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Léonce de Lavergne

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 54 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2008–2023, suosituimpiin kuuluu Royer-Collard: Orateur et politique. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

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54 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2008–2023.

Des Essences forestières

Des Essences forestières

Léonce de Lavergne

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2018
nidottu
" Je ne suis pas botaniste et je l'ai souvent regrett ; il y a tant de choses dans le monde que je voudrais savoir et que je ne sais pas Je ne suis pas non plus un forestier bien habile; la science foresti re est si h riss e de calculs et de termes techniques, elle suppose une telle vari t d' tudes et une existence si active, qu'il faut la commencer jeune et lui consacrer toute sa vie pour se flatter de la poss der un peu. Ce n'est donc qu' d faut d'un autre plus comp tent que je vais essayer de rendre compte des bois et produits ligneux l'exposition universelle. Je demande pardon d'avance pour ce qui pourra manquer cette tude; elle m'a paru n cessaire, voil mon excuse. Comme la plupart des mati res premi res, les bois bruts attirent peu l'attention du public. Il n'y a cependant pas, l'exception des denr es alimentaires, de produits plus importants et plus utiles. Dans un pays comme le n tre, la production foresti re soul ve les questions agricoles et conomiques les plus graves; elle touche tous les int r ts et forme une des parties essentielles de l' conomie rurale. C'est ce titre qu'elle m'a tent . J'ajoute qu'il n'est pas mes yeux de sujet plus attrayant. Sans dire tout fait comme le po te latin: Nobis placeant ante omnia sylva, j'ai toujours trouv dans le spectacle des for ts une grandeur divine; nulle part n'appara t plus clairement la magnificence des dons que la Providence a faits l'homme..."
Sir Robert Peel et M. Guizot

Sir Robert Peel et M. Guizot

Léonce de Lavergne

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2018
nidottu
La vie de sir Robert Peel crite par M. Guizot, voil un titre significatif: il r unit deux des plus grands noms contemporains de deux monarchies constitutionnelles. La belle figure de sir Robert Peel, le tableau entier du d veloppement anglais de son temps n'avaient encore t retrac s nulle part, m me en Angleterre, avec ce degr de pr cision et de grandeur. Aussit t traduit en anglais que publi en fran ais, ce beau livre a d j pass le d troit; il va entretenir et fortifier la cordiale entente entre les honn tes gens et les esprits s rieux des deux pays. M. Guizot continue, comme crivain, les traditions de sa diplomatie; il ne pouvait donner une preuve plus clatante de sa sympathie pour la grande nation libre et de sa parfaite connaissance de tout ce qui la touche. De leur c t , tous les hommes de quelque valeur en Angleterre accueilleront, je n'en doute pas, avec respect et reconnaissance, cet loquent hommage, et les nuages qu'un malentendu passager avait lev s ach veront de dispara tre. Pour nous. Fran ais, cette publication contient un enseignement de plus, en ce qu'elle suscite une comparaison entre le sujet et l'historien, sir Robert Peel et M. Guizot, ou pour mieux dire entre les deux nations qu'ils ont servies avec des destin es bien diff rentes...
L'Échelle mobile devant le corps législatif

L'Échelle mobile devant le corps législatif

Léonce de Lavergne

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2018
nidottu
On peut varier d'opinion, m me parmi les conomistes, sur quelques-unes des modifications apport es depuis un an nos tarifs de douanes; la r volution qui s'accomplit peut para tre beaucoup d' gards trop brusque, trop radicale, trop arbitraire, m me quand on en approuve le principe, et le bien r el qu'elle peut faire ne suff t pas pour justifier tous les yeux la forme violente qu'elle a d'abord affect e. Nous en avons dit sans d tour notre sentiment l'ann e derni re, et tout ce qui s'est pass depuis n'a fait que nous confirmer dans ce premier jugement; mais il n'en est pas de m me du projet de loi qui vient d' tre pr sent au corps l gislatif pour l'abolition de l' chelle mobile sur les c r ales. Ici tout nous semble digne d'approbation, sauf peut- tre quelques points de d tail dont nous parlerons plus bas, et nous ne reculerons pas plus devant l' loge que nous n'avons recul devant la critique. Le principal m rite de ce projet, c'est d' tre une loi et non un d cret, d'aller au-devant de la discussion au lieu de la pr venir, de solliciter l'assentiment des repr sentants du pays au lieu de s'en passer, de supprimer enfin l'arbitraire au lieu de l'imposer. On peut dire sans exag ration que, depuis bient t dix ans, il n'y a plus de loi en mati re de c r ales; le gouvernement a suspendu, r tabli, suspendu de nouveau l' chelle mobile, sans autre r gle que sa volont , et cette volont m me n'a pas toujours t bien arr t e, car il est arriv une fois que l' chelle mobile s'est trouv e en m me temps r tablie Marseille et suspendue Paris. Le gouvernement veut sortir enfin de ce r gime incertain, capricieux, nuisible tous les int r ts, et il a bien raison...
Mme de Lafayette

Mme de Lafayette

Léonce de Lavergne

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2018
nidottu
"... La vie de la duchesse d'Ayen a t longtemps bien peu remplie d' v nements; la naissance de ses cinq filles, leur ducation, leur premi re communion, leur mariage, la naissance de ses petits-enfants, la maladie et la mort de ses proches, voil tout. Elle aimait peu le monde et n' tait pas tr s heureuse comme pouse. Mon p re, dit avec d licatesse Mme de Lafayette, dont l'attachement se montrait dans toutes les occasions o il avait quelque inqui tude pour elle, et dont la juste confiance, fond e sur l'estime mutuelle, tait visible toutes les fois qu'il s'agissait entre eux de quelques grands int r ts, surtout des n tres, vivait cependant peu dans son int rieur. Peut- tre ma m re avait-elle dans leur grande jeunesse trop laiss apercevoir un jeune homme (le duc d'Ayen tait plus jeune que sa femme) la sup riorit de sa raison; peut- tre avait-elle trop n glig les moyens de plaire; du moins elle se le reprochait elle-m me. Sa tendresse ne se reportait qu'avec plus de vivacit sur ses enfants. L'a n e de ses filles pousa le vicomte de Noailles, son cousin, la seconde le marquis de Lafayette, la troisi me le vicomte de Th san, la quatri me le marquis de Montagu, et la derni re le marquis de Grammont. Elle avait eu un fils, mais elle l'avait perdu au berceau. Elle eut en outre la douleur de perdre une fille, Mme de Th san, qui mourut en 1788. Sa vie tait pleine de tristesses, mais elle tait aussi pleine de joies par sa pi t , sa charit , l'agr ment et la solidit de son esprit, l'attachement respectueux que lui portaient ses filles et la vive affection qui les unissait..."
Françounetto

Françounetto

Léonce de Lavergne

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2018
nidottu
"... Je voudrais bien donner ici une id e de ce po me, mais il a t d j analys de main de ma tre par M. Sainte-Beuve: je n'ai garde d'y revenir. Quand on a commenc parler, Paris, de Jasmin et de ses po sies, l'Aveugle avait d j paru, mais part. La publication d'aujourd'hui n'est qu'une r impression. Tout ce que je puis dire, c'est que je l'ai relu avec un plaisir peut- tre plus vif que dans sa nouveaut . J'ai retrouv un charme indicible dans ces descriptions si franchement populaires et si po tiques pourtant, dans ces d tails de moeurs campagnardes d'une v rit si vivante et en m me temps si exquise, dans ce m lange merveilleux de folle joie et de sensibilit p n trante, dans ce r cit d'une catastrophe soudaine qui vient attrister les plaisirs bruyants d'une noce de village, dans ces vers surtout faits avec tant d'art que leur mesure m me est l'expression des sentiments qui les inspirent, dans ces habiles changements de rythme, ces combinaisons d'harmonie emprunt es par Jasmin aux troubadours qui les avaient eux-m mes emprunt es aux Arabes; d licatesses savantes qui n'ont de rivales en fran ais que les coupes capricieuses de strophe invent es par les po tes du XVIe si cle, et reproduites de notre temps par Victor Hugo. Qui ne sait maintenant par coeur dans tout le midi la plus grande partie de ce drame lyrique, et surtout ce refrain si fortement empreint de la saveur natale ?..."
Libéralisme socialiste: Les écrits de M. Proudhon

Libéralisme socialiste: Les écrits de M. Proudhon

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" Lib ralisme et socialisme, ces deux mots ont exprim jusqu'ici des id es antipathiques. Dans tous les syst mes d'organisation que les diff rentes sectes socialistes ont mis en avant, la libert individuelle de l'homme est g n ralement compt e pour rien. Voici un crivain socialiste qui se distingue au contraire par un profond sentiment de la libert humaine: cet crivain est M. Proudhon, l'auteur du livre sur la Propri t , publi il y a quelques ann es, le r dacteur actuel du journal le Repr sentant du Peuple, un des plus radicaux assur ment, un des plus violents dans les termes parmi les nouveaux r formateurs, mais qui rach te mes yeux tous ses emportements par son respect pour cette pauvre libert dont les th oriciens de la nouvelle r publique font si bon march . Un conservateur de la veille, un malheureux doctrinaire comme moi, est plus pr s de s'entendre avec un tel homme qu'avec beaucoup de gens qui paraissent plus mod r s, et j'ai lu les livres de M. Proudhon avec plus de sympathie que de col re. La forme en est un peu rude, j'en conviens, et met l' preuve la patience, mais ce n'est plus le moment d' tre difficile et de faire le d licat..."
La Révolution de Naples en 1647

La Révolution de Naples en 1647

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" Quand l'Europe litt raire et politique a appris, il y a d j quelques aun es, que la reine Isabelle d'Espagne avait choisi pour son ambassadeur Naples M. le duc de Rivas, on s'est g n ralement attendu que le s jour d'un homme aussi passionn pour les travaux et les plaisirs de l'esprit dans cette contr e favoris e, au milieu des loisirs l gants de la vie diplomatique, ne serait pas sans fruit pour les lettres. On ne s' tait pas tromp . Sous ce nom aristocratique, sous ce brillant manteau d'ambassadeur, se cache, comme on sait, un des esprits les plus polis et les plus aimables de notre temps, un de ces po tes qui donneraient volontiers tous les duch s et toutes les ambassades du monde pour une heure d'inspiration. Comme son compatriote et son ami, aujourd'hui son voisin d'ambassade, M. Martinez de la Rosa, l'auteur du B tard maure et des Romances historiques a toujours trouv , dans les accidents les plus divers de son orageuse carri re, le temps de penser et d' crire. M me au milieu de la vie des camps et durant les preuves am res de l'exil, il cherchait des consolations dans la po sie. Aujourd'hui, parvenu au fa te des grandeurs, et, ce qu'il estime coup s r davantage, libre de jouir, apr s tant de travaux, d'un repos au moins momentan , il ne pouvait pas oublier les ch res habitudes de toute sa vie; c'est la muse plus grave de l'histoire qu'il a consacr ses ann es tranquilles..."
Origines de l'économie politique: Quesnay et ses maximes

Origines de l'économie politique: Quesnay et ses maximes

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" ... La premi re maxime a soulev , avec raison les plus vives attaques. Quesnay s'y d clare pour le gouvernement d'un seul; tous ses disciples ont soutenu plus ou moins la m me th se. M. de Tocqueville, dans l'Ancien R gime et la R volution, rel ve s v rement cette erreur et s'en fait une arme contre les conomistes. En elle-m me, on ne peut la d fendre, mais on peut l'expliquer et l'excuser. Il ne faut pas oublier que nous sommes en 1760: l'autorit royale est absolue et n'admet aucun temp rament. Demander une forme quelconque de libert politique, c'est r ver l'impossible. Quesnay n'a sous les yeux que la turbulence aveugle et impuissante des parlements; il conna t l'aversion profonde de Louis XV pour les tats-g n raux. Il ne peut esp rer de r aliser ses id es que par le pouvoir absolu; il invoque donc ce secours, et il n'a pas tout fait tort, car s'il doit chouer devant l'inertie go ste du roi r gnant; il recevra de son successeur un autre accueil. M me sous Louis XV, il ne perdra pas tout fait son temps. Si le roi lui chappe, il gagnera plusieurs ministres, des conseillers d' tat, des intendants, et une part de son esprit p n trera dans l'administration..."
Le duc de Broglie: Sa vie politique et ses écrits

Le duc de Broglie: Sa vie politique et ses écrits

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" Sous l'ancien r gime, la dignit la plus clatante, la plus envi e, tait celle de mar chal. Alors comme aujourd'hui, cette nation belliqueuse estimait avant tout les services militaires. La maison de Broglie, d'origine pi montaise, venue en France au commencement du XVIIe si cle, avait atteint en 1789 le plus haut point d'illustration, parce qu'elle avait fourni coup sur coup trois mar chaux. Le premier, Victor-Maurice, qui n'avait encore que le titre de comte de Broglie, fit avec Louis XIV les campagnes de Flandre et de Franche-Comt en 1667, et 1668; il fut nomm ensuite commandant du Languedoc. Le second, Fran ois-Marie, prit une part glorieuse la bataille de Denain, qui sauva la France. Ambassadeur en Angleterre, commandant g n ral de l'Alsace, commandant en chef de l'arm e d'Italie et de l'arm e de Boh me, il fut fait duc en 1742. Le troisi me, Victor-Fran ois, fut le h ros de la guerre de sept ans: nomm mar chal quarante-deux ans, gouverneur de Metz, ministre de la guerre, il avait re u de l'imp ratrice Marie-Th r se, apr s une bataille gagn e contre les Prussiens, le titre de prince de l'empire pour lui et ses descendants..."
Le Cardinal Ximenès

Le Cardinal Ximenès

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" Il y a un moment, dans la vie de tous les peuples, o , leur premier travail de formation termin , ils passent par une crise qui fixe leur constitution et d cide de leurs destin es. Dans la confusion des origines, les l ments de toute soci t naissent la fois, mais sans ordre, et participent de la vitalit ardente qui pousse la nation elle-m me se produire; plus tard, quand la nationalit en travail a forc les obstacles qui s'opposent tout enfantement, ces l ments, jusqu'alors m l s dans une impulsion unique, tendent se s parer, se classer, s'organiser enfin. Une lutte int rieure s' tablit, et de la victoire des uns, de l'abaissement des autres, de la combinaison de tous, se forme une soci t d finitive qui a d sormais son caract re propre et sa marche distincte. Ce moment solennel est plus ou moins apparent dans l'histoire des diverses nations de l'Europe moderne; mais chez aucune il n'a t aussi nettement marqu qu'en Espagne o il co ncide avec la fin du quinzi me si cle et le commencement du seizi me. A cette poque, l'Espagne venait de finir l'oeuvre exclusive qui avait absorb toutes ses forces durant huit si cles: les Maures taient vaincus dans leur derni re ville. Une nouvelle re commen a d s-lors pour la P ninsule; cette nation, qui n'avait t longtemps qu'une arm e, s'arr ta sur son sol reconquis, et dut songer se constituer autrement que pour la longue croisade qui avait rempli sa jeunesse. A l'h ro que p le-m le de la guerre, elle dut faire succ der un travail r gulier d'organisation, car il n'est jamais donn aux peuples de se reposer, m me dans la victoire..."
Guillaume III et Louis-Philippe

Guillaume III et Louis-Philippe

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" ... Quand on compare ce qu' tait, en Angleterre, l' tablissement de 1688 et ce qu'a t , en France, celui de 1830, on est frapp au premier abord des avantages que le second para t pr senter sur le premier. Dans l'un et l'autre cas, la loi de succession h r ditaire la couronne est viol e, l'h ritier direct est cart , et celui qui lui succ de imm diatement est appel au tr ne. Le fait fondamental est donc le m me, et, si l'atteinte au principe d'h r dit a t la cause principale de la faiblesse de notre monarchie, il semble que cette cause aurait d agir avec plus de force contre la monarchie de Guillaume III. Un pareil fait tait alors sans pr c dent, tandis qu'en 1830 on avait l'exemple de 1688, qui avait si pleinement r ussi. En g n ral, c'est un grand b n fice historique que de venir le second, de n'avoir point contre soi la nouveaut de la tentative et de pouvoir invoquer l'autorit d'un succ s pr c demment obtenu dans des circonstances analogues. Jusqu'au dernier jour, cet exemple de 1688 a t la grande pr somption, le puissant argument en faveur de la dur e de la dynastie d'Orl ans, tandis que rien de pareil ne pouvait tre invoqu en faveur de Guillaume III. En regardant de plus pr s aux personnes, on trouve des diff rences plus sensibles. Louis-Philippe tait bien l'h ritier direct, Guillaume III ne l' tait pas; c' tait sa femme, la princesse Marie, qui succ dait au tr ne d'Angleterre, l'exclusion du prince de Galles; son r le naturel, lui, tait celui de mari de la reine, comme fut plus tard, sous la reine Anne, le prince George de Danemark, et comme est aujourd'hui le prince Albert..."
Pitt et les finances de l'Angleterre

Pitt et les finances de l'Angleterre

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
"... Cette sup riorit particuli re de Pitt ne s'explique pas seulement par la force de son esprit et par l' nergie de sa volont . Ce qu'il a appliqu pour la premi re fois, il ne l'a pas imagin . Les finances de tous les tats de l'Europe, sans en excepter, certains gards, celles de l'Angleterre, taient encore, la fin du dernier si cle, dans le chaos du moyen- ge; mais l'esprit d'examen, qui avait pris un si grand essor pendant ce si cle, s' tait exerc sur les sources de la richesse, des nations comme sur les autres branches des connaissances humaines. Une science nouvelle venait de na tre. Les conomistes fran ais avaient donn le signal; apr s eux tait venu Adam Smith, dont le grand ouvrage publi en 1776, commen a une r volution qui n'est pas encore finie. D'innombrables crits, aujourd'hui oubli s, paraissaient dans toutes les langues, et portaient la lumi re sur les questions les plus obscures de l'ordre financier. Le m rite de Pitt fut de s'approprier ce qu'il y avait de vrai dans les th ories qui avaient cours de son temps et d'oser les mettre en pratique. Il n'en eut pas moins de m rite, car en toute chose l'ex cution est la grande difficult . Cependant il trouva un appui solide dans l'opinion des hommes clair s qui suivaient comme lui le mouvement des id es. Il eut aussi le bonheur de s'adresser l'intelligence d'une nation minemment positive, qui le comprit vite et ne l'abandonna jamais. Il rencontra bien des difficult s qu'il ne put vaincre au premier effort, il se trompa bien des fois; mais son pays lui resta fid le, m me dans ses erreurs, et ce n'est qu'ainsi qu'il put venir bout de son oeuvre. Les hommes les plus minents ne peuvent rien que quand ils sont second s..."
Les Animaux reproducteurs

Les Animaux reproducteurs

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
"... La zootechnie est avant tout une division de la physiologie. Elle recherche comment il faut s'y prendre pour faire avantageusement de la viande, du lait, de la laine, de la force vivante, de l'agilit , enfin tout ce qu'on demande aux diverses esp ces animales. Elle doit tudier les fonctions de la respiration, de la digestion, dans toutes les situations donn es, avec leurs effets sur la production. Elle a besoin d'immenses travaux anatomiques, pour constater positivement l'influence des conditions ext rieures sur les organes, et l'action sp ciale de chaque organe sur chaque produit d termin . Dans les conditions ext rieures sont comprises, avec les climats et les soins hygi niques, toutes les vari t s d'alimentation; de l des tudes de physiologie v g tale tr s compliqu es, pour conna tre la nature et l'effet de chaque aliment. On peut pressentir par l le nombre et la gravit des probl mes que la zootechnie se pose, et dont la solution profitera quelque jour l'esp ce humaine, car il y a de grands rapports entre l'animal et l'homme; on doit comprendre aussi quelle r serve il convient de s'imposer pour en parler, quand on n'est pas soi-m me physiologiste..."
L'Afrique sous le gouvernement républicain

L'Afrique sous le gouvernement républicain

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" Dans les premiers jours du mois de novembre 1846, je d barquais Alger; trois autres d put s s'y trouv rent en m me temps que moi. Apr s avoir pass quelques jours dans la capitale de nos possessions, je partis pour l'int rieur avec mes coll gues. M. le mar chal Bugeaud, alors gouverneur-g n ral, avait voulu nous servir de guide; nous travers mes avec lui le Sahel montueux et pittoresque qui entoure Alger, la plaine c l bre de la Mitidja, les premi res cha nes de l'Atlas, la grande vall e du Ch liff; nous visit mes les villes de Blida, M d a, Miliana, Orl ansville, Ten s, Mostaganem, et je terminai mon voyage par une courte excursion Oran. Jamais rien d'aussi trange et d'aussi nouveau n'avait frapp mes regards; les Arabes, les colons, l'arm e, ces trois grandes fractions de la population alg rienne, comparaissaient chaque jour devant nous; la nature africaine, si pleine de myst res et de contrastes, fournissait aussi un aliment in puisable notre attentive curiosit ; chaque pas, des questions nouvelles s' levaient. Je ne me lassais pas de regarder, d'interroger, craignant toujours de conclure trop vite, et toujours tenu en suspens par la vari t et l'immensit du probl me..."
Adam Smith

Adam Smith

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" D s que commence la seconde moiti du XVIIIe si cle; on voit na tre l' conomie politique sur presque tous les points de l'Europe la fois. En Italie, Verri et Beccaria jettent les premiers fondements de cette nouvelle science, et, ce qui vaut encore mieux, l'administration du comte Firmiani en Lombardie, celle du grand-duc L opold de Toscane, en pratiquent les principes naissants pour le bonheur des populations. En Espagne, Campoman s, que va bient t suivre Jovellanos, fait entendre dans le pays classique des monopoles, du syst me prohibitif et des pr jug s mon taires, bon nombre de v rit s utiles qui ne l'emp chent pas de devenir pr sident du conseil de Castille. En France, le m decin de Louis XV, le docteur Quesnay, publie son Tableau conomique, et autour de lui se presse un groupe d'amis et de disciples, Gournay, d'Argenson, Mirabeau p re, Lemercier de La Rivi re, Dupont de Nemours, et enfin le plus illustre de tous, Turgot. En Angleterre, o , depuis la r volution de 1688, tout ce qui peut contribuer au bon gouvernement des nations tait plus librement tudi qu'ailleurs, une foule de publications se succ dent sur les questions d'int r t public, et l' conomie politique arrive trouver sa forme peu pr s d finitive dans les travaux d'un simple professeur cossais, Adam Smith. On s'est beaucoup demand quelle avait t la part exacte de chacun de ces crivains dans l' difice de la doctrine conomique: question insoluble et superflue Qui peut compter la multitude des sources qui contribuent former un ruisseau, et la multitude des ruisseaux qui contribuent former un fleuve ?..."
L'abbé de Saint-Pierre: Et ses projets de réforme

L'abbé de Saint-Pierre: Et ses projets de réforme

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
" ... Charles-Ir n e Castel, abb de Saint-Pierre, naquit au ch teau de Saint-Pierre- glise, pr s de Cherbourg, peu de distance d'un autre ch teau qui a donn naissance de nos jours un philosophe galement ami de l'humanit , M. de Tocqueville. Son p re, Charles Castel, marquis de Saint-Pierre, tait bailli du Cotentin et gouverneur de Valognes, sa m re tait soeur de Mme de Villars, m re du mar chal. Le second de cinq enfants, il fut d'abord destin au m tier des armes; mais, la faiblesse de sa complexion lui ayant interdit cette carri re, il dut se tourner vers l' glise. Il eut un moment dans sa jeunesse la vell it de se faire religieux, et il a racont lui-m me en termes assez piquants comment cette id e lui passa. Segrais, homme d'esprit, me dit un jour que cette fantaisie de se faire religieux ou religieuse tait la petite v role de l'esprit, et que cette maladie prenait ordinairement entre quinze et dix-huit ans; j'en fus attaqu dix-sept. J'allai me pr senter au p re prieur des pr montr s r form s d'Ardenne, pr s de Caen; mais, par bonheur pour ceux qui profiteront de mes ouvrages, il douta que j'eusse assez de sant pour chanter longtemps au choeur, et me renvoya consulter un vieux m decin qui me dit que j' tais d'une sant trop d licate. J'ai donc eu cette maladie; mais ce n'a t qu'une petite v role volante dont je n'ai point t marqu . ..."
De l'accord de l'économie politique et de la religion

De l'accord de l'économie politique et de la religion

Léonce de Lavergne

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2017
nidottu
"... Le plus beau spectacle, disait Platon, serait l'union d'une me et d'un corps galement accomplis. Ce mot de la sagesse antique est toujours vrai; le christianisme, quoi qu'on en dise, n'y a rien chang . Le christianisme a fait la guerre aux app tits d r gl s, qui n' puisent pas moins le corps que l' me; il a plac hors de cette vie mortelle le but supr me de nos efforts, mais il n'a pas interdit l'usage mod r des biens terrestres qui donnent seuls au corps sa force et l' me sa libert . Ce qui le prouve jusqu' l' vidence, c'est l'immense sup riorit de richesse des peuples chr tiens. Comparez aux plus beaux moments de l'antiquit l' tat actuel du monde, et vous verrez quelle diff rence de population, de puissance et de bien- tre Partout, dans les derniers temps de l'empire romain, la population d cro t avec la richesse; d s que l'esprit chr tien a s rieusement p n tr l'humanit , la richesse rena t et ne cesse pour ainsi dire de grandir jusqu' nous. Non-seulement cette sup riorit se d clare entre le monde chr tien et le monde pa en, mais elle appara t de nos jours avec plus de force entre les nations vivantes. O en sont les populations musulmanes ou bouddhistes sous le rapport de la richesse comme sous tous les autres ? Les nations chr tiennes au contraire ne cessent de se fortifier et de s' tendre. Comment dire, apr s de pareils exemples, que le christianisme est, par son essence, contraire au progr s mat riel ? Qui ne voit qu'il y a en lui une vertu f conde qui agit sur l'homme tout entier, et qui d veloppe la fois les forces physiques et les forces morales de l'humanit ? Que veut dire ce beau mot de civilisation, ce mot que le monde n'a connu qu'apr s des si cles de christianisme, s'il ne signifie l'union de toutes les puissances de l' me, de l'esprit et du corps dans un harmonique et majestueux d veloppement ?..."