Kirjojen hintavertailu – 12 859 829 kirjaa ja 27 kauppaa

Kirjailija

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 69 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2006–2025, suosituimpiin kuuluu Les Exploits de Rocambole. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

Nimi esiintyy myös muodoissa: Pierre-Alexis Ponson Du Terrail

69 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2006–2025.

Les aventures de Rocambole IV

Les aventures de Rocambole IV

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Classipublica
2019
sidottu
Dix heures sonnaient lorsque Rocambole et Roland entr rent au club. Il y avait peu de monde encore, et part une petite pi ce o une douzaine de jeunes gens faisaient un mistigris et fumaient des cigarettes, les salons taient peu pr s d serts. Le triomphant M. Octave pr sidait cette r union intime et gagnait fort lestement une centaine de louis, lorsque le marquis de Chamery et son compagnon arriv rent. - Parbleu s' cria-t-il en les voyant, vous tes gentils de venir me relever, messieurs; j'ai eu, ces jours-ci, une d veine, un guignon dont rien ne vous saurait donner une id e. - Mais tu gagnes ce soir, dit un joueur qui perdait et avait la perte mauvaise. - C'est vrai; mais j'ai perdu hier, et puisque voil Roland, je profite d'une petite affaire que j'ai avec lui pour l'emmener dans une embrasure de crois e et faire tr s carr ment charlemagne. - Ah ah Roland ? fit-on la ronde. - Moi-m me, messieurs, r pondit M. Clayet, qui salua avec la modestie d'un homme parfaitement heureux. - Nous en avons appris de belles sur ton compte, messire don Juan, dit un joueur. - Sur moi ? dit Roland. - Mais oui... dit Octave... - Octave est un indiscret, murmura le fat, enchant que son aventure avec la comtesse Artoff cour t le monde.
Les aventures de Rocambole XII

Les aventures de Rocambole XII

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Classipublica
2019
sidottu
La femme qui s' tait gliss e aupr s de l'Irlandaise avait une de ces physionomies qui, pour nous servir d'une expression populaire, font froid dans le dos. Ce n' tait pas une mendiante, pourtant. Elle avait une belle robe ramage, un ch le vert et rouge, un chapeau rubans violets, des souliers cir s l'oeuf, avec des bas tricot s l'aiguille, un sac de velours au poignet gauche, un parapluie vert la main droite, et les doigts couverts de bagues orn es de pierres grossi res et multicolores. Cet ensemble de mauvais go t anglais n' tait que grotesque et pr tait rire tant qu'on n'envisageait pas attentivement cette cr ature. Les yeux d'un bleu incolore avaient un froid rayonnement. Les l vres minces qui recouvraient de longues dents jaunes moiti d chauss es, avaient une expression de m chancet doucereuse; le visage empourpr et bouffi quelque chose de bestial qui rappelait la t te de certains animaux carnassiers. Elle s'approcha de l'Irlandaise, et celle-ci s' carta sur le banc o elle tait assise, moins pour lui faire place que pour se soustraire son contact. - Ma ch re, lui dit cette femme, se servant d'une appellation commune au peuple de Londres, aussi vrai que je m'appelle mistress Fanoche, que je suis presque de qualit et que j'ai quelque droit au titre de dame...
Les aventures de Rocambole IX

Les aventures de Rocambole IX

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Classipublica
2019
sidottu
Ce criminel qui tait d volu l'office de bourreau avait un type trange. C' tait un homme de quarante ans, sec, maigre, aux traits anguleux, mais dont la charpente osseuse annon ait la constitution vigoureuse et presque hercul enne. Non point que la force soit n cessaire pour appliquer le knout. Il est des bourreaux qui frappent tour de bras; ils sont moins craindre que d'autres. Donner le knout est une v ritable affaire d'adresse. Le knout est un fouet: semblable celui des postillons qui conduisent l'allemande. Le manche est tr s court; la lani re est tr s longue et se termine par une m che de cuir bouilli qui, s ch ensuite dans le four, devient dur et tranchant comme la lame d'un rasoir. Cette m che se ramollit bien vite, et le bourreau la change tous les trois ou quatre coups. Le bourreau habile trace du premier coup une croix sur le dos du patient. Il a la permission de frapper sur les reins, sur le c t droit, sur les paules, mais non sur le c t gauche. Un coup frapp la hauteur du coeur pourrait amener la mort. Celui que la femme blonde contemplait en ce moment tait donc un homme d'environ quarante ans. le voir sur le seuil de la prison, immobile, les narines dilat es, aspirant l'air pleins poumons, promenant comme merveill un regard d'envie sur la foule, on devinait bien vite que le supplice lui tait indiff rent, que ce qui excitait en lui cette joie sauvage qui brillait dans ses yeux, c' tait cette heure de soleil et de libert dont il allait jouir.
Les aventures de Rocambole VIII

Les aventures de Rocambole VIII

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Classipublica
2019
sidottu
Le couteau tomba rapide, foudroyant, entra nant le rayon du soleil, qu'il refl tait. En ce moment tous les for ats baiss rent instinctivement la t te et plusieurs ferm rent les yeux. Seul Cent dix-sept n'abandonna point le terrible couperet du regard. Ce fut un drame qui se passa dans le dixi me d'une seconde, un drame comme on n'en a jamais vu briller la rampe, un drame que le geste serait encore trop long raconter. Le couteau venait de tomber, et cependant la t te du patient adh rait encore ses paules. L'instrument de mort s' tait arr t , dans sa marche, un demi-pied du cou du condamn . Comment ? Cent dix-sept e t pu le dire . Il y eut un long fr missement parmi les for ats et m me parmi les gardes-chiourme. Toute autre foule qu'une foule compos e de for ats aurait pouss une immense clameur. Le patient se prit hurler, secoua ses paules et chercha s'arracher de la lunette. Mais le couteau ne tomba pas. Le bourreau s'empara de la corde, remonta le couperet, puis l cha de nouveau le ressort. Le couperet retomba et s'arr ta au m me point. Alors la foule fit entendre un long murmure, qui couvrit les cris du patient. Heureusement le commissaire s' lan a vers l' chafaud: - Retirez cet homme dit-il, et qu'on le reconduise dans sa prison.
Les aventures de Rocambole VI

Les aventures de Rocambole VI

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Classipublica
2019
sidottu
Minuit venait de sonner toutes les horloges du boulevard des Italiens. C' tait en janvier 1853, un samedi, jour de bal l'Op ra. Il faisait un froid sec, le ciel tait pur, la lune brillait de tout son clat. Le boulevard tait peupl comme en plein soleil, les quipages se croisaient au grand trot, les pi tons encombraient les trottoirs, les dominos et les masques de toute esp ce circulaient joyeusement travers la foule. C' tait l'heure o l'Op ra, couronn d'une guirlande de feu, ouvrait ses portes, l'heure o l'orchestre aux cent voix de Musard faisait entendre son premier coup d'archet. Assis devant le caf Riche, au coin de la rue Le Peletier, deux jeunes gens causaient, chaudement envelopp s dans leur vitchoura doubl de martre zibeline, deux pas de leur poney-chaise, dont le magnifique trotteur irlandais tait maintenu grand-peine par un groom haut de trois pieds et demi, v tu d'un pardessus bleu de ciel large collet de renard, et chauss de petites bottes pliss es revers blancs. - Mon cher Gontran, disait l'un des jeunes gens, tu as une singuli re fantaisie de vouloir m'entra ner au bal de l'Op ra, un v ritable mauvais lieu o on ne va plus depuis quinze ans au moins, et o on ne rencontre que des femmes qui ne sont plus du monde, ou qui n'en ont jamais t . - Mon cher Arthur, r pondit l'autre, as-tu lu beaucoup de romans ?
Les aventures de Rocambole III

Les aventures de Rocambole III

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Classipublica
2019
sidottu
Le jeune comte Artoff tait sorti la veille de chez Baccarat en proie une sorte d' motion enthousiaste. Il tait entr chez elle en don Juan arm de ses millions comme d'un talisman; il en sortait domin , impressionn par la tristesse majestueuse de cette femme sup rieure, et qui lui paraissait si horriblement calomni e. Baccarat lui tait apparue tout coup comme un tre myst rieux que la foule ne devinerait jamais. tait-ce une grande coupable repentie ? tait-ce quelque sombre vengeresse dont le bras s'armait dans l'ombre pour ch tier et poursuivre outrance des criminels et des meurtriers ? C' tait ce que le comte ne pouvait deviner; mais il s'arr tait forc ment l'une de ces deux hypoth ses, et comprenait vaguement que Baccarat avait une haute mission remplir. Le comte rentra chez lui en proie mille pens es diverses et confuses. Aimait-il d j cette femme, chez laquelle il tait entr en conqu rant ? N' prouvait-il pour elle qu'une subite et respectueuse amiti , susceptible du plus grand d vouement ? Il lui fut aussi impossible de trancher ces derni res questions que de r soudre les deux premi res. Il dormit mal. Baccarat se m la tous ses r ves. Il se voyait tant t errant avec elle dans un d sert et se mettant ses genoux, tant t elle l'entra nait dans un tourbillon, empruntait les formes les plus singuli res, lui tenant les langages les plus divers.
Les aventures de Rocambole II

Les aventures de Rocambole II

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Omnia Publica International LLC
2019
sidottu
Un soir, vers quatre heures, une chaise de poste roulait au grand trot sur une route du Nivernais. C' tait pendant l'automne de l'ann e 184., c'est- -dire vers la fin du mois d'octobre. cette saison, rien n'est splendidement beau comme le centre de la France, et surtout cette partie du Nivernais qui touche au d partement de l'Yonne et fait partie de l'arrondissement de Clamecy. Les p turages passent alors du vert sombre de l' t au vert plus tendre et presque jaune qui annonce les gel es prochaines. Les bois commencent se d pouiller, et ces grands peupliers m lancoliques qui bordent le canal et la rivi re d'Yonne s'inclinent au souffle des premi res bises. Cependant l'air est ti de encore, et le ciel sans nuages; peine, au matin, une brume diaphane couvre-t-elle les pr s et les mar cages pour s' vanouir au lever du soleil; tandis que, vers le soir, elle redescend lentement du sommet des collines et s'allonge dans les vall es transparentes et dor es par les derniers rayons du couchant. La chaise de poste dont nous parlons, traversait en ce moment un des sites les plus pittoresques et les plus sauvages de ce beau pays, - une vall e au fond de laquelle couraient en m andres infinis et c te c te la rivi re, - oeuvre de Dieu, - le canal, - oeuvre des hommes.
Le dernier mot de Rocambole Tome II: Les millions de la Bohemienne

Le dernier mot de Rocambole Tome II: Les millions de la Bohemienne

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Extrait chapitre I Par une de ces splendides journ es de f vrier dont Paris a le secret, la foule des quipages et des cavaliers tait grande vers deux heures de l'apr s-midi, au bois de Boulogne. C'est l'endroit o ce monde de sportsmen et de gens chevaux se reconna t et s'observe, se salue ou change un simple regard. Le gandin ralentit son trotteur pour jeter une oeillade mademoiselle Cerisette qui sort pour la premi re fois en demi-daumont, le banquier surveille Coralie qui il donne cinq mille francs par mois et qu'il soup onne de ne venir aussi assid ment au Bois, chaque jour, que pour y rencontrer le petit vicomte R... qui croque son dernier oncle et monte son dernier cheval. Enfin mademoiselle de Saint-Euverte qui s'appelait autrefois Jos phine, qui la fuite de monsieur D... a fait des loisirs, cherche les utiliser et couche en joue un Am ricain du Sud. C'est, en un mot, le monde le plus l gant, le plus m l qu'on puisse voir. Et ce monde-l , le jour dont nous parlons, paraissait fort mu, fort agit et semblait s'entretenir par groupes, et d'une voiture l'autre, d'un v nement consid rable. L'Europe enti re tait en paix, cependant, aucune r volution n'avait eu lieu et on ne parlait m me pas de quelque d sastre financier important. Non, c' tait plus et moins que tout cela. On venait de voir Aspasie. Aspasie s' tait montr e dans son coup bien attel de ses deux admirables trotteurs irlandais dont le prince russe K... avait offert cent mille francs, et qu'elle avait refus de vendre.
Le dernier mot de Rocambole, Tome III: Un drame dans l'Inde

Le dernier mot de Rocambole, Tome III: Un drame dans l'Inde

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Extrait chapitre I M. de Montgeron n'avait vu dans l'exp dition de l'avant-veille, quand on tait parti du club, qu'une de ces aventures vulgaires d'amour parisien aussi ridicules pour celui qui les entreprend que pour ceux qui en sont les t moins. Depuis longtemps Paris n'est plus le pays des chelles de corde, des romanceros et des s r nades; le guerrier te son uniforme pour entrer chez ces petites dames, et les po tes ont recours, non leur guitare, mais de jolis chiffons de papier sign s Garat et Soleil. M. de Montgeron avait donc accompagn Gustave Marion par curiosit pure, quand il s' tait agi d'enlever la Belle Jardini re, persuad que l'exp dition se terminerait par un souper au Caf Anglais, dont la belle, peu farouche, ferait les honneurs sans b gueulerie. Mais les choses avaient tourn autrement. Alors, M. de Montgeron avait senti s' veiller en lui une sorte de curiosit pre, un besoin de savoir ardent. Quelle tait cette femme ? Et qu'est-ce que Gustave Marion avait donc vu chez elle pour qu'il en perd t ainsi subitement la raison ? M. de Montgeron s' tait jur de p n trer ce myst re. Il avait remarqu , durant les quelques heures pass es Saint-Cloud au restaurant de la T te-Noire, que les quatre jeunes gens qui avaient accompagn avec lui M. Gustave Marion taient si vivement impressionn s de l'aventure qu'il ne devait pas compter sur eux. Aussi ne leur avait-il pas dit un mot de son projet, en les quittant, sous le pr texte qu'il avait une affaire pressante d'int r t r gler, le soir m me, Paris. Le sort, en d signant au club comme son compagnon M. Casimir de Noireterre, lui avait paru intelligent. Casimir de Noireterre tait un gar on de vingt ans, non moins brave que son cousin par alliance, M. de Montgeron. Il tait aspirant de marine et embarqu depuis deux ans, lorsqu'un h ritage consid rable l' tait venu chercher Rio-de-Janeiro, o son navire tait en station
Le dernier mot de Rocambole, Tome IV: Les tresors du Rajah

Le dernier mot de Rocambole, Tome IV: Les tresors du Rajah

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Extrait chapitre I Que s' tait-il donc pass ? Moussami, qui n'avait plus de langue, me l'expliquait par signes. Vers minuit, croyant entendre du bruit, il tait venu dans ma chambre, o je dormais profond ment. Il avait vainement essay de m' veiller, et comme le bruit continuait, il s' tait dirig vers la porte pour appeler au secours les gens de l'h tel. Mais en ce moment cette porte s'ouvrit et quelque chose d'opaque fut jet sur la t te de l'Indien par deux hommes qui entr rent dans la chambre. C' tait une couverture de laine dans laquelle on lui enveloppa la t te pour l'emp cher de crier. Moussami lutta nergiquement; mais il fut terrass . En m me temps qu'elle l'aveuglait, la couverture touffait ses cris. Quand il fut terre, un des deux hommes lui lia les pieds et les mains avec cette adresse et cette dext rit qui tiennent du prodige chez les Indiens. En m me temps aussi, on lui mit un b illon dans la bouche et on retira la couverture. Alors Moussami put voir et entendre. Les deux hommes taient des Indiens de la race rouge, et leur costume on reconnaissait tout de suite des sectaires de la d esse K li, c'est- -dire des trangleurs. L'un tait jeune et paraissait ob ir, l'autre tait vieux et commandait. Ils s'approch rent de mon lit et me secou rent. Mais je ne m' veillai pas. Le jeune eut un sourire de haine. - Est-ce donc l , dit-il, l'homme qui a vaincu Ali-Remjeh ? - Oui, dit le vieux. - Si nous l' tranglions ? - Tu sais bien que celui qui nous envoie nous a dit que notre t te r pondait de la sienne. - C'est vrai, soupira le jeune homme, mais c'est dommage. Le vieux prit ma main dans la sienne et fit glisser l'anneau que j'avais au doigt. Puis il examina attentivement ce bijou: - Oui, dit-il, c'est bien cela. Alors ils me laiss rent dormir et revinrent Moussami.
Les exploits de Rocambole, Tome I: Une fille d' Espagne, 1ere partie

Les exploits de Rocambole, Tome I: Une fille d' Espagne, 1ere partie

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Extrait du chapitre I Le brick de commerce fran ais la Mouette, faisant route de Liverpool au Havre, filait dix noeuds l'heure. - Bon temps, bonne brise, vent arri re murmurait le capitaine avec satisfaction en se promenant sur le pont du navire, en envoyant au ciel les spirales bleues de la fum e de son cigare. Si cela continue douze heures encore, nous entrerons demain matin dans le port du Havre, que la Mouette n'a pas revu depuis quatre ans. - Vraiment, capitaine, vous n'avez pas vu la France depuis quatre ann es ? Cette question venait d' tre faite par un passager qui, se promenant galement de long en large sur le pont, mais en sens inverse, s' tait trouv face face avec le capitaine et avait entendu son exclamation. - N , sir, r pondit ce dernier, ce qui, en anglais est-il besoin de le dire ? signifiait: Non, monsieur. Or, bien que la question lui e t t adress e en fran ais, le capitaine tait excusable de r pondre en langue britannique, si on envisageait le personnage qui venait de se faire son interlocuteur.
Les exploits de Rocambole Tome II: La mort sauvage

Les exploits de Rocambole Tome II: La mort sauvage

Pierre Alexis Ponson Du Terrail

Createspace Independent Publishing Platform
2014
nidottu
Extrait chapitre I Le lendemain de l'entrevue de Rocambole avec Conception, et par cons quent de l'arriv e de M. de Sallandrera Paris, M. le duc de Ch teau-Mailly vit, en s' veillant, Zampa assis son chevet. Zampa avait un air myst rieux et plein d'humilit qui intrigua le jeune duc. - Que fais-tu l ? demanda ce dernier. - J'attends le r veil de monsieur le duc. - Pourquoi ? n'ai-je point l'habitude de sonner ? - Monsieur le duc a raison. - Eh bien ? - Eh bien mais, dit Zampa, si monsieur le duc voulait m'autoriser parler... - Parle - Et me permettre quelques libert s... - Lesquelles ? - Celle d'oublier un moment que je suis au service de Sa Seigneurie et par cons quent son valet; peut- tre m'exprimerais-je plus clairement. - Voyons ? dit le duc. - Monsieur le duc me pardonnera de savoir certains d tails... - Que sais-tu ? - J'ai t dix ans au service de feu don Jos . - Je le sais. - Et mon pauvre ma tre, dit Zampa, qui parut mu ce souvenir, daignait m'accorder quelque confiance. - Je t'en crois parfaitement digne. - Il allait m me jusqu' ... - Te faire son confident, n'est-ce pas ? - Quelquefois. - Et... alors ?... - Alors j'ai su pr cis ment bien des choses touchant don Jos , mademoiselle de Sallandrera sa cousine, et... - Et qui ? - Et vous, monsieur le duc. - Moi fit M. de Ch teau-Mailly en tressaillant. - Don Jos , poursuivit le Portugais, n'aimait pas beaucoup mademoiselle Conception. - Ah tu crois ? - Mais il voulait l' pouser, cause du titre et de la fortune. - Je comprends. - Mais, en revanche, mademoiselle Conception ha ssait profond ment don Jos . Ce mot fit tressaillir de joie le jeune duc. - Pourquoi ? demanda-t-il. Zampa crut devoir jouer l'embarras. - Dame dit-il apr s un moment d'h sitation, parce que d'abord, elle aimait le fr re de don Jos . - Don Pedro ? - Oui. - Et... apr s ?... - Apr s, parce que, ayant cess d'aimer don Pedro, elle aimait peut- tre quelqu'un. Ces derniers mots firent frissonner le duc d'une motion trange, inconnue. - Et... ce quelqu'un ? demanda-t-il en tremblant. - Je ne sais pas... mais... peut- tre... - Ach ve fit le duc avec impatience. - Je ne puis pas prononcer de nom, mais je puis raconter monsieur le duc certaines circonstances... - Raconte...