sc ne devait s'ouvrir au seuil m me du pays, ou l'arriv e des voyageurs Sandy-Hook, et de l l'histoire devait tre men e r guli rement jusqu' sa conclusion. Mais des conseils officieux n'ont laiss de ce plan gu re plus que les amis du chapelier ne laiss rent de son enseigne. Comme un b timent paraissait dans le premier chapitre, ce fut un cri g n ral pour demander un peu plus de vaisseau, tel point qu' la fin, l'ouvrage est devenu tout vaisseau; de sorte qu'actuellement il finit ou pr s de l'endroit o il devait originairement commencer. Par suite de cette d viation du plan de l'auteur, plan toutefois qu'il n'a pas abandonn , est survenue la n cessit de r partir l'histoire sur deux ouvrages diff rents, ou de brusquer et de tronquer le d nouement. C'est au premier parti que l'auteur s'est arr t . Il esp re que l'int r t n'en sera pas mat riellement affaibli