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Kirjailija
Maxime Du Camp
Kirjat ja teokset yhdessä paikassa: 152 kirjaa, julkaisuja vuosilta 2008–2025, suosituimpiin kuuluu Théophile Gautier. Vertaile teosten hintoja ja tarkista saatavuus suomalaisista kirjakaupoista.
Dans presque toutes les langues, le mot banque et le mot banquier d rivent du vocable qui signifie table ou comptoir. Le banquier a t primitivement un changeur; il venait s'installer sur la place publique avec un banc sur lequel il exposait les monnaies diverses qu'on pouvait avoir lui demander; peu peu il prit les fonds en d p t, fit des avances sur caution, sur marchandises, sur gages, sur titres de propri t , sur papiers de famille et devint bien r ellement ce que nous nommons aujourd'hui un banquier. Lorsqu'il avait manqu ses engagements, que, par suite de sa mauvaise foi ou de sp culations hasardeuses, il causait un tort manifeste ses cr anciers, on brisait son comptoir. On disait de lui alors qu'il tait l'homme du banc rompu: banco rotto, d'o nous avons fait le mot banqueroute. Quelle est l'histoire de la banque de France et son d veloppement ? Pourquoi la France, dont le g nie financier s'est si clairement et brillamment manifest , avait t en retard par rapport d'autres pays pour l'organisation de sa banque d' mission?
La charit priv e Paris / Maxime Du Camp, ... Date de l' dition originale: 1885Sujet de l'ouvrage: Oeuvres de bienfaisance -- France -- Paris (France)Pauvret -- France -- Paris (France)Le pr sent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la litt rature Fran aise mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant num ris ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant la demande. Certains de ces ouvrages refl tent des courants de pens e caract ristiques de leur poque, mais qui seraient aujourd'hui jug s condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins l'histoire des id es en France et sont susceptibles de pr senter un int r t scientifique ou historique. Le sens de notre d marche ditoriale consiste ainsi permettre l'acc s ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune fa on le contenu. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
" Lorsque je connus Richard Piedno l, il avait environ quarante-deux ans. Sa petite taille trapue, son front bas entour de cheveux pais et courts, son nez droit, son menton osseux, ses pommettes saillantes, son oeil r veur et comme voil sous la contraction de sourcils abondants, sa barbe enti re, coup e aux ciseaux et aplatie sur le visage; n'en faisaient pas ce qu'on appelle ordinairement un joli gar on, mais lui donnaient une apparence nergique et r sistante qui remettait en m moire certains bustes antiques de la bonne poque romaine; aussi ses camarades l'avaient-ils surnomm le proconsul. Les jours de sa premi re jeunesse ne furent point heureux, et souvent, il lui arriva de se coucher sans avoir soupe. Quand il parlait de ces moments d' preuves, il en riait volontiers en disant: Bah c' tait le bon temps; ce n'est pas le d ner qui fait le bonheur . Son p re, simple, commis en librairie dans le quartier de l' cole-de-M decine, tait veuf, et gagnait dix-huit cents francs par an: il en mangeait la moiti , buvait le reste" et s'il attrapait quelque gratification, il la perdait aux dominos en m disant de son patron avec les habitu s d'un petit caf borgne qu'il fr quentait r guli rement tous les soirs..."
" Le monnayage est de pr rogative souveraine. C'est en vertu de ce vieil axiome du droit coutumier, vrai encore aujourd'hui, que les communes, les villes, les seigneurs, faisaient battre monnaie autrefois, et c'est contre ce privil ge dont chacun se montrait particuli rement jaloux que vint se briser l'excellente volont de Philippe le Long, lorsque vers 1321 il tenta d' tablir dans son royaume l'unit des monnaies, des poids et des mesures, id e simple et pratique qui devait attendre la r volution de 1789 pour triompher et s'imposer peu peu la nation tout enti re. Bien des rois de France, press s par des besoins urgents, ont alt r les monnaies, fixant d'une fa on arbitraire le taux du marc d'or ou d'argent, et r alisant ainsi des b n fices consid rables au d triment de leurs sujets. Les premiers Valois ont m rit dans l'histoire le triste surnom de faux monnayeurs, et les peuples leur ont souvent redemand en vain la forte monnoye du bon roy sainct Louys. Soit qu'ils voulussent gagner sur la monnaie, soit qu'ils voulussent au contraire lui assurer un titre et un poids r guliers, les rois ont toujours eu int r t faire surveiller de pr s la fabrication des esp ces m talliques; aussi tous les gouvernements l'ont-ils soumise un contr le absolu..."
" Il y a cent ans, le nombre des Isra lites tol r s Paris ne d passait pas celui de huit cents; ils restaient soumis la discr tion du lieutenant-g n ral de police, qui les surveillait de pr s et les tenait dans une d pendance presque absolue. Leur sort n'avait rien d'enviable, et certaines professions leur taient interdites; un arr t royal du 14 ao t 1774 les exclut des corps d'arts et de m tiers; un autre, en date du 25 juillet 1775, leur d fend d'exercer le commerce de la draperie et de la mercerie, auquel ils excellaient. Tout gouvernement semblait prendre t che de renouveler contre eux la vieille mal diction l gendaire que les sectes issues du juda sme leur avaient inflig e. Parqu s, soup onn s, vilipend s, d pouill s, accus s d' gorger les petits enfants, objets des contes de vieilles femmes, pouvantails des nourrices, expos s toutes les diatribes et toutes les avanies, ils vivaient humbles, effarouch s, dans l'ombre, et r duits, pour vivre, aux basses industries dont nul ne voulait. Si quelqu'un d'entre eux parvenait une condition tol rable et m me une haute situation, - Samuel Bernard ? - c'est qu'il avait r ussi dissimuler ses origines. L'existence des juifs tait pr caire, sinon pers cut e; la loi ne leur reconnaissait aucun droit, la soci t ne leur r servait aucune s curit , la justice ne leur accordait aucun recours; ils taient, ainsi que je les ai encore vus dans certaines villes d'Orient, rejet s part comme des pestif r s. Ils offraient l'exemple de la plus cruelle, de la plus persistante injustice dont l'humanit ait frapp des hommes, et que les si cles aveugles s' taient l gu e d' ge en ge, comme une tradition sacr e. Est-il donc dans la destin e des sp culations religieuses de susciter des luttes impitoyables et des haines sans merci ? La Bible baigne dans le sang des communions qui la r v rent et se sont entre-d chir es, parce qu'elles n'interpr tent pas le m me texte de la m me mani re, et n'adorent pas le m me Dieu de la m me fa on..."
" ... Dans la glace qui renvoyait la double image, M. d'Alfarey surprit sur le front de George une inqui tude inaccoutum e; dans ses yeux encore inhabiles dissimuler, il vit passer le sentiment douloureux qui torturait l' me du pauvre enfant; il se rappela que lui-m me, treize ans auparavant, dans une heure d'angoisse, il avait compar et pour ainsi dire compuls les traits de ces deux visages, dont l'un semblait poser aujourd'hui l'autre une insoluble question. Avec sa perspicacit habituelle, il comprit le doute qui troublait son fils, et devina que quelques m chants propos l'avaient frapp en plein coeur. Se tournant alors vers George, lui posant les mains sur les paules, le regardant avec une douceur o taient contenus tous les amours de la paternit , il lui dit: - Tu as entendu quelque sottise; ne le nie pas, je le devine. Pourquoi t'en troubler ? Prends l'habitude de ne jamais laisser descendre jusqu' ton me les paroles outrageantes qui tomberont dans ton oreille. Il est tard, va dormir; mais va d'abord embrasser ta m re... Et, ajouta-t-il, ouvrant les bras et scandant chacune de ses paroles, embrasse aussi ton p re, mon fils mon cher fils ..."
Paris bienfaisant / Maxime Du Camp, ... Date de l'edition originale: 1888Ce livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF. Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique. En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles. Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
L'homme au bracelet d'or / par Maxime Du CampDate de l'edition originale: 1862Ce livre est la reproduction fidele d'une oeuvre publiee avant 1920 et fait partie d'une collection de livres reimprimes a la demande editee par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliotheque nationale de France, offrant l'opportunite d'acceder a des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF. Les oeuvres faisant partie de cette collection ont ete numerisees par la BnF et sont presentes sur Gallica, sa bibliotheque numerique. En entreprenant de redonner vie a ces ouvrages au travers d'une collection de livres reimprimes a la demande, nous leur donnons la possibilite de rencontrer un public elargi et participons a la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles. Nous avons cherche a concilier la reproduction fidele d'un livre ancien a partir de sa version numerisee avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous esperons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entiere satisfaction. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr
" Sur la fa ade des prisons que les G nois avaient fait construire, on lisait le mot libert . Ce n' tait point-l , comme on pourrait le croire, une inscription ironique. Cela signifiait simplement que l'emprisonnement des malfaiteurs assure la libert des honn tes gens. Les prisons d'aujourd'hui ne ressemblent pas plus aux prisons d'autrefois que la justice des temps pass s ne ressemble celle de notre temps, et, quoiqu'il reste encore bien des progr s faire, ceux qui lentement et trop parcimonieusement ont t accomplis sont d j consid rables. La libert individuelle, garantie par une s rie de lois intelligentes, n'est plus la merci du bon plaisir; les lettres de cachet ont disparu dans les premiers jours de la r volution, pas sit t qu'on le croit cependant, car la derni re dont on ait gard le souvenir fut lanc e par le roi en 1790 contre un nomm Fontalard, qui fut enferm au grand h pital. Ce n' tait point seulement pour causes politiques que des d tentions arbitraires taient ind finiment prolong es, les causes criminelles n' taient point mieux trait es, et les prisonniers qui aspiraient au jour de la d livrance fix par le jugement m me dont ils avaient t frapp s comptaient souvent plusieurs ann es avant de voir s'ouvrir devant eux la porte des ge les o ils croupissaient..."
" Dans les tudes qui pr c dent celle-ci, nous avons essay de faire comprendre le m canisme des organes l'aide desquels fonctionne le grand corps de Paris. Nous avons limit le champ de nos investigations aux services publics qui rel vent directement de la municipalit ou de l' tat, et nous avons rejet avec soin hors de notre cadre tout ce qui tait administration particuli re, ne voulant sous aucun pr texte avoir nous prononcer sur la valeur des exploitations priv es qui, tout en servant l'int r t g n ral, n'ont t tablies qu'en vue d'int r ts personnels. C'est l'historique des administrations abstraites, pour ainsi dire, que nous avons cherch retracer, de celles qui, agissant en vertu d'un but sup rieur, ont pour mission de subvenir aux besoins moraux, intellectuels et physiques de 2 millions d'hommes. On a pu voir que Paris ne manque pas sa t che, que chaque jour il s'efforce d'am liorer, sous toutes les formes, les conditions qui assurent l'existence de son peuple. Une telle oeuvre, si compliqu e, si multiple, si norme, dont les exigences s'accentuent et se renouvellent sans cesse, n cessite de lourdes d penses, et implique des ressources in puisables..."
" Le Parisien qui traverse les ponts et passe sur les quais est depuis son enfance tellement accoutum au spectacle qui se d roule sous ses yeux qu'il ne pense gu re s'en rendre compte. Il sait vaguement qu'il y a des navires au port Saint-Nicolas, que pendant l' t on peut prendre des bains de rivi re; parfois il lit dans son journal qu'un train de bois s'est bris contre une des piles du Pont-au-Change; par curiosit il entre la Morgue, et souvent il regarde les p cheurs la ligne assis dans les bachots amarr s la berge. La Seine ne lui offre rien de particulier; elle a pourtant une importance majeure, car elle est une des grandes voies d'approvisionnement de la capitale, et de plus elle a une existence sp ciale, repr sent e par les industries qui vivent sur elle et par elle. L' crivain qui raconterait l'histoire de la Seine pendant les seize premiers si cles de la monarchie fran aise serait bien pr s d'avoir fait une histoire compl te de Paris. Gr ce aux routes d'abord et ensuite aux chemins de fer, elle, n'a plus cette utilit redoutable qui en rendait la libre possession si pr cieuse; elle n'est plus la cl de la famine ou de l'abondance..."
" La r pression des crimes et d lits, la surveillante et l'arrestation des malfaiteurs, incombent la premi re division de la pr fecture de police, division qui se s pare en deux portions distinctes, la partie administrative et la partie active. Cette derni re porte le nom g n rique de police municipale; c'est celle que nous connaissons tous, qui frappe nos yeux chaque instant, qui est en rapports permanents et directs avec la population par son arm e de sergents de ville. Ce n'est l , pour ainsi dire, que l'enseigne de la police. Ces agents v tus d'uniforme, cantonn s dans des postes apparents, arr tent les malfaiteurs saisis en flagrant d lit et ramassent les vagabonds; mais leur principale fonction est d'assurer la s curit des quartiers par des rondes perp tuelles, de faire observer les ordonnances, de porter aide et secours o ils sont appel s, et en toute circonstance d'avoir recours la conciliation avant d'employer la rigueur. Les services qu'ils rendent Paris sont tr s divers; leur pr sence dans les rues est seule d j un bienfait, et plus d'un filou, la vue du tricorne bien connu, a pris la fuite sans mettre ses mauvais desseins ex cution. La vraie police est moins visible, elle n'a point d'insignes brod s au collet, ni d' p e au c t . Ses agents, qui alors prennent le nom d'inspecteurs, sont v tus en bourgeois, et leurs brigades, dont les attributions sont s v rement limit es, exercent leur surveillance sur les malfaiteurs, les garnis et les moeurs. La police municipale et la police administrative sont en relations constantes; elles s'entr'aident, se renseignent, s' clairent mutuellement, se c toient sans se m ler, et fonctionnent de telle sorte que chaque section du service actif a son analogue et son correspondant au service s dentaire. Ce syst me est appliqu l'ext rieur m me de la pr fecture, dans les divers quartiers de Paris, o le commissaire repr sente la partie administrative, tandis que l'officier de paix est l'agent direct de la police active. Tous les ordres de recherches sont transmis par le service administratif, tous les renseignements sp ciaux sont recueillis par le service actif; le premier donne l'impulsion, le second la suit; en un mot, l'un est la t te et l'autre est le bras. Le but poursuivi est le m me: le respect de la loi qui sauvegarde la vie, la propri t et la moralit ..."
" Ce n'est pas sans raison que l'on a reproch notre temps de trop se h ter, de courir vers le but avec une f brile activit , de chercher avant tout le b n fice facile, de n gliger le salutaire pr cepte: festina lente, qui servait de r gle nos p res, de sacrifier en un mot la perfection l'abondance de la production. Ce reproche si souvent et si justement adress l'art et l'industrie, dont les moyens d'action multipli s semblent enlever aujourd'hui toute initiative originale la main de l'homme, n'a pas t pargn la librairie, qui plus d'une fois l'a m rit . A comparer l'oeuvre des Alde, des Estienne, des Jean de Tournes, des Patisson, des Elzevier et les ditions modernes, on reste douloureusement surpris, et l'on est tent de croire que le grand art de l'imprimerie, - que des papes ont appel la d couverte divine, - est tomb dans une irr m diable d cadence. La beaut du papier, la puret des types, la correction du texte, la vivacit des encres, tout ce qui fait l' l gance et le prix r el d'un livre a t subordonn la loi dominante des soci t s d mocratiques, - la loi du bon march . ditions tous les prix, format populaire, format de poche, que n'a-t-on pas essay pour tenter un public qui trouve dans son journal la nourriture quotidienne dont se contentent ses besoins intellectuels ? De l , de cette n cessit entretenue par la concurrence, est n e cette quantit prodigieuse de volumes parmi lesquels on ne trouverait pas ce que les bibliophiles appellent un livre..."
" Il est d'un int r t sup rieur pour la bonne police des villes que les rues soient clair es pendant la nuit, afin qu'on puisse y circuler sans peine, et que les gens de mauvais aloi y soient surveill s. L'id e si simple d'allumer des lanternes ou des flambeaux pour combattre l'intensit des t n bres et r pandre quelque clart sur la voie publique est relativement moderne. D s que le jour tait tomb , Paris se remplissait jadis d'obscurit et de larrons, les habitants ne sortaient le soir qu' leur coeur d fendant; ils se faisaient accompagner, quand ils le pouvaient, par des gens arm s qui portaient des falots, et l'on s'applaudissait lorsque l'on rentrait sans encombre. MM. de Villiers crivent la date du 6 f vrier 1657: Apr s le souper nous fismes mettre les chevaux aux deux carrosses, et nous donnasmes aux laquais des pistolets et des mousquetons pour nous escorter... Nous nous retirasmes sur les quatre heures du matin sans avoir fait aucune mauvaise rencontre. Nous n'en sommes plus l quoiqu'il y ait encore plus d'un malfaiteur Paris, nous pouvons nous promener la nuit sans fusil sur l' paule. Nos boulevards, nos quais, nos rues, nos ruelles, - encore trop nombreuses, - s'illuminent presque instantan ment d s que le cr puscule s'assombrit. Les mille constellations qui brillent au sommet de nos cand labres ne valent pas la lumi re du soleil, que Du Bartas appelait le grand-duc des chandelles, mais elles projettent du moins des lueurs rassurantes et donnent la ville une s curit que les temps anciens n'ont point connue. L' clairage actuel, que nos p res n'auraient m me pas os soup onner, suffit largement tous les besoins d'une capitale en activit , et il d passe les esp rances que l'on avait pu concevoir au moment o l'on commen ait le faire fonctionner. Il a en outre ceci de fort remarquable dans notre pays, o l' tat est presque toujours forc de se substituer l'initiative individuelle en d faut, qu'il est produit par une compagnie industrielle particuli re dont l'ampleur gale celle de nos grandes administrations publiques. Avant de parvenir tre clair chaque soir a giorno Paris a longtemps v cu dans les t n bres; il n'en est sorti qu'avec effort et par une s rie de t tonnements qu'il est int ressant de faire conna tre..."