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Kirjailija
Paul Janet
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 151 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2004–2026, suosituimpiin kuuluu Elements of Morals. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Le cerveau et la pens e by Paul Janet. This book is a reproduction of the original book published in 1867 and may have some imperfections such as marks or hand-written notes.
" Ce livre est en quelque sorte, si j'ose dire, mon testament philosophique. ce titre, je le livre la sympathie bienveillante de mes coll gues, de mes l ves et de mes amis, et celle du public qui a bien voulu suivre avec quelque int r t mes autres travaux... Je n'ai pas seulement aim la philosophie dans son fond, mais dans toutes ses parties, dans tous ses aspects et dans toutes ses applications. Philosophie populaire, philosophie didactique, philosophie transcendante, morale, politique, application la litt rature et aux sciences, histoire de la philosophie, j'ai touch tout, je me suis int ress tout, nihil philosophicum a me alienum putavi. Cet amour de la philosophie dans son ensemble et dans son tout pourra faire pardonner ce qu'il y a d'incomplet et d'insuffisant dans chacun de mes travaux..."
" Ce livre est en quelque sorte, si j'ose dire, mon testament philosophique. ce titre, je le livre la sympathie bienveillante de mes coll gues, de mes l ves et de mes amis, et celle du public qui a bien voulu suivre avec quelque int r t mes autres travaux... Je n'ai pas seulement aim la philosophie dans son fond, mais dans toutes ses parties, dans tous ses aspects et dans toutes ses applications. Philosophie populaire, philosophie didactique, philosophie transcendante, morale, politique, application la litt rature et aux sciences, histoire de la philosophie, j'ai touch tout, je me suis int ress tout, nihil philosophicum a me alienum putavi. Cet amour de la philosophie dans son ensemble et dans son tout pourra faire pardonner ce qu'il y a d'incomplet et d'insuffisant dans chacun de mes travaux..."
"La philosophie de Platon a t relev e dans ces derniers temps du discr dit o le dix-huiti me si cle l'avait fait tomber. De nombreux crits, en France et en Allemagne, en ont clairci plusieurs parties obscures et expliqu les plus f condes v rit s. Les travaux d'un crivain illustre ont rendu populaires les Dialogues de Platon, et jet une lumi re clatante sur l'esprit vrai de cette philosophie antique et sur quelques-uns de ses points essentiels. Depuis, de grandes tudes ont t entreprises sur les philosophies qui ont suivi Platon. Aristote et les Alexandrins ont leur tour occup les efforts d'une critique p n trante; et l'intelligence de la doctrine de Platon a d gagner l' tude de ce disciple si minent et de ces continuateurs pleins de g nie..."
" Si cette proposition: Toute chose a une fin n'est qu'une g n ralisation empirique plus ou moins l gitime, il est vident qu'elle ne peut servir de principe. D s lors la question change de face. Ne sachant pas d'avance que toute chose a une fin, comment pouvons-nous savoir en particulier que telle chose est une fin ? quel signe reconnaissons-nous que quelque chose est une fin ? S'il y a un principe des causes finales, ce n'est donc pas celui qui consiste dire qu'il y a des fins, mais celui qui nous apprendrait quoi se reconna t une fin, et comment un but se distingue d'un r sultat. Voil le vrai probl me. Affirmer un but, c'est affirmer une certaine esp ce de cause: quelles conditions sommes-nous autoris s affirmer ce genre de cause plut t qu'un autre ? C'est ce qu'il faut chercher. L'affirmation a priori de la finalit est un pi ge de la raison paresseuse (ignava ratio). Le probl me est plus d licat, et exige de plus lentes recherches. Il sera l'objet de ce trait ...."
" Dans le plus beau peut- tre de ses dialogues, Platon, apr s avoir mis dans la bouche de Socrate une admirable d monstration de l' me et de la vie future, fait parler un adversaire qui demande Socrate si l' me ne serait pas semblable l'harmonie d'une lyre, plus belle, plus grande, plus divine que la lyre elle-m me, et qui cependant n'est rien en dehors de la lyre, se brise et s' vanouit avec elle. Ainsi pensent ceux pour qui l' me n'est que la r sultante des actions c r brales; mais on oublie qu'une lyre ne tire pas d'elle-m me et par sa propre vertu les accents qui nous enchantent, - et que tout instrument suppose un musicien. Pour nous, l' me est ce musicien, et le cerveau est l'instrument qu'elle fait vibrer. Je sais que Broussais s'est beaucoup moqu de cette hypoth se d'un petit musicien cach au fond d'un cerveau; mais n'est-il pas plus trange et plus plaisant de supposer un instrument qui tout seul et spontan ment ex cuterait, bien plus, composerait des symphonies magnifiques ? Sans prendre la lettre cette hypoth se, qui n'est apr s tout qu'une comparaison, nous pouvons nous en servir comme d'un moyen commode de repr senter les ph nom nes observ s..."
" Je r unis dans ce volume deux articles qui ont paru dans la Revue des deux mondes au mois d'ao t et au mois de d cembre derniers, en y ajoutant de nouveaux et importants d veloppements. Avec ces d veloppements, je crois pouvoir donner cet ouvrage comme une critique peu pr s compl te du livre de M. B chner Mati re et force, sorte de manuel mat rialiste, qui a eu un grand succ s en Allemagne, et qui, traduit r cemment, para t en avoir eu aussi un assez grand parmi nous. Le mat rialisme, nous revenant de l'Allemagne, est certainement l'un des ph nom nes les plus curieux du temps o nous vivons. Ce grand pays avait t jusqu'ici le domaine r serv du mysticisme et de l'id alisme; il n'avait connu l'ath isme que dans les soupers de Fr d ric, dont les h tes, pour la plupart, taient Fran ais. Cette philosophie grossi re, que nous r pandions alors en Europe, les Allemands nous la renvoient aujourd'hui. Ils sont las de passer pour des r veurs sentimentaux, et ils veulent aussi, leur tour, dire leur fait l' me, Dieu, tous les vieux pr jug s..."
" Comme ce travail a paru quelques personnes une utile introduction la philosophie de Platon, j'ai cru devoir le r imprimer en essayant d'y apporter quelques am liorations. Mais pour lui donner un int r t un peu plus pr sent, j'y ai ajout une tude sur la dialectique de Hegel, afin qu'on put voir les analogies et les diff rences de ces deux philosophies et de ces deux m thodes, Hegel ayant souvent lui-m me donn sa dialectique comme une application et un perfectionnement de celle de Platon. En publiant des tudes d'un caract re si abstrait et sp culatif, je sais que je vais contre la tendance du moment, qui para t de moins en moins favorable la m taphysique et la philosophie pure. Et cependant je persiste croire que ces recherches sont le plus haut et le plus digne objet des investigations humaines, et que leur abandon serait un grand signe d'abaissement intellectuel. C'est dans cette pens e et dans cette crainte que j'ai crit r cemment le morceau qui sert d'introduction ce volume. Il m'a sembl qu'une d fense de la philosophie et de la m taphysique ne serait pas mal plac e ici, et prot gerait en quelque sorte les tudes qui suivent."