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Kirjailija
Paul Janet
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 151 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2004–2026, suosituimpiin kuuluu Elements of Morals. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Philosophie de la r volution fran aise. (Les th oriciens de l'id e r volutionnaire) Le proc s de la r volution fran aise est toujours recommencer. A chaque phase nouvelle de cette histoire, nouveaux points de vue, nouvelles th ories. Que de fois n'a-t-elle pas chang , cette philosophie de l'histoire r volutionnaire Que de fois une logique victorieuse n'a-t-elle pas d montr comme galement n cessaires les cons quences les plus contradictoires Une telle diversit d'opinions n'a rien d'extraordinaire; elle n'est que la cons quence naturelle de la complication des choses. Nous n'avons pas la pr somption d'ajouter une nouvelle opinion, une th orie nouvelle tout ce qui a t crit, pens , profess , par tant d' crivains illustres; nous croyons qu'il vaut mieux restreindre le champ des dissentiments que de l' tendre sans cesse. Il nous a sembl que, pour se pr parer bien juger un si grand v nement, il serait bon de rassembler toutes les opinions mises par des juges comp tents, toutes celles du moins, bonnes ou mauvaises, qui comptent et qui ont un poids. Peut- tre ces jugements, recueillis avec sinc rit , r sum s avec pr cision, critiqu s avec quit , pourront-ils se servir de contr le les uns aux autres, et la v rit , qui est une moyenne, ressortira-t-elle d'elle-m me du conflit de ces d positions contradictoires. C'est dans cet esprit que nous avons trac cette sorte d'esquisse historique d'une philosophie de la r volution fran aise. On peut, sans forcer les choses, la diviser en deux p riodes distinctes: la p riode militante, o nous voyons en pr sence le pour et le contre, le oui et le non, avec tous les exc s de la passion et du parti-pris; la p riode critique, p riode de r flexion, d'examen et de doute. Entre le fanatisme de la premi re p riode et le scepticisme de la seconde, c'est la raison politique nous enseigner le vrai chemin.
L'histoire de la philosophie est le rem de qui permet de r parer nos pertes, de recueillir dans le pass tout ce qui est perdu et bon n anmoins reprendre, conserver. Ce travail de restauration, qui consiste retrouver et pr server la tradition philosophique, sauver cet h ritage successivement accru par les ges, mais trop souvent renvers et d truit par les r volutions et les r actions, les r voltes et les coups d' tat, les anarchies et les dictatures (car les coles passent par les m mes crises que les tats), ce travail conservateur et r parateur ne doit pas tre confondu avec ce que l'on a de nos jours appel l' clectisme. L' clectisme est tout autre chose, mais il est encore un effet bienfaisant de l'histoire de la philosophie. Il consiste, ou plut t il consisterait recueillir tous les points de vue syst matiques qui ont t propos s, leur faire leur part et les concilier dans un point de vue synth tique plus lev et plus g n ral. En d finitive, l' clectisme est une id e grande et sage, tr s appropri e l'esprit de notre temps et la nature des choses; mais cette id e elle-m me a ses limites, et il importe, tout en en appr ciant la valeur, d'en mesurer la port e. Paul Janet fut membre de l'Acad mie des sciences morales et politiques. Professeur de philosophe la Sorbonne, il publia un grand nombre d'ouvrages.
WORK IS IN FRENCHThis book is a reproduction of a work published before 1920 and is part of a collection of books reprinted and edited by Hachette Livre, in the framework of a partnership with the National Library of France, providing the opportunity to access old and often rare books from the BnF's heritage funds. The works in this collection have been digitized by the BnF and are presented on Gallica, its digital library. By reviving these works through a collection of books reprinted on demand, we give everyone the opportunity to participate in the transmission of knowledge which is sometimes difficult to access. We have tried to reconcile the faithful reproduction of an old book from its digitalized version with the concern of an optimal reading comfort. We hope the works of this new collection will bring you complete satisfaction. French National Library Editions are authorized editions through Hachette France for works in the French National Library Catalog. For more information, visit www.hachettebnf.fr
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" Le proc s de la r volution fran aise est toujours recommencer. A chaque phase nouvelle de cette histoire, nouveaux points de vue, nouvelles th ories. Que de fois n'a-t-elle pas chang , cette philosophie de l'histoire r volutionnaire Que de fois une logique victorieuse n'a-t-elle pas d montr comme galement n cessaires les cons quences les plus contradictoires Une telle diversit d'opinions n'a rien d'extraordinaire; elle n'est que la cons quence naturelle de la complication des choses. Des principes illimit s, des vicissitudes prodigieuses, un enchev trement de faits que nul n'e t pu pr voir, et que personne n'a pu dominer: tels sont les l ments qu'offre la m ditation du penseur ce spectacle tragique et toujours nouveau. Comment s' tonner que chacun le contemple au point de vue de ses opinions, de ses affections, et que, r fract travers tant de prismes ? il apparaisse sous les aspects les plus diff rents ? Compliqu e en elle-m me et dans son histoire, la r volution l'est encore titre d' v nement europ en. Notre situation continentale ne lui a pas permis de se d velopper librement comme celles d'Am rique ou d'Angleterre; elle s'est bien vite m l e aux int r ts des autres peuples; de l encore un principe de dissentiment. Enfin les progr s de la science et de la critique historiques, par des comparaisons plus exactes et plus profondes de notre histoire avec celles des autres pays, ont d rectifier plus d'un pr jug , ou peut- tre aussi quelquefois en apporter de nouveaux..."
" ...si l'abandon de la pens e dans l' glise catholique est un mal pour l' glise elle-m me, ce qui la regarde, nous croyons pouvoir dire en m me temps que c'est aussi un mal pour l'esprit humain en g n ral. L' glise catholique, malgr ses tendances r trogrades, est encore une trop grande chose dans le monde pour ne pas jouer m me aujourd'hui un r le important dans le domaine de la pens e si elle le voulait. Cette glise repr sente sous sa forme la plus pr cise et la plus concr te le principe religieux; or la religion prise dans son id e et ind pendamment de toute forme est l'expression la plus lev e de la philosophie. Aristote, quand il a voulu donner un nom la plus haute des sciences, l'a appel e th ologie. Sans doute, c'est un inconv nient pour un penseur de partir de dogmes pr con us; la libert de l'invention philosophique est singuli rement limit e par l ; mais il y a, ou du moins il y avait autrefois en th ologie bien plus de libert qu'on ne se l'imagine, et bien des hardiesses m taphysiques sont sorties de la th ologie. Sont-ce les m taphysiciens ou les th ologiens qui ont pouss le plus loin la question du libre arbitre ? Le dogme de la trinit n'a-t-il pas t labor par les m taphysiciens en m me temps et au moins autant que par les th ologiens ? Les deux sciences sont donc soeurs l'une de l'autre et devraient profiter l'une l'autre..."
" Il est une disposition qui tend dominer dans les sciences, et dont le mat rialisme contemporain ne manque pas de se pr valoir: c'est l'aversion non d guis e des savants pour les causes finales et pour tout ce qui y ressemble. Je ne m'explique pas bien, je l'avoue, cette aversion. En quoi donc l'hypoth se d'un plan et d'un dessein dans la nature (car c'est en cela que consiste la doctrine des causes finales) est-elle contraire l'esprit scientifique ? Il faut distinguer soigneusement ici deux ordres d'id es: la m thode et le fond des choses. La m thode des causes finales peut tre st rile et nuisible dans la science, sans qu'il en r sulte pour cela qu'il n'y ait point de causes finales dans la r alit . Sans doute, si nous commen ons par supposer que tel ph nom ne a un but et un certain but, nous pouvons tre entra n s par l , pour mettre les choses d'accord avec ce but imaginaire, supprimer des faits r els et en introduire de chim riques: il ne faut donc point partir de cette id e pr con ue, et que l'exp rience pourrait d mentir; mais si c'est l une mauvaise m thode pour d couvrir les faits (et cela m me est-il vrai sans restriction ?), s'ensuit-il que les faits, une fois d couverts, ne r v leront pas des convenances, un plan, une intention une finalit ? Pourquoi vouloir toute force qu'il n'y ait rien de semblable dans les choses ? N'est-ce pas l un pr jug tout aussi dangereux, tout aussi trompeur que le premier, quoiqu'il lui soit contraire ?..."
" Il n'est pas facile de d m ler, dans cet ensemble confus de faits et d'id es que l'on appelle la r volution fran aise, la part de cet l ment non moins confus que l'on appelle le socialisme. Il semble, dans les id es g n ralement admises, que le terme de socialisme r volutionnaire soit une sorte de pl onasme, que ce soient-l deux mots pour une seule id e; car on confond d'ordinaire l'esprit socialiste et l'esprit r volutionnaire. Ce n'est pourtant pas la m me chose. On appelle socialisme toute doctrine qui professe qu'il appartient l' tat de corriger l'in galit des richesses qui existe parmi les hommes et de r tablir l galement l' quilibre en prenant sur ceux qui ont trop pour donner ceux qui n'ont pas assez, et cela d'une mani re permanente et non dans tel ou tel cas particulier, une disette par exemple, une catastrophe publique, etc. Quant au mot r volutionnaire, il a t d fini par la convention elle-m me lorsqu'elle a d clar , par le d cret du 19 vend miaire an II, que le gouvernement serait r volutionnaire jusqu' la paix. Elle entendait par l suspension des lois, dictature de salut public, dictature populaire. On voit combien ces deux id es diff rent l'une de l'autre. Un gouvernement r gulier peut prendre des mesures qui soient socialistes, et un gouvernement r volutionnaire des mesures qui ne le soient pas. La taxe des pauvres en Angleterre est une institution socialiste, non r volutionnaire; la loi des suspects tait une loi r volutionnaire et non socialiste..."
" O en sommes-nous du d bat engag depuis une trentaine d'ann es sur l'objet et les m thodes de la psychologie ? Qu'est-il advenu de la c l bre d finition donn e par Jouffroy dans sa pr face de 1826: La psychologie est la science des faits de conscience ? Y a-t-il encore aujourd'hui une science de l'observation int rieure, une science de l'homme qui se regarde penser, comme ferait quelqu'un qui se mettrait la fen tre pour se voir passer dans la rue ? Ou nous nous trompons fort, ou nous pouvons affirmer que cette d finition de Jouffroy, malgr toutes les plaisanteries et toutes les objections auxquelles elle a t en butte, malgr les psychologies diverses qui se sont pr sent es pour prendre la place de la psychologie d funte, que cette d finition, dis-je, malgr tout cela, est demeur e triomphante, in branlable et in branl e. Il n'est pas, je crois, aujourd'hui, un philosophe, ni m me un physiologiste clair et comp tent qui nie l'existence d'une science des faits de conscience, d'une psychologie subjective, fond es sur l'observation interne, les autres psychologies que l'on a d couvertes depuis (exp rimentale, compar e, physiologique, morbide, etc.), n' tant que des extensions, des v rifications, des contre- preuves de la premi re, mais reposant sur elle, et ne pouvant exister sans elle. C'est ici l'exemple d'une v rit solide en philosophie, survivant toutes les controverses, comme les v rit s scientifiques; et c'est par l m me une v rit scientifique..."
" Un homme d'un esprit lev et d'un caract re respectable, connu par un livre philosophique qui n'est pas sans originalit le Syst me moral, M. Charles Lambert, mort r cemment, a fond un prix, accept par l'Institut, sur ce sujet: l'avenir du spiritualisme. Si nous tions encore dans l' ge des concours, nous eussions aim tre au nombre des concurrents. Nous nous sommes, en effet, bien souvent interrog sur ce redoutable probl me: nous nous sommes demand quelles peuvent bien tre encore, dans la soci t moderne divis e par tant de courants d'id es, les esp rances des id es spiritualistes. S'il fallait en croire les apparences, ne seraient-ce pas plut t les id es contraires qui sont de plus en plus envahissantes et mena antes ? Voyez, dira-t-on, la science; dans son d veloppement progressif, ne donne-t-elle pas de plus en plus raison aux doctrines mat rialistes ? Les esprits les plus libres ne se portent-ils pas de ce c t ? Soit; mais je n'ai pas besoin d'autres faits pour d jouer l'illusion dont on est dupe. Qu'invoque le mat rialisme en sa faveur ? La science et la libert de penser: or, ce sont l deux choses toutes spirituelles. Ce que le mat rialiste aime dans sa doctrine, ce n'est pas la mati re, c'est de jouir de son propre esprit: c'est cet esprit qu'il contemple dans les lois de la nature et dont il s'enorgueillit dans sa r volte contre les dogmes consacr s. Mais quoi dira-t-on, cette soci t n'est-elle pas vou e aux luttes des int r ts mat riels, aux luttes prosa ques du commerce et de l'industrie ? Je le veux bien; mais d'o viennent le commerce et l'industrie, sinon du travail humain, de l'invention humaine, de la volont et de la pens e, choses minemment spirituelles ? On dira encore que cette soci t ne s'occupe que de bien- tre; de richesse, de sant physique; qu'elle ne pense qu'au corps..."
" ... Les solutions chr tiennes des probl mes humains, ce sont les dogmes. M. Guizot ne pr tend pas faire un trait de th ologie: il n'exposera donc pas tous les dogmes chr tiens. Il reconna t d'ailleurs qu'une part humaine s'est m l e l' laboration de ceux-ci. Le christianisme a eu ses pharisiens et ses sadduc ens. M. Guizot m me nous donne entendre que, si nous n' tions pas dans une p riode de crise, il pourrait bien, lui aussi, dire ce que dans la th ologie chr tienne il ne d fend pas, il n'accepte pas; mais il ne convient aucun chr tien de toucher aux parois ext rieures du temple lorsque les fondements m mes sont branl s. Il ne parlera donc que des dogmes essentiels, c'est- -dire de ceux qui sont communs tous les chr tiens. Ils sont au nombre de cinq, la cr ation, la providence, le p ch originel, l'incarnation, la r demption..."
Fenelon / par Paul Janet, ... Date de l'edition originale: 1892Sujet de l'ouvrage: FenelonCollection: Les Grands ecrivains francaisCe livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF. Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique. En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles. Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
Les origines du socialisme contemporain / par Paul Janet, ... Date de l'edition originale: 1883Ce livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF. Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique. En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles. Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr