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Kirjailija

Gaston Boissier

Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 128 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2006–2026, suosituimpiin kuuluu Saint-Simon (Éd.1892). Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.

128 kirjaa

Kirjojen julkaisuvuodet: 2006–2026.

L'Exil d'Ovide

L'Exil d'Ovide

Gaston Boissier

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2017
nidottu
" L'exil d'Ovide est l'un des v nements les plus curieux et les plus obscurs de la fin du r gne d'Auguste. La cause en est rest e tr s douteuse. L' dit imp rial qui rel guait le po te aux extr mit s du monde ne lui reprochait que d'avoir publi l'Art d'aimer; mais Rome savait bien que l'immoralit de ses crits n' tait pas le seul motif de son ch timent. On disait qu'il avait commis envers l'empereur une faute plus grave et plus personnelle. Malheureusement on le disait si bas que ces bruits ne sont pas venus distinctement jusqu' nous; aucun crivain de l'antiquit ne nous a r v l de quelle nature tait cette faute. Le seul document qui nous reste, ce sont les ouvrages m mes d'Ovide; je trouve qu'ils suffisent pour nous clairer. Ceux qu'il a crits pendant son s jour Rome nous permettent d'appr cier le motif officiel qu'on donnait son exil. Ceux qu'il a compos s plus tard peuvent nous en faire d couvrir la cause secr te. Il faut les tudier les uns et les autres, si nous voulons essayer de r soudre ce probl me historique..."
Un Enseignement nouveau

Un Enseignement nouveau

Gaston Boissier

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2017
nidottu
" Voil donc encore un changement grave dans notre enseignement public Je connais bien des gens qui seront dispos s s'en plaindre. On fait aujourd'hui l'universit deux reproches tout fait contraires: tandis que les uns l'accusent d' tre routini re et de ne pas suivre assez docilement les progr s du si cle, d'autres lui en veulent mortellement d'abandonner les traditions anciennes et de faire trop de concessions l'esprit nouveau. Je crains bien que, depuis quelques ann es, nous n'ayons donn ces derniers trop de raisons d' tre m contents. C'est un grand danger de modifier sans cesse les programmes de nos coles: on fatigue les l ves, on d concerte les professeurs, on irrite les familles, on trouble l'opinion, en passant aussi brusquement d'un syst me l'autre, et en condamnant le lendemain ce qu'on approuvait la veille. Tout ce qu'on peut dire pour d fendre l'universit , c'est que, si le mal est r el, il n'est pas nouveau; voil plus de quarante ans que nous en souffrons. Depuis l'essai malheureux et maladroit que fit M. Fortoul du r gime de la bifurcation, il ne se passe gu re d'ann e o l'on ne tente quelque r forme qui sera supprim e ou modifi e l'ann e suivante. Il n'est donc pas juste de pr tendre, comme on le fait, que cette pid mie d'innovations ne date que de 1880. Elle est l'indice d'un malaise qui remonte plus loin; et, si, dans ces derni res ann es, les changements ont t plus fr quents et plus profonds, c'est qu'il est dans la nature de toute esp ce de maladie de s'accro tre et de s'aigrir par sa dur e..."
Atticus: Un Ami des grands dans les derniers jours de la République romaine

Atticus: Un Ami des grands dans les derniers jours de la République romaine

Gaston Boissier

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2017
nidottu
" ... Atticus avait vingt ans quand commen a la guerre de Marius et de Sylla. Il vit de pr s les proscriptions et faillit en tre victime; le tribun Sulpitius, l'un des principaux chefs du parti populaire, qui tait son parent, fut tu , apr s la victoire de Sylla, avec ses partisans et ses amis, et comme Atticus le fr quentait beaucoup, il courut alors quelques risques. Les contemporains ont racont quelle motion et quel effroi saisirent les honn tes gens de Rome au spectacle de ces premi res proscriptions. On avait vu jusque-l des citoyens tu s dans les meutes populaires et pendant l'emportement de la lutte; mais on ne connaissait pas encore ces massacres apr s la victoire, discut s et r gl s d'avance, ordonn s de sang-froid, ex cut s r guli rement et comme une consigne. Cette sorte de discipline et d'ordre, cette apparence cruelle de l galit , les rendaient plus odieux encore et plus effrayants. Qu'on juge de l'effet qu'ils devaient produire sur un jeune homme qui voyait ainsi p rir d'un coup ses protecteurs et ses parents, et qui n' tait pas sans crainte pour lui-m me Ce premier spectacle d cida de toute sa vie. Comme il tait, malgr son ge, un esprit ferme et prudent, il ne se laissa pas abattre: il r fl chit et raisonna. S'il avait eu jusque-l quelques vell it s d'ambition politique et la pens e de chercher les honneurs, il y renon a sans peine en voyant de quel prix il fallait quelquefois les payer. Il comprit qu'une r publique o l'on pouvait impun ment donner de pareils exemples tait perdue, et qu'en p rissant elle risquait d'entra ner avec elle ceux qui l'auraient servie. Il r solut donc de se tenir loin des affaires, et toute sa politique consista d sormais se faire une situation s re, en dehors des partis, l'abri des dangers..."
Le Christianisme et la Vie chrétienne dans la Gaule: D'après les inscriptions antérieures au VIIIe siècle
" ... C'est bien ainsi que les choses se sont pass es; les inscriptions le prouvent. Les pays que le Rh ne traverse et qu'il relie la M diterran e, la premi re Lyonnaise, la Viennoise, l'ancienne province romaine, sont ceux qui ont conserv les monuments chr tiens les plus antiques. N'en peut-on pas l gitimement conclure qu'ils furent conquis avant les autres par le christianisme ? Mais ces monuments eux-m mes sont bien r cents quand on les compare ceux de Rome. On a trouv dans les catacombes une inscription de l'an 71, c'est- -dire du commencement du r gne de Vespasien. La plus ancienne inscription dat e de la Gaule est de l'an 334, de l' poque o le christianisme venait de triompher avec Constantin. A la v rit , quelques-unes de celles qui ne portent point de date remontent plus haut. Une d'entre elles, grav e sur une tombe bris e de Marseille, rappelle par la fa on dont elle est r dig e celles des catacombes. On y lit ces mots: A Sentrius Volusianus, fils d'Eutyches, et Sentrius Fortunatus, ses enfans tr s pieux, qui ont souffert le martyre du feu, leur m re Eulogia a lev cette tombe. Que celui qui peut tout nous donne le rafra chissement, refrigeret nos qui omnia potest C'est l peut- tre le monument le plus ancien de la foi chr tienne dans la Gaule..."
L'Instruction publique dans l'Empire romain

L'Instruction publique dans l'Empire romain

Gaston Boissier

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2017
nidottu
" L'histoire de l'instruction publique dans l'empire romain a pour nous un int r t particulier: nous y trouvons les origines de notre propre enseignement. Nos coles de la renaissance doivent beaucoup celles du IVe si cle, et en ce moment encore il nous arrive souvent de continuer sans le savoir des traditions inaugur es sous Auguste ou sous Vespasien. Pour bien conna tre notre syst me d' ducation, il me semble qu'il convient de le prendre sa source. Nous le comprendrons mieux si nous savons d'o il est sorti et comment il s'est form . C'est une tude pour laquelle les documents ne nous manquent pas; je vais essayer de les r unir et de les mettre sous les yeux du lecteur..."
Cælius et la Jeunesse romaine au temps de César

Cælius et la Jeunesse romaine au temps de César

Gaston Boissier

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2017
nidottu
"... C lius ne sortait pas d'une famille illustre. Il tait fils d'un chevalier romain de Pouzzoles qui avait fait le commerce et acquis de grands biens en Afrique. Son p re, qui n'avait eu toute sa vie d'autre souci que de s'enrichir, montra, comme il arrive, plus d'ambition pour son fils que pour lui-m me: il voulut qu'il dev nt un homme politique, et comme il voyait qu'on n'arrivait aux dignit s que par l' loquence, il l'amena de bonne heure Cic ron, pour qu'il en f t, s'il tait possible, un grand orateur. Ce n' tait pas encore l'usage qu'on enferm t les jeunes gens dans les coles des rh teurs, et qu'on se content t de les exercer des causes imaginaires. D s qu'ils avaient pris la robe virile, c'est- -dire vers seize ans, on s'empressait de les conduire quelque homme d' tat en renom qu'ils ne quittaient plus. Admis sa familiarit la plus intime, ils coutaient ses entretiens avec ses amis, ses discussions avec ses adversaires; ils le voyaient se pr parer dans le silence aux grandes batailles de la parole, ils le suivaient dans les basiliques et sur le Forum, ils l'entendaient plaider des proc s ou parler au peuple assembl , et quand ils taient devenus capables de parler eux-m mes, ils d butaient ses c t s et sous son patronage..."
Brutus d'après les lettres de Cicéron

Brutus d'après les lettres de Cicéron

Gaston Boissier

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2017
nidottu
" Sans les lettres de Cic ron, nous ne conna trions pas Brutus. Comme on n'a jamais parl de lui de sang-froid, et que les partis politiques se sont habitu s placer sous son nom leurs haines ou leurs esp rances, les traits v ritables de sa physionomie se sont effac s de bonne heure. Au milieu des d bats passionn s que son nom seul soul ve, tandis que les uns, comme Lucain, le mettent presque dans le ciel, et que les autres, comme Dante, le placent r solument dans l'enfer, il n'a pas tard devenir une sorte de personnage l gendaire. La lecture de Cic ron nous ram ne la r alit . Gr ce lui, cette figure saisissante, mais confuse, que l'admiration ou la terreur avait grandie outre mesure, se pr cise et prend des proportions humaines. Si elle perd de sa grandeur tre vue de si pr s, au moins y gagne-t-elle de devenir vraie et vivante. La liaison de Cic ron et de Brutus dura dix ans. Le recueil des lettres qu'ils s' crivirent dans cet intervalle devait tre volumineux, puisqu'un grammairien en cite le neuvi me livre. Elles sont toutes perdues, l'exception de vingt-cinq, qui ont t crites apr s la mort de C sar. Malgr la perte des autres, Brutus tient encore une si grande place dans les ouvrages qui nous restent de Cic ron, surtout dans sa correspondance, qu'on y trouve tous les l ments n cessaires pour le bien conna tre. Je vais les r unir, et refaire non pas le r cit de la vie enti re de Brutus, ce qui m'obligerait insister sur des v nements trop connus, mais seulement l'histoire de ses relations avec Cic ron..."
L'Empereur Julien

L'Empereur Julien

Gaston Boissier

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2016
nidottu
" Il y a des personnages, dans l'histoire, dont on ne se lasse pas d'entendre parler; quelque connus qu'ils soient, on recommence sans cesse interroger leur vie et leurs oeuvres dans l'espoir de les mieux conna tre. L'empereur Julien est de ce nombre: depuis des si cles qu'il occupe et divise les historiens du christianisme et de l'empire, on pouvait croire que tant de d bats auraient la fin fatigu la curiosit du public; mais ce qui prouve qu'elle n'est point encore satisfaite, c'est que dans ces derni res ann es on a publi sur lui des livres nouveaux et qu'ils ont t lus avec int r t. Est-ce dire que M. Sievers, M. Rode ou M. Naville aient d couvert des faits enti rement ignor s et qu'ils nous r v lent un Julien inconnu ? Non, sans doute. Je ne pense pas que pour l'ensemble et l'essentiel rien soit changer dans le jugement que Gibbon portait, il y a un si cle, sur ce caract re singulier. Ce sont seulement quelques points de d tail qui ont t claircis, mais les moindres d tails ont leur importance dans une histoire aussi d licate. Reprenons donc, notre tour, ce portrait tant de fois trac , et cherchons conna tre de quelle fa on Julien nous appara t sous cette lumi re nouvelle..."
Le Pays de l'Enéide

Le Pays de l'Enéide

Gaston Boissier

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2016
nidottu
" Je viens de relire l'En ide dans le pays o elle est n e, sur les lieux m mes o se passent les v nements qu'elle raconte, et j'y ai pris un plaisir tr s vif. Je ne veux pas dire assur ment que, pour la comprendre, on ait besoin de faire ce long voyage et que la vue de Lavinium ou de Laurente nous m nage des r v lations inattendues sur le m rite du grand po me: ce serait une exag ration ridicule. Virgile appartient, comme Hom re, cette cole de po tes qui mettent l'homme en premi re ligne et qui ne s'int ressent gu re la nature que dans ses rapports avec lui. Il est rare qu'ils la d crivent pour elle-m me, comme nous le faisons aujourd'hui si volontiers..."
Les Correspondances intimes: Cicéron et madame de Sévigné

Les Correspondances intimes: Cicéron et madame de Sévigné

Gaston Boissier

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2016
nidottu
"... Cette agr able vari t , ces brusques changements de ton, se retrouvent dans les lettres de Mme de S vign . Comme Cic ron, Mme de S vign a l'imagination tr s vive et tr s mobile. Elle se livre sans r fl chir ses premi res motions; elle se laisse prendre aux choses, et le plaisir qu'elle go te lui semble toujours le plus grand de tous. On a remarqu qu'elle se plaisait partout, non par cette indolence d'esprit qui fait qu'on s'attache aux lieux o l'on se trouve pour n'avoir pas la peine d'en changer, mais par la vivacit de son caract re, qui la livrait tout enti re aux impressions du moment. Paris ne la captive pas tellement qu'elle n'aime aussi la campagne, et personne en ce si cle n'a mieux parl de la nature que cette femme du monde qui se trouvait si l'aise dans les salons et semblait uniquement faite pour s'y plaire. Elle court Livry aux premiers beaux jours pour y jouir du triomphe du mois de mai, pour y entendre le rossignol, le coucou et la fauvette qui ouvrent le printemps dans les for ts; mais Livry est trop mondain encore: il lui faut une solitude plus compl te, et elle va ga ment s'enfermer sous ses grands arbres de Bretagne..."
L'Esclave à Rome

L'Esclave à Rome

Gaston Boissier

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2016
nidottu
... Les esclaves que contenait une grande maison romaine provenaient de deux origines diff rentes: ou ils avaient t achet s, ou ils taient n s dans la maison m me d'un p re et d'une m re esclaves. On appelait ces derniers vern , et on les estimait plus que les autres. Ce sont ceux que dans les inscriptions les ma tres traitent avec le plus d' gards et de tendresse. On les supposait attach s la famille au sein de laquelle ils taient n s. D'ailleurs ils n'avaient pas t fl tris par l'humiliation de la vente publique, et c' tait beaucoup. L'esclave achet avait paru sur un march , les pieds marqu s de blanc, avec un criteau au cou qui indiquait ses qualit s et ses d fauts; on l'avait expos sur des tr teaux, on l'avait fait sauter, tourner, marcher, courir, rire et parler. Celui qui tait n dans la maison avait au moins chapp cet examen ignominieux. Il semblait qu'il e t moins perdu de sa dignit d'homme, et qu'il d t tre plus capable d'un noble sentiment. Aussi se montrait-il lui-m me si fier de ce titre de verna qu'il le gardait quelquefois et le faisait inscrire sur son tombeau apr s qu'on l'avait affranchi...
Les Origines du christianisme

Les Origines du christianisme

Gaston Boissier

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2016
nidottu
" ... Il y a deux positions tr s nettes qu'on peut prendre quand on raconte l'histoire des origines chr tiennes, et qui rendent la t che facile: tout croire ou tout nier. Le croyant r solu est toujours son aise, rien ne l'embarrasse; toute explication lui suffit, ou plut t les explications lui sont inutiles. Il passe aupr s des difficult s sans les voir et l ve les paules quand on les lui montre. Il est clair que l'histoire enti re du christianisme tant ses yeux un miracle, les invraisemblances ne peuvent plus le choquer; ce que les autres trouvent contraire la raison humaine lui semble une manifestation nouvelle de la puissance divine: il n' prouve donc aucun besoin de l'excuser ou de l'expliquer. De son c t , le sceptique absolu n'est pas plus g n que le croyant d termin . Il a lui aussi un syst me commode et qui suffit tout: dans l'histoire des origines chr tiennes tout lui semble erreur ou mensonge..."
Les Femmes à Rome: leur éducation et leur rôle dans la société romaine

Les Femmes à Rome: leur éducation et leur rôle dans la société romaine

Gaston Boissier

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2016
nidottu
... On tait devenu bien moins rigoureux vers la fin de la r publique. Le nombre des femmes mieux lev es, plus instruites, tait alors beaucoup plus consid rable. Plutarque nous dit de Corn lie, qui avait pous Pomp e, quelle tait lettr e, jouait de la lyre, connaissait la g om trie, et pouvait couter avec fruit des conversations philosophiques. Il ajoute qu'elle avait su se pr server des d fauts que n' vitent pas toujours les jeunes femmes qui sont vers es dans ces tudes, l'exag ration et le p dantisme. Il est probable que Corn lie dissimulait ses talents pour ne pas soulever contre elle les pr jug s anciens, et la plupart des femmes qui se respectaient faisaient comme elle. D'autres se moquaient ouvertement de l'opinion et vivaient sans se g ner la fa on des femmes l g res de la Gr ce...